En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Tag: Alimentation (page 1 of 2)

Journée internationale sans viande

Journée mondiale de l’alimentation

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

Tic tac tic tac !

Ah le temps !! On se plaint constamment qu’on en manque! On court toujours pour essayer d’en avoir plus et finalement, notre vie ressemble à une course effrénée . Si vous le pouviez, aimeriez-vous avoir plus de temps pour votre famille, vos amis, votre conjoint(e) et vos activités?

femme avec une tête en horloge

Étant mère de 2 jeunes enfants et travaillant à temps partiel, je dois dire que je manquais constamment de temps. Mon conjoint et moi courrions pour aller chercher les enfants chez la gardienne, pour cuisiner les repas de la semaine durant la fin de semaine, pour les rendez-vous, l’épicerie,  la vaisselle, le lavage, le pliage, le ménage, alouette !! En bout de ligne, nous manquions de temps (et d’énergie) pour ce qui nous tenait le plus à cœur : nos enfants et notre vie de famille. C’est, entre autres,  pourquoi il y a presque 2 ans j’ai franchi le pas et j’ai arrêté de travailler. Ce fut la meilleure décision de notre vie!

Il a fallu bien sûr que l’on revoit un peu notre budget et nos priorités (besoins réels vs désirs). Comme mon conjoint et moi avons adopté il y a longtemps un mode de vie axé sur la simplicité volontaire, ce ne fut pas trop difficile pour nous. Non, pratiquer la simplicité ne veut pas nécessairement dire être un hippie qui tresse des paniers en osier 😉 ). C’est simplement de découvrir que l’on peut vivre mieux avec moins de biens matériels et que, en consommant moins, on peut alors réduire notre rythme pour vraiment profiter de la vie. On mise alors davantage sur la qualité (plutôt que sur la quantité), sur le partage, l’entraide, etc. Le minimalisme et la simplicité volontaire sont, selon moi, de très bons moyens pour éviter l’endettement,  diminuer le stress et diminuer notre impact écologique. Et surtout, cela me permet d’éviter de regretter plus tard de ne pas avoir vu mes enfants grandir et de ne pas avoir fait les actions qui me tiennent à cœur!

Avoir plus de temps a été bénéfique pour moi dans plusieurs sphères de ma vie. Cela m’a permis de pouvoir faire du bénévolat pour En Harmonie avec la Terre  et auprès de plusieurs organismes (Plantaction, Quartier Vert du Marigot, La voix des parents). J’ai ainsi accompli ce que j’ai toujours désiré : faire ma part pour ma ville, ma communauté et la planète. Je cuisine d’avantage et j’évite ainsi les aliments ultra-transformés et la tonne de déchets qu’ils engendrent!! Je prends aussi le temps de réparer les objets, d’acheter usagé, d’acheter en vrac, de faire un jardin, etc. En bout de ligne, on peut économiser beaucoup lorsqu’on a plus de temps!

C’est des journées comme aujourd’hui, au bord de la piscine avec mes filles, que je me rends encore davantage compte des bienfaits du mode de vie que j’ai choisi.

Et vous, avez-vous envisagé de vous donner plus de temps en diminuant vos heures de travail? Est-ce que la simplicité volontaire fait partie de votre mode de vie?

Réseau québécois de simplicité volontaire : http://simplicitevolontaire.org/

Y’ a d’la joie !

fille excité d'avoir eu son bac de matières organiques de la VilleVous arrive-t-il de ressentir beaucoup trop de bonheur pour quelque chose que votre entourage ne comprend pas nécessairement? C’est ce qui m’est arrivé avec mon bac brun de la Ville. Je devais avoir l’air borderline hystérique lorsque je l’ai vu dans mon entrée un après-midi de mai. Mettons que je l’attendais depuis longtemps! J’aurais préféré l’avoir dès le début de ma «transition verte» mais d’un autre côté, l’attendre m’a permis d’apprendre à faire du compost moi-même, ce qui n’est pas une mauvaise chose à savoir.

