En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

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Overdose d’objets

Pourquoi avons-nous autant d’objets ? Est-ce que ceux-ci nous rendent plus heureux ? Comment ceux-ci entrent-ils dans nos maisons ? Sommes-nous drogués aux achats compulsifs ?

Malgré mon désir d’épurer au maximum ma maison, on dirait que les objets ne cessent de faire leur entrée… parfois comme cadeau (surtout durant la période des fêtes)… parfois comme don (et oui, les gens pensent de plus en plus à donner au prochain) et aussi comme achat (comme beaucoup d’autres personnes, j’ai encore succombé à la tentation : désir ou besoin).

Il semblerait que nous avons en moyenne dans nos maisons nord-américaines 300 000 objets. Je n’ai pas du tout de la misère à le croire. J’ai personnellement encore beaucoup trop d’objets dans ma maison.  Ah qu’il est difficile de s’en départir, car on se dit souvent : Et si j’en avais un jour de besoin… mais plus on a d’espace et plus on accumule.

En passant d’un petit appartement à une maison, il y a déjà quelques années, je trouvais que l’espace de plus que j’avais était génial. Un espace aéré est agréable pour se mouvoir dans l’environnement et apaisant pour l’esprit. Toutefois, en seulement 4 ans, après un décès dans la famille et l’arrivée de mon petit garçon, ma maison est déjà bien remplie de jouets, de meubles, de souvenirs et dans mon cas précis d’objets divers pour réaliser mes 2 millions de projets créatifs. J’ai beaucoup de difficulté à choisir, alors je fais un peu de tout : peinture, bijoux, tricot, musique, dessin et plus encore. Mes intérêts multiples amènent inévitablement une montagne d’objets. Une machine pour faire ceci, un outil pour faire ça et de multiples matériaux pour mes projets  de toutes sortes.

Donc, cette année, j’ai décidé, comme résolution, de réduire mon nombre de projets et surtout d’éviter d’acheter de nouveaux objets / outils / matériaux pour réaliser ceux-ci. Il est plus que temps d’écouler mon stock pour réduire l’accumulation et faire baisser la surcharge. En prime, c’est aussi une très bonne chose pour mon budget. 🙂

Pour commencer du bon pied, je confectionne actuellement des mouchoirs avec de vieux t-shirts (et oui, on a décidé de passer aux mouchoirs lavables) et je crée également des cartes de fête avec du matériel que j’ai déjà à la maison.

Cartes de souhaits maisons et mouchoirs lavables

Finalement, mon objectif pour 2019 est de vivre mes passions créatives uniquement avec le matériel que j’ai déjà chez moi afin de réduire l’overdose.

Et vous quel est votre objectif pour la nouvelle année ? N’hésitez pas à le partager ! 🙂

Bouclons la boucle !

D’une année à l’autre, j’aspire à devenir de plus en plus autosuffisante côté bouffe. L’objectif ultime serait de boucler la boucle. Mais comment ?

Magalie en train de récolter les patatesrécoltes de patates 2018conserves de betteraves 2018

  1. Avoir assez de semences* pour partir les plants l’année suivante
    Actuellement, je peux partir environ 25 % des plants
    pour l’année prochaine, car j’ai
    a. sélectionné les plus beaux fruits ou légumes à leur pleine maturité, j’ai retiré les graines et je les ai fait sécher à l’air libre : 
    – tomates (+ de 5 ans d’expérience au niveau de la récolte de ce type de semence)
    – poivrons (+ de 5 ans d’expérience)
    – piments forts (2 ans d’expérience)
    – zucchinis (0 année d’expérience)
    b. retiré les semences dans les fleurs séchées :
    – capucines (1 an d’expérience)
    – oeillets d’inde (1 an d’expérience)
    c. récolté le légume pour le replanter directement dans le sol :
    – patates (2 ans d’expérience)
    – ail (1 an d’expérience)

    * Si vous voulez récolter vous aussi vos semences de fruits et de légumes, le jardinier paresseux explique très bien le pourquoi du comment sur son blogue dans son article intitulé « Comment récolter les semences ».
  2. Avoir les récoltes adéquates pour les besoins de notre famille
    Tout d’abord, mon jardin n’a pas une assez grande superficie. Il faut environ 100 m2 par personne pour subvenir aux besoins alimentaires et mon jardin n’a que 19 m2 par personne. Aussi, l’année 2018 n’a pas été la plus productive, car j’ai pris davantage soin de ma bedaine que de mon jardin et que « Franky » la marmotte s’est servie plus que jamais de mon jardin comme de son garde-manger personnel. Donc, cette année, les tomates seulement étaient assez abondantes pour nos besoins alimentaires. Toutefois, nous sommes presque virés tomates malgré nos dons à nos familles, nos amis et nos voisins, car j’ai exagéré dans l’autre sens en mettant en terre tous les plants que j’avais partis en semis. Bref, je vais réviser mon plan l’année prochaine pour équilibrer davantage mes récoltes, pour éloigner la marmotte et pour prendre soin de mon jardin afin de favoriser une plus grande productivité.
  3. Être en mesure de faire assez de conserves pour l’année à venir
    Étant en pleine période d’adaptation dans mon nouveau rôle de maman, j’ai fait dans le minimaliste au niveau des conserves 2018, soit des conserves de betteraves uniquement. Toutefois, il me reste encore des conserves de 2016-2017 (ketchup aux fruits, tomates, relish). Dans le monde idéal, j’aurais juste le bon nombre de conserves pour subvenir aux besoins de ma famille jusqu’à la prochaine saison des récoltes. Aussi, j’aimerais éviter d’acheter des produits transformés. Donc, en 2019, j’aimerais faire plus de conserves diversifiées tout en améliorant les quantités réalisées (ex : moins de relish, plus de betteraves, sauces (nouveauté), etc.)
  4. Avoir accès à un système de partage pour pallier aux manques de semences ou de récoltes
    Connaissez-vous la plate-forme « Plantcatching » ? C’est un site à découvrir pour trouver des plantes, graines et bulbes, surplus de récoltes et matériaux de jardinage donnés par vos voisins jardiniers ou pour donner à votre tour des végétaux ou surplus de récoltes. C’est un outil fort intéressant pour favoriser la collaboration entre voisins. Bonne découverte !

Finalement, ce n’est pas cette année que je vais réussir à boucler la boucle, mais un pas à la fois, je vais tendre dans cette voie.