Citoyennes lavalloises en action

Catégorie : Implication citoyenne ( Page 1 de 2)

Être écolo et garder espoir


Après quelques mois de pause estivale, nous revoici avec un nouvel article 😉


Avec les chiffres alarmants du dernier rapport du GIEC déposé le 9 août 2021 et les catastrophes naturelles qui s’accumulent : vents violents, tornades, canicules, inondations, feux de forêt et plus encore, il y a de quoi devenir éco-anxieux et même dépressif. Toutefois, « Comment rester écolo sans finir dépressif ? » C’est le titre d’un livre qui a récemment capté mon attention. Excellente question, vous ne trouvez pas ?

J’ai emprunté ce dernier et je vous avoue franchement, que j’ai sauté une grosse section, pour aller directement à la section positive, car je ne veux pas me mettre la tête dans le sable, mais cela ne donne rien non plus de finir dépressive en lisant tous les éléments alarmants en bloc. Donc, comment garder ESPOIR en l’avenir pour nous et surtout pour les futures générations tout en restant écolo ?

En un mot : ACTION. Nous connaissons la situation de notre planète aux ressources limitées et l’objectif principal est clair : il faut limiter le réchauffement climatique à +1,5 degrés Celsius. Nous avons encore la possibilité selon les scientifiques d’inverser la tendance pour nous permettre de ne pas foncer tout droit dans le mur de notre propre extinction. Il est temps de passer à l’action et d’innover au maximum dans tous les domaines. Il n’y a pas de petits gestes. L’action permet de calmer l’esprit et d’avoir par la suite celui-ci en paix lorsqu’on se dit que l’on a fait de notre mieux pour freiner la tendance.

Quoi que vous pensiez et croyiez pouvoir faire, faites-le ! L’action porte en elle la magie, la grâce et le pouvoir.

Goethe

Trois autres éléments aident à renforcer l’espoir :

  1. Regroupez-vous. On peut parler d’un groupe à partir de deux personnes. C’est toujours plus encourageant de passer à l’action à plusieurs pour se motiver et s’encourager. Donc, entourez-vous de votre famille, de vos ami(e)s, de collaborateurs, de collègues ou de personnes qui ont des valeurs similaires aux vôtres. Nous sommes plus forts tous ensemble. Vous avez envie de faire partie d’En harmonie avec la terre ? N’hésitez pas à nous écrire.
  2. Rapprochez-vous de votre environnement. Renforcez le lien que vous avez avec la nature. Nous ne sommes pas un être vivant à part. Depuis trop longtemps, ce lien a été fragilisé et il est temps de revenir aux sources. Ne vous gênez pas pour donner des câlins aux arbres, pour aller vous promenez en forêt et plus encore. Plus nous ne formerons qu’un avec notre environnement et plus nous voudrons le sauver et par la même occasion nous sauver. Vous avez envie de planter des arbres ? Devenez bénévoles auprès d’organismes tels que PlantAction, Canopée et plus encore… Voici un exemple inspirant de citoyens qui passent à l’action 🙂
  3. Restez dans le positif. Nous avons toujours le choix de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Sans voir tout en rose, accrochez-vous au maximum aux éléments positifs et n’oubliez pas d’aimer, de rire, de faire la fête, car c’est par le plaisir et la célébration que l’action se concrétise plus rapidement et simplement. Vous avez envie de rester positif ? À tous les jours, écrivez trois éléments positifs de votre journée qui se termine.

Finalement, après ma phase un peu dépressive face à l’inaction de nos sociétés par rapport à la crise environnementale, mon côté écolo est toujours là et celui-ci me pousse à passer encore plus à l’action pour garder espoir. Et oui, des actions personnelles pour montrer l’exemple et créer le plus possible de déclics dans mon entourage afin d’ouvrir les yeux sur la situation actuelle et l’urgence d’agir. Aussi, des actions collectives pour faire avancer les choses plus rapidement et rester motivée. Enfin, des actions de société pour modeler l’avenir de demain et garder espoir en la vie sur cette belle planète bleue.

À Laval, on pédale !

