En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

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Journée mondiale sans achat

Vive la diversité !

Le printemps est enfin arrivé! La nature se réveille et les pissenlits sur mon gazon aussi… Tout d’abord, il faut dire que mon terrain est vraiment beau….quand il est couvert de neige! Tsé le champ de pissenlits et  de «mauvaises herbes», c’est chez moi!

Année après année, j’ai essayé d’enlever mes pissenlits, mais rien à faire, ils reviennent constamment. Il faut dire que chaque plant peut produire 2000-3000 semences par année… alors le combat est pas mal perdu d’avance. Et comme  je ne désire pas consacrer de temps ni d’argent à cela, cette année, j’ai appris à les aimer et à les accepter.  Mon déclicpissenlit avec abeille qui butine s’est fait quand j’ai appris que les pissenlits sont les premières fleurs que nos abeilles et autres insectes pollinisateurs peuvent butiner après le long (interminable) hiver et qu’ils regorgent de nectar. Comme les infrastructures et l’étalement urbain ont déjà anéanti beaucoup d’espaces verts fleuris, pourquoi ne pas leur donner une petite chance avec ce qui reste?! À l’aide de leurs racines profondes, les pissenlits ramènent des minéraux comme le potassium, le phosphore et le calcium vers la couche superficielle du sol et fertilisent ainsi d’autres plantes (d’autres pissenlits dans mon cas 🙂 ). Quand ils  meurent, cela fait des trous et aère le sol. Il reste juste à les tondre avant qu’ils montent en graines pour limiter le pollen et les voisins pas contents 😛 . Bref, on a appris à les détester mais au fond, c’est beau des pissenlits. Tu peux même te faire du vin avec selon Ricardo! I drink to that!

En plus de mes pissenlits déjà bien établis, j’ai décidé d’amener d’autres espèces diversifiées sur ma pelouse.  Premièrement, j’ai agrandi considérablement l’espace que je dédiais aux fleurs (surtout des vivaces et des bulbes pour plus de simplicité!) Après tout, le gazon, ce n’est pas tellement utile comparativement à des fleurs qui attirent les abeilles ou les papillons. Qui sait, peut-être qu’un jour je pourrai également faire pousser des légumes en façade de ma maison! J’ai également semé du trèfle blanc sur des zones de mon terrain d’en avant (peu de piétinement) où il n’y avait pas de gazon. Le trèfle n’a pas besoin d’être tondu fréquemment (2-3 fois par été) et ne nécessite que peu d’arrosage, youppi! Il existe aussi des mélanges de trèfles blancs et graminées qui donnent de très bon résultats.

Un beau gazon verdoyant et uniforme est souvent un symbole de réussite sociale mais aussi de dépenses, d’entretien et souvent de pesticides pouvant être nocifs pour les autres organismes vivants. Au final, la pelouse impeccable n’est pas vraiment bonne pour l’environnement. Favorisons plutôt la biodiversité!

 

 

Journée internationale du commerce équitable

Ma vie simplifiée

Lorsque j’ai adhéré au mode de vie Simplicité Volontaire il y a plus de 2 ans maintenant, j’ai en fait réalisé que j’avais toujours été un peu «simplicitaire».    Je n’en étais pas consciente, c’est tout.

Je n’ai jamais été une grande «magasineuse» bien que, comme tout le monde, j’aimais bien m’acheter quelques nouveaux morceaux de vêtements aux changements de saisons.

Cependant, outre un prêt-auto (lorsque j’en avais une) et une hypothèque, je n’ai jamais eu d’autre dette.   J’ai toujours acheté lorsque j’avais l’argent.   Et ça ne m’a pas empêché de faire quelques voyages et d’être heureuse.

Que s’est-il donc passé depuis 2 ans dans ma vie?    Ce fut d’abord une grande prise de conscience environnementale et par la suite une prise de conscience par rapport à la vie, à MA vie et à ce que j’ai choisi d’en faire.

Et personnellement, ce que je veux en faire n’est certainement pas de travailler 35 à 40 heures par semaine parce que, croyez-moi elle passe vite cette vie-là.  C’est pourquoi j’ai choisi de réduire mon temps de travail pour disposer de plus de temps pour vaquer à des occupations qui me plaisent vraiment. Par le fait même, j’ai dû réévaluer mes dépenses car: moins de travail = moins de revenus!

Or, chaque fois que je crois avoir besoin de quelque chose, je n’ai plus le réflexe automatique de dire: je dois l’acheter.   Je me demande d’abord si je possède déjà quelque objet qui pourrait faire l’affaire. Sinon, puis-je l’emprunter à mon voisin, ma sœur, une amie?   Si c’est quelque chose que j’utiliserai 1 ou 2 fois par année, puis-je le louer?  Et la dernière question: puis-je l’acheter de seconde main?  Et la plupart du temps, je n’ai pas besoin d’acheter.

