En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

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Délivrée! Libérée!

maison en désordreVivez-vous dans de la «pollution visuelle» ? Tu sais le genre de pollution générée par les milliers de jouets qui traînent, par la montagne de paperasse sur le coin du comptoir, le linge par terre… Oui, je l’admets, je suis bordélique de naissance (et mes enfants n’ont définitivement pas eu un super modèle). Mais, c’est aussi que comme nous avons trop de choses, il est difficile que chaque chose retrouve aisément sa place. Toute cette accumulation me gruge beaucoup d’énergie car je dois constamment ranger ce qui traîne, chercher mes choses, déplacer les traîneries par exemple pour pouvoir passer l’aspirateur, etc. Une maison typique compterait en moyenne 300 000 objets. Hallucinant ! Mais je n’ai vraiment pas de misère à y croire. J’ai souvent fait des petits désencombrement par ci par là mais sans grand changement en bout de ligne.

Alors cette fois-ci, j’y vais en profondeur. Je serai enfin délivrée et libérée d’une bonne partie de mes biens matériels. C’est tellement plus reposant quand l’espace respire. Il semblerait même que l’encombrement augmente l’hormone de stress et diminue la concentration.   Je peux bien être stressée !! Ma nouvelle devise: Si je manque de place pour ranger quelque chose, ce n’est pas parce que je manque d’espace de rangement, c’est parce que j’ai trop de choses. J’ai d’ailleurs récemment lu le livre ‘’Le pouvoir étonnant du rangement’’ de Marie Kondo. Ce livre est vraiment beaucoup trop motivant. Je défie n’importe qui de ne pas faire du ménage après cette lecture! Tel que décrit dans un précédent article de ma collègue Magalie, Marie Kondo préconise de ranger par catégories en commençant par les vêtements puis les livres, les papiers, les articles divers (vaisselle, jouets, articles électroniques, DVD, etc) en terminant par les articles sentimentaux. On sort, par exemple, TOUTE la paperasse et on fait le tri. C’est efficace mais ça demande de disposer de beaucoup de temps pour soi (ça existe ça du temps pour soi avec des enfants?…connais pas…).  On est alors confronté à l’ampleur du désastre. Chez moi, j’ai fait l’exercice avec mes verres  (toutes catégories confondues: à vin, pour enfants, tasses, etc). J’en ai dénombré 155… 😮 (J’en reviens toujours pas.)  Voulez-vous bien me dire pourquoi je garde 155 verres alors que je pars le lave-vaisselle au 2 jours? Je n’utiliserai probablement jamais la plupart d’entre eux. Quelqu’un d’autre en fera définitivement un meilleur usage !

J’ai d’ailleurs contribué à créer une page facebook de don/vente/échange avec les gens fréquentant ma Maison de quartier. Ce système est très local mais il existe un tas d’autres groupes ayant la même vocation tel que Solidarité -entraide Laval,  Les mamans et papas de facebook vendent, donnent et échangent,  Les mamans de laval et environ vendent et donnent . C’est simple à créer ou à adhérer et cela permet de combler des besoins en évitant l’achat d’items neufs.

Bref, j’ai déjà entamé mon désencombrement au niveau des vêtements et je dois dire que d’apprécier chaque morceau qui se trouve dans ma garde-robe et d’y accéder facilement est un réel plaisir (chacun son fun!).  Alors, comme dit la chanson : Délivrée, libérée, non je n’accumulerai plus jamais…!

maison rangé épuré zen

Un exercice qui fait du bien !

Tout bon conseiller financier vous le dira : il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où va l’argent que nous gagnons.

Mais l’inverse est aussi vrai :   il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où ne va pas cet argent.

C’est pourquoi, histoire de m’amuser un peu, j’ai fait un petit exercice qui n’a absolument rien de scientifique, sur les produits cosmétiques les plus courants, et que je n’achète pas.

Les quantités indiquées sur ce tableau supposent que je ne posséderais qu’un exemplaire de ces items à la fois.    Et pour ce qui est des prix vous constaterez que je n’y ai pas mis des p’tits pots de crème à 150 $.  J’ai préféré être raisonnable dans mes suppositions  (je vous laisse faire votre propre exercice 🙂  , avec le prix réel des produits que vous consommez).