Est-ce que ça vous arrive, tout comme ça m’arrive parfois, de trouver que c’est toujours plus vert (sans jeu de mots) chez le voisin ? Que les pays, villes ou quartiers lointains font toujours mieux que nous en matière de lutte aux changements climatiques ?

Et bien cher(es) Lavallois(es), histoire de nous remonter le moral, voici une liste non exhaustive des initiatives, mouvements, organismes, projets, événements et quoi encore sur notre belle Île Jésus.

Je vous les énumère comme elles me viennent, c’est-à-dire sans ordre précis :

  • Premier Forum lavallois de la transition, Effet Transition (Vous l’avez manqué ? Mettez-le à votre agenda dès maintenant pour l’an prochain.)
  • Multiples projets de Laval en transition (La Caravane de la Transition, La Mine Urbaine, Imago, GRAAL)
  • Je me permets de parler aussi de Look de Fripe qui a organisé quelques très belles journées d’échange de vêtements et qui a suspendu ses activités dû à la pandémie mais qui laisse entrevoir une reprise éventuelle.

Et que dire de :

Finalement, je m’en voudrais de passer à côté du développement du réseau cyclable sur notre territoire. Bien sûr, il reste encore plusieurs coups de pédales à donner pour l’améliorer et faciliter les déplacements actifs. Cependant, je crois qu’il est important de reconnaître ce qui fut fait à ce jour (D’ailleurs, saviez-vous que Ville Laval a reçu la mention Vélo Sympathique- Bronze par Vélo Québec en 2019?). Travaillons ensemble pour arriver à atteindre l’or !

Vous connaissez d’autres initiatives vertes à Laval ?

Vous avez des idées pour en démarrer de nouvelles ?

Nous vous invitons à les partager avec nous, car c’est bien connu que plus nous serons à nous impliquer et à nous engager, plus l’avenir de nos enfants et petits-enfants sera à la hauteur de ce que nous désirons pour eux.

Écoanxiété

Je constate beaucoup d’anxiété liée à la problématique environnementale.   Que ce soit l’anxiété de se sentir impuissant devant l’ampleur de la situation ou encore l’anxiété de performance, i.e. avoir toujours l’impression de n’en faire jamais assez.

Lorsque j’ai commencé à me soucier de la cause environnementale, j’ai multiplié les gestes, petits et grands, afin d’en faire toujours plus.   En voici quelques exemples :

  • J’ai vendu ma voiture (nous en avions deux).
  • Nous ne mangeons à peu près plus de viande à la maison (2 ou 3 fois par année pas plus).
  • Nous n’achetons plus d’essuie-tout et utilisons la plupart du temps des mouchoirs en tissu.
  • Nous faisons un potager que nous arrosons avec l’eau accumulée dans notre baril de récupération.
  • J’achetais beaucoup de produits alimentaires en vrac (mais c’était compliqué car il y a des cas d’allergies à la maison, or j’ai dû continuer d’acheter les produits « réguliers » car le vrac n’est vraiment pas une option en cas d’allergies).  J’ai lâché prise et n’achète plus d’aliments en vrac.
  • Par contre nous utilisons des produits d’entretien achetés en vrac.
  • Même chose pour les produits corporels.
  • Je compostais chez moi (à l’époque la ville n’avait pas la collecte de déchets organiques).
  • Nous tentons d’acheter de plus en plus local.
  • Je me suis cousu des sacs réutilisables en tous genres avec de vieux tissus que j’avais.
  • J’achète mes vêtements dans les friperies (mais honnêtement je suis très peu consommatrice de quoi que ce soit).

Ces gestes ne sont qu’une partie de ce que j’ai réalisé et j’avais effectivement l’impression de ne jamais en faire suffisamment.   

Et peu à peu, au fil du temps, à force de rester informée sur le sujet par des documentaires, des conférences, des discussions, des livres, etc., je me suis dit que mes gestes individuels, nos gestes individuels, sont excellents et doivent être maintenus, mais qu’ils ne viendront jamais à bout du problème seuls. 

