En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Tag: minimaliste

Journée mondiale sans achat

Un exercice qui fait du bien !

Tout bon conseiller financier vous le dira : il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où va l’argent que nous gagnons.

Mais l’inverse est aussi vrai :   il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où ne va pas cet argent.

C’est pourquoi, histoire de m’amuser un peu, j’ai fait un petit exercice qui n’a absolument rien de scientifique, sur les produits cosmétiques les plus courants, et que je n’achète pas.

Les quantités indiquées sur ce tableau supposent que je ne posséderais qu’un exemplaire de ces items à la fois.    Et pour ce qui est des prix vous constaterez que je n’y ai pas mis des p’tits pots de crème à 150 $.  J’ai préféré être raisonnable dans mes suppositions  (je vous laisse faire votre propre exercice 🙂  , avec le prix réel des produits que vous consommez).

Évidemment ce tableau est très incomplet.  Je pourrais ajouter par exemple :

  • Les masques pour visage, le crayon contour à lèvres, les gloss, les différents vernis à ongle, les crèmes anti-rides et combien d’autres produits. 200 $ ?
  • De l’eau de toilette. 1 bouteille par année. Je pense que 50 $ n’est pas exagéré.
  • La coiffeuse. Coupe, teinture, frisette, défrisette, rallonges….   Montant très variable selon le nombre de visites mais disons  200 $
  • Si j’ajoute les produits coiffants qu’on possède chez soi (mousse, gel, fixatif, et autres), en supposant un prix moyen de 8 $ la bouteille et 5 contenants par année, soit 40 $
  • Bien sûr il y aura aussi l’esthéticienne pour les soins du visage ainsi que l’épilation de tous nos petits recoins. Je vous laisse le soin d’y mettre un prix.
  • Aussi la manucure pour avoir de beaux ongles aux  doigts et aux orteils. Combien de fois par année ?   A quel coût ?
  • Pensons aussi à la rallonge des cils.
  • Sans parler du chirurgien esthétique ou traitements divers pour se faire « botoxer » ou remonter certaines parties de notre anatomie.

Ces choses ne sont pas faciles à évaluer mais je ne me trompe certainement pas beaucoup si j’ose le montant de 700 à 800 $ taxes et pourboire inclus par année.   En ajoutant ce montant au 421 $ indiqué plus haut j’arrive à la somme de 1 221 $ par année en produits et services cosmétiques divers.  Évidemment tout le monde n’utilise pas tout cela mais….

Finalement, comme je le fais très souvent lorsque j’évalue un bien ou un produit, je transforme ce montant en dollars bruts pour connaitre le nombre d’heures de travail que je dois faire pour me les procurer.   Par exemple : 1 221 $ net à 25 % d’impôt donne 1 628 $ brut.

Ce que j’utilise réellement en cosmétiques dans une année se chiffre à environ 150 $ parce que je ne me suis jamais maquillée (à part, très occasionnellement, un peu de rouge à lèvres).   Pour le reste les seules fois où j’ai tenté de me mettre du fard à joue ou à paupières, je les ai aussitôt ôtés parce que j’avais plutôt l’air d’un clown !

Cet exercice concerne uniquement les produits cosmétiques.    Une prochaine fois je me ferai plaisir en calculant combien d’heures de travail par semaine je peux m’éviter ou plutôt combien d’heures de loisirs de plus je peux me permettre,   en ne succombant pas à l’industrie de la mode qui nous fait miroiter un plus grand bonheur avec cette nouvelle sacoche et petits souliers assortis.   Ce joli petit foulard disponible en 8 couleurs différentes (ça me les prend bien sûr !).  Des bijoux pour toutes les  occasions.  De nouveaux vêtements aux changements de saison parce que le style de l’an passé est hélas « out ».    Surement que mon sourire sera encore plus large après cet autre exercice.

Voilà pourquoi de temps à autre j’aime bien m’arrêter pour voir où ne va pas mon argent et comprendre pourquoi je peux me permettre de travailler moins.

Ma vie simplifiée

Lorsque j’ai adhéré au mode de vie Simplicité Volontaire il y a plus de 2 ans maintenant, j’ai en fait réalisé que j’avais toujours été un peu «simplicitaire».    Je n’en étais pas consciente, c’est tout.