Le calcul suivant m’a souvent rendu service, je vous le conseille grandement:

L’achat d’un item qui coûte 100$ plus taxes (15% de plus ça fait une différence!), supposons un sac à main.   Au salaire ou taux horaire que je gagne, combien d’heures devrais-je travailler pour pouvoir l’acheter.    ATTENTION: il faut prendre le salaire net, une fois l’impôt payé.   Suis-je prête à travailler 3, 4, 5 heures uniquement pour me procurer cet item?

Exemple :   Vous gagnez 25 $ de l’heure brut soit environ 18-20 $ net.  Il vous faudra travailler environ 6 heures, soit presque une journée complète pour cet achat et seulement pour cet achat.  Vous n’avez pas encore mangé ni payé votre loyer et tout ce qui vient avec.   Il faut vraiment que cet objet vous apporte un grand bonheur!

Aujourd’hui, ça peut paraître cliché, mais c’est quand même la vérité, je préfère «être» qu’ «avoir».   Pour moi ça veut dire faire des choses qui me font du bien, passer du temps avec ceux que j’aime, jouer à des jeux de société, marcher en forêt,  voir un film, une pièce de théâtre et profiter aussi de tous les loisirs gratuits ou peu dispendieux offerts par ma municipalité ou ailleurs (et quand on s’y attarde, on voit qu’il y en a beaucoup).  Parce qu’en terme de loisirs c’est fou ce que les entreprises débordent d’imagination pour nous en proposer toujours plus, et tous plus coûteux les uns que les autres.

Il m’est même arrivé à quelques occasions de refuser d’aller à une sortie qui ne correspondait pas réellement à mes nouvelles valeurs et pour laquelle je n’avais tout simplement pas envie de travailler durant une journée ou plus pour me l’offrir.  J’ai éprouvé à ces moments-là un certain malaise en refusant. Je me sentais jugée, même lorsque les gens ne disaient rien.  En fait, je pense que je me jugeais moi-même.  Ce que je tente de ne plus faire.

J’ai maintenant choisi de prendre ma vie en main et de vivre selon mes valeurs à moi, pas celles que la société veut m’imposer.    Le stress quotidien, la course effrénée (course vers quoi en fait ?), les soucis financiers, tout cela je n’en veux plus, en tout cas le moins possible.

 

Être écologique, c’est économique!

On entend souvent dire que de manger des aliments biologiques et d’acheter des produits locaux ou éthiques coûte plus cher et c’est (malheureusement) souvent vrai… Si on s’arrêtait à cela, il pourrait nous sembler qu’être écolo est peu économique voire inaccessible pour certains d’entre nous. Mais il y a plein de petits (et de gros) endroits où être écologique/zéro déchet est bon pour notre portefeuille. C’est dernièrement, lors de l’organisation de la fête de mes enfants, que j’en ai pris pleinement conscience…

Il y a plusieurs années, en pensant me simplifier la vie pour la fête de ma fille, j’avais acheté des nappes de plastique, des «napkins» de Dora, de la vaisselle jetable, etc. Et quand on parle fête d’enfant, il est vraiment facile de tomber dans le piège et d’acheter la totale c’est-à-dire: des guirlandes, des banderoles, des ballons, des flûtes qui font «pouettt» des chapeaux, des affiches, des verres thématiques, des petits jouets souvenirs inutiles qui se brisent en cinq minutes, etc.  Le résultat est: une poubelle bien remplie et une facture bien salée! Depuis que je tends vers le zéro déchet, les fêtes ont bien changé…mais pour le mieux! Une bonne vieille nappe, des serviettes en tissus, ma vaisselle de tous les jours… une brassée de lavage plus tard, tout est prêt à être réutiliser! La même petite pensée me revient toujours : la cuillère de plastique avec laquelle mon enfant a mangé son gâteau de 1 an sera encore là quand son arrière-petit enfant mangera le sien. De quoi faire réfléchir…

Mis à part les fêtes d’enfants, un autre endroit où je sauve des sous est à la pharmacie et à l’épicerie. Premièrement, je n’achète pas de mouchoir. Anciennement, j’utilisais le papier de toilette (qui est souvent aussi doux que les kleenex). Quand j’ai vu ma fille de 2 ans vider un rouleau en moins de deux parce qu’elle veut se moucher «TOUTE SEULE», j’ai découpé un vieux chandail de coton à mon chum pour en faire des mouchoirs en tissu. Une autre dépense de réglée!