Il faut s’unir, parler, manifester, agir, rencontrer d’autres citoyens impliqués.  Voilà pourquoi j’ai aussi :

  • Participé à la création d’un organisme de jardins collectifs.
  • Fait partie d’un comité « vert » pour instaurer des pratiques plus écolos dans un organisme près de chez moi.
  • Créé une conférence sur le thème « Vivre plus simplement ».
  • Rencontré deux autres lavalloises engagées et nous avons :
    • Créé la page Facebook En Harmonie avec la terre où nous publions des textes, articles, etc. sur le thème de l’environnement.
    • Créé ce blogue où nous partageons depuis environ 3 ans sur nos expériences respectives.
    • Démarré l’initiative « J’ai du vert à donner » pour échanger ou donner des plantes entre citoyens.
  • Participé à la quasi-totalité des marches pour la planète à Montréal.

Tout cela en continuant mes gestes individuels, mais dans le respect de mes capacités, du temps à ma disposition, de mes moyens financiers et du reste de ma vie, en cessant de me culpabiliser pour ce que je ne fais pas ou pas assez.

Et lorsque je vois les différents paliers de gouvernements dire NON à GNL, aller de l’avant avec la taxe carbone, revoir leurs schémas d’aménagement en mettant un peu plus de l’avant la protection de l’environnement cela me fait du bien et m’amène à penser que cela est le résultat de nos efforts collectifs.   Je crois profondément à la force du nombre.  Et, en ce qui me concerne, cette alliance avec les autres m’aide beaucoup à diminuer mon anxiété.

Une petite goutte d’eau qui tombe sur le sol n’aura que peu d’impact, mais des milliards de gouttes d’eau réunies déplaceront des montagnes.

Quels sont nos objectifs écolos pour 2021 ?

La crise que nous vivons depuis près d’un an maintenant aura eu comme élément positif de nous ouvrir les yeux (encore plus grands) sur les conséquences directes de nos modes de vie sur l’état de notre planète.   Or, en ce début d’année pour le moins atypique, nous combinons nos voix pour vous partager non pas nos résolutions, mais plutôt ce que chacune de nous tentera d’accomplir pour contribuer à faire de notre communauté, notre société, un monde meilleur.

Crédit : Nagy Arnold

Magalie :

1_Devenir plus autosuffisante

Comment  y arriver ?

  • Et bien, j’aimerais tout d’abord améliorer la productivité de mon jardin en travaillant davantage en permaculture. Cette année, je souhaite augmenter le nombre de variétés de plants et avoir un plus grand nombre de fleurs de toutes sortes et d’arbustes fruitiers.
  • De plus, j’aimerais faire plus de conserves maisons pour idéalement éviter d’en acheter au courant de l’année à l’épicerie. Donc, cette année, je veux faire des conserves de légumineuses, de soupes, de tomates et de légumes variés (ex. maïs, petits pois, etc.)
  • Aussi, j’aimerais installer un bidet sur chacune de mes toilettes afin de réduire nos besoins en papier de toilette.

2_Tisser de nouveaux liens avec mes voisins

Comment y arriver ?

  • J’aimerais organiser une fête des voisins pour créer une opportunité d’apprendre à connaître les personnes qui habitent sur ma rue et créer une petite communauté tissée serrée.
  • De plus, j’ai le goût de partir un petit comité citoyens afin de créer notre rue de rêves et d’animer un peu plus celle-ci.

 

Diane :

1_Simplifier davantage ma vie

Comment y arriver ?

  • Me départir davantage des biens qui ne me servent plus en les offrant à des gens ou organismes qui en ont besoin.
  • Apprécier encore plus les biens que je possède plutôt que de désirer ce que la publicité fait miroiter comme apportant le bonheur.  Cela inclut d’utiliser ce que je possède pour atteindre un résultat plutôt que de courir me procurer le dernier gadget à la mode; les créateurs regorgent d’idées pour imaginer 1001 nouvelles bébelles  ( bidule pour équeuter les fraises, séparateur d’oeuf, appareils de cuisine variés dont on se sert une fois ou deux et qui s’empoussièrent dans l’armoire. Ça vous dit quelque chose?).
  • Redécouvrir (et apprécier) la lenteur.  Vivre au rythme de la nature;  la fleur ne se dépêche pas de pousser plus vite; la rivière accélère son cours en accord avec les vents ou les intempéries, toujours en harmonie avec les éléments de la nature, jamais contre.

