En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Author: Magaliepatenaude (page 1 of 3)

Ma réflexion sur « après »

Du COVID-19 à l’autosuffisance

Depuis le 14 mars dernier, le Premier ministre du Québec a décrété l’état d’urgence sanitaire à cause de l’évolution rapide de la COVID-19. Depuis ce moment, sans que la panique s’installe à outrance dans la province, la peur du manque de nourriture ou d’éléments essentiels, tel que le papier de toilette 😉 , est montée en flèche. C’est à ce moment qu’on peut se questionner sur le système en place : Est-ce que le système actuel est assez fort pour réussir à passer au travers de cette pandémie ? Est-ce qu’il peut arriver un bris du système? Est-ce que la chaîne d’approvisionnement peut être au ralenti ou même s’arrêter ? Et si la réponse à l’une ou l’autre de ces questions était OUI, à quel point êtes-vous dépendant du système ou à l’inverse autosuffisant ?

L’autosuffisance touche beaucoup d’aspects :

  1. Eau
  2. Nourriture (jardin, forêt nourricière, élevage, chasse, cueillette, conservation)
  3. Habitation
  4. Énergie (feu, électricité, géothermie, éolienne, solaire)
  5. Soins (se soigner avec les arbres (sylvothérapie) ou avec les plantes (phytothérapie))
  6. Compétences diverses (construction, réparation, couture, tricot, fabrication de produits corporels ou ménagers, etc.)
  7. Gestion des déchets (compost, toilette sèche)
  8. Et plus encore selon vos besoins spécifiques…

Semis de poivrons

Lorsqu’on l’on parle d’autosuffisance, un des points central est l’autonomie alimentaire. En cette période de quarantaine et d’incertitude liée à la COVID-19, peut-être que plus de québécois voudront faire un jardin cette année afin d’avoir des fruits et des légumes, non seulement des produits d’ici : aliments du Québec, mais de chez eux et produits avec amour.  Selon Madame Laverdière, une horticultrice qui est passée la semaine dernière en entrevue à l’émission de radio de Bernard Drainville, il n’est pas trop tard pour vous partir des semis et pour commencer à planifier votre petit ou votre grand potager.

Est-ce que la ville de Laval va permettre cette année les jardins en façade de maison ?  J’en serais ravie, car je suis en faveur de cette tendance qui s’accroît d’année en année. Je vote pour moins de gazon et plus de potagers en zone urbaine, comme le jardin extraordinaire qu’avait fait un couple de Drummondville.

Comment devenir autosuffisant au niveau de son jardin sans rien acheter d’une année à l’autre ?  Impossible de tout faire la première année. C’est mieux d’y aller un pas à la fois pour ne pas se décourager et apprendre à bien faire chacune des étapes correctement.