Je n’ai jamais été une grande «magasineuse» bien que, comme tout le monde, j’aimais bien m’acheter quelques nouveaux morceaux de vêtements aux changements de saisons.

Cependant, outre un prêt-auto (lorsque j’en avais une) et une hypothèque, je n’ai jamais eu d’autre dette.   J’ai toujours acheté lorsque j’avais l’argent.   Et ça ne m’a pas empêché de faire quelques voyages et d’être heureuse.

Que s’est-il donc passé depuis 2 ans dans ma vie?    Ce fut d’abord une grande prise de conscience environnementale et par la suite une prise de conscience par rapport à la vie, à MA vie et à ce que j’ai choisi d’en faire.

Et personnellement, ce que je veux en faire n’est certainement pas de travailler 35 à 40 heures par semaine parce que, croyez-moi elle passe vite cette vie-là.  C’est pourquoi j’ai choisi de réduire mon temps de travail pour disposer de plus de temps pour vaquer à des occupations qui me plaisent vraiment. Par le fait même, j’ai dû réévaluer mes dépenses car: moins de travail = moins de revenus!

Or, chaque fois que je crois avoir besoin de quelque chose, je n’ai plus le réflexe automatique de dire: je dois l’acheter.   Je me demande d’abord si je possède déjà quelque objet qui pourrait faire l’affaire. Sinon, puis-je l’emprunter à mon voisin, ma sœur, une amie?   Si c’est quelque chose que j’utiliserai 1 ou 2 fois par année, puis-je le louer?  Et la dernière question: puis-je l’acheter de seconde main?  Et la plupart du temps, je n’ai pas besoin d’acheter.

Le calcul suivant m’a souvent rendu service, je vous le conseille grandement:

L’achat d’un item qui coûte 100$ plus taxes (15% de plus ça fait une différence!), supposons un sac à main.   Au salaire ou taux horaire que je gagne, combien d’heures devrais-je travailler pour pouvoir l’acheter.    ATTENTION: il faut prendre le salaire net, une fois l’impôt payé.   Suis-je prête à travailler 3, 4, 5 heures uniquement pour me procurer cet item?

Exemple :   Vous gagnez 25 $ de l’heure brut soit environ 18-20 $ net.  Il vous faudra travailler environ 6 heures, soit presque une journée complète pour cet achat et seulement pour cet achat.  Vous n’avez pas encore mangé ni payé votre loyer et tout ce qui vient avec.   Il faut vraiment que cet objet vous apporte un grand bonheur!

Aujourd’hui, ça peut paraître cliché, mais c’est quand même la vérité, je préfère «être» qu’ «avoir».   Pour moi ça veut dire faire des choses qui me font du bien, passer du temps avec ceux que j’aime, jouer à des jeux de société, marcher en forêt,  voir un film, une pièce de théâtre et profiter aussi de tous les loisirs gratuits ou peu dispendieux offerts par ma municipalité ou ailleurs (et quand on s’y attarde, on voit qu’il y en a beaucoup).  Parce qu’en terme de loisirs c’est fou ce que les entreprises débordent d’imagination pour nous en proposer toujours plus, et tous plus coûteux les uns que les autres.

Il m’est même arrivé à quelques occasions de refuser d’aller à une sortie qui ne correspondait pas réellement à mes nouvelles valeurs et pour laquelle je n’avais tout simplement pas envie de travailler durant une journée ou plus pour me l’offrir.  J’ai éprouvé à ces moments-là un certain malaise en refusant. Je me sentais jugée, même lorsque les gens ne disaient rien.  En fait, je pense que je me jugeais moi-même.  Ce que je tente de ne plus faire.

J’ai maintenant choisi de prendre ma vie en main et de vivre selon mes valeurs à moi, pas celles que la société veut m’imposer.    Le stress quotidien, la course effrénée (course vers quoi en fait ?), les soucis financiers, tout cela je n’en veux plus, en tout cas le moins possible.

 

Sniff sniff !

Lorsque j’ai débuté mes changements à la maison certains ont été très faciles comme par exemple de remplacer les essuie-tout en papier par des guenilles lavables. 

J’ai pris 2 grandes serviettes qui avaient vraisemblablement visité plusieurs plages et qui montraient quelques signes de vieillissement, je les ai simplement coupées en rectangles de la grandeur désirée, et avec ma machine à coudre j’ai cousu le tour de chaque guenille pour éviter l’effilochage.