2_Me remettre au bénévolat dans ma communauté

Comment y arriver ?

  • Au printemps et à l’été, je vais offrir de mon temps à un organisme de jardins urbains près de chez moi.
  • Savoir que beaucoup de gens ont de la difficulté à se procurer de la nourriture en cette période de pandémie me touche beaucoup.  La solitude de certains me peine également. J’aimerais donc m’impliquer dans un organisme qui vient en aide à des gens moins chanceux que je le suis.

 

Ariane : 

1_Améliorer mes techniques de jardinage et augmenter mes connaissances sur celui-ci

Comment y arriver ?

  • Je m’implique au sein du Collectif Écorécoltes qui a pour mission de faciliter l’accès à une alimentation locale et biologique en créant notamment des jardins urbains. Cette implication me permettra d’acquérir de précieuses connaissances en jardinage.
  • Je vais aussi suivre une formation en ligne pour apprendre à jardiner avec la permaculture .
  • Je mettrai également toutes ces connaissances au profit de mon jardin que je souhaite encore agrandir cette année. Espérons que la productivité sera au rendez-vous!
  • J’expérimente présentement la culture de légumes (salade pour l’instant) et de fines herbes à l’intérieur, sous des lumières pour la culture. C’est tout nouveau, on verra les résultats!

2_Faire davantage de bénévolat pour aider les gens et la planète 

Comment y arriver ?

  • Je vais offrir mon aide à deux  organismes: PlantAction et le Collectif Écorécoltes. Leurs objectifs se rejoignent car tous deux visent à prendre soin de notre planète et du bien-être des gens. Avec PlantAction, notre objectif est de reverdir les rues en plantant des arbres et avec Écorécoltes, notre mission est, en autres, de créer des jardins et d’améliorer l’accès à une alimentation locale.

 

Nous aimerions connaître vos propositions à vous.   Quelle a été votre réflexion, qu’aimeriez-vous accomplir pour un futur meilleur ?

 

Noël a besoin d’anges cette année

À cette époque de l’année nous nous dirigeons peu à peu vers la période des festivités de fin d’année.  Un baume sur ces moments un peu plus sombres et frisquets qui nous affectent parfois, particulièrement en cette année hors de l’ordinaire.

On se prépare à cuisiner de bons petits plats pour ensuite les partager avec la famille et les amis, à échanger des moments de joie, à faire des jeux, à se raconter des blagues et autres anecdotes, à entamer des discussions pour résumer l’année qui se termine, à rigoler avec ceux qu’on aime.

Cette année de pandémie diffère de tous les Noëls qu’on a pu vivre par le passé.   Au moment où j’écris ces lignes, on nous fait entrevoir la possibilité d’un semblant de Noël, plus modeste, moins de gens en moins de jours, et on fait appel au bon jugement de chacun d’entre nous.

Ce sera donc à chacun d’entre nous de déterminer qui on verra? Quand? Où? Combien nous serons? Si nous mangerons ensemble? Si on portera le masque? Autant de questions que nous devrons fort probablement débattre quelque peu avec l’un ou l’autre, puisque nous pensons tous différemment, que notre santé n’est pas la même que celle du voisin et que notre crainte face au virus varie d’un individu à l’autre.

R.E.S.P.E.C.T (comme le dirait si bien Aretha Franklin) sera le mot d’ordre cet année.

Voyons ce Noël 2020 comme une expérience de vie.   Une expérience qui nous est offerte de se connaître mieux soi-même.  Au début de la pandémie en mars et avril on entendait et on lisait souvent le mot « Résilience ».  C’est le moment de mettre en pratique ce concept qui nous appelle à « se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit des circonstances traumatiques. »

Certains d’entre nous sommes privilégiés par rapport à d’autres.
Qu’on pense à:

  • Ceux qui ont perdu un être cher à cause du virus et qui n’ont pu leur tenir la main.
  • Ceux qui ont perdu leur emploi et par conséquent leur revenu.
  • Aux entrepreneurs qui ont dû fermer boutique ou qui craignent de devoir le faire.
  • Ceux qui souffrent de solitude.
  • Tous ceux dont la santé mentale est perturbée par cette période de crise.
  • Aux adultes et/ou aux enfants confinés à la maison avec une personne violente.
  • Tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé sur un pied d’alerte depuis mars.
  • Aux professeur(e)s qui doivent constamment composer avec des changements.
  • Aux étudiants pour qui l’étude à distance est loin d’être optimale.
  • Aux parents en télétravail qui doivent gérer boulot et enfants.
  • Aux grands-parents qui s’ennuient de leurs petits-enfants.