Voici en rafale quelques autres économies que je réalise:

  • Mes vieilles guenilles font d’excellent essuie-tout.
  • Les »ziploc » ont laissé place aux pochettes pour collations en tissu.
  • Les feuilles de cuisson réutilisables (ex :Cookina) remplacent mon papier d’aluminium/parchemin.
  • Ma pellicule d’emballage est remplacée par des Cover blubber et éventuellement par des emballages en tissu avec cire d’abeille (ex: Api-flex).
  • Les pailles sont bannies parce que… je peux très bien vivre sans.
  • Les serviettes hygiéniques sont partiellement remplacées par des serviettes lavables.
  • Des lingettes de bébé sont remplacées par de simples débarbouillettes.
  • Les sacs à ordures noirs sont éliminés car j’ai amplement de place dans un petit sac format «épicerie».

Et je ne parle même pas des économies réalisées en utilisant presque juste du vinaigre et du bicarbonate de soude comme produits nettoyants, en achetant que du linge et des objets usagés, en mangeant moins de viande, etc.

Bref, en réduisant ma consommation et en choisissant des options plus durables, j’économise beaucoup même si des fois, ça ne parait pas toujours sur le coup. Mais, notre portefeuille et la planète en sortent tous deux gagnants!

N’hésitez pas à me partager vos trucs écono et écolo !

Prochain défi: la bouffe!

Personnellement, j’aime bien me donner des défis au 1er janvier ou sinon, donner un thème à mon année. J’ai proclamé 2018 mon année de la nourriture!  Autant la nourriture que je mange que celle que je veux faire pousser que celle qui aura une deuxième vie grâce à mon compost !

Parlons bouffe!

Mon premier défi est de diminuer considérablement ma consommation de viande. (Tout en restant dans les limites de l’acceptable de mon chéri c’est-à-dire, avoir de la viande au menu grosso modo une fois par semaine. Pour un carnivore, c’est déjà tout un pas en avant! Yeah!)

Tout a commencé il y a quelques années lorsque ma perception de la viande s’est mise à changer. Jadis, quand j’avais de la viande dans mon assiette, je la mangeais… that’s it. Puis, à force de m’informer et d’écouter des documentaires (et d’avoir eu à désosser un poulet…😝pas capable), je vois l’animal, celui qui a été élevé et tué dans des conditions souvent horribles. Je pense également aux forêts dévastées, notamment en Amazonie, pour l’élevage bovin ou même au méthane que les vaches produisent simplement durant leur digestion, etc. Bref, je pense beaucoup trop! Ceci explique pourquoi j’ai beaucoup moins envie d’en manger! Bon, maintenant que je réduis ma consommation de viande, je réponds quoi à l’éternel : qu’est-ce qu’on mange pour souper? Heureusement, il y a une alternative durable et responsable: les végétaux (fruits, légumes, légumineuses, noix, graines, céréales entières). N’étant vraiment pas une cuisinière hors paire et ayant un répertoire de recettes végétariennes relativement limité, je dois redécouvrir la cuisine et une multitude de nouveaux aliments. Moi qui ne connaissais pratiquement que la farine de blé 😆, il y en a plein d’autres (révélation 😀)! Je dois trouver une façon d’apprêter ces aliments pour que «ma gang» les aime et en redemande!

D’ailleurs, si vous avez des recettes végétariennes que vous appréciez particulièrement, n’hésitez pas à me les partager!

Le deuxième défi que je me suis donné est de revenir à de la vraie nourriture. Tsé celle qui a une liste d’ingrédients compréhensible. Je veux savoir ce que je mange! Trop souvent, notre nourriture est bourrée de sucre, de sel et est ultra-transformée. Cuisiner avec des vrais aliments me permet aussi d’en acheter beaucoup en vrac avec mes propres contenants réutilisables pour ensuite les cuisiner. Cela me permet de faire un pas de plus vers le «zéro déchet», car, par exemple, en faisant mes propres barres tendres, je vais éliminer une quantité phénoménale d’emballages individuels métallisés qui traînent dans mon auto (gracieuseté de chéri 😉).

Bref, je risque de cuisiner pas mal cette année et j’y ai déjà beaucoup de plaisir! En plus d’être bon pour ma santé, manger moins de viande et d’aliments transformés me coûte moins cher! Cela me permet alors d’acheter davantage de fruits et légumes locaux et cultivés sans pesticides (les Fermes Lufa) Et gageons que le livre «Sauver la planète une bouchée à la fois» du Nutritionniste Urbain trônera bientôt sur ma table de chevet!

Et vous, avez-vous des défis pour 2018? Pensez-vous faire des changements au niveau de votre alimentation? Inspirez-moi, Inspirez-nous!

 

N.B.: Si vous décidez de manger moins de viande ou plus du tout, je vous conseille de vous informer et de lire, entre autres, cet article qui traite des carences qui peuvent être entraîner (aux adultes comme aux enfants) par notre alimentation.