  1. Partir ses propres semis
    Je n’ai pas de terreau à semis. Pas grave ! Selon Madame Laverdière, il suffit de faire comme nos grand-mères qui allaient se chercher de la terre à l’entour chez eux et de la mettre sur une plaque à biscuit au four à 250 F durant 1 heure pour la stériliser. On peut partir des semis dans toutes sortes de contenants : des boîtes d’oeuf, des contenants de plastique de tailles variées, etc. Soyez imaginatif 🙂 Idéalement, vos semis sont sous un dôme transparent pour laisser passer la lumière et conserver la chaleur. Où positionner vos semis ? À l’endroit le plus ensoleillé chez vous, soit sur le bord d’une fenêtre ou d’une porte-patio du côté sud. Quoi partir comme semis et à quel moment ? Voici le lien vers le tableau du carnet horticole du Jardin botanique. À vous de voir qu’est-ce que vous voudriez partir selon vos goûts et la période de l’année où nous sommes rendus. Ok, c’est bien beau, mais je n’ai pas de semences… Vous mangez des légumes ou des fruits n’est-ce pas ? Avez-vous déjà vu des graines quelque part ? Dans un poivron ou une tomate par exemple ? Qu’arriverait-il si au lieu de mettre celles-ci au compost, vous en plantiez en terre ?  C’est le moment parfait pour faire vos expériences.
  2. Planter les semis et les semences dans le jardin
    Une fois que vos plants sont de bonnes tailles, il faut penser à les transférer dehors. Attention, pas d’un coup, car ils ne survivront probablement pas.  Il est idéal de leur faire une transition douce entre l’intérieur et l’extérieur, entre être à l’ombre et au soleil et entre être à l’abri du vent et en plein corridor de vent). Quand faire la mise en terre : des plants ou des semences ? Tout dépend du printemps (hâtif ou tardif) et des plants que vous désirez avoir. Normalement, le gros des plantations extérieures se situe à partir du début du mois de mai et va jusqu’à la mi-juin.
  3. Entretenir le jardin (enlever les mauvaises herbes, mettre des tuteurs (au besoin), arroser les plants, etc.)
    Il y a quelques trucs à savoir pour l’entretien du jardin pour ne pas trop dépenser en argent et en temps. Pour éviter d’arracher beaucoup de mauvaises, vous pouvez mettre des allées de gazon coupé. C’est un petit truc simple qui ne coûte rien si vous avez plein de gazon coupé à votre disposition. Sinon, par année, il a certains moments plus cruciaux que d’autres pour le désherbage. Au début de l’été, il est impératif de désherber rapidement, car vos pousses seront parfois enfouies sous les mauvaises herbes et vos légumes n’auront pas la lumière nécessaire pour poursuivre leur croissance. Par la suite,  il suffit de gratter la terre en surface pour arracher les mauvaises et aérer le sol qui s’est tapé avec la pluie de temps en temps. Plus l’été, va avancer et devenir de plus en plus chaud et moins les mauvaises herbes vont être envahissantes. Pour les tuteurs, ce n’est pas nécessaire d’aller en acheter. Il y a sûrement quelque chose que vous possédez déjà qui pourrait faire l’affaire. Pour attacher vos plants aux tuteurs, vous pouvez prendre de vieux bas de nylon percés, de la laine, de vieux vêtements que vous coupés en bande, etc. L’important est d’avoir quelque chose de doux qui n’abîmera pas vos plants. Finalement, pour ce qui est de l’arrosage, vous pouvez pour certain plant, tels que les tomates, mettre des récipients pour récupérer l’eau de pluie.  Par exemple, prenez une bouteille d’eau en plastique et découpez le fond. Placer le goulot de la bouteille au niveau des racines avant d’enterrer le plant et assurez-vous que la base de la bouteille dépasse du niveau de la terre et est assez à la verticale pour récolter l’eau de pluie.
  4. Récolter les semences des plants pour l’année prochaine
    Comment récolter des semences ? Il faut apprendre à connaître chacune des plantes. Certaines plantes donnent des graines à chaque année et pour d’autres, il faut attendre deux ans. C’est tout un art. Certaines semences sont très faciles à récolter. Par exemple, pour avoir des semences de poivron, vous prenez le plus beau et le plus goûteux de la saison et vous prenez ses graines à l’intérieur, vous les laisser sécher dans une assiette à l’air libre. Lorsque celles-ci sont complètement sèches, vous placez les graines dans un contenant hermétique (ex : en métal, en verre) à l’abri de la lumière et dans un endroit sec.  Toutefois, certaines semences demandent beaucoup plus d’étapes, mais il est essentiel d’apprendre celles-ci si vous voulez être en mesure de partir vos plants avec vos propres semences l’année suivante.

Si vous avez envie de partir un potager, n’hésitez pas à vous lancer, car c’est une aventure enrichissante, relaxante et gratifiante. Peut-être qu’un jour vous pourrez dire que grâce à votre jardin, vous être moins dépend du système au niveau alimentaire. Amusez-vous bien tous les jardiniers 2020 🙂

Jetable ou à vie : Transformons nos réflexes de consommation

Personne qui répare un téléphone

Photo by K I L I A N 📷 on Unsplash

Nous consommons TROP et TROP vite… Il est plus que temps que nous transformions nos réflexes de Nord-américains de l’univers du jetable vers des réflexes pas si lointains qu’avaient nos grands-parents ou nos arrières-grands-parents, soit d’acheter durable et de réparer au maximum par tous les moyens possibles et inimaginables. Mais comment y arriver ?