On nous incite fortement à encourager l’achat local cette année et c’est une très bonne chose.   Et pour cette raison j’ai envie de vous proposer d’encourager le « local » en pensant aux individus locaux Ceux moins chanceux, moins nantis, qui peinent à remplir le réfrigérateur.

Plutôt que de vous échiner à trouver le cadeau idéal pour elle, pour lui, pour l’autre, pourquoi ne pas diriger une partie, voire la totalité de votre budget « cadeaux » vers un don à un organisme local de votre choix.
Voici quelques suggestions :

Et mettez vos enfants à contribution, expliquez-leur le pourquoi de votre décision cette année et  la solidarité que cette crise requiert .    Demandez-leur aussi ce qu’ils en pensent.  Les enfants comprennent parfois beaucoup mieux que bien des adultes  et nous surprennent très souvent par leur sagesse.

Je vous souhaite joie, amour et générosité pour ce Noël 2020.

 

 

 

Qu’est-ce qui va nous faire ouvrir les yeux ?

Depuis plusieurs années, notre planète est pillée de ses ressources en tout genre: minerais, forêts, poissons, etc. Pour quelle raison déjà ? Ah oui, notre système économique est basé sur une croissance infinie où dans ce système un arbre mort a plus de valeur financière que vivant, une baleine a plus de valeur monétaire morte que vivante… On détruit notre belle planète, car à court terme on veut faire plus de profits, mais est-ce que c’est viable à long terme ? Dans quel état allons-nous laisser la planète aux générations futures ? Qu’est-ce qui va nous faire ouvrir les yeux ?

Récemment, j’ai vu le document intitulé : Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma) par Jeff Orlowski. Celui-ci aborde le sujet des médias sociaux et des impacts de ceux-ci dans nos vies. Selon un des intervenants, l’arrivée des géants technologiques, tels que Google, Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Pinterest, Snapchat, Tik tok, Linkedin, Reddit, etc amène l’homme à être maintenant directement touché pour la première fois. Nous sommes devenu l’arbre. Est-ce que nous allons maintenant nous ouvrir les yeux ?

Photo : Sara Kurfeß (Unsplash)

Les médias sociaux ont beaucoup de côtés positifs, mais comme n’importe quoi, ils ont également des points négatifs. Ils ont à leur façon transformé notre système en capitalisme de surveillance. Ces géants technologiques recueillent beaucoup de données, car ils font leurs profits en traquant nos faits et gestes.

Ils enregistrent tout :

  • chaque activité réalisée sur internet;
  • le temps passé pour accomplir une tâche;

et ils interprètent tout pour cibler :

  • nos traits de personnalité;
  • nos humeurs;
  • et plus encore…

Leur objectif est de bâtir des modèles pour prédire nos actions, pour nous manipuler et pour nous rendre accro, dans le but de nous garder attentif le plus longtemps possible sur leur plateforme respective et générer un maximum de profits.

Un élément à ne jamais oublier est que :

« Si vous ne payez pas le produit,
c’est que vous êtes le produit»
.

 

Cela fait réfléchir, vous ne trouvez pas ? Et oui, nous sommes bel et bien la ressource à exploiter. «La technologie exploite les faiblesses humaines et nous vivons dans ce moment. Nous sommes dans une ère d’addiction, de polarisation, de radicalisation, d’indignation et de culte de la personnalité». «Les réseaux sociaux sont une drogue, car l’être humain a ce besoin viscéral d’être en connexion avec ses semblables et cela permet de libérer une dose de dopamine et d’affecter le circuit de récompense dans le cerveau». Comme toutes les drogues, les médias sociaux nous font entrer dans un cercle vicieux où nous sommes toujours en quête de nouvelles notifications pour revivre en continue cette sensation.