 

2018 : changement de cap

Déjà une nouvelle année qui commence… Cette transition incite plusieurs personnes à prendre des résolutions et à faire des changements qu’ils tiendront ou non selon leur volonté et leur motivation profonde.

Dans mon cas, l’année 2018 rime plutôt avec bilan et je dirais même bilan financier (et oui, j’ai décidé de parler d’un des sujets tabous de notre société québécoise : l’argent).

Vers la fin de l’année 2017, j’ai décidé de rencontrer mes conseillers financiers pour faire un changement de cap majeur, car je voulais que mes placements et mes investissements reflètent mes idéologies et mon grand souci de protéger notre planète Terre. Donc, j’ai fait un pas afin que mes idéologies et mes actions soient sur la même longueur d’onde (cette action n’est pas visible, car qui parle de placements ou d’investissements lors des festivités des fêtes en famille ou entres ami(e)s?).

Tel que mentionné par Laure Waridel « Acheter, c’est voter ». Par conséquent, j’ai décidé d’investir mon argent en sélectionnant les options les plus éthiques et les plus respectueuses de l’environnement (toujours selon mon profil d’investisseur), car je tiens à appuyer des entreprises qui partagent mes convictions environnementales. Il y a de plus en plus d’options éthiques qui s’offrent à nous. Il suffit de poser des questions à vos conseillers financiers et de faire quelques recherches. Plusieurs banques et conseillers financiers privés offrent des fonds éthiques qui écartent toute participation aux industries du pétrole, du tabac, de l’armement, etc. Ces fonds vous permettent d’investir votre argent dans des entreprises qui ont de bonnes pratiques de gouvernance, environnementales et sociales. Vous pouvez également acheter des actions de compagnies spécifiques si vous croyez en celles-ci et que le niveau élevé de risque ne vous fait pas peur.

Il existe toutes sortes de produits financiers et l’un d’entres-eux est sûrement en lien avec vos convictions…

Actuellement, vous votez pour quelles entreprises ?
Où investissez-vous votre argent ?
Peut-être que pour vous aussi 2018 sera synonyme de bilan financier ?

Faites un pas vert !
Faites des investissements responsables !

Et bonne année 2018 à tous !

Ma maison de rêve: d’hier à aujourd’hui…

Mon intérêt pour la simplicité volontaire et l’environnement date de très longtemps. Déjà lorsque j’étais petite, je rêvais de vivre dans une roulotte avec le strict minimum. Je vous partage un « magnifique 🙂 » dessin fait à 11 ans de ma « maison de rêve ».

Maison de rêve

Déjà, j’avais imaginé un système de récupération de l’eau du lavabo pour l’utilisation des toilettes (le tuyau qui les relie). Étant jeune, je me disais souvent que j’aurais aimé vivre à une époque où on n’avait pas tout cuit dans le bec et où on devait travailler pour construire sa maison, fabriquer ses meubles, faire pousser sa nourriture, etc. Bon, je ne réalisais définitivement pas l’ampleur du travail que cela exigeait, mais c’était un rêve : celui de vivre simplement en harmonie avec la nature!

Bref, des années plus tard, une petite cloche a sonné dans ma tête lorsque j’ai lu le livre « État d’urgence » de Michael Crichton où il est question des changements climatiques. Mais à ce moment-là, on n’en entendait pas encore beaucoup parler. C’est lors de la conférence de Paris de 2015 sur le climat qu’une véritable alarme d’urgence a retenti dans ma tête! La prise de conscience a été « brutale » pour moi. À partir de ce moment, je me suis fixée des objectifs pour vivre davantage en harmonie avec notre belle planète. Ayant des enfants, il était impératif pour moi de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour leur laisser la Terre dans le meilleur état possible. J’ai décrété mon année 2016 : « l’année de la réduction de mes déchets et de mon impact sur la nature ». Avant de pouvoir changer le monde, je devais changer « mon monde ».

Mes objectifs personnels étaient et sont encore aujourd’hui de réduire mes déchets et ma quantité de recyclage (le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, right?!), diminuer ma consommation d’eau, d’électricité et de biens matériels, diminuer ma dépendance à l’automobile ainsi que de favoriser l’économie de proximité et la réutilisation/réparation d’objets. Changer mes habitudes n’est définitivement pas facile, je fais tellement de choses machinalement et ce, depuis tellement longtemps. Donc, je me laisse le temps et je vais pas à pas (afin de ne pas virer complètement folle 🙂 ).

