En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

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Ménage du printemps : focus garde-robe

Avec l’arrivée des belles journées printanières, plusieurs personnes décident de se lancer dans le ménage du printemps et je ne fais pas exception. La cible peut être de taille si vous vous engagez dans un ménage de fond en comble, extérieur comme intérieur, ou plus rapide, si ce dernier est plus ciblé. De mon côté, j’ai décidé de commencer par ma garde-robe, car cette année la famille s’agrandit et par la même occasion, mon tour de taille aussi (et oui je suis enceinte 😉 ). Donc, en focalisant sur le ménage de ma garde-robe, j’avais ainsi l’occasion de faire de la place pour mes vêtements de maternité. Afin d’y arriver, j’ai appliqué la technique Konmari provenant du livre intitulé Le pouvoir étonnant du rangement par Marie Kondo. Voici les grandes étapes de celle-ci :

  1. Rassembler tous les vêtements, manteaux, accessoires, chaussures et bottes de votre maison ou votre logement au même endroit (pourquoi pas sur votre lit… attention, vous devez rassembler l’ensemble des vêtements, donc même ceux actuellement au lavage ou dans un coin reculé de votre chez-vous (ex : dans le garde-robe d’entrée ou autres)
  2. Classer les vêtements selon les sous-catégories suivantes : hauts (chemisiers, pulls, etc.), bas (pantalons, jupes, etc.), vêtements qui se suspendent (vestes, manteaux, tailleurs, etc.), chaussettes, sous-vêtements, sacs à main, accessoires (écharpes, foulards, ceintures, chapeaux, etc.), vêtements pour des occasions précises (maillots de bains, uniformes, robes de soirées, déguisements, etc.) et chaussures (souliers de courses, bottes, sandales, etc.).
  3. Par sous-catégorie, prendre chacun des morceaux dans vos mains en vous demandant si vous l’aimez vraiment :
    – on porte souvent les mêmes vêtements (ce sont ces vêtements là que nous aimons vraiment);
    – on fait parfois de mauvais achats et il n’est jamais trop tard pour l’accepter (ex :  tissu toujours fripé, laine qui pique, etc.);
    – on reçoit, à l’occasion, des cadeaux qui ne nous correspondent pas tout à fait ; un cadeau a accompli sa mission lorsque vous l’avez reçu et il peut maintenant être transmis à quelqu’un d’autre si vous ne l’utilisez pas.
  4. Donner une place spécifique à chacune de vos catégories dans vos espaces de rangement (commode, garde-robe, etc.)
  5. Positionner vos vêtements pour toujours être en mesure de voir chacun d’entre-eux. Ainsi, vous pourrez toujours faire un choix éclairé des vêtements que vous désirez porter parmi l’ensemble de vos possibilités. Voici la technique de pliage de Marie Kondo pour vous aider dans cette étape :

    De plus, pour vous inspirer et vous donner le goût de faire du rangement vous aussi, n’hésitez pas à aller voir quelques photos inspirantes d’espace bien rangé. Un espace où chaque objet est à sa place nous libère l’esprit. On a l’impression que l’énergie circule librement et cela est apaisant.

Finalement, quand on décide de faire le ménage et de désencombrer sa maison, il est important de commencer par le plus facile. Dans le cas présent, les vêtements sont un excellent point de départ, car ceux-ci sont faciles à trier et à éliminer étant donné que leur valeur de rareté est extrêmement faible. J’ai réussi à éliminer 6 grands sacs de vêtements, de manteaux, d’accessoires (incluant des sacoches), des chaussures et des bottes. Certains sacs ont pris le chemin d’un don pour une friperie, car les objets étaient encore en bon état et d’autres ont pris le chemin d’une entreprise qui récupère le tissu.

Au courant des prochains mois, je vais poursuivre mon ménage du printemps selon la séquence idéale suggérée par Marie Kondo : vêtements (c’est fait), livres, papiers, objets divers et objets à valeur sentimentale.  Ainsi, mes sens vont s’aiguiser au fur-et-à-mesure de l’évolution de mon rangement et à la fin, je devrais être capable de trier les objets à valeur sentimentale rapidement et sans trop de tergiversation.