« On a créé un monde où être connecté en ligne prévaut sur les autres moyens de communication». On a créé un monde où personne ne sait plus vraiment ce qui est vrai ou ce qui est faux. On a créé un monde virtuel parallèle au monde réel qui nous éloigne des petits bonheurs de la vie et nous rapproche de l’anxiété, de l’instabilité, de la dépression et même du suicide.

Il est grand temps de replonger dans le moment présent de la vie réelle et de faire valoir nos droits en demandant de ne pas être utilisé comme une ressource à exploiter. Maintenant que l’être humain est exploité par notre système économique actuel au même titre qu’un arbre ou qu’une baleine, il ne nous reste plus qu’à ouvrir nos yeux collectivement et à arrêter l’exploitation de toutes les ressources de notre belle planète, car nous faisons tous partie du même écosystème… pour toi, pour moi, pour nous, pour les générations futures et pour la Terre : Agissons maintenant !

*Toutes les citations de ce texte sont des extraits du documentaire Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma).

Où est-ce que je me situe ?


J’ai pris connaissance récemment du « Baromètre de l’action climatique » sur le site du média unpointcinq.

C’est un document très intéressant qui énumère certains mythes face à la situation climatique actuelle, qui fait état de divers constats dans notre société, qui élabore 5 profils types dans la population, qui parle des freins qui bloquent ou ralentissent les gens et qui propose des avenues pour une meilleure communication.

Je vous invite à en prendre connaissance mais en voici un bref résumé :

Parmi les mythes énoncés celui qui me fait le plus réagir est celui-ci :

« Les changements climatiques sont un problème lointain et intangible, ce qui fait que les gens ne se sentent pas concernés. »

Lointain ?  Pourtant quand il s’agit de prendre l’avion pour se rendre dans un autre pays peu de gens trouvent ça trop loin.       Einstein appelait ça la « relativité » !

Quant aux constats, celui qui m’a le plus étonnée parce qu’on n’aborde jamais ou très rarement cet aspect-là est :

« Agir pour le climat procure une forme de satisfaction morale… mais peu de plaisir. »

En ce qui me concerne cela n’est pas tout à fait vrai, car depuis plus de 4 ans que je me préoccupe de cette situation et que je pose des gestes pour la planète, c’est fou tout ce que j’ai appris et cela m’apporte du plaisir.

J’ai appris à cuisiner des mets végétariens, à préparer mon propre seitan, mon pain, j’ai découvert le tempeh (dont je n’avais même jamais entendu parler).

J’ai lu beaucoup de livres et assisté à plusieurs conférences et mes connaissances sur le sujet ont grandement augmentées (hélas je ne retiens pas tout !).

J’ai participé à des rencontres ou activités (simplicité volontaire, décroissance, marches pour le climat, comité vert, Déclaration d’Urgence Climatique, etc…), me suis impliquée à gauche et à droite dans ma communauté, et tout cela m’a fait rencontrer et connaître de nombreuses personnes qui ont les mêmes préoccupations et valeurs que moi.

J’ai créé une conférence sur le Zéro Déchet que j’ai présentée à une dizaine de reprises et, bien que je sortais de ma zone de confort, je vous assure que cela m’a apporté une grande fierté.

Bien sûr, le fait de choisir de ne pas prendre l’avion pourrait certainement paraître très négatif pour plusieurs.  Je n’affirme pas que je ne le prendrai plus jamais, mais définitivement moins souvent que je l’aurais envisagé auparavant.    Cela irait contre mes principes actuels et je trouve mon plaisir dans des activités autres et avec des gens qui partagent cette façon de penser.

En ce qui concerne les profils énoncés dans le « Baromètre » je vous laisse les parcourir et découvrir auquel vous appartenez.

 Pour ce qui est de freins psychologiques dont on fait mention, on y mentionne que 2 québécois sur 5 :

« .. ne croient pas qu’eux-mêmes ou leurs proches subiront des conséquences négatives directes des changements climatiques sur les plans des loisirs, de l’emploi ou de la situation financière. »

Je trouve ça quand même élevé que 40% des gens pensent comme ça et que de surcroit, si cela ne touche pas leur entourage immédiat, cela ne vaut pas la peine d’agir.