Voilà maintenant tout près de 2 ans que nous n’avons pas acheté d’essuie-tout papier et ça ne nous manque pas du tout.

À peu près à la même époque, et comme je suis affligée d’une rhinite chronique (me mouche à l’année longue… ce doit être héréditaire ma mère est pareille !), j’ai eu la bonne idée de faire de même avec les papiers-mouchoirs.  Je me suis donc acheté des mouchoirs lavables, en coton,  dans une petite boutique près de chez moi.

Je dois avouer que les mouchoirs achetés étaient un peu trop épais et un peu grands, créant une espèce de monticule disgracieux dans ma poche de jeans.   Aussi, au début j’étais peu convaincue et ressentais un certain malaise à les utiliser devant les gens de sorte que, les quelques fois où je les ai utilisés c’était à la maison, mais je ne délaissais toujours pas les mouchoirs en papier.

Mais ici comme ailleurs la technique du « pas à pas » a fait son chemin dans ma tête, et voilà qu’il y quelques semaines, lors d’un épisode de « trip de couture » j’ai trouvé dans mes armoires une taie d’oreiller toute douce et abandonnée par son kit de draps d’origine avec laquelle j’ai eu l’idée de me coudre des mouchoirs.

Ah !  Ils sont parfaits !    Doux et soyeux à souhait, minces et discrets, carreautés comme ceux de mon grand-père.   Je les utilise maintenant quotidiennement à la maison comme à l’extérieur.  Il faut croire que je n’étais pas tout à fait prête lorsque j’ai acheté mes premiers mouchoirs.

Et croyez-le ou non,  mon amoureux est en train d’adopter le mouchoir lui aussi… pas à pas.

Mais attention :   si un épisode de rhume ou de grippe survenait au cours de cette belle saison hivernale il y a des chances que je me tourne vers le papier-mouchoir (pour éviter la contagion d’abord mais aussi parce que je risquerais d’en manquer !)   Cela ne serait que temporaire, bien sûr.

 

Les fameuses résolutions

Je ne crois pas aux résolutions de début d’année. Je n’y crois pas car mon expérience m’a clairement démontré que ce n’est qu’une infime minorité de celles-ci qui tiennent bon et que de toute façon c’est très mauvais pour mon estime personnelle parce que quand je flanche, je ne suis pas fière de moi.   Voilà pourquoi je n’en prends plus (en fait, je n’en ai pas pris très souvent dans ma vie).

Cependant, j’admets que souvent pour débuter une nouvelle habitude le début d’une année est un moment charnière qui, pour ma part, me situe bien dans le temps et me permet de me rappeler que c’est au début de l’an de grâce mille-neuf-cent-quelque-chose, que j’ai commencé à, que j’ai cessé de ou  que j’ai opté pour… 

Donc, en ce qui concerne mon mode de vie « Simplicité volontaire /Zéro Déchet »,  dès le début de 2018 je mettrai davantage l’accent sur les vêtements car on sait (ou peut-être pas…) que cette industrie est très polluante et vraiment pas éthique. On se rappellera la catastrophe au Bangladesh en  2013.    J’ai visionné le film The true cost récemment et ça m’a fait réfléchir.  Si vous avez la chance de le voir ne le manquez pas.

À la base je ne suis pas une grande consommatrice de vêtements ou d’accessoires de mode et ne l’ai jamais été.  En réalité, je DÉTESTE magasiner au plus haut point. Je préfère aller chez le dentiste, chez le garagiste ou même sortir les vidanges (parce que ça arrive de moins en moins souvent ! ! !). Mais notre culture, et la température, font en sorte qu’il est nécessaire de se vêtir un peu quand même.

Alors, deux choses vers lesquelles je vais tendre à l’avenir sont les friperies et les achats de vêtements fabriqués localement et/ou éthiquement.    C’est certain que dans les friperies il faut fouiller un peu et que ce n’est pas garanti qu’on trouvera quelque chose à tous les coups, mais on fait parfois de belles trouvailles.