De votre côté, avez-vous besoin de désencombrer votre lieu de vie et votre esprit par la même occasion ?  C’est maintenant à vous de faire un premier pas 🙂

Le Jour de la Terre

Le 22 avril, ce sera le Jour de la Terre.     Mais doit-on se dire je t’aime à la St-Valentin seulement ?

Au stade où nous en sommes, il vaudrait mieux nous préoccuper de notre planète tous les jours de l’année et à chaque instant.

Dans le fond quand on y regarde de plus près, on agit avec la Terre comme on agit avec la santé de notre corps.    On commence à s’en préoccuper lorsque le médecin nous diagnostique une maladie grave.       Voit-on trop de films de super-héros ?  Comme eux on se sent invincibles.  Rien ne peut nous arriver ou nous atteindre… jusqu’à ce que ça nous atteigne !

Quand même, une chose que je trouve merveilleusement encourageante c’est que  nous avons aussi tendance à être influençables et à imiter ceux qui nous entourent.    À tel point que parfois il suffit qu’un nombre restreint de gens bougent pour faire bouger les autres.    L’effet domino.  Ça, j’aime ça !

C’est pourquoi, dans mon quotidien, je persiste à poser des gestes en lien avec mes valeurs éco-responsables :   diminuer mes déchets, ramasser parfois ceux des autres qui jonchent le trottoir (plogging), refuser la tasse jetable ou la paille qu’on me propose, acheter mes vêtements dans des friperies, diminuer considérablement mes achats, faire un potager, composter mes matières organiques, manger moins de viande, faire une conférence sur le zéro déchet ou la simplicité volontaire lorsqu’on me le demande, prendre mon vélo ou mes jambes pour me rendre quelque part, participer à ce blogue, etc.

En sus de ces nombreux gestes, je continue de m’instruire sur la cause environnementale par des lectures, des films, des conférences auxquelles j’assiste, des cours que je suis, des visites  au centre de tri ou ailleurs.   Je suis également présente le plus souvent possible aux diverses initiatives et activités organisées par En Harmonie avec la Terre ou en partenariat avec d’autres organismes de la région,  ainsi que lors d’événements afin de promouvoir un mode de vie éco-responsable.   Tout cela pour améliorer mes connaissances et pouvoir mieux les partager.

Et j’ai remarqué que peu à peu les gens que je côtoie commencent à imiter certains de mes comportements pour devenir (fort probablement) à leur tour des  exemples à imiter.    Un pas à la fois.

Avez-vous prévu une activité « verte » pour le Jour de la Terre ?    Pourquoi ne pas vous joindre à nous !

À vos marques, prêts… plogguez!

Même si «plogging» semble tout droit sorti du vocabulaire d’un ado, il s’agit plutôt d’une nouvelle tendance venue de Suède consistant à ramasser des déchets en joggant! On nettoie l’environnement tout en sollicitant d’autres muscles que ceux utilisés habituellement pour la course (2 pour 1, yes! 😀 ). Alors cette année, c’est décidé, je me lance dans le «plogging» ! Après avoir passée toute l’année dernière à me dire : «Mauzus que les rues sont sales.», je passe à l’action. Avril, avec son Jour de la Terre et la neige qui fond en laissant apparaître des déchets par milliers, me semble tout indiqué pour commencer!

C’est armée de gants de caoutchouc et d’une pince à long manche (version plus relaxe, je suis un peu paresseuse 🙂 ) que je me suis mise à arpenter les rues à la recherche de détritus…et ils ne sont pas trop dur à trouver. Que ce soit des déchets qui s’envolent des poubelles ou les gens qui prennent le sol pour un bac à recyclage devant les boîtes aux lettres communautaires, il y a du travail à faire.  Une fois sur le sol, les déchets vont souvent se retrouver au fil des précipitations dans les bouches d’égouts pour ensuite rejoindre les stations d’épuration. Une fois rendues là-bas, les matières qui auraient pu être recyclées sont maintenant devenues toxiques et inutilisables. Il vaut donc mieux prévenir!

Je me suis également inscrite au programme Terracycle de recyclage de déchets de cigarettes . C’est très simple : je les ramasse puis je leur envoie par la poste (gratuit) afin qu’ils soient transformés en compost (papier, cendre, tabac) et en mobilier extérieur (filtre, emballage plastique). Les mégots sont l’un des déchets les plus répandus dans le monde. Un seul mégot contient plus de 4000 produits chimiques, peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau et prend en moyenne 12 ans à se décomposer. Il n’y a donc pas juste pour nous que la cigarette est néfaste!