Voici quelques exemples de petits gestes qui, mis ensemble, font une différence pour moi :

-Apposer l’autocollant « pas de publicité » sur mes boîtes aux lettres personnelle et communautaire (EXIT les publicités qui traînent partout et nous créent des faux besoins)

-Diminuer au maximum la consommation de viande de notre famille (mon chum est carnivore = gros défi….mais réussi!)

-Marcher ou prendre le vélo et l’autobus au lieu de l’auto. Vive la poussette double dans la neige, résultat : abdos et cuisses d’enfer! (seulement dans mes rêves pour l’instant… mais ça va venir!)

-Composter les résidus de légumes et de jardin ainsi que les mouchoirs

-Faire un jardin (les enfants adorent aller « faire l’épicerie » dans la cour)

-Acheter des piles rechargeables. (ça passe vite des piles avec des enfants…)

-Acheter nos vêtements et les jouets dans des bazars et des friperies. Vive les économies!

-Fabriquer certains produits ménagers (il suffit d’avoir du vinaigre et du bicarbonate de soude! En plus, les enfants peuvent vous aider à nettoyer!)

-Acheter la nourriture sèche, les produits d’hygiène corporelle et de nettoyage (ex: savon à lessive, à vaisselle, etc) en VRAC (la Brise Verte, Bulk Barn avec des contenants réutilisables)

-Acheter le plus possible bio et/ou local avec les paniers des Fermes Lufa.

-Cuisiner, cuisiner, cuisiner et cuisiner pour éviter le prêt-à-manger (chimique à souhait) et le suremballé

-Avoir en permanence une boîte de dons prête à être remplie! (Étant très bordélique, la réduction de mes possessions a été une révélation pour moi! C’est beaucoup plus facile et plus rapide de faire le ménage lorsque chaque chose est à sa place.)

-Etc.

Pour ne nommer que ceux-ci!

Tous ces petits gestes réduisent mes déchets, mes dépenses (je suis cheap 🙂 ) et surtout, économisent les ressources de notre planète, parce que nous n’avons que celle-ci. Je n’ai définitivement pas encore réussi tous mes objectifs mais déjà, j’adore ce nouveau style de vie qui est plus simple, plus vrai et qui me rend fière.

Et vous, posez-vous des gestes pour protéger notre planète qui vous rendent fiers/fières? Inspirez-moi! Inspirez-nous!

Tout simplement

 

C’est un peu par accident que la Simplicité Volontaire est arrivée dans ma vie.   Il y a environ 5 ans j’ai perdu mon emploi.   Je venais tout juste d’avoir 50 ans (bon c’est fait, vous connaissez maintenant mon âge !).   Pour faire une histoire courte on m’a fait réaliser que je pouvais devenir travailleur autonome, chose qui ne m’avait jamais effleuré l’esprit.

Les 2 premières années, comme toute bonne entrepreneure, je m’investissais de très nombreuses heures par semaine dans cette nouvelle vie, et ça fonctionnait ma foi très bien, jusqu’à ce que je réalise que j’aimais bien le statut de travailleur autonome mais que j’aimais moins ce que je faisais, du travail administratif.

Tout en continuant mon entreprise (faut bien manger !) mais avec moins d’entrain, j’ai essayé différentes choses sans vraiment avoir l’étincelle pour aucune d’elles de sorte que mes revenus se sont mis à diminuer, mais je m’en sortais encore bien.     Et un beau jour, l’étincelle que j’attendais est survenue.    C’est suite au visionnement d’un film (En Quête de Sens), que je me suis soudainement sentie investie d’une mission pour la cause environnementale.

C’est à ce moment que j’ai commencé à vivre selon les principes de la simplicité volontaire et parallèlement à poser de nombreux gestes dans mon quotidien pour tendre vers le zéro déchet, gestes dont je vous parlerai plus longuement dans mes prochains écrits.    Aussi, comme j’aime beaucoup parler aux gens et sachant que je possède des habiletés pour parler en public j’ai créé une « conférence-partage » que j’offre dans des organismes ou lors d’événements, ce qui me permet une autre entrée de revenus mais pour quelque chose qui me plaît vraiment beaucoup.

Aujourd’hui, je travaille entre 15 et 20 heures par semaine et surtout avec ce mode de vie j’ai appris à vivre selon mes propres valeurs (le plaisir, l’entraide, le partage, la simplicité) plutôt que celles de la société (la consommation, la performance, la compétition…)  Pour moi vivre en toute simplicité veut aussi dire disposer de plus de temps pour vivre ma vie.

J’ai adhéré à ce mode de vie pour ces différents aspects :

  • Spirituel :   une vie plus zen et harmonieuse;
  • Santé physique et mentale : moins de stress et moins de malaises dus au stress;
  • Financier : moins de dépenses et de paiements, donc moins de travail;
  • Temporel : plus de temps de qualité pour ce et ceux que j’aime;
  • Social : plus de moments pour m’impliquer dans ma communauté et créer des liens;
  • Environnemental : agir pour un meilleur environnement et vivre en harmonie avec notre belle planète;
  • Liberté :  moins de contraintes et par conséquent pouvoir choisir ma vie et la savourer au maximum.

