En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

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Maximisons nos récoltes

Avoir un jardin demande un certain investissement personnel principalement en effort et en temps : plantation, désherbage, arrosage, entretien du sol, récolte, etc. Après avoir mis autant de temps et d’énergie, il serait logique de maximiser nos récoltes pour en profiter plus longtemps en cuisinant et en conservant l’ensemble des plants, des légumes et des graines selon les possibilités offertes et nos ambitions (ex : être autosuffisant au niveau des semences) .

Malheureusement, depuis que je fais un jardin, on dirait que je ne me réserve jamais assez de temps pour pouvoir tout utiliser. Je compacte tellement mon horaire, que j’ai de la misère à défaire mon jardin. Donc, croyez-vous que j’ai le temps de faire de la cuisine encore et encore et de faire des conserves en masse…. J’en fais oui, mais pas en masse.  Il m’arrive même de me faire surprendre par le gel et le froid et de perdre une partie de mes récoltes. Bon, il est évident qu’il y a deux facettes à ce problème. Premièrement, je dois alléger mon horaire et arrêter de me laisser emporter par la tendance de notre société qui est d’être toujours occupée à 110 %. Donc, j’ai décidé de me transformer de fourmi à tortue. Ainsi, j’aurai plus de temps pour maximiser mes récoltes et pour profiter de la vie en vivant le moment présent. Si cela vous intéresse, je vous recommande de lire sur l’un ou l’autre des mouvements slow. Par exemple, le slowfood, le slow parenting, le slowlife, etc. Aussi, l’autre facette de cette problématique est en lien avec la planification. Et oui, la clef du succès est souvent en lien avec celle-ci. Comment mieux planifier la période des récoltes ?

Voici quelques pistes :

  • Cueillir davantage de légumes au fur et à mesure de l’été même si les légumes ne sont pas encore à leur taille maximale afin de ne pas tout avoir à manger ou à conserver à la fin de la période estivale.
  • Utiliser les épluchures et/ou les fanes de légumes pour faire des tartinades, du pesto, du bouillon de légumes, etc.
  • Faire des recettes avec les tomates qui n’ont pas eu le temps de mûrir comme par exemple des soupes, du ketchup, etc.
  • Congeler ou faire sécher des fines herbes (avant le mois d’octobre pour réduire le nombre de tâches à faire lors de la fermeture du jardin).
  • Récolter toutes les graines de fleurs et de légumes nécessaires pour partir les semis pour la prochaine saison dès que les semences sont à point.
  • Faire des conserves étalées sur plusieurs jours dès septembre (meilleure répartition du temps et de l’énergie pour ne pas surcharger les journées lors des dernières récoltes).
  • Utiliser au maximum un produit (ex : une citrouille décorée sans faire de trous pour l’Halloween sera ensuite mise en purée pour faire des tartes, des biscuits ou autres et les graines seront mangées comme collation grillées ou non).

Il y a toujours de la place pour l’amélioration. Je vais essayer de mieux planifier mes récoltes l’année prochaine afin d’utiliser au maximum l’ensemble des possibilités offertes par mes différents plants de fruits ou de légumes, car après avoir dépensé autant d’énergie, mieux vaut éviter le gaspillage et maximiser au MAX !

 

 

 

Je fais ma part

Photo d'un colibri

Crédit : Philip Brown

Connaissez-vous la légende amérindienne du colibri ?
C’est une petite histoire qui a comme morale que chacun doit faire sa part.

De mon côté, j’ai décidé tout au long de l’année de poser des actions pour aider la planète en me concentrant sur 8 axes :

  1. Tendre vers le zéro déchet
  2. Tendre vers l’autosuffisante
  3. Adopter la simplicité volontaire
  4. Manger local au maximum
  5. Enrichir mes connaissance sur l’environnement
  6. Donner du temps à la société
  7. Donner de l’argent pour aider et défendre la cause environnementale
  8. Partager mes expériences et l’évolution de mes démarches

Au début du mois d’avril dernier, j’ai décidé de partager mes connaissances et mes expériences en allant donner une petite formation zéro déchet aux étudiant(e)s du comité organisateur de la semaine de la Terre de l’École Polyjeunesse de Laval. L’objectif était de les initier en leur montrant les bases théoriques du zéro déchet (ex : 5 règles de base) agrémentés d’exemples concrets, puis de leur faire quelques démonstrations (ex : Furoshiki). En partageant mes connaissances avec eux, j’espère avoir créé un déclic, soit une conscientisation aux nombreux déchets qui nous entourent. Une fois que nous avons ouvert les yeux sur cette problématique et que nous voyons l’ampleur de la situation; il n’est plus possible de faire comme si de rien n’était. Si vous avez ouvert les yeux sur les déchets autour de vous, je vous invite à aider d’autres personnes de votre entourage à faire de même. Comment ? En montrant l’exemple, en répondant à des questions, en partageant vos expériences et tout ça sans forcer ni culpabiliser personne, car chacun a son propre rythme et le déclic peut se faire à tout moment.