Sans être économiste (j’en suis très loin, croyez-moi) il me semble cependant évident que si « ailleurs » on est touché par les changements climatiques cela affectera leur situation économique et, par une relation de cause à effet, viendra affecter la nôtre.   De même si la qualité de vie devient intolérable « ailleurs » (ce qui est de plus en plus le cas), on aura davantage de gens qui chercheront refuge ici et cela aussi viendra nous affecter.

À la lecture de ce document, j’ai quand même trouvé encourageant de constater que la problématique environnementale touche un grand nombre de québécois.    Reste maintenant à trouver comment arriver à ce qu’un plus grand nombre de gens agissent.

Êtes-vous «game» ?

Quoi de mieux qu’un bon vieux défi pour réaliser de nouvelles choses et pour amorcer des changements. J’adore ça. Déjà toute petite, il suffisait qu’on me dise «Té même pas game» pour que je me mette en action. Pour prouver que j’étais capable. Capable de faire n’importe quoi. Et je ne suis pas la seule. Il en est de même pour beaucoup de gens sinon, les défis tel que le «Ice Bucket Challenge» (qui consistait à se verser un seau d’eau glacée sur la tête ? pour une bonne cause) n’aurait jamais été aussi populaire…

Et si maintenant, on se mettait au défi pour la planète?

Pour passer à l’action tous ensemble  afin de combattre notre sentiment d’impuissance et notre éco-anxiété. Le défi environnemental semble si grand qu’on ne sait pas par où commencer… C’est ce que le mouvement #ungestemaintenant initié par la famille fondatrice de Planette produits écologiques a pour objectif. Chaque mois, une série de défis verts est présentée sur la page web.  Lorsque l’on choisit un défi, on accède alors à une page expliquant pourquoi il serait important que, individuellement et collectivement, nous relevions cet objectif. Oubliez les seaux d’eau sur la tête, il s’agit plutôt, par exemple, de faire le ménage de sa boîte de courriels, d’utiliser une bouteille d’eau réutilisable ou de manger des fruits/légumes locaux. Puis, si on le désire, on peut propager notre engagement sur les réseaux sociaux et inviter des amis ou notre famille à faire de même. On peut aussi se péter les bretelles avec une belle petite photo de nous, tout fier d’avoir relevé notre défi! C’est ti pas beau ça ! Il y a même un programme corporatif pour les gens désirant se lancer des défis au sein de leur entreprise.

On peut également faire un parallèle avec le Pacte de la transition. Plus de 280 000 personnes l’ont signé. Maintenant, l’outil #ungestemaintenant, sous la forme plus pratique des défis mensuels, peut nous aider à tenir notre engagement ou simplement poser davantage de gestes pour notre planète.

Bref, il m’arrive de me dire que mon petit geste comme acheter en vrac ou manger peu de viande a peu d’impact sur la pollution plastique ou les changements climatiques. Mais, je me ramène à l’ordre en me disant que j’agis à ma mesure et que plus nous serons nombreux à le faire, plus l’effet sera grand!

Alors, prêt(e)s à vous lancer des défis ? Êtes-vous game ?

www.ungestemaintenant.ca

 

La transition, tu connais ?

Connaissez-vous le mouvement ou le réseau des Villes en Transition ?

Ce mouvement est né en Grande-Bretagne dans la petite ville de Totnes et Rob Hopkins en est à l’origine (Manuel de la Transition,  Éditions écosociété).    Plusieurs villes (ou quartiers) ont entamé cette transition dans différents pays.

Il s’agit en fait d’un mouvement apolitique et social qui vise à mettre sur pied des initiatives de transition dans les communautés dans un but de résilience face au pic pétrolier et au dérèglement climatique.

Mais qu’en est-il exactement ?

En bref, il s’agit de gens qui s’impliquent et s’engagent dans leur communauté  en mettant sur pied des initiatives pour faire face aux défis climatiques.