Évidemment cela se fait un pas à la fois, et certains jours je me laisse encore emporter par le tourbillon de la vie.    C’est en quelque sorte un défi quotidien mais qui devient de plus en plus facile à relever.   C’est exactement comme le mouvement d’un pédalier;  pour démarrer le mouvement cela demande un effort mais à mesure qu’il est entamé, un automatisme s’installe et le pédalier  tourne ensuite plus aisément.

 

Quel chemin ai-je parcouru ?

Montage avec pourcentage de 0% au niveau de la mer à 100 % en haut de la montagne

Il y a maintenant déjà 3 ans, suite à la lecture du livre Zéro déchet de Béa Johnson, que je suis partie du niveau de la mer, soit de zéro, en me disant que j’allais commencer à grimper la montagne de mes grands objectifs afin de tendre vers le zéro déchet, la simplicité volontaire et l’autosuffisance.

Depuis, j’ai entamé une transformation de mes habitudes de vie un pas à la fois afin de bien les incruster dans mes façons de faire en ayant en tête de les transformer en réflexe. Malgré ma grande détermination, il m’est arrivé à plusieurs reprises de revenir sur mes pas, car mes anciens patterns revenaient au galop. Il n’est pas facile de modifier des habitudes bien ancrées.

Toutefois, j’ai réussi tranquillement à continuer de gravir la montagne, mais où suis-je rendue aujourd’hui et quel chemin ai-je parcouru ? Je suis d’avis que le chemin parcouru est beaucoup plus important que l’endroit où je suis rendue. Donc, qu’ai-je accompli jusqu’à présent ?

 

Mon parcours actuel se divise en huit aspects :

  1. Réduire mes déchets
  2. Devenir en partie autosuffisante
  3. Tendre vers la simplicité volontaire
  4. Acheter le plus possible des produits locaux
  5. Enrichir mes connaissances sur l’environnement
  6. Donner du temps à la société
  7. Donner et investir de l’argent pour soutenir les causes environnementales
  8. Partager mes expériences et l’évolution de mes démarches

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Actuellement, j’ai atteint 62 %
du chemin vers le sommet de la montagne
de mes grands objectifs et j’en suis très fière.
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J’ai réduit mes déchets avec de petits gestes rapides comme celui d’apposer l’autocollant pas de publicité et d’autres plus longs, car ils nécessitent d’apprendre à créer des produits (ex : savon, baume à lèvres, etc.). Je tente également de devenir en partie autosuffisante, mais cet objectif est beaucoup plus difficile à atteindre rapidement, car il demande des apprentissages et des transformations majeures de nos fonctionnements au niveau des grandes sphères de la vie (alimentation, énergie, etc.). Un élément qui complexifie également la situation est le fait que j’habite en ville et non en campagne et les lois m’empêchent de faire certaines actions (ex : avoir une éolienne ou un poulailler).

Aussi, je transforme mes habitudes de vie vers la simplicité volontaire. Il faut sortir de nos patterns établis et commencer à voir le monde différemment pour être en mesure de ralentir, de vivre au rythme des saisons et d’être à l’écoute de nos véritables besoins. Pas facile… Je découvre également mon quartier et ses commerces de proximité et j’encourage au maximum les entreprises d’ici et leurs produits qui sont « Faits au Québec » (ex : La braderie de la mode québécoise). Je me tiens bien informée en suivant des cours, par exemple le mooc développement durable – Enjeux et trajectoires, en assistant à des conférences telles que Zéro déchet de Béa Johnson ou bien Les épluchures de Marie Cochard et en participant à des ateliers pour parfaire constamment mes connaissances comme celui sur la fabrication de produits d’entretien ménagers de chez Coop coco ou celui sur la fabrication de dentifrice et de déodorant par Les trappeuses.

Je fais également des dons mensuels à Greenpeace depuis des années en plus de faire également du bénévolat pour différents organismes. Dernièrement, j’étais bénévole au Festival zéro déchet organisé par l’Association québécoise zéro déchet. Finalement, je partage avec vous mes expériences par le biais de ce blogue.

Voilà le chemin que j’ai parcouru jusqu’à présent et je vais continuer d’avancer; un pas vert à la fois. Si vous désirez en savoir plus et connaître également où vous êtes situés de votre côté, je vous réfère à l’annexe ci-dessous.