Évidemment ce tableau est très incomplet.  Je pourrais ajouter par exemple :

  • Les masques pour visage, le crayon contour à lèvres, les gloss, les différents vernis à ongle, les crèmes anti-rides et combien d’autres produits. 200 $ ?
  • De l’eau de toilette. 1 bouteille par année. Je pense que 50 $ n’est pas exagéré.
  • La coiffeuse. Coupe, teinture, frisette, défrisette, rallonges….   Montant très variable selon le nombre de visites mais disons  200 $
  • Si j’ajoute les produits coiffants qu’on possède chez soi (mousse, gel, fixatif, et autres), en supposant un prix moyen de 8 $ la bouteille et 5 contenants par année, soit 40 $
  • Bien sûr il y aura aussi l’esthéticienne pour les soins du visage ainsi que l’épilation de tous nos petits recoins. Je vous laisse le soin d’y mettre un prix.
  • Aussi la manucure pour avoir de beaux ongles aux  doigts et aux orteils. Combien de fois par année ?   A quel coût ?
  • Pensons aussi à la rallonge des cils.
  • Sans parler du chirurgien esthétique ou traitements divers pour se faire « botoxer » ou remonter certaines parties de notre anatomie.

Ces choses ne sont pas faciles à évaluer mais je ne me trompe certainement pas beaucoup si j’ose le montant de 700 à 800 $ taxes et pourboire inclus par année.   En ajoutant ce montant au 421 $ indiqué plus haut j’arrive à la somme de 1 221 $ par année en produits et services cosmétiques divers.  Évidemment tout le monde n’utilise pas tout cela mais….

Finalement, comme je le fais très souvent lorsque j’évalue un bien ou un produit, je transforme ce montant en dollars bruts pour connaitre le nombre d’heures de travail que je dois faire pour me les procurer.   Par exemple : 1 221 $ net à 25 % d’impôt donne 1 628 $ brut.

Ce que j’utilise réellement en cosmétiques dans une année se chiffre à environ 150 $ parce que je ne me suis jamais maquillée (à part, très occasionnellement, un peu de rouge à lèvres).   Pour le reste les seules fois où j’ai tenté de me mettre du fard à joue ou à paupières, je les ai aussitôt ôtés parce que j’avais plutôt l’air d’un clown !

Cet exercice concerne uniquement les produits cosmétiques.    Une prochaine fois je me ferai plaisir en calculant combien d’heures de travail par semaine je peux m’éviter ou plutôt combien d’heures de loisirs de plus je peux me permettre,   en ne succombant pas à l’industrie de la mode qui nous fait miroiter un plus grand bonheur avec cette nouvelle sacoche et petits souliers assortis.   Ce joli petit foulard disponible en 8 couleurs différentes (ça me les prend bien sûr !).  Des bijoux pour toutes les  occasions.  De nouveaux vêtements aux changements de saison parce que le style de l’an passé est hélas « out ».    Surement que mon sourire sera encore plus large après cet autre exercice.

Voilà pourquoi de temps à autre j’aime bien m’arrêter pour voir où ne va pas mon argent et comprendre pourquoi je peux me permettre de travailler moins.

C’est une écolo qui fait non…non…non…non…

femme qui refuse, dit stop, qui en as assez

Mon processus «zéro déchet» est bien entamé mais, il me reste quelques points sur lequel je dois définitivement travailler. Le premier de ceux-ci :  REFUSER. C’est la base, le premier des 5 ‘’R’’  (Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter (rot). Refuser tous les objets inutiles (lire déchets!) qu’on nous propose et impose partout on l’on va. Depuis que je tente de réduire mes déchets, je dois être prête à anticiper tout ce qu’on va me donner. Et il faut être plus vite que son ombre car les serveurs sont super rapides pour mettre des ustensiles en plastique dans notre assiette. Des fois, je les vois venir de loin, comme les pailles ou les paquets de crayons de cire pour enfants dans les restaurants. Mais, par exemple, lorsque je me suis fait servir ma mayonnaise dans des sachets de plastique dans une salle à manger d’une grande chaîne de restaurant de poulet… c’était difficile à prévoir! Ça a mérité un petit appel au service à la clientèle!