  1. Éliminer tous les produits jetables de chez vous et trouver des alternatives durables.
    Liste d’exemple à transformer :
    – bouteille en plastique jetable > gourde réutilisable
    – rasoir jetable > rasoir électrique
    – mouchoir en papier > mouchoir lavable
    – serviette sanitaire jetable > culotte menstruelle lavable
    – paille en plastique > paille en métal ou en bambou réutilisable ou pas de paille du tout
    – essuie-tout en papier > guenille
    – etc.
  2. Arrêter d’acheter, car il y a des ventes, mais acheter plutôt selon vos besoins réels.
    Attention à vos envies et vos pulsions d’achat occasionnées par la publicité et la pression sociale. Il faut essayer de sortir du modèle du voisin gonflable. Est-ce que l’on a vraiment besoin de tout avoir ? Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande de lire le livre suivant : En as-tu vraiment de besoin ? de Pierre-Yves McSween.  Où est véritablement le bonheur ? Dans tous les objets que l’on possède, soit l’avoir ? ou bien dans l’être que nous sommes ? De mon côté, mon choix est simple : Être. Toutefois, je m’efforce à tous les jours de transformer mes réflexes en ce sens. Les vieux patterns reviennent toujours très vite.
  3. Acheter des objets idéalement avec une garantie à vie. 
    Et oui, ça existe… Connaissez-vous ces deux sites là :
    https://www.produitsdurables.fr/
    https://buymeonce.com/
    Je vous recommande d’aller y faire un tour lorsque vous aurez véritablement besoin d’un nouvel objet. Ainsi, vous payerez potentiellement plus cher pour ce dernier, mais vous aurez fait un achat d’un objet garanti à vie.
  4. Acheter des objets durables fabriqués avec des matériaux nobles et qui sont facilement réparables.
    Les objets qui sont faits de matériaux nobles (bois, métal, etc.) sont plus respectueux pour l’environnement et ils sont souvent plus facilement réparables que les objets en plastique.
    Aussi, essayer de réparer vos objets par vous-même est toujours une bonne idée. Si vous avez besoin d’aide, il  y a toujours youtube et ses multiples vidéos, mais il y a aussi d’autres solutions. Connaissez-vous les réparothons ? Ceux-ci sont de plus en plus populaires. Il s’agit d’événements gratuits de réparation avec des bénévoles passionnés. Par exemple, Insertech organise des réparothons pour les objets informatiques ou électroniques.  Soyez à l’affût de ce type d’événements, car il y en a pour toutes sortes d’objets.
    Mais si vous n’avez toujours pas réussi à réparer l’objet brisé…
  5. Réapprenez à connaître vos petits commerces de quartier qui réparent les chaussures, les bottes, les sacs à dos, les vêtements, les montres, les tentes, les ordinateurs, etc.
    De nos jours, on dirait que l’on a oublié que l’on peut essayer de réparer des objets et que cela n’est peut-être pas si compliqué et qu’il suffit d’essayer. Récemment, j’ai brisé une clef dans l’une de mes serrures. La première chose qui m’est venue à l’esprit est :  zut, je vais devoir acheter une nouvelle serrure… Puis, peut-être que non. Il suffit d’enlever la clef. N’ayant pas l’outil nécessaire, j’ai enlevé la serrure et je suis allée chez un serrurier. En moins d’une minute, la clef avait été enlevée de ma serrure et j’ai simplement réinstallée celle-ci à sa place. C’est parfois beaucoup plus simple que l’on pense.
    Voici un autre exemple, il n’y a pas si longtemps, j’ai décidé de faire réparer mon sac à dos au lieu d’en acheter un neuf. Le tissu dans le bas du sac était endommagé à cause du frottement au bas de mon dos et la fermeture éclair principale était brisée. Pour moins de 20 $, j’ai maintenant un sac à dos neuf avec une grosse fermeture éclair beaucoup plus solide que la précédente et l’arrière de mon sac à dos est maintenant rembourré dans le bas. Mon sac à dos est comme neuf. Je n’ai rien jeté et j’ai encouragé un commerce local.