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ANNEXE

Voici maintenant une liste détaillée de gestes à mettre en pratique avec le niveau que j’ai atteint à ce jour :

Légende
(pourcentage approximatif d’accomplissement du geste)
Zéro % 0 %     icône de 25 % 25 %     icône de 50 % 50 %    icône de 75 % 75 %   icône de 100 % 100 %   icône non applicable  Non applicable


1. Réduire mes déchets

Général
icône de 75 % J’achète des choses en vrac ou avec le moins d’emballage possible.
icône de 100 % Avant de jeter, je tente de voir si l’objet peut encore servir d’une façon ou d’une autre.
icône de 100 % Je dépose papier, carton, verre, aluminium et métaux ferreux dans mon bac à recyclage ou un autre situé dans mon environnement immédiat (au travail, endroits publics, etc.).
icône de 50 % J’ai décidé de consommer les éléments emballés et ne plus en acheter.
icône de 100 % Je pose un autocollant sur ma porte d’entrée et dans mon casier postal pour ne plus recevoir de publicité.
icône de 75 % Je remplace les objets à usage unique par des objets réutilisables.
icône de 100 % J’ai une bouteille d’eau réutilisable et je n’achète plus de bouteilles jetables.
icône de 100 % Je n’accepte plus les objets promotionnels que l’on reçoit gratuitement (stylo, tasse, échantillons variés, etc.).
icône de 100 % Je laisse un sac réutilisable et un contenant dans la voiture pour les achats imprévus.
icône de 100 % Je laisse un sac réutilisable dans mon sac en permanence pour les achats imprévus.
icône de 100 % J’emballe mes cadeaux avec du tissu ou un autre matériau réutilisable.
icône de 100 % J’utilise des serviettes de table en tissu.
icône non applicable J’utilise des couches lavables pour mon enfant.
icône de 50 % J’achète en vrac ou je fabrique nos produits corporels (savon, shampoing, crèmes, etc.)
icône de 50 % J’achète en vrac ou je fabrique nos cosmétiques (mascara, fard à joue, baume à lèvres, etc.)
Alimentation
icône de 75 % J’achète des aliments en vrac avec mes propres contenants.
icône de 100 % Je privilégie les fruits et les légumes qui ne sont pas emballés.
icône de 100 % J’utilise des sacs réutilisables et des contenants pour faire mon épicerie.

Kit d'épicerie standard

Ancien kit d’épicerie : sacs réutilisables et petits sacs de plastique pour les fruits et les légumes

Kit d'épicerie zéro déchet

Nouveau kit d’épicerie zéro déchet : sacs en filet pour les fruits et les légumes, bocaux en stainless pour la viande, le poisson et le fromage, contenant rond pour le gâteau, taie d’oreiller pour le pain, sacs réutilisables et un sac de transport cousu en deux afin d’y insérer les bocaux et muni de pochettes pour y ranger les sacs en filet et la taie d’oreiller.

icône de 100 % J’utilise des sacs réutilisables pour les autres achats (vêtements, outils, etc.)
icône de 75 % J’utilise mes restes plutôt que de les jeter.
Zéro % Je garde mes épluchures de légumes pour faire du bouillon.
icône de 75 % Je composte mes matières organiques chez moi ou avec ma municipalité.
Entretien
icône de 75 % J’achète en vrac ou je fabrique nos produits d’entretien ménager.
icône de 75 % Je répare ou je fais réparer par un professionnel (cordonnier, rembourreur, etc.) mes objets de toutes sortes.
icône de 75 % J’utilise des lingettes en tissu plutôt que des essuie-tout.

 

2. Devenir en partie autosuffisance

Eau
icône de 100 % J’ai un baril de récupération d’eau de pluie.
Zéro % Je récupère l’eau de cuisson pour arroser mes plantes.
Alimentation
icône de 50 % Je fais mes semis.
icône de 25 % Je fais des germinations.
icône de 75 % Je fais un potager.
icône de 50 % Je fais des réserves (conserves, semences, bulbes, etc.).

Réserves de conserves, d'oignons, de pommes et de courges

Mes réserves : conserves, patates, oignons, courges et pommes

Zéro % Je conserve certains aliments dans une chambre froide.
Zéro % J’ai un poulailler.
Zéro % J’ai une ruche.
Zéro % J’élève des animaux pour la viande et/ou les produits laitiers (ex : vache, cochon, chèvres, etc.).
Énergie
Zéro % Je m’auto-alimente en énergie (panneaux solaires, éoliennes, géothermie, etc.).
icône de 50 % J’utilise la corde à linge pour étendre mes vêtements.
Savoir-faire
icône de 75 % Je sais coudre.
icône de 50 % Je sais tricoter.