Je crois effectivement que c’est mon devoir de faire connaître aux commerçants mes limites et mes préoccupations par rapport aux déchets. Je crois fortement en la force du nombre. Si chacun de nous signalait ce qui nous semble inapproprié, les choses bougeraient beaucoup plus rapidement. Les vendeurs ont besoin de leurs acheteurs alors il s’adapteraient. C’est d’ailleurs un deuxième point sur lequel travailler: arrêter de me plaindre intérieurement et interpeller plus souvent (et le plus constructivement possible) les commerçants et restaurateurs pour tenter de faire bouger les choses.

Je reste d’ailleurs étonnée (ouin…pas tant que ça…) que tous ces accessoires tel que les sacs, objets promotionnels, échantillons, ustensiles, crayons, pailles soient donnés d’emblée car tout cela à un coût et finit rapidement à la poubelle. Lorsque je travaillais dans un commerce, j’avais déjà amorcé un changement tout simple mais économique pour la compagnie. Au lieu de mettre systématiquement les items des clients dans un sac (comme il était d’usage de le faire il y a une dizaine d’années), je demandais au client s’il en avait besoin. Les gens réfléchissaient puis, très souvent, disaient non. Ce petit changement de mentalité de demander plutôt que de donner systématiquement me sauverait bien des «non», «pas de paille», «pas de crayons, «non»! Je ne parle même pas de l’argent sauvé et des déchets évités…en plus de simplifier la vie à bien des écolos !!

Bref, réduire nos déchets en diminuant notre consommation et en refusant tous ces emballages et objets inutiles est selon moi un bon pas vers un environnement plus sain ! Le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas!

 

Un choix s’impose : fabrication maison ou industrielle

Dans le monde idyllique de l’autosuffisance, je serais en mesure de tout faire moi-même. Toutefois, dans ma réalité actuelle, je choisis de faire certaines choses et d’acheter certaines autres, car je ne peux pas travailler à temps plein tout en fabriquant tous les éléments essentiels dont j’ai besoin. Comme tout le monde, j’ai seulement 24 heures dans une journée et là-dessus, je dors environ 9 à 10 heures par jour.

Donc, au courant des derniers mois, j’ai fait l’inventaire de mes stocks de produits ménagers et corporels et suite à cette analyse, j’ai posé certains pas supplémentaires vers l’autosuffisance.

Voici le résumé de la situation :


PRODUITS MÉNAGERS



Icône de l'écoulement des stocks
>Écoulement des stocks <
Nous écoulons actuellement le stock et il en reste pour encore plusieurs mois.

  • Savon à vaisselle 
  • Assouplisseur 
  • Produit nettoyant pour les planchers

 

> Achat en contenant recyclable <

  • Crème à récurer : Nous n’avons pas encore trouvé de recette équivalente en terme d’efficacité au produit acheté en magasin. Nous poursuivons nos recherches et nos tests, mais en attendant, nous achetons le produit fait industriellement et emballé.
    N’hésitez pas à me suggérer des recettes…

 

> Achat en vrac <
Nous achetons ce savon en vrac en remplissant un gros contenant.

  • Savon à lessive

 


> Fabrication maison <

  • Savon à lave-vaisselle : Pour la première fois, j’ai créé moi-même mon savon à lave-vaisselle en poudre et je suis très satisfaite de ce dernier. J’achète les ingrédients de base en vrac et je fais le mélange.
  • Produit nettoyant tout usage : Nous fabriquons un mélange tout simple de vinaigre, d’eau et de quelques gouttes d’huile essentielle de lavande.
  • Produit nettoyant pour les vitres : Nous fabriquons ce produit maison en y ajoutant deux ou trois gouttes de colorant bleu (il y a peut-être un lien avec un certain produit que nous achetions auparavant fait industriellement…)

 


PRODUITS CORPORELS



Icône de l'écoulement des stocks
>Écoulement des stocks <
Nous écoulons actuellement le stock et il en reste pour encore plusieurs mois.

  • Crème pour le corps

 

 
> Achat en vrac <
Nous achetons ces produits en vrac, principalement en remplissant un gros contenant.