Voici un petit aperçu de ma première collecte:

items collectés lors du plogging

La grande gagnante en terme de quantité amassée est la bouteille de plastique suivie de près par la canette d’aluminium. Les verres à café/boissons terminent au 3e rang ex aequo avec les pancartes «stationnement interdit» de la Ville.

J’ai même trouvé un siège d’auto dans les vidanges! Au Québec, M. Fillion de Victoriaville collecte les sièges d’autos usagés pour ensuite les démanteler puis les apporter à un recycleur. Le plastique sert ensuite à fabriquer des planchers et du mobilier urbain. En Harmonie avec la Terre organise d’ailleurs le 9 juin une grande collecte de sièges d’auto usagés. La collecte aura lieu à l’École Paul-Comtois de Laval lors de la Fête des Voisins de Vimont* !

Bref, le plogging va me tenir en forme cette année. Parce que des déchets, il y en a tout le long de l’année, pas juste lors du Jour de la Terre. Idéalement, il faudrait agir à la source en réduisant la quantité de déchets que nous produisons et en les jetant aux endroits appropriés. J’espère que ce sport disparaîtra un jour… en attendant, plogguons !!!

* plus de détails à venir sur la page Facebook d’En harmonie avec la Terre

La période des semis est arrivée

Dès que le temps des fêtes a été terminé, j’ai commencé à faire la planification de mon jardin 2018. Pour y arriver, je pars toujours avec le plan du jardin 2017 afin de faire une rotation des cultures. Cette année, de nouvelles possibilités s’offrent à moi, car nous allons réaménager une partie de la cour et doubler la superficie du jardin.

Voici les esquisses de 2017 et de 2018 :

Jardin final 2017

Jardin 2017 selon le positionnement final

Dessin de la projection du jardin 2018

Planification du jardin 2018 avec l’agrandissement

Une autre nouveauté cette année, j’ai maintenant une étagère avec des néons pour assurer une luminosité adéquate aux semis, car les années passées, ceux-ci avaient tendance à pousser en orgueil par manque de lumière.

Cette année, j’ai commencé mes semis au début du mois de mars avec un peu de retard au niveau des fleurs (rien de grave, mes plants seront uniquement plus petits lors de leur passage à l’extérieur).

Voici le calendrier des semis par mois que j’ai prévu :

Mars
Lavande (retard, mais en cours)
Hémérocalle (retard, mais en cours)
Équinacée rouge (2e essai en cours)
Thunbergie (en cours)
Cerise de terre (2e essai en cours)
Poivrons (2e essai en cours)
Piment fort (en cours)
Pousses de roquette (en cours)
Tomate (en cours)

Avril
Persil (en cours)
Cléome (en cours)
Oeillet d’inde (en cours)
Basilic (en cours)
Fenouil (en cours)

Mai
Capucine
Concombre

Semis de tomates d'environ 3 centimètres de hauteur

Semis de tomates

semis de fleur de sorte Thunbergie

Semis de Thunbergie (plante grimpante annuelle aux fleurs orangées)

semis de sauge et d'oignons

Semis de sauge et d’oignons

semis de lavande

Semis de lavande

pousses de roquette

Pousses de roquette

Je vais poursuivre l’aventure des semis durant les deux prochains mois pendant que simultanément une de mes tantes en fait également de son côté et ainsi, nous pourrons partager certains de nos plants à la fin. Il est toujours bon de créer un partenariat, car chaque année certains semis fonctionnent moins bien que d’autres. Par conséquent, à deux, les risques sont moins grands, car ils sont partagés.

Vers la fin du mois mai ou le début du mois de juin (après les risques de gel), il sera alors possible de mettre en terre les plants. J’ai hâte de voir mon jardin agrandi à pleine maturité, car c’est toujours agréable de voir les résultats de tous nos efforts. De plus, il s’agit d’un pas de plus vers l’autosuffisance.