Cela fait maintenant plus de deux ans que je fais du compost dans ma cour. Durant la première année, les résultats furent…humm…plutôt douteux! Pas sûre que c’était du compost de grande qualité… En tout cas, l’odeur (que je ne décrirai point) ne me disait vraiment rien de bon. C’est en voyant ces piètres résultats malodorants que j’ai décidé de mieux me renseigner et de diagnostiquer mon problème. Je crois que mon compost souffrait d’une carence en matières riches en carbone et d’un manque flagrant d’amour et de brassage. Il faut effectivement mettre environ 3 part de matières riches en carbone (feuilles mortes, paille, etc) pour 1 part  de matières riches en azote (résidus de cuisine, gazon, etc). Aussi , on doit TOUJOURS recouvrir les matières riches en azote de feuilles mortes sinon, bonjour les mouches et les animaux! De plus, comme les micro-organismes ont besoin d’oxygène et d’eau pour survivre, il faut brasser le compost régulièrement pour l’aérer. Vérifier à ce qu’il soit ni trop humide ni trop sec est également essentiel.

En cette 2e année, je remarque qu’il y a beaucoup moins de bibittes qui volent et qu’il a une odeur franchement plus agréable (On verra, les grosses chaleurs ne sont pas encore arrivées!). Maintenant que je maîtrise mieux l’art du compostage, je vais continuer à composter tout ce que j’ai accumulé. Par contre, je vais probablement utiliser davantage la collecte de matières organiques de la Ville car elle comporte plusieurs avantages comme celui de pouvoir y mettre beaucoup plus de matières telles que la viande, les restants de table, le fromage, les résidus de jardins en grande quantité, etc.

Mon plus grand bonheur? (Ok …c’est peut-être pas le plus grand.) Avoir vu tous les bacs bruns alignés sur le bord de la rue le jour de la première collecte dans notre quartier. Comme les résidus organiques des Lavallois totalisent 44% du total de leurs déchets produits, cela réduit considérablement la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. Sans oublier toutes les émanations de méthane qui sont évitées grâce au compostage. Bref, que l’on utilise le bac brun de la Ville ou que l’on fasse du compost dans notre cour, c’est toujours un bon geste pour notre planète! Avez-vous des trucs pour réussir votre compost maison? Attendez-vous votre bac brun impatiemment ?

 

compost frais

 

Quand productivité rime avec autosuffisance

Une question qui revient souvent : comment maximiser son espace cultivable ? Bon nombre de cultivateurs aguerris et de jardiniers amateurs se penchent fréquemment sur cette question.  Cette fois-ci c’est à mon tour.

Il y a quelques mois, je vous ai présenté un plan ambitieux pour mon jardin 2018 avec plusieurs nouveaux espaces. Toutefois, je n’ai pas réussi, comme prévu, à agrandir mon jardin à temps pour la période de plantation. Par conséquent, j’ai dû maximiser la productivité dans l’espace disponible.

Pour y arriver, j’ai revu mon plan initial pour resserrer l’espace déterminé pour chaque plant en misant sur 5 éléments :

  1. Le compagnonnage :  pour s’assurer d’une complémentarité entre les plants à proximité.
  2. La culture en hauteur : pour tous les plants grimpants afin d’économiser au maximum l’espace cultivable au sol (mur végétal, échelle, treillis, etc.).
  3. L’installation de zones de passage déterminées : pour éviter de piétiner la terre par dessus les plants, car on sous-estime souvent la partie des plants qui est dans la terre, mais les racines sont essentielles pour avoir des plants épanouis qui produisent beaucoup. Il est conseiller de faire un jardin où chaque zone est accessible en étirant notre bras pour ne jamais écraser les précieuses racines sous nos pieds. Pour y arriver, le jardin peut être construit en carré, ou faire un jardin en rangée avec des espaces déterminés de circulation.
  4. L’ajout d’une grande variété de fleurs (cosmos (nouveau), glaïeul (nouveau), rudbeckie (nouveau), capucines et oeillet d’inde) : pour attirer les pollinisateurs qui sont essentiels à la chaîne alimentaire afin d’obtenir une belle production dans mon jardin.
  5. L’augmentation de la diversité : pour tendre vers l’équilibre naturel prôné par les principes de la permaculture (si vous voulez en apprendre sur ce sujet, je vous recommande la formation en ligne suivante : MOOC permaculture)

Voici le plan de mon jardin pour 2018 dans sa version originale et dans sa version modifiée, ainsi d’une photo d’un jardin d’une collaboratrice. Les photos finales de mon jardin suivront prochainement.