  • Shampooing
  • Conditionneur
  • Savon à barbe (en barre)
  • Huile après rasage

 

  
> Fabrication maison <

  • Démaquillant
  • Savon en barre pour le corps : Nous avons presque écouler notre stock. Donc, j’ai fabriqué des barres de savon avec des ingrédients achetés principalement en vrac. J’ai utilisé la technique de fabrication à froid (réaction acide-base) et il faut attendre au minimum 1 mois avant d’utiliser les savons lorsque la réaction est terminée et que le PH de ceux-ci est redevenu neutre.
  •  Crème pour le visage : J’ai fabriqué pour le première fois une crème maison. Le tout semble compliqué, mais c’est en réalité très simple et pas dangereux comparativement aux savons en barre fabriqués à froid.

 


Finalement, je suis contente des pas que nous avons accomplis. Nous allons poursuivre l’écoulement de nos stocks et opter par la suite pour des alternatives plus écologiques… mais nous aurons encore une fois un choix à faire entre la fabrication maison ou industrielle en achetant nos produits en vrac ou non. À suivre…

 

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

Tic tac tic tac !

Ah le temps !! On se plaint constamment qu’on en manque! On court toujours pour essayer d’en avoir plus et finalement, notre vie ressemble à une course effrénée . Si vous le pouviez, aimeriez-vous avoir plus de temps pour votre famille, vos amis, votre conjoint(e) et vos activités?

femme avec une tête en horloge

Étant mère de 2 jeunes enfants et travaillant à temps partiel, je dois dire que je manquais constamment de temps. Mon conjoint et moi courrions pour aller chercher les enfants chez la gardienne, pour cuisiner les repas de la semaine durant la fin de semaine, pour les rendez-vous, l’épicerie,  la vaisselle, le lavage, le pliage, le ménage, alouette !! En bout de ligne, nous manquions de temps (et d’énergie) pour ce qui nous tenait le plus à cœur : nos enfants et notre vie de famille. C’est, entre autres,  pourquoi il y a presque 2 ans j’ai franchi le pas et j’ai arrêté de travailler. Ce fut la meilleure décision de notre vie!

Il a fallu bien sûr que l’on revoit un peu notre budget et nos priorités (besoins réels vs désirs). Comme mon conjoint et moi avons adopté il y a longtemps un mode de vie axé sur la simplicité volontaire, ce ne fut pas trop difficile pour nous. Non, pratiquer la simplicité ne veut pas nécessairement dire être un hippie qui tresse des paniers en osier 😉 ). C’est simplement de découvrir que l’on peut vivre mieux avec moins de biens matériels et que, en consommant moins, on peut alors réduire notre rythme pour vraiment profiter de la vie. On mise alors davantage sur la qualité (plutôt que sur la quantité), sur le partage, l’entraide, etc. Le minimalisme et la simplicité volontaire sont, selon moi, de très bons moyens pour éviter l’endettement,  diminuer le stress et diminuer notre impact écologique. Et surtout, cela me permet d’éviter de regretter plus tard de ne pas avoir vu mes enfants grandir et de ne pas avoir fait les actions qui me tiennent à cœur!

Avoir plus de temps a été bénéfique pour moi dans plusieurs sphères de ma vie. Cela m’a permis de pouvoir faire du bénévolat pour En Harmonie avec la Terre  et auprès de plusieurs organismes (Plantaction, Quartier Vert du Marigot, La voix des parents). J’ai ainsi accompli ce que j’ai toujours désiré : faire ma part pour ma ville, ma communauté et la planète. Je cuisine d’avantage et j’évite ainsi les aliments ultra-transformés et la tonne de déchets qu’ils engendrent!! Je prends aussi le temps de réparer les objets, d’acheter usagé, d’acheter en vrac, de faire un jardin, etc. En bout de ligne, on peut économiser beaucoup lorsqu’on a plus de temps!

C’est des journées comme aujourd’hui, au bord de la piscine avec mes filles, que je me rends encore davantage compte des bienfaits du mode de vie que j’ai choisi.

Et vous, avez-vous envisagé de vous donner plus de temps en diminuant vos heures de travail? Est-ce que la simplicité volontaire fait partie de votre mode de vie?