Finalement, résistons tous ensemble à l’envie de surconsommer pour le bien de notre portefeuille à long terme ainsi que pour le bien de notre planète aux ressources limitées et déjà surexploitées.

Noël 2019 : cadeaux DIY

Il vous reste des cadeaux à acheter pour 2019… Après la pyramide des besoins, connaissez-vous la pyramide des cadeaux selon une vision plus écolo :

Source : https://www.lecriduzebre.org/la-pyramide-du-cadeau-ethique-nos-idees-a-paris-8417

Qu’est-ce que vous en dites ?
Ne croyez-vous pas qu’il est essentiel de l’avoir en tête avant de sélectionner les cadeaux que vous voulez offrir. Ainsi, vous aurez potentiellement des cadeaux plus écolos en 2019.

De mon côté, j’ai décidé cette année d’offrir des cadeaux majoritairement faits maison tout en restant le plus minimaliste possible. Il n’y a pas si longtemps, j’avais réussi à instaurer un Noël sans cadeaux dans ma famille, mais avec l’arrivée de la nouvelle génération, il est difficile de contenir l’envie de mamie(s), de papi(s), de tatie(s) et de tonton(s) de gâter les tout petits. Donc, nous avons convenu de nouvelles règles :

  1. Toujours pas de cadeaux pour les adultes
  2. Le moins possible de cadeaux matériels pour les enfants :
    – un cadeau de groupe est à favoriser ou bien
    – un cadeau de seconde main   ou bien
    – un cadeau sous forme de temps (ex : cuisiner des biscuits avec mamie, aller au Planétarium avec papi, faire une sortie au cinéma avec matante, aller voir un match de soccer avec mononcle, etc.)

 

Mais finalement, qu’est-ce j’ai fabriqué ?

Livre de recettes

Depuis que j’ai changé plusieurs de mes habitudes pour tendre davantage vers le zéro déchet, j’ai essayé plusieurs recettes en tout genre pour mes produits corporels, pour les produits ménagers, etc. Donc, j’ai créé pour ma famille un recueil des meilleures recettes pour fabriquer ses produits soi-même.

 

tuque

Aussi, dans mon congé de maternité, j’ai eu la chance de participer à plusieurs activités à la Maison de la famille de Fabreville (YAPP, matinée mamans-bébé, matinée mamans 0-5 ans) et c’est dans l’une d’elles que j’ai appris à faire du crochet (merci Sandie). Par conséquent, j’ai mis mes nouveaux apprentissages en pratique pour confectionner des tuques.

 

Chandelles

Depuis un certain temps, j’avais envie de refaire de nouvelles chandelles avec des petits bouts de vieilles chandelles. Réduire le gaspillage touche une panoplie de domaines, alors pourquoi pas les chandelles. Je me suis bien amusée 🙂

 

Beaucoup d’autres cadeaux peuvent être faits soi-même, voici d’autres idées si l’envie vous prend de suivre la même voie :

C’est le moment de laisser aller votre créativité si vous avez vous aussi envie de faire vous même vos cadeaux de Noël. Bonne création !

 

 

 

Maximisons nos récoltes

Avoir un jardin demande un certain investissement personnel principalement en effort et en temps : plantation, désherbage, arrosage, entretien du sol, récolte, etc. Après avoir mis autant de temps et d’énergie, il serait logique de maximiser nos récoltes pour en profiter plus longtemps en cuisinant et en conservant l’ensemble des plants, des légumes et des graines selon les possibilités offertes et nos ambitions (ex : être autosuffisant au niveau des semences) .

Malheureusement, depuis que je fais un jardin, on dirait que je ne me réserve jamais assez de temps pour pouvoir tout utiliser. Je compacte tellement mon horaire, que j’ai de la misère à défaire mon jardin. Donc, croyez-vous que j’ai le temps de faire de la cuisine encore et encore et de faire des conserves en masse…. J’en fais oui, mais pas en masse.  Il m’arrive même de me faire surprendre par le gel et le froid et de perdre une partie de mes récoltes. Bon, il est évident qu’il y a deux facettes à ce problème. Premièrement, je dois alléger mon horaire et arrêter de me laisser emporter par la tendance de notre société qui est d’être toujours occupée à 110 %. Donc, j’ai décidé de me transformer de fourmi à tortue. Ainsi, j’aurai plus de temps pour maximiser mes récoltes et pour profiter de la vie en vivant le moment présent. Si cela vous intéresse, je vous recommande de lire sur l’un ou l’autre des mouvements slow. Par exemple, le slowfood, le slow parenting, le slowlife, etc. Aussi, l’autre facette de cette problématique est en lien avec la planification. Et oui, la clef du succès est souvent en lien avec celle-ci. Comment mieux planifier la période des récoltes ?