Finalement, si l’envie vous prend, il n’est pas trop tard pour partir certains semis. L’expérience vous intéresse ? À vos marques, prêt partez…

 

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Après quelques jours supplémentaires, voici l’évolution de mes semis :

Semis variés (thunbergie, tomates, poivrons et lavande)

Semis variés (thunbergie, tomates, poivrons et lavande)

Semis et pousses variés (tomates, oignons, sauge et roquette)

Pousses et semis variés (tomates, oignons, sauge et roquette)

Aussi, n’hésitez pas à m’envoyer des photos de vos semis. Voici ceux d’Élise en pleine réalisation :

Élise et ses semis 2018

Élise en train de mettre de la terre pour faire des semis de petits poivrons doux

 

Élise et ses semis 2018

Élise en train de mettre les graines de petits poivrons doux pour partir ses semis

Ma vie simplifiée

Lorsque j’ai adhéré au mode de vie Simplicité Volontaire il y a plus de 2 ans maintenant, j’ai en fait réalisé que j’avais toujours été un peu «simplicitaire».    Je n’en étais pas consciente, c’est tout.

Je n’ai jamais été une grande «magasineuse» bien que, comme tout le monde, j’aimais bien m’acheter quelques nouveaux morceaux de vêtements aux changements de saisons.

Cependant, outre un prêt-auto (lorsque j’en avais une) et une hypothèque, je n’ai jamais eu d’autre dette.   J’ai toujours acheté lorsque j’avais l’argent.   Et ça ne m’a pas empêché de faire quelques voyages et d’être heureuse.

Que s’est-il donc passé depuis 2 ans dans ma vie?    Ce fut d’abord une grande prise de conscience environnementale et par la suite une prise de conscience par rapport à la vie, à MA vie et à ce que j’ai choisi d’en faire.

Et personnellement, ce que je veux en faire n’est certainement pas de travailler 35 à 40 heures par semaine parce que, croyez-moi elle passe vite cette vie-là.  C’est pourquoi j’ai choisi de réduire mon temps de travail pour disposer de plus de temps pour vaquer à des occupations qui me plaisent vraiment. Par le fait même, j’ai dû réévaluer mes dépenses car: moins de travail = moins de revenus!

Or, chaque fois que je crois avoir besoin de quelque chose, je n’ai plus le réflexe automatique de dire: je dois l’acheter.   Je me demande d’abord si je possède déjà quelque objet qui pourrait faire l’affaire. Sinon, puis-je l’emprunter à mon voisin, ma sœur, une amie?   Si c’est quelque chose que j’utiliserai 1 ou 2 fois par année, puis-je le louer?  Et la dernière question: puis-je l’acheter de seconde main?  Et la plupart du temps, je n’ai pas besoin d’acheter.

Le calcul suivant m’a souvent rendu service, je vous le conseille grandement:

L’achat d’un item qui coûte 100$ plus taxes (15% de plus ça fait une différence!), supposons un sac à main.   Au salaire ou taux horaire que je gagne, combien d’heures devrais-je travailler pour pouvoir l’acheter.    ATTENTION: il faut prendre le salaire net, une fois l’impôt payé.   Suis-je prête à travailler 3, 4, 5 heures uniquement pour me procurer cet item?

Exemple :   Vous gagnez 25 $ de l’heure brut soit environ 18-20 $ net.  Il vous faudra travailler environ 6 heures, soit presque une journée complète pour cet achat et seulement pour cet achat.  Vous n’avez pas encore mangé ni payé votre loyer et tout ce qui vient avec.   Il faut vraiment que cet objet vous apporte un grand bonheur!

Aujourd’hui, ça peut paraître cliché, mais c’est quand même la vérité, je préfère «être» qu’ «avoir».   Pour moi ça veut dire faire des choses qui me font du bien, passer du temps avec ceux que j’aime, jouer à des jeux de société, marcher en forêt,  voir un film, une pièce de théâtre et profiter aussi de tous les loisirs gratuits ou peu dispendieux offerts par ma municipalité ou ailleurs (et quand on s’y attarde, on voit qu’il y en a beaucoup).  Parce qu’en terme de loisirs c’est fou ce que les entreprises débordent d’imagination pour nous en proposer toujours plus, et tous plus coûteux les uns que les autres.

Il m’est même arrivé à quelques occasions de refuser d’aller à une sortie qui ne correspondait pas réellement à mes nouvelles valeurs et pour laquelle je n’avais tout simplement pas envie de travailler durant une journée ou plus pour me l’offrir.  J’ai éprouvé à ces moments-là un certain malaise en refusant. Je me sentais jugée, même lorsque les gens ne disaient rien.  En fait, je pense que je me jugeais moi-même.  Ce que je tente de ne plus faire.