À titre d’exemple, le comité organisateur de la semaine de la Terre de l’École Polyjeunesse de Laval a planifié cette semaine plusieurs actions et activités. Par exemple, ils ont implanté des stations de déchets à trois voies (déchets / recyclable / compost) et celles-ci resteront en place à l’avenir. Ils ont aussi signé le Pacte pour la transition. Ils ont également animé un kiosque sur les lunchs zéro déchet et bien plus. Un gros BRAVO au comité organisateur et continuez vos pas verts 🙂

La semaine de la Terre est bientôt terminée, mais nos actions pour celle-ci devraient être réalisées en continue toute l’année.
Et vous, faites-vous votre part comme le colibri ?

Voici quelques idées d’action :
– Signer le Pacte pour la transition (si ce n’est pas déjà fait) ;
– Planter des arbres (c’est toujours bon, surtout qu’on perd beaucoup de frênes matures actuellement)  avec le mouvement lavallois Plantaction ou autre) ;
– Apposer l’autocollant pas du publicité (autocollant à imprimer) et enlever votre adresse des listes de publipostages
– Aller à la Grande manifestation du 27 avril 2019
Et bien plus encore

Journée internationale sans viande

Journée mondiale vegan

Une lessive toujours plus verte !

 

 

On le sait, les produits ménagers « courants » sont remplis de produits chimiques mauvais pour l’environnement bien sûr, mais aussi pour notre santé, car on les touche et on les inhale. 

C’est particulièrement vrai dans le cas de la lessive, car nous avons une relation plutôt intime avec nos vêtements, nos draps et nos serviettes.

Donc, depuis quelques années, afin de verdir ma lessive, j’achète mon détergent en vrac à la boutique écologique près de chez moi.   Trois ans que je remplis le même bidon de plastique lorsqu’il est vide.   Trois ans que je n’ai donc pas jeté un bidon vide.   Je suis assez fière de moi !

Mais voilà qu’il y a quelques temps, j’ai vu une recette de « savon » à lessive fait avec de la cendre.    Vous avez bien lu : de la cendre.   Évidemment je me devais de l’essayer.   N’ayant pas de foyer, j’ai demandé à ma belle-sœur de me fournir cet ingrédient de base et, tout récemment, j’ai fait ma toute première recette.

Plusieurs recettes existent sur internet.   Étant adepte de la Simplicité Volontaire 🙂 , j’ai choisi celle qui me paraissait le plus simple, soit celle de Nancy Meigs, La Sourcière, que j’ai suivie à la lettre.

Comme vous l’imaginez bien, j’ai commencé par une brassée de « foncé ».   Comme tout s’est bien passé, je me suis ensuite risquée avec du pâle et du blanc.    Tout d’abord quelle surprise,  rien de taché par la cendre, au contraire tout me semblait très propre et  le blanc était bien blanc.     Bien sûr, ce n’est pas de l’eau de Javel alors pour ce qui est des taches, certaines partent tandis que d’autres ne font que pâlir.

Mais, chez nous, nous sommes 2 adultes et nous ne nous roulons pas très souvent dans la bouette alors, ce nouveau « savon » fait très bien l’affaire et ne nous coûte rien (mais ne le dites pas à ma belle-sœur, elle pourrait décider de me vendre sa cendre !)

Une autre économie de réalisée !

Journée mondiale de l’alimentation

Journée mondiale du végétarisme

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

Quand productivité rime avec autosuffisance

Une question qui revient souvent : comment maximiser son espace cultivable ? Bon nombre de cultivateurs aguerris et de jardiniers amateurs se penchent fréquemment sur cette question.  Cette fois-ci c’est à mon tour.

Il y a quelques mois, je vous ai présenté un plan ambitieux pour mon jardin 2018 avec plusieurs nouveaux espaces. Toutefois, je n’ai pas réussi, comme prévu, à agrandir mon jardin à temps pour la période de plantation. Par conséquent, j’ai dû maximiser la productivité dans l’espace disponible.

Pour y arriver, j’ai revu mon plan initial pour resserrer l’espace déterminé pour chaque plant en misant sur 5 éléments :

  1. Le compagnonnage :  pour s’assurer d’une complémentarité entre les plants à proximité.
  2. La culture en hauteur : pour tous les plants grimpants afin d’économiser au maximum l’espace cultivable au sol (mur végétal, échelle, treillis, etc.).
  3. L’installation de zones de passage déterminées : pour éviter de piétiner la terre par dessus les plants, car on sous-estime souvent la partie des plants qui est dans la terre, mais les racines sont essentielles pour avoir des plants épanouis qui produisent beaucoup. Il est conseiller de faire un jardin où chaque zone est accessible en étirant notre bras pour ne jamais écraser les précieuses racines sous nos pieds. Pour y arriver, le jardin peut être construit en carré, ou faire un jardin en rangée avec des espaces déterminés de circulation.
  4. L’ajout d’une grande variété de fleurs (cosmos (nouveau), glaïeul (nouveau), rudbeckie (nouveau), capucines et oeillet d’inde) : pour attirer les pollinisateurs qui sont essentiels à la chaîne alimentaire afin d’obtenir une belle production dans mon jardin.
  5. L’augmentation de la diversité : pour tendre vers l’équilibre naturel prôné par les principes de la permaculture (si vous voulez en apprendre sur ce sujet, je vous recommande la formation en ligne suivante : MOOC permaculture)

Voici le plan de mon jardin pour 2018 dans sa version originale et dans sa version modifiée, ainsi d’une photo d’un jardin d’une collaboratrice. Les photos finales de mon jardin suivront prochainement.