Ces initiatives peuvent être très variées et toucher l’agriculture, le partage de connaissances et l’apprentissage de nouvelles compétences, l’achat local,  la monnaie locale, la plantation d’arbres, la diminution de notre dépendance au pétrole et autres énergies non renouvelables, etc.

Au Québec il y a de ces initiatives à différents endroits :

  • Montréal : Villeray, Verdun
  • Montmagny
  • Laurentides
  • Sherbrooke
  • Rimouski
  • Alma
  • Et sûrement d’autres que j’oublie ou dont je ne suis pas au courant

Et maintenant,  TA DAM ! ! ! !   :    LAVAL

Laval fait partie des plus grandes villes du Québec avec ses quelques 440 000 habitants, mais avant d’être une ville, elle est avant tout composée de 14 quartiers distincts. Des quartiers avec leurs réalités propres et c’est pour cette raison que des initiatives locales doivent voir le jour.

Je vous invite à vous joindre au groupe Facebook de Lavallois(es) pour la Transition pour faire partie de ce beau mouvement citoyen pour un avenir meilleur et à participer à leur activité le 26 juillet prochain pour en savoir plus sur le mouvement de Transition.

Au plaisir de vous y rencontrer !

 

Je fais ma part

Photo d'un colibri

Crédit : Philip Brown

Connaissez-vous la légende amérindienne du colibri ?
C’est une petite histoire qui a comme morale que chacun doit faire sa part.

De mon côté, j’ai décidé tout au long de l’année de poser des actions pour aider la planète en me concentrant sur 8 axes :

  1. Tendre vers le zéro déchet
  2. Tendre vers l’autosuffisante
  3. Adopter la simplicité volontaire
  4. Manger local au maximum
  5. Enrichir mes connaissance sur l’environnement
  6. Donner du temps à la société
  7. Donner de l’argent pour aider et défendre la cause environnementale
  8. Partager mes expériences et l’évolution de mes démarches

Au début du mois d’avril dernier, j’ai décidé de partager mes connaissances et mes expériences en allant donner une petite formation zéro déchet aux étudiant(e)s du comité organisateur de la semaine de la Terre de l’École Polyjeunesse de Laval. L’objectif était de les initier en leur montrant les bases théoriques du zéro déchet (ex : 5 règles de base) agrémentés d’exemples concrets, puis de leur faire quelques démonstrations (ex : Furoshiki). En partageant mes connaissances avec eux, j’espère avoir créé un déclic, soit une conscientisation aux nombreux déchets qui nous entourent. Une fois que nous avons ouvert les yeux sur cette problématique et que nous voyons l’ampleur de la situation; il n’est plus possible de faire comme si de rien n’était. Si vous avez ouvert les yeux sur les déchets autour de vous, je vous invite à aider d’autres personnes de votre entourage à faire de même. Comment ? En montrant l’exemple, en répondant à des questions, en partageant vos expériences et tout ça sans forcer ni culpabiliser personne, car chacun a son propre rythme et le déclic peut se faire à tout moment.

À titre d’exemple, le comité organisateur de la semaine de la Terre de l’École Polyjeunesse de Laval a planifié cette semaine plusieurs actions et activités. Par exemple, ils ont implanté des stations de déchets à trois voies (déchets / recyclable / compost) et celles-ci resteront en place à l’avenir. Ils ont aussi signé le Pacte pour la transition. Ils ont également animé un kiosque sur les lunchs zéro déchet et bien plus. Un gros BRAVO au comité organisateur et continuez vos pas verts 🙂

La semaine de la Terre est bientôt terminée, mais nos actions pour celle-ci devraient être réalisées en continue toute l’année.
Et vous, faites-vous votre part comme le colibri ?

Voici quelques idées d’action :
– Signer le Pacte pour la transition (si ce n’est pas déjà fait) ;
– Planter des arbres (c’est toujours bon, surtout qu’on perd beaucoup de frênes matures actuellement)  avec le mouvement lavallois Plantaction ou autre) ;
– Apposer l’autocollant pas du publicité (autocollant à imprimer) et enlever votre adresse des listes de publipostages
– Aller à la Grande manifestation du 27 avril 2019
Et bien plus encore

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