Plan de mon jardin 2018 : version 1

Plan de mon jardin 2018 (version 1) : incluant de nombreux agrandissements

 

Plan de mon jardin 2018 : version 2

Plan de mon jardin 2018 (version 2) : sans la majorité des agrandissements

 

Mon jardin 2018 : partie à l’est

 

Mon jardin 2018 : partie au nord

 

Mon jardin 2018 : fines herbes

 

Mon jardin 2018 : section rhubarbe et framboisiers

 

Mon jardin 2018 : ajout d’une autre section framboisiers

 

Mon jardin 2018 : fraises dans des pots suspendus

 

Mon jardin 2018 : bac avec des bébés épinards

 

Élise qui arrose son jardin

Élise qui arrose son jardin : bon exemple de structure pour des cultures en hauteur

 

Finalement, vais-je tendre davantage vers l’autosuffisance alimentaire avec mon jardin 2018 et tous les changements apportés ? Vous en dites quoi ? Et vous, avez-vous fait des pas vers l’autosuffisance alimentaire ? N’hésitez pas à partager votre expérience 🙂

Vive la diversité !

Le printemps est enfin arrivé! La nature se réveille et les pissenlits sur mon gazon aussi… Tout d’abord, il faut dire que mon terrain est vraiment beau….quand il est couvert de neige! Tsé le champ de pissenlits et  de «mauvaises herbes», c’est chez moi!

Année après année, j’ai essayé d’enlever mes pissenlits, mais rien à faire, ils reviennent constamment. Il faut dire que chaque plant peut produire 2000-3000 semences par année… alors le combat est pas mal perdu d’avance. Et comme  je ne désire pas consacrer de temps ni d’argent à cela, cette année, j’ai appris à les aimer et à les accepter.  Mon déclicpissenlit avec abeille qui butine s’est fait quand j’ai appris que les pissenlits sont les premières fleurs que nos abeilles et autres insectes pollinisateurs peuvent butiner après le long (interminable) hiver et qu’ils regorgent de nectar. Comme les infrastructures et l’étalement urbain ont déjà anéanti beaucoup d’espaces verts fleuris, pourquoi ne pas leur donner une petite chance avec ce qui reste?! À l’aide de leurs racines profondes, les pissenlits ramènent des minéraux comme le potassium, le phosphore et le calcium vers la couche superficielle du sol et fertilisent ainsi d’autres plantes (d’autres pissenlits dans mon cas 🙂 ). Quand ils  meurent, cela fait des trous et aère le sol. Il reste juste à les tondre avant qu’ils montent en graines pour limiter le pollen et les voisins pas contents 😛 . Bref, on a appris à les détester mais au fond, c’est beau des pissenlits. Tu peux même te faire du vin avec selon Ricardo! I drink to that!

En plus de mes pissenlits déjà bien établis, j’ai décidé d’amener d’autres espèces diversifiées sur ma pelouse.  Premièrement, j’ai agrandi considérablement l’espace que je dédiais aux fleurs (surtout des vivaces et des bulbes pour plus de simplicité!) Après tout, le gazon, ce n’est pas tellement utile comparativement à des fleurs qui attirent les abeilles ou les papillons. Qui sait, peut-être qu’un jour je pourrai également faire pousser des légumes en façade de ma maison! J’ai également semé du trèfle blanc sur des zones de mon terrain d’en avant (peu de piétinement) où il n’y avait pas de gazon. Le trèfle n’a pas besoin d’être tondu fréquemment (2-3 fois par été) et ne nécessite que peu d’arrosage, youppi! Il existe aussi des mélanges de trèfles blancs et graminées qui donnent de très bon résultats.