Et si je ne trouve pas en friperie, j’irai voir les commerces ou les sites internet qui ont des vêtements écolos et/ou éthiques.    Ces derniers sont généralement plus dispendieux car personne n’a été exploité lors de leur fabrication, mais comme mes achats sont peu nombreux dans une année et que je tends de plus en plus vers une garde-robe minimaliste, leur coût n’est pas nécessairement un obstacle.

Voilà, je me suis commise en le disant haut et fort.   Je vous partagerai mes bons et mes moins bons coups au courant de l’année.

Tout simplement

 

C’est un peu par accident que la Simplicité Volontaire est arrivée dans ma vie.   Il y a environ 5 ans j’ai perdu mon emploi.   Je venais tout juste d’avoir 50 ans (bon c’est fait, vous connaissez maintenant mon âge !).   Pour faire une histoire courte on m’a fait réaliser que je pouvais devenir travailleur autonome, chose qui ne m’avait jamais effleuré l’esprit.

Les 2 premières années, comme toute bonne entrepreneure, je m’investissais de très nombreuses heures par semaine dans cette nouvelle vie, et ça fonctionnait ma foi très bien, jusqu’à ce que je réalise que j’aimais bien le statut de travailleur autonome mais que j’aimais moins ce que je faisais, du travail administratif.

Tout en continuant mon entreprise (faut bien manger !) mais avec moins d’entrain, j’ai essayé différentes choses sans vraiment avoir l’étincelle pour aucune d’elles de sorte que mes revenus se sont mis à diminuer, mais je m’en sortais encore bien.     Et un beau jour, l’étincelle que j’attendais est survenue.    C’est suite au visionnement d’un film (En Quête de Sens), que je me suis soudainement sentie investie d’une mission pour la cause environnementale.

C’est à ce moment que j’ai commencé à vivre selon les principes de la simplicité volontaire et parallèlement à poser de nombreux gestes dans mon quotidien pour tendre vers le zéro déchet, gestes dont je vous parlerai plus longuement dans mes prochains écrits.    Aussi, comme j’aime beaucoup parler aux gens et sachant que je possède des habiletés pour parler en public j’ai créé une « conférence-partage » que j’offre dans des organismes ou lors d’événements, ce qui me permet une autre entrée de revenus mais pour quelque chose qui me plaît vraiment beaucoup.

Aujourd’hui, je travaille entre 15 et 20 heures par semaine et surtout avec ce mode de vie j’ai appris à vivre selon mes propres valeurs (le plaisir, l’entraide, le partage, la simplicité) plutôt que celles de la société (la consommation, la performance, la compétition…)  Pour moi vivre en toute simplicité veut aussi dire disposer de plus de temps pour vivre ma vie.

J’ai adhéré à ce mode de vie pour ces différents aspects :

  • Spirituel :   une vie plus zen et harmonieuse;
  • Santé physique et mentale : moins de stress et moins de malaises dus au stress;
  • Financier : moins de dépenses et de paiements, donc moins de travail;
  • Temporel : plus de temps de qualité pour ce et ceux que j’aime;
  • Social : plus de moments pour m’impliquer dans ma communauté et créer des liens;
  • Environnemental : agir pour un meilleur environnement et vivre en harmonie avec notre belle planète;
  • Liberté :  moins de contraintes et par conséquent pouvoir choisir ma vie et la savourer au maximum.

Évidemment cela se fait un pas à la fois, et certains jours je me laisse encore emporter par le tourbillon de la vie.    C’est en quelque sorte un défi quotidien mais qui devient de plus en plus facile à relever.   C’est exactement comme le mouvement d’un pédalier;  pour démarrer le mouvement cela demande un effort mais à mesure qu’il est entamé, un automatisme s’installe et le pédalier  tourne ensuite plus aisément.

 

Festival zéro déchet


Le Festival Zero Déchet de Montréal, c’est aborder des sujets tels que la consommation responsable, la gestion des matières résiduelles, le minimalisme, l’écologie et d’autres thématiques au-travers de 20 conférences et panels, 20 ateliers pratiques et une foire de 50 exposants. C’est fournir des informations et apporter des solutions aux festivaliers, qu’ils soient déjà avancés dans une démarche zéro déchet, simplement curieux ou ne connaissant pas ce mode de vie. C’est montrer à travers la diversité des intervenants que nous pouvons tous contribuer à un monde meilleur, un changement à la fois.