Plan de mon jardin 2018 : version 1

Plan de mon jardin 2018 (version 1) : incluant de nombreux agrandissements

 

Plan de mon jardin 2018 : version 2

Plan de mon jardin 2018 (version 2) : sans la majorité des agrandissements

 

Mon jardin 2018 : partie à l’est

 

Mon jardin 2018 : partie au nord

 

Mon jardin 2018 : fines herbes

 

Mon jardin 2018 : section rhubarbe et framboisiers

 

Mon jardin 2018 : ajout d’une autre section framboisiers

 

Mon jardin 2018 : fraises dans des pots suspendus

 

Mon jardin 2018 : bac avec des bébés épinards

 

Élise qui arrose son jardin

Élise qui arrose son jardin : bon exemple de structure pour des cultures en hauteur

 

Finalement, vais-je tendre davantage vers l’autosuffisance alimentaire avec mon jardin 2018 et tous les changements apportés ? Vous en dites quoi ? Et vous, avez-vous fait des pas vers l’autosuffisance alimentaire ? N’hésitez pas à partager votre expérience 🙂

La période des semis est arrivée

Dès que le temps des fêtes a été terminé, j’ai commencé à faire la planification de mon jardin 2018. Pour y arriver, je pars toujours avec le plan du jardin 2017 afin de faire une rotation des cultures. Cette année, de nouvelles possibilités s’offrent à moi, car nous allons réaménager une partie de la cour et doubler la superficie du jardin.

Voici les esquisses de 2017 et de 2018 :

Jardin final 2017

Jardin 2017 selon le positionnement final

Dessin de la projection du jardin 2018

Planification du jardin 2018 avec l’agrandissement

Une autre nouveauté cette année, j’ai maintenant une étagère avec des néons pour assurer une luminosité adéquate aux semis, car les années passées, ceux-ci avaient tendance à pousser en orgueil par manque de lumière.

Cette année, j’ai commencé mes semis au début du mois de mars avec un peu de retard au niveau des fleurs (rien de grave, mes plants seront uniquement plus petits lors de leur passage à l’extérieur).

Voici le calendrier des semis par mois que j’ai prévu :

Mars
Lavande (retard, mais en cours)
Hémérocalle (retard, mais en cours)
Équinacée rouge (2e essai en cours)
Thunbergie (en cours)
Cerise de terre (2e essai en cours)
Poivrons (2e essai en cours)
Piment fort (en cours)
Pousses de roquette (en cours)
Tomate (en cours)

Avril
Persil (en cours)
Cléome (en cours)
Oeillet d’inde (en cours)
Basilic (en cours)
Fenouil (en cours)

Mai
Capucine
Concombre

Semis de tomates d'environ 3 centimètres de hauteur

Semis de tomates

semis de fleur de sorte Thunbergie

Semis de Thunbergie (plante grimpante annuelle aux fleurs orangées)

semis de sauge et d'oignons

Semis de sauge et d’oignons

semis de lavande

Semis de lavande

pousses de roquette

Pousses de roquette

Je vais poursuivre l’aventure des semis durant les deux prochains mois pendant que simultanément une de mes tantes en fait également de son côté et ainsi, nous pourrons partager certains de nos plants à la fin. Il est toujours bon de créer un partenariat, car chaque année certains semis fonctionnent moins bien que d’autres. Par conséquent, à deux, les risques sont moins grands, car ils sont partagés.

Vers la fin du mois mai ou le début du mois de juin (après les risques de gel), il sera alors possible de mettre en terre les plants. J’ai hâte de voir mon jardin agrandi à pleine maturité, car c’est toujours agréable de voir les résultats de tous nos efforts. De plus, il s’agit d’un pas de plus vers l’autosuffisance.

Finalement, si l’envie vous prend, il n’est pas trop tard pour partir certains semis. L’expérience vous intéresse ? À vos marques, prêt partez…

 

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Après quelques jours supplémentaires, voici l’évolution de mes semis :

Semis variés (thunbergie, tomates, poivrons et lavande)

Semis variés (thunbergie, tomates, poivrons et lavande)

Semis et pousses variés (tomates, oignons, sauge et roquette)

Pousses et semis variés (tomates, oignons, sauge et roquette)

Aussi, n’hésitez pas à m’envoyer des photos de vos semis. Voici ceux d’Élise en pleine réalisation :

Élise et ses semis 2018

Élise en train de mettre de la terre pour faire des semis de petits poivrons doux

 

Élise et ses semis 2018

Élise en train de mettre les graines de petits poivrons doux pour partir ses semis

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