Voici quelques pistes :

  • Cueillir davantage de légumes au fur et à mesure de l’été même si les légumes ne sont pas encore à leur taille maximale afin de ne pas tout avoir à manger ou à conserver à la fin de la période estivale.
  • Utiliser les épluchures et/ou les fanes de légumes pour faire des tartinades, du pesto, du bouillon de légumes, etc.
  • Faire des recettes avec les tomates qui n’ont pas eu le temps de mûrir comme par exemple des soupes, du ketchup, etc.
  • Congeler ou faire sécher des fines herbes (avant le mois d’octobre pour réduire le nombre de tâches à faire lors de la fermeture du jardin).
  • Récolter toutes les graines de fleurs et de légumes nécessaires pour partir les semis pour la prochaine saison dès que les semences sont à point.
  • Faire des conserves étalées sur plusieurs jours dès septembre (meilleure répartition du temps et de l’énergie pour ne pas surcharger les journées lors des dernières récoltes).
  • Utiliser au maximum un produit (ex : une citrouille décorée sans faire de trous pour l’Halloween sera ensuite mise en purée pour faire des tartes, des biscuits ou autres et les graines seront mangées comme collation grillées ou non).

Il y a toujours de la place pour l’amélioration. Je vais essayer de mieux planifier mes récoltes l’année prochaine afin d’utiliser au maximum l’ensemble des possibilités offertes par mes différents plants de fruits ou de légumes, car après avoir dépensé autant d’énergie, mieux vaut éviter le gaspillage et maximiser au MAX !

 

 

 

Ma nouvelle équipe : Allez les bruns !

Oui !!!! Je fais maintenant partie de l’équipe des bruns de Laval et j’en suis très fière. Allez les bruns ! Allez les bruns !

Depuis maintenant une semaine, notre secteur bénéficie  de la collecte résidentielle des matières organiques. Deux jours seulement après avoir reçu mon bac, il était déjà rempli et prêt à être collecté par la ville. J’avais très hâte de recevoir mon bac brun, car je voulais couper mes vivaces et défaire mon jardin et je n’ai jamais assez d’espace malgré mes deux composteurs stationnaires et ma tour à condos pour mes vers domestiques… hihi mon vermicomposteur ou lombricomposteur.

Composteurs stationnaires

Tour à condos pour vers (vermicompost)

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet automne, tous mes résidus verts seront mis dans l’un ou l’autre des systèmes de compost que j’ai maintenant de disponible.  Aussi, fini les os, les peaux de poissons ou les pelures de patates dans ma poubelle. Ce sont quelques exemples qui n’allaient ni dans mon vermicomposteur, ni dans mon compost dans ma cour, car à l’extérieur, je ne voulais pas attirer les animaux et mes vers ne mangent pas de tout… ils sont très capricieux 😉

Voici une liste d’éléments qui allaient à la poubelle chez nous et qui vont maintenant aller dans le compost :
• coquilles d’oeufs (trop long avant d’être décomposer)
• Noyaux de fruits : avocats, pêches, nectarines, etc (trop long avant d’être décomposer)
• Viandes, poissons, fruits de mer, y compris coquilles, os, carapaces et gras (attire les animaux | trop long avant d’être décomposer)
• Papier et carton souillés par des matières alimentaires (refusés dans le bac de recyclage)

Avec l’arrivée de la collecte résidentielle des matières organiques, je n’aurai plus rien d’humide ou de mouillé dans mes poubelles. Donc, tous mes déchets non recyclables ou non compostables pourront être déposés directement dans ma poubelle. Yé ! Je n’aurai plus besoin de sacs de poubelle. Par conséquent, avec la collecte des matières organiques, je vais réduire ma dépendance au plastique en plus de réduire la taille de mon sac poubelle et même potentiellement réduire le nombre de poubelles chez moi (est-il nécessaire d’avoir une poubelle par pièce ?). C’est génial, vous ne trouvez pas ?