3. Tendre vers la simplicité volontaire

Général
icône de 25 % Les pièces de mon chez-moi sont épurées (cuisine, salon, chambre(s), bureau, sous-sol, placard(s), garage, etc.).
icône de 100 % J’achète dorénavant de façon responsable en me demandant si j’en ai vraiment besoin.
icône de 75 % Je diminue les heures devant la télévision.
icône de 25 % Je diminue les heures devant l’ordinateur.
Zéro % J’ai des plantes qui purifient l’air efficacement dans ma maison ou mon logement.
icône de 100 % Je limite l’achat de « produits miracle » pour entretenir ma maison ou mon logement.
icône de 100 % J’opte davantage pour des produits écologiques.
icône de 75 % J’achète des objets de bonne qualité et faits de matériaux nobles (bois, métal, etc.).
icône de 75 % Je me concentre sur ce que j’ai plutôt sur ce que j’aimerais avoir.
icône de 75 % Je privilégie les loisirs gratuits ou peu coûteux.
icône de 100 % Je passe plus de temps à m’amuser en famille ou entre ami(es).
icône de 75 % Je fais davantage d’activités extérieures.
icône de 75 % J’achète de deuxième main dès que possible (friperie, vente de garage, etc.).
icône de 100 % J’attribue un verre à chaque personne de la famille ou à chaque colocataire.
Alimentation
icône de 100 % Je cuisine davantage.
icône de 50 % Je mange au rythme des saisons.
icône de 50 % Je diminue ma consommation de viande.
icône de 25 % Je regroupe des ami(es) à l’occasion pour cuisiner en groupe.
Transport
icône non applicable J’évalue le fait d’avoir deux voitures pour une seule famille.
icône de 100 % Je privilégie l’achat local et marche ou prend mon vélo lorsque c’est possible.
icône de 100 % Je prends davantage les transports en commun.

Ma carte OPUS

Ma carte OPUS : actuellement le transport en commun est mon moyen de transport principal.

Zéro % J’utilise un système d’auto-partage.
Gaspillage
icône de 100 % Je ferme l’eau lorsque je me brosse les dents.
icône de 75 % Je diminue la durée de mes douches (5 minutes maximum).

Ma minuterie dans ma douche

Ma minuterie dans ma douche afin d’avoir la notion du temps du 5 minutes maximum.

icône non applicable Je lave ma voiture peu souvent et avec un seau d’eau.
icône de 100 % J’ai un pichet d’eau dans mon réfrigérateur.

Ma bouteille d'eau dans mon frigo

Ma bouteille d’eau dans mon frigo afin de toujours avoir de l’eau froide.

icône de 50 % Je baisse le chauffage la nuit.
icône de 50 % J’utilise le moins possible le système de climatisation.
icône de 25 % Je fais une bassine d’eau pour laver la vaisselle.

4. Acheter le plus possible de produits locaux

icône de 25 % Acheter des vêtements fabriqués au Québec.
icône de 50 % Acheter des fruits et légumes des fermiers du Québec.
icône de 25 % Acheter de la viande des fermes d’élevage du Québec.
icône de 50 % Acheter des objets conçus et fabriqués au Québec.
icône de 50 % Je fais mes achats dans des commerces de proximité.

5. Enrichir mes connaissances sur l’environnement

icône de 100 % Je suis un ou plusieurs cours qui touchent de près ou de loin à l’environnement, au zéro déchet, à la simplicité volontaire ou à l’autosuffisance.
icône de 100 % Je participe à un ou plusieurs ateliers qui abordent une thématique environnementale (ex : confection de savon, apprendre à faire des semis, etc.)
icône de 100 % J’assiste à une ou plusieurs conférences sur une thématique environnementale (ex : zéro déchet, gaspillage alimentaire, etc.).

6. Donner du temps à la société

icône de 25 % Je fais du bénévolat pour des organismes qui ont une mission en lien avec l’environnement.
Zéro % J’organise des activités qui aborde une thématique environnementale.
icône de 100 % Je fais partie d’un ou de plusieurs regroupements environnementaux.

7. Donner ou investir de l’argent pour soutenir les causes environnementales

icône de 100 % Je fais un don mensuel à un ou plusieurs organismes environnementaux.
Zéro % Je fais un don ponctuel pour soutenir un start-up innovant au niveau environnemental.
Zéro % J’investis mon argent dans des fonds éthiques dans la catégorie environnement.

8. Partager mes expériences et l’évolution de mes démarches

icône de 100 % J’écris un blogue pour partager mes expériences.
icône de 100 % J’ai une page facebook pour partager des références, des vidéos, des articles ou autres en lien avec l’environnement.
Zéro % J’organise des rencontres de groupe pour partager mes expériences.
Zéro % Je fais des conférences pour partager mes expériences.

Faites un pas vert ou plusieurs : c’est à vous de jouer !

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