Un beau gazon verdoyant et uniforme est souvent un symbole de réussite sociale mais aussi de dépenses, d’entretien et souvent de pesticides pouvant être nocifs pour les autres organismes vivants. Au final, la pelouse impeccable n’est pas vraiment bonne pour l’environnement. Favorisons plutôt la biodiversité!

 

 

La période des semis est arrivée

Dès que le temps des fêtes a été terminé, j’ai commencé à faire la planification de mon jardin 2018. Pour y arriver, je pars toujours avec le plan du jardin 2017 afin de faire une rotation des cultures. Cette année, de nouvelles possibilités s’offrent à moi, car nous allons réaménager une partie de la cour et doubler la superficie du jardin.

Voici les esquisses de 2017 et de 2018 :

Jardin final 2017

Jardin 2017 selon le positionnement final

Dessin de la projection du jardin 2018

Planification du jardin 2018 avec l’agrandissement

Une autre nouveauté cette année, j’ai maintenant une étagère avec des néons pour assurer une luminosité adéquate aux semis, car les années passées, ceux-ci avaient tendance à pousser en orgueil par manque de lumière.

Cette année, j’ai commencé mes semis au début du mois de mars avec un peu de retard au niveau des fleurs (rien de grave, mes plants seront uniquement plus petits lors de leur passage à l’extérieur).

Voici le calendrier des semis par mois que j’ai prévu :

Mars
Lavande (retard, mais en cours)
Hémérocalle (retard, mais en cours)
Équinacée rouge (2e essai en cours)
Thunbergie (en cours)
Cerise de terre (2e essai en cours)
Poivrons (2e essai en cours)
Piment fort (en cours)
Pousses de roquette (en cours)
Tomate (en cours)

Avril
Persil (en cours)
Cléome (en cours)
Oeillet d’inde (en cours)
Basilic (en cours)
Fenouil (en cours)

Mai
Capucine
Concombre

Semis de tomates d'environ 3 centimètres de hauteur

Semis de tomates

semis de fleur de sorte Thunbergie

Semis de Thunbergie (plante grimpante annuelle aux fleurs orangées)

semis de sauge et d'oignons

Semis de sauge et d’oignons

semis de lavande

Semis de lavande

pousses de roquette

Pousses de roquette

Je vais poursuivre l’aventure des semis durant les deux prochains mois pendant que simultanément une de mes tantes en fait également de son côté et ainsi, nous pourrons partager certains de nos plants à la fin. Il est toujours bon de créer un partenariat, car chaque année certains semis fonctionnent moins bien que d’autres. Par conséquent, à deux, les risques sont moins grands, car ils sont partagés.

Vers la fin du mois mai ou le début du mois de juin (après les risques de gel), il sera alors possible de mettre en terre les plants. J’ai hâte de voir mon jardin agrandi à pleine maturité, car c’est toujours agréable de voir les résultats de tous nos efforts. De plus, il s’agit d’un pas de plus vers l’autosuffisance.

Finalement, si l’envie vous prend, il n’est pas trop tard pour partir certains semis. L’expérience vous intéresse ? À vos marques, prêt partez…

 

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Après quelques jours supplémentaires, voici l’évolution de mes semis :

Semis variés (thunbergie, tomates, poivrons et lavande)

Semis variés (thunbergie, tomates, poivrons et lavande)

Semis et pousses variés (tomates, oignons, sauge et roquette)

Pousses et semis variés (tomates, oignons, sauge et roquette)

Aussi, n’hésitez pas à m’envoyer des photos de vos semis. Voici ceux d’Élise en pleine réalisation :

Élise et ses semis 2018

Élise en train de mettre de la terre pour faire des semis de petits poivrons doux

 

Élise et ses semis 2018

Élise en train de mettre les graines de petits poivrons doux pour partir ses semis

La chasse aux objets jetables se poursuit

Après les napkins, les assiettes en carton, les ustensiles en plastique (Spoon: court vidéo à voir), les pailles, les serviettes hygiéniques, les tampons démaquillants, les sacs en plastique pour les fruits et légumes, les échantillons de toutes sortes et j’en passe… je poursuis ma mission d’éliminer les objets à usage unique de chez moi.