Faire partie de l’équipe des bruns va me permettre de réduire le nombre de matières organiques qui se ramassent dans les dépotoirs et qui engendrent par la même occasion une quantité importante de méthane (un gaz 21 fois plus actif comme gaz à effet de serre que le gaz carbonique).  Lavalloises et lavallois, c’est le temps de passer à l’action en changeant vous aussi une habitude : embarquez à pieds joints dans l’équipe des bruns et compostons tous ensemble !

Pour en savoir plus sur le compost…

 

 

Osez une nouvelle expérience : L’épicerie nouveau-genre

De jour en jour, on peut voir de nouveaux commerces en lien avec l’alimentation faire leur apparition et plusieurs d’entres eux offrent maintenant une approche différente : achat bio de groupe, achat en vrac, achat en bocaux. Wow ! Plusieurs initiatives qui méritent qu’à notre tour on tente de nouvelles expériences.

De mon côté, j’ai essayé récemment Les fermes Lufa. Mon expérience est très concluante. Les produits sont frais, ils suivent les saisons et ils poussent pas trop loin. En plus, le point de chute le plus près de chez moi me permet d’aller chercher ma commande à pied en prenant une petite marche avec mon garçon dans sa poussette.

Promenade en poussette pour aller chercher notre commande Lufa

C’est génial !!! Toutefois, il y a, selon moi, encore trop d’emballage et il arrive parfois que l’heure de la livraison ne soit pas respectée. Comme dans tout, rien n’est parfait, mais la compagnie démontre une grande détermination afin d’améliorer en continu ses produits et ses services 🙂

J’ai également fait une commande avec l’entreprise NousRire qui offre des produits bio à bon prix grâce à des achats regroupés. Toutefois, j’ai eu un empêchement au niveau de la date de la cueillette et une amie à moi est allée chercher ma commande en même temps que la sienne (merci Steffi). Je n’ai pas encore fait l’expérience complète, mais je vais certainement refaire une nouvelle commande pour essayer toutes les étapes de A à Z. À suivre…

Aussi, je ne l’ai pas encore expérimenté, mais certains IGA ont emboîté le pas en ajoutant des sections de vrac dans leur épicerie. De plus, un projet pilote offrant la possibilité aux clients d’utiliser leurs contenants réutilisables propres est également offert dans 10 supermarchés IGA. Un nombre grandissant de consommateurs demandent des changements vers des initiatives plus écologiques et les commerçants commencent tranquillement à prendre le virage.

Changer ses habitudes ce n’est pas facile, surtout quand on parle de notre façon de faire l’épicerie, car on fait celle-ci à chaque semaine, donc cette habitude est très bien ancrée. Toutefois, cela vaut la peine de tenter le coup, car il y a beaucoup de déchets générés dans ce secteur. Si l’on veut tendre vers le zéro déchet, il faut absolument faire des changements du côté des achats alimentaires. Comme je le dis souvent, changeons un pas à la fois.

Finalement, voici plusieurs entreprises à découvrir si ce n’est pas déjà le cas dans la région de Montréal :
BocoBoco
Bulk Barn
Épicerie Loco
Espace organique
Frenco
Les fermes Lufa
Méga vrac
NousRire
Tout le monde tout cru
Vrac en folie
Vrac et bocaux
Vrac sur roues
Zest

– etc.

N’hésitez pas à partager vos trouvailles et vos expériences. Bonne découverte !

Connaissez-vous le métamoteur de recherche ECOSIA ?

Logo ECOSIA

Lancée en 2009 en Allemagne, cette entreprise sociale , qui neutralise 100% de ses émissions de gaz carbonique (CO2), reverse 80% de ses bénéfices pour planter des arbres aux endroits les plus prioritaires à travers le monde.