Réseau québécois de simplicité volontaire : http://simplicitevolontaire.org/

Vive le virage 100 % électrique

Ma Nissan Leaf 100 % électrique

Ma Nissan Leaf et moi

Récemment j’ai fait l’acquisition d’un véhicule 100 % électrique et je suis super contente. Comme c’est agréable de conduire une voiture qui ne fait presque pas de bruits… Il s’agit de mon premier véhicule à vie, car jusqu’à présent, j’utilisais principalement les transports en commun ou j’empruntais la voiture de mon amoureux ou de mes parents. Pour une trentenaire qui habite Laval, c’est plutôt rare de ne jamais avoir eu de voiture. Toutefois, il semblerait que les jeunes attendent de plus en plus longtemps avant d’obtenir leur permis, donc peut-être que la tendance change.

De mon côté, dans quelques mois nous allons avoir un enfant et simultanément mes besoins vont changer. C’est possible de continuer à voyager en transport en commun, mais il faut avouer qu’il est beaucoup plus pratique d’avoir une voiture pour trimballer bébé et tout le tralala.

Donc, j’ai longuement réfléchi à mes besoins tout en économisant pour ma voiture et j’ai finalement fait le saut en achetant une Nissan Leaf usagé de 4 ans. Pourquoi usagé ? C’est simple ; tout d’abord pour une question de budget. Une voiture neuve perd déjà une bonne partie de sa valeur après être sortie du concessionnaire et une voiture de quatre ans est encore en très bon état. Toutefois, elle n’a pas l’autonomie des voitures électriques neuves sur le marché, mais c’est parfait pour mes besoins (Nissan Leaf neuve 2018 : autonomie de 240 Km vs Nissan Leaf usagé de 2014 : autonomie d’environ 150 Km).

Deuxièmement, pour une voiture électrique, l’impact le plus marqué au niveau du cycle de vie du produit est lors de sa fabrication. Par conséquent, pourquoi ne pas acheter une voiture d’occasion déjà fabriquée et en bon état pour éviter des impacts environnementaux supplémentaires.

Finalement, j’adore ma voiture électrique pour plusieurs raisons : elle ne consomme pas d’essence, elle est silencieuse et elle accélère de façon remarquable. Au Québec, l’électricité produite est l’une des moins polluantes et moins chère au monde. Il est temps de prendre le virage. Vive les voitures électriques !

 

Est-ce toujours plus vert chez le voisin ?

Mon texte d’aujourd’hui est un peu différent des précédents.    Plutôt que de vous partager un pan de mon vécu simplicitaire, je me permets le style « éditorial ».  Une fois n’est pas coutume…

Je suis native de Laval et j’ai habité plusieurs quartiers au fil des ans.  Je suis attachée à ce coin de pays.  Pourquoi ?  Je ne saurais le dire exactement.  Pour ceux qui n’y habitent pas, notre île est considérée comme un immense centre d’achats et une banlieue de voisins gonflables.   Pourtant 17% du territoire est zoné agricole et 24% représente des terrains non exploités et étendues d’eau (réf. Statistiques ville Laval 2011).

Mais il m’arrive parfois d’envier Montréal que je considère franchement plus évoluée en terme de protection de l’environnement.   Pour le transport collectif bien sûr, mais également pour ses nombreux écoquartiers et écocentres. Beaucoup de citoyens aussi s’unissent pour mettre sur pied des initiatives écolos telles que des ruelles vertes, des incroyables comestibles, le développement du Bâtiment 7, etc…

De même, du côté nord, on entend aussi parler de plusieurs initiatives;  le Hameau de Prévost, les développements de mini-maisons ici et là, des citoyens qui se mobilisent pour tel ou tel projet commun.   Ou encore à Sherbrooke, Granby, Québec….

Est-ce que je souffre du syndrome de « c’est toujours plus vert chez le voisin ? »  Probablement.    Mais j’ai quand même l’impression parfois qu’à Laval on est sur une autre planète.

Depuis quelques années je rencontre beaucoup de citoyens interpellés par la cause environnementale et certains d’entre eux posent des gestes « verts » à la maison, mais peu se mobilisent pour faire changer les choses dans leur quartier.

