En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

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Journée mondiale de l’environnement

Abracadabra, déchet disparaît !

Est-ce que j’ai réussi à diminuer mes déchets depuis que j’ai adopté le mode de vie Zéro Déchet ?

Je serai bien honnête, je ne vise pas le pot « Mason » par année ni même par mois en déchets.   En fait pour moi cette démarche vise beaucoup une prise de conscience.   Prendre conscience de ma consommation de biens et de comment ces choses sont franchement trop bien emballées.

Au début, c’était un peu infernal parce que chaque fois que j’entrais à l’épicerie ou dans un autre magasin, la seule chose que je regardais était les emballages, leur quantité et leurs matériaux.    Je n’en revenais juste pas.   Et le « boute du boute » c’est les 2-3 (ou pire encore 1 seul) poivrons ou courgettes couchés sur une barquette de styromousse et enveloppés de papier cellophane.   Mais pourquoi ???

Maintenant, je capote un peu moins lorsque je vois ces aberrations  Cependant, je me permets d’en glisser un mot au commerçant tout en optant pour les légumes non emballés (ou pour un autre commerce !), lesquels je place dans mes propres sacs en filet.

Revenons maintenant à mes poubelles.   Ma façon de voir si notre quantité de déchets a baissé est tout bonnement la bonne vieille méthode du calendrier  (très polyvalente cette méthode 🙂 ).    J’ai débuté le calendrier en septembre 2017 et j’y indique la date à laquelle nous sortons notre poubelle et notre bac de recyclage.   Il faut noter que nos déchets organiques (épluchures, restants de table, etc…) sont déposés dans le bac à compost ce qui réduit considérablement le contenu de la poubelle.

Évidemment, pour pouvoir vraiment voir l’évolution, nous ne les sortons que lorsqu’ils sont bien remplis.    Voici le résultat :

Nous sommes 2 adultes à la maison.  Ce que je constate en regardant les dates c’est qu’il nous reste pas mal de travail à faire au niveau du bac de recyclage.     Qu’est ce qui le remplit tant ?   Les emballages bien sûr.

Le défi chez nous c’est qu’on peut très difficilement acheter les aliments en vrac pour cause d’allergies alimentaires sévères.

Ce que j’ai trouvé comme solution c’est de cuisiner un peu plus.  Par exemple je cuisine les biscuits et je fais mon propre bouillon de légumes avec les épluchures de mes légumes bios (avant de les déposer dans le bac de compost).   L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de conserves de tomates parce que j’en avais congelé plusieurs pots de mon potager de l’an dernier.  J’élimine ainsi certains emballages.

Pour ce qui est des rouleaux de papier de toilette vides, j’ai trouvé une garderie qui les prend pour le bricolage.   Mes contenants de yogourts vides sont  réutilisés par la boutique écologique près de chez moi.

Mais il reste encore les litres de lait, les emballages de fromage, les sacs de riz, les emballages de craquelins…

Il y a donc de la place pour l’amélioration !

 

Ma maison de rêve: d’hier à aujourd’hui…

Mon intérêt pour la simplicité volontaire et l’environnement date de très longtemps. Déjà lorsque j’étais petite, je rêvais de vivre dans une roulotte avec le strict minimum. Je vous partage un « magnifique 🙂 » dessin fait à 11 ans de ma « maison de rêve ».

Maison de rêve

Déjà, j’avais imaginé un système de récupération de l’eau du lavabo pour l’utilisation des toilettes (le tuyau qui les relie). Étant jeune, je me disais souvent que j’aurais aimé vivre à une époque où on n’avait pas tout cuit dans le bec et où on devait travailler pour construire sa maison, fabriquer ses meubles, faire pousser sa nourriture, etc. Bon, je ne réalisais définitivement pas l’ampleur du travail que cela exigeait, mais c’était un rêve : celui de vivre simplement en harmonie avec la nature!

Bref, des années plus tard, une petite cloche a sonné dans ma tête lorsque j’ai lu le livre « État d’urgence » de Michael Crichton où il est question des changements climatiques. Mais à ce moment-là, on n’en entendait pas encore beaucoup parler. C’est lors de la conférence de Paris de 2015 sur le climat qu’une véritable alarme d’urgence a retenti dans ma tête! La prise de conscience a été « brutale » pour moi. À partir de ce moment, je me suis fixée des objectifs pour vivre davantage en harmonie avec notre belle planète. Ayant des enfants, il était impératif pour moi de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour leur laisser la Terre dans le meilleur état possible. J’ai décrété mon année 2016 : « l’année de la réduction de mes déchets et de mon impact sur la nature ». Avant de pouvoir changer le monde, je devais changer « mon monde ».