Nous sommes dans une société de consommation qui va à une vitesse effrénée et où ce type d’objets est répandus dans toutes les sphères de la vie (alimentation, soin corporel, vêtements, fêtes, etc.) afin d’économiser «en théorie» temps et argent. Il est clair que l’on économise de l’argent à court terme, mais l’achat en continue du même article jetable fini par faire monter inévitablement la facture et même parfois très rapidement en haut du prix de l’article équivalent conçu pour durer. Bon à part le prix, il y a également le facteur temps. Est-il si rapide que ça d’aller acheter et de jeter des assiettes en plastique après leur utilisation plutôt que de prendre la vaisselle que l’on a déjà et de la laver à la fin ? Je ne crois pas que l’on économise beaucoup de temps. Donc, de mon côté, j’ai décidé de continuer d’investir davantage dans des objets durables sur le long terme, de gagner du temps en dehors des magasins (pas d’achat à répétition d’objets jetables), d’éviter au maximum l’extraction de nouvelles matières premières, de réduire la quantité de déchet et finalement d’être davantage en harmonie avec l’environnement, car c’est, à mon avis, la meilleure solution.

Voici un résumé des derniers pas que j’ai accompli dans plusieurs des catégories de cette chasse au jetable.

Catégorie : Soin corporel

Dans cette catégorie, j’avais déjà entamée une démarche pour fabriquer mes produits au maximum (savon, baume à lèvres, etc) en achetant les ingrédients en vrac afin d’éviter le maximum de déchet. De plus, j’avais déjà remplacé les serviettes hygiéniques jetables par une coupe menstruelle et des tampons démaquillants jetables par leur version lavable. Mon dernier pas à ce jour a été de m’acheter un rasoir électrique afin d’éviter d’acheter constamment des lames de rasoir jetables.

Catégorie : alimentation

Cette catégorie, à elle seule, génère vraiment beaucoup de déchet. Dans celle-ci, j’avais déjà mis en place une stratégie pour éviter au maximum les emballages à usage unique : 1. Acheter le plus souvent les aliments en vrac. Pour y arriver, j’ai un kit zéro déchet pour faire mon épicerie et je vais faire celle-ci aux endroits qui acceptent mes contenants (au Marché 440 pour les fruits, les légumes, les poissons, les viandes et le vrac / à la boulangerie Première Moisson pour les pains, les pâtisseries et les gâteaux). 2. Toujours avoir sous la main les INCONTOURNABLES : un sac réutilisable pour les achats imprévus, une bouteille réutilisable afin de toujours avoir un récipient pour mettre de l’eau et un plat de plastique afin de toujours pouvoir partir avec son plat pour emporter sans emballage jetable. 3. Cuisiner et faire des conserves le plus souvent possible. Se faire à manger nous permet d’acheter les éléments de base en vrac et de faire nous même des éléments transformés. La majorité des emballages se retrouvent dans les portions individuelles pour les lunchs ou les éléments déjà préparés pour nous. Donc, cuisiner nous coûte moins cher et réduit la quantité d’emballage que l’on apporte chez soi.

À part cette stratégie globale, je tente actuellement d’éliminer les sacs Ziploc. J’ai réussi dans plusieurs cas à trouver des solutions de rechange qui restent légères à transporter. Par exemple, une feuille de tissu trempée dans la cire d’abeille pour emballer mon sandwich et un sac en tissu à couche (fabriqué avec du PUL et muni d’une fermeture éclair) pour apporter mes légumes. Toutefois, une utilisation résiste encore : la congélation des aliments, car les sacs Ziploc sont pratiques, hermétiques et ils ne prennent pas de place dans mon congélateur. Je pense toutefois m’équiper prochainement de plats en vitre de différents formats ou à acheter des produits en plastique pour congélateur de marque Tupperware, car leurs produits sont très résistants et garantis à vie. Ainsi, je pourrais éliminer complètement les sacs Ziploc.

Catégories : vêtements & bureautique
Je n’ai pas encore effectuée de véritable transformation dans ces deux catégories là. Je vais m’y attarder prochainement.