Voici les lieux ciblés pour l’instant :
Carte du monde qui présente tous les lieux où il y a actuellement une plantation d'arbres

Actuellement, plus de 55 millions d’arbres ont été plantés et d’autres sont ajoutés de jour en jour. Il faut environ 45 recherches pour planter 1 arbre. Depuis que j’utilise ECOSIA, j’ai fait 353 recherches, donc grâce à celles-ci, 7 arbres ont été plantés.

Crédit : Darran Shen

Il y a en ce moment 7 millions d’utilisateurs de ce moteur de recherche.
Devenez un nouvel utilisateur d’ECOSIA et aidez l’entreprise sociale à atteindre son objectif d’un milliard d’arbres plantés d’ici 2020.

Je fais ma part

Photo d'un colibri

Crédit : Philip Brown

Connaissez-vous la légende amérindienne du colibri ?
C’est une petite histoire qui a comme morale que chacun doit faire sa part.

De mon côté, j’ai décidé tout au long de l’année de poser des actions pour aider la planète en me concentrant sur 8 axes :

  1. Tendre vers le zéro déchet
  2. Tendre vers l’autosuffisante
  3. Adopter la simplicité volontaire
  4. Manger local au maximum
  5. Enrichir mes connaissance sur l’environnement
  6. Donner du temps à la société
  7. Donner de l’argent pour aider et défendre la cause environnementale
  8. Partager mes expériences et l’évolution de mes démarches

Au début du mois d’avril dernier, j’ai décidé de partager mes connaissances et mes expériences en allant donner une petite formation zéro déchet aux étudiant(e)s du comité organisateur de la semaine de la Terre de l’École Polyjeunesse de Laval. L’objectif était de les initier en leur montrant les bases théoriques du zéro déchet (ex : 5 règles de base) agrémentés d’exemples concrets, puis de leur faire quelques démonstrations (ex : Furoshiki). En partageant mes connaissances avec eux, j’espère avoir créé un déclic, soit une conscientisation aux nombreux déchets qui nous entourent. Une fois que nous avons ouvert les yeux sur cette problématique et que nous voyons l’ampleur de la situation; il n’est plus possible de faire comme si de rien n’était. Si vous avez ouvert les yeux sur les déchets autour de vous, je vous invite à aider d’autres personnes de votre entourage à faire de même. Comment ? En montrant l’exemple, en répondant à des questions, en partageant vos expériences et tout ça sans forcer ni culpabiliser personne, car chacun a son propre rythme et le déclic peut se faire à tout moment.

À titre d’exemple, le comité organisateur de la semaine de la Terre de l’École Polyjeunesse de Laval a planifié cette semaine plusieurs actions et activités. Par exemple, ils ont implanté des stations de déchets à trois voies (déchets / recyclable / compost) et celles-ci resteront en place à l’avenir. Ils ont aussi signé le Pacte pour la transition. Ils ont également animé un kiosque sur les lunchs zéro déchet et bien plus. Un gros BRAVO au comité organisateur et continuez vos pas verts 🙂

La semaine de la Terre est bientôt terminée, mais nos actions pour celle-ci devraient être réalisées en continue toute l’année.
Et vous, faites-vous votre part comme le colibri ?

Voici quelques idées d’action :
– Signer le Pacte pour la transition (si ce n’est pas déjà fait) ;
– Planter des arbres (c’est toujours bon, surtout qu’on perd beaucoup de frênes matures actuellement)  avec le mouvement lavallois Plantaction ou autre) ;
– Apposer l’autocollant pas du publicité (autocollant à imprimer) et enlever votre adresse des listes de publipostages
– Aller à la Grande manifestation du 27 avril 2019
Et bien plus encore

Des poubelles de couches…

Quel horreur… moi qui vise à tendre vers le zéro déchet, j’ai mis au bord du chemin des poubelles remplies de couches depuis des semaines… Elles sont allées directement au dépotoir et elles vont prendre entre 300 et 500 ans pour se décomposer. Saviez-vous qu’un enfant utilise annuellement en moyenne 2400 couches. Donc, j’avais vraiment hâte de commencer à utiliser les couches lavables pour réduire notre empreinte. Initialement, j’avais prévu arrêter d’utiliser les couches jetables lorsque mon garçon allait avoir 3 mois pour me donner une chance de prendre du mieux suite à ma césarienne et de m’habituer à mon nouveau rôle de parent, mais ce n’est pas ce qui est arrivé dans la réalité. C’est seulement à partir de 6 mois et demi que mon garçon était jour et nuit en couches lavables. Que s’est-il passé ?