Mes objectifs personnels étaient et sont encore aujourd’hui de réduire mes déchets et ma quantité de recyclage (le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, right?!), diminuer ma consommation d’eau, d’électricité et de biens matériels, diminuer ma dépendance à l’automobile ainsi que de favoriser l’économie de proximité et la réutilisation/réparation d’objets. Changer mes habitudes n’est définitivement pas facile, je fais tellement de choses machinalement et ce, depuis tellement longtemps. Donc, je me laisse le temps et je vais pas à pas (afin de ne pas virer complètement folle 🙂 ).

Voici quelques exemples de petits gestes qui, mis ensemble, font une différence pour moi :

-Apposer l’autocollant « pas de publicité » sur mes boîtes aux lettres personnelle et communautaire (EXIT les publicités qui traînent partout et nous créent des faux besoins)

-Diminuer au maximum la consommation de viande de notre famille (mon chum est carnivore = gros défi….mais réussi!)

-Marcher ou prendre le vélo et l’autobus au lieu de l’auto. Vive la poussette double dans la neige, résultat : abdos et cuisses d’enfer! (seulement dans mes rêves pour l’instant… mais ça va venir!)

-Composter les résidus de légumes et de jardin ainsi que les mouchoirs

-Faire un jardin (les enfants adorent aller « faire l’épicerie » dans la cour)

-Acheter des piles rechargeables. (ça passe vite des piles avec des enfants…)

-Acheter nos vêtements et les jouets dans des bazars et des friperies. Vive les économies!

-Fabriquer certains produits ménagers (il suffit d’avoir du vinaigre et du bicarbonate de soude! En plus, les enfants peuvent vous aider à nettoyer!)

-Acheter la nourriture sèche, les produits d’hygiène corporelle et de nettoyage (ex: savon à lessive, à vaisselle, etc) en VRAC (la Brise Verte, Bulk Barn avec des contenants réutilisables)

-Acheter le plus possible bio et/ou local avec les paniers des Fermes Lufa.

-Cuisiner, cuisiner, cuisiner et cuisiner pour éviter le prêt-à-manger (chimique à souhait) et le suremballé

-Avoir en permanence une boîte de dons prête à être remplie! (Étant très bordélique, la réduction de mes possessions a été une révélation pour moi! C’est beaucoup plus facile et plus rapide de faire le ménage lorsque chaque chose est à sa place.)

-Etc.

Pour ne nommer que ceux-ci!

Tous ces petits gestes réduisent mes déchets, mes dépenses (je suis cheap 🙂 ) et surtout, économisent les ressources de notre planète, parce que nous n’avons que celle-ci. Je n’ai définitivement pas encore réussi tous mes objectifs mais déjà, j’adore ce nouveau style de vie qui est plus simple, plus vrai et qui me rend fière.

Et vous, posez-vous des gestes pour protéger notre planète qui vous rendent fiers/fières? Inspirez-moi! Inspirez-nous!

Conférence zéro déchet avec Béa Jonhson

Le 25 octobre prochain, les adeptes du mouvement zéro déchet et les curieux sont conviés à la conférence de Béa Johnson, présentée par Terre à soi au Collège Maisonneuve.
Porte-parole du mouvement global Zéro déchet dont elle est considérée comme la «papesse», Béa Johnson partage, dans sa conférence, son expérience de réduction radicale des déchets grâce à l’application de cinq règles: Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Composter.
Depuis huit ans déjà, Terre à soi, magasin général écologique, agit comme agent de changement social dans son milieu en proposant à la famille d’aujourd’hui des produits écologiques, locaux et équitables. En lien étroit avec ses clients et fournisseurs, Terre à soi est fière de s’associer au mouvement Zéro déchet comme solution réelle et durable, un pas à la fois, vers un monde plus conscient. Curieux, initiés ou experts prendront plaisir à rencontrer Béa Johnson et à s’inspirer de ses solutions pour vivre plus simplement, améliorer sa santé et, en plus, économiser temps et argent!

C’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Festival zéro déchet


Le Festival Zero Déchet de Montréal, c’est aborder des sujets tels que la consommation responsable, la gestion des matières résiduelles, le minimalisme, l’écologie et d’autres thématiques au-travers de 20 conférences et panels, 20 ateliers pratiques et une foire de 50 exposants. C’est fournir des informations et apporter des solutions aux festivaliers, qu’ils soient déjà avancés dans une démarche zéro déchet, simplement curieux ou ne connaissant pas ce mode de vie. C’est montrer à travers la diversité des intervenants que nous pouvons tous contribuer à un monde meilleur, un changement à la fois.