Donc, durant cette chasse, il est important de toujours avoir en tête le long terme et de se rappeler qu’il est normal qu’un objet durable coûte plus cher à l’achat qu’un objet jetable, mais faites le calcul et vous verrez les économies que vous effectuerez avec les années. Toutefois, n’oubliez pas d’entretenir vos objets, car si vous voulez garder longtemps un objet, il sera important de ne pas négliger son entretien régulier.

Finalement, que la chasse se poursuive afin que la durabilité prenne le dessus face aux objets jetables encore beaucoup trop présents dans nos vies.

 

Être écologique, c’est économique!

On entend souvent dire que de manger des aliments biologiques et d’acheter des produits locaux ou éthiques coûte plus cher et c’est (malheureusement) souvent vrai… Si on s’arrêtait à cela, il pourrait nous sembler qu’être écolo est peu économique voire inaccessible pour certains d’entre nous. Mais il y a plein de petits (et de gros) endroits où être écologique/zéro déchet est bon pour notre portefeuille. C’est dernièrement, lors de l’organisation de la fête de mes enfants, que j’en ai pris pleinement conscience…

Il y a plusieurs années, en pensant me simplifier la vie pour la fête de ma fille, j’avais acheté des nappes de plastique, des «napkins» de Dora, de la vaisselle jetable, etc. Et quand on parle fête d’enfant, il est vraiment facile de tomber dans le piège et d’acheter la totale c’est-à-dire: des guirlandes, des banderoles, des ballons, des flûtes qui font «pouettt» des chapeaux, des affiches, des verres thématiques, des petits jouets souvenirs inutiles qui se brisent en cinq minutes, etc.  Le résultat est: une poubelle bien remplie et une facture bien salée! Depuis que je tends vers le zéro déchet, les fêtes ont bien changé…mais pour le mieux! Une bonne vieille nappe, des serviettes en tissus, ma vaisselle de tous les jours… une brassée de lavage plus tard, tout est prêt à être réutiliser! La même petite pensée me revient toujours : la cuillère de plastique avec laquelle mon enfant a mangé son gâteau de 1 an sera encore là quand son arrière-petit enfant mangera le sien. De quoi faire réfléchir…

Mis à part les fêtes d’enfants, un autre endroit où je sauve des sous est à la pharmacie et à l’épicerie. Premièrement, je n’achète pas de mouchoir. Anciennement, j’utilisais le papier de toilette (qui est souvent aussi doux que les kleenex). Quand j’ai vu ma fille de 2 ans vider un rouleau en moins de deux parce qu’elle veut se moucher «TOUTE SEULE», j’ai découpé un vieux chandail de coton à mon chum pour en faire des mouchoirs en tissu. Une autre dépense de réglée!

Voici en rafale quelques autres économies que je réalise:

  • Mes vieilles guenilles font d’excellent essuie-tout.
  • Les »ziploc » ont laissé place aux pochettes pour collations en tissu.
  • Les feuilles de cuisson réutilisables (ex :Cookina) remplacent mon papier d’aluminium/parchemin.
  • Ma pellicule d’emballage est remplacée par des Cover blubber et éventuellement par des emballages en tissu avec cire d’abeille (ex: Api-flex).
  • Les pailles sont bannies parce que… je peux très bien vivre sans.
  • Les serviettes hygiéniques sont partiellement remplacées par des serviettes lavables.
  • Des lingettes de bébé sont remplacées par de simples débarbouillettes.
  • Les sacs à ordures noirs sont éliminés car j’ai amplement de place dans un petit sac format «épicerie».

Et je ne parle même pas des économies réalisées en utilisant presque juste du vinaigre et du bicarbonate de soude comme produits nettoyants, en achetant que du linge et des objets usagés, en mangeant moins de viande, etc.

Bref, en réduisant ma consommation et en choisissant des options plus durables, j’économise beaucoup même si des fois, ça ne parait pas toujours sur le coup. Mais, notre portefeuille et la planète en sortent tous deux gagnants!

N’hésitez pas à me partager vos trucs écono et écolo !

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