Par manque de temps ? Avons-nous moins de temps que les citoyens d’ailleurs parce que nous sommes coincés dans les transports matin et soir pour de longues heures;  parce que nous avons plus de chemin à parcourir pour faire nos emplettes ou déposer et reprendre les enfants à la garderie; parce qu’on doit couper la pelouse, entretenir la piscine, niveler le pavé uni, réparer le cabanon et quoi encore.

Par manque d’intérêt ? Je ne crois pas que nous ayons le luxe de ne pas s’y intéresser. C’est de notre survie dont il est question et plus précisément celle de nos enfants.

Enfin, je ne connais pas la réponse, je ne fais que constater.

Mais peut-être suis-je simplement victime d’une crise de désillusion passagère ? Car au fond il y a quand même certaines initiatives citoyennes à Laval. Je pense  à PlantAction, au Quartier Vert du Marigot, au mouvement Pas de Tour dans ma cour, aux Amis du Boisé du Souvenir et plusieurs autres.

Peut-être que cela ne va tout simplement pas assez vite à mon goût.  N’empêche, ça fait du bien d’en parler.  Merci pour vos oreilles (et vos yeux !)

Y’ a d’la joie !

fille excité d'avoir eu son bac de matières organiques de la VilleVous arrive-t-il de ressentir beaucoup trop de bonheur pour quelque chose que votre entourage ne comprend pas nécessairement? C’est ce qui m’est arrivé avec mon bac brun de la Ville. Je devais avoir l’air borderline hystérique lorsque je l’ai vu dans mon entrée un après-midi de mai. Mettons que je l’attendais depuis longtemps! J’aurais préféré l’avoir dès le début de ma «transition verte» mais d’un autre côté, l’attendre m’a permis d’apprendre à faire du compost moi-même, ce qui n’est pas une mauvaise chose à savoir.

Cela fait maintenant plus de deux ans que je fais du compost dans ma cour. Durant la première année, les résultats furent…humm…plutôt douteux! Pas sûre que c’était du compost de grande qualité… En tout cas, l’odeur (que je ne décrirai point) ne me disait vraiment rien de bon. C’est en voyant ces piètres résultats malodorants que j’ai décidé de mieux me renseigner et de diagnostiquer mon problème. Je crois que mon compost souffrait d’une carence en matières riches en carbone et d’un manque flagrant d’amour et de brassage. Il faut effectivement mettre environ 3 part de matières riches en carbone (feuilles mortes, paille, etc) pour 1 part  de matières riches en azote (résidus de cuisine, gazon, etc). Aussi , on doit TOUJOURS recouvrir les matières riches en azote de feuilles mortes sinon, bonjour les mouches et les animaux! De plus, comme les micro-organismes ont besoin d’oxygène et d’eau pour survivre, il faut brasser le compost régulièrement pour l’aérer. Vérifier à ce qu’il soit ni trop humide ni trop sec est également essentiel.

En cette 2e année, je remarque qu’il y a beaucoup moins de bibittes qui volent et qu’il a une odeur franchement plus agréable (On verra, les grosses chaleurs ne sont pas encore arrivées!). Maintenant que je maîtrise mieux l’art du compostage, je vais continuer à composter tout ce que j’ai accumulé. Par contre, je vais probablement utiliser davantage la collecte de matières organiques de la Ville car elle comporte plusieurs avantages comme celui de pouvoir y mettre beaucoup plus de matières telles que la viande, les restants de table, le fromage, les résidus de jardins en grande quantité, etc.

Mon plus grand bonheur? (Ok …c’est peut-être pas le plus grand.) Avoir vu tous les bacs bruns alignés sur le bord de la rue le jour de la première collecte dans notre quartier. Comme les résidus organiques des Lavallois totalisent 44% du total de leurs déchets produits, cela réduit considérablement la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. Sans oublier toutes les émanations de méthane qui sont évitées grâce au compostage. Bref, que l’on utilise le bac brun de la Ville ou que l’on fasse du compost dans notre cour, c’est toujours un bon geste pour notre planète! Avez-vous des trucs pour réussir votre compost maison? Attendez-vous votre bac brun impatiemment ?

 

compost frais

 

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