Tout d’abord, la vie va vite et changer une habitude bien ancrée (même si c’est seulement depuis quelques mois… au nombre de couches que l’on change par jour; l’habitude est solide) peut prendre plus de temps que prévu. Toutefois, le plus difficile est de faire le premier pas, car il faut se le dire, personne ne rêve de laver des couches remplies de pipi ou de caca. Je savais que je voulais utiliser des couches lavables pour faire ma part pour la planète, donc j’avais déjà acheté un petit lot de 15 couches lavables usagées à une amie avant la naissance de mon petit bonhomme malgré les avertissements que j’avais reçu d’attendre pour tester le modèle qui convient le mieux à la physionomie de l’enfant. Quand mon garçon a eu trois mois, j’ai essayé une des couches lavables achetées, mais c’était beaucoup trop grand (zut… encore trop grand… fuites potentielles garanties), car mon garçon est un bébé de petit poids.

Donc, cela a pris plusieurs mois avant de lui faire. Entre temps, j’ai essayé plusieurs autres modèles pour voir lequel lui allait le mieux (un gros merci à Ginette et à Gabrielle) : Omaïki, Bumgenius, Bummis, La petite ourse, etc. J’ai finalement opté pour l’achat de 20 couches supplémentaires (nombre minimal pour obtenir une subvention pour des couches lavables à la Ville de Laval) de marque La petite ourse, car c’est celle-ci qui m’apparaissait la plus concluante pour mon petit bonhomme. Il est bon d’avoir environ 30 couches en tout pour être certain de ne pas en manquer, car elles sont souvent dans des étapes différentes : certaines sont propres, une est en cours d’utilisation, d’autres sont en attente d’être lavées, d’autres en cours de lavage et finalement d’autres sont en train de sécher.

Pour revenir au modèle acheté, j’ai pris le modèle à snap, car suite à mes tests, j’ai constaté que si les velcros étaient mal refermés, ceux-ci accrochent les inserts  lors du lavage et cela les endommage. Cette sorte de couche est à poche avec des inserts en bambou très absorbants (1 insert de jour et 2 inserts la nuit… et hop c’est parti pour des 24h/24 en couches lavables). De plus, j’avais moins de fuites avec ce modèle à cause du double gousset (identifié par le numéro 2 sur l’illustration). En plus de choisir le bon modèle, il faut aussi faire des changements au niveau de la poubelle pour accueillir les couches lavables. Nous nous sommes procurés des sacs en tissu à couche spécialement conçu pour notre poubelle Dekor et le tour était joué.

Finalement, je suis très fière d’être maintenant passée aux couches lavables pour mon garçon. En bonus, nous avons aussi des lingettes et des mouchoirs lavables… il nous manque plus que le papier de toilette lavable… mais pour l’instant nous ne sommes pas encore rendus là.

 

Mes apprentissages en vrac :

  • Quantité minimale de couches lavables à avoir : 30
  • Laver les couches aux 2 à 3 jours maximum
  • Laver sa laveuse à tous les mois (mettre dans la cuve 2 tasses de vinaigre et 1 tasse de bicarbonate de soude et partir le cycle de nettoyage ; le cycle de lavage doit être fait en eau chaude et celui-ci doit être le plus long)
  • Détacher les couches avec du savon de Marseille ou en les séchant au soleil
  • Ne pas mettre plus de savon à couche que recommandé pour ne pas bloquer le tissu des couches lavables
  • Utiliser le liniment oléo calcaire à la place de crème à base de zinc, car le zinc peut bloquer le tissu de la couche lavable
  • Mettre un insert le jour et deux inserts pour la nuit
  • Source d’information incroyable : groupe facebook intitulé Accros aux couches lavables
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