J’ai maintenant choisi de prendre ma vie en main et de vivre selon mes valeurs à moi, pas celles que la société veut m’imposer.    Le stress quotidien, la course effrénée (course vers quoi en fait ?), les soucis financiers, tout cela je n’en veux plus, en tout cas le moins possible.

 

L’or bleu, c’est précieux !

Bientôt, le 22 mars plus précisément, ce sera la Journée mondiale de l’eau. Cette ressource inestimable et essentielle à la vie que j’ai tendance à prendre un peu trop pour acquis. On ouvre le robinet et hop! de l’eau jaillit. Magie! Pourtant, cette réalité n’est pas la même pour tous car encore 2.1 milliard de personnes (30% de la population mondiale) n’ont pas accès à de l’eau potable salubre à leur domicile.

Dernièrement,  j’ai été brièvement privé d’eau courante à la maison (suite à des travaux). Tout est devenu alors plus compliqué: se laver les mains, cuisiner, nettoyer mon asphalte ☺… On en est tellement dépendant! C’est souvent lorsqu’on perd quelque chose qu’on réalise à quel point c’est précieux et que nous devrions tout faire pour le protéger. Ce n’est pas étonnant que les cheveux me dressent sur la tête lorsque j’entends qu’il y a projet à l’étude d’utiliser intensivement de vieux pipelines qui menaceraient nos sources d’eau potable en cas de fuite. Et même si l’eau coule à flot de mon robinet, j’essaie de garder à l’esprit que le traitement des eaux usées coûte cher et nécessite des produits chimiques pouvant être nocifs pour l’environnement. Considérant que la moyenne d’eau consommé par UN québécois est d’environ 350 litres d’eau par jour (versus 150 litres d’eau par jour dans plusieurs pays d’Europe et 10-20 litres d’eau par jour en Afrique Sub-Saharienne),  je pense que nous avons une bonne marge de manœuvre pour nous améliorer!

Voici quelques petits gestes qui m’aident à réduire la consommation d’eau de ma famille:

  • Ma maison était déjà munie de toilettes à faible débit (environ 6 litres d’eau POTABLE au lieu de 13), alors ce fut un pas plutôt facile à faire.
  • J’ai posé des aérateurs de robinet (environ 30% d’économie d’eau) et un pommeau de douche à faible débit (environ 40% d’économie).
  • Je mange moins de viande. Compte tenu que produire 1 kg de bœuf nécessite environ 15000 litres d’eau versus environ 4000 litres pour 1 kg de légumineuses, j’économise énormément d’eau (même si c’est une économie indirecte) en remplaçant un ou plusieurs repas de viande par une alimentation végétarienne. Sinon, j’opte pour la stratégie «d’étirer» la viande sur plusieurs repas. La viande fait partie de l’assiette (ex : pâtes au poulet) mais n’en est pas la «vedette» (ex: T-bone).  En faisant tout ça, je me sens moins mal d’étirer un petit peu ma douche chaude l’hiver! (Pas trop, l’eau chaude coûte cher! Cheap…)
  • Je vais me procurer un baril de récupération des eaux de pluie afin d’arroser mon jardin.
  • Je gratte davantage ma vaisselle plutôt que de la rincer abondamment.
  • Je n’achète que du linge usagé. Mine de rien, un jean neuf demande 9900 litres d’eau pour sa production.
  • J’achète des produits nettoyants pour la lessive, le corps et pour l’entretien général de la maison entièrement biodégradables et certifiés non toxiques pour l’environnement. Réduire sa consommation d’eau est très important mais il faut également préserver sa qualité!
  • Éviter les pesticides, les produits chimiques et de se servir de nos égouts comme d’une poubelle sont, entre autres, des gestes pouvant aider à préserver la santé de notre eau.

Malgré tout cela, j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour économiser davantage d’eau car nous avons (malheureusement, à mon avis) une piscine… Il existe cependant plusieurs trucs et techniques pour réduire les impacts de celle-ci sur la consommation d’eau et sur la quantité de produits chimiques se retrouvant dans les égouts pluviaux lors d’une vidange ou ou d’un backwash.

Et vous, faites-vous des petits gestes au quotidien pour préserver cette ressource qui est de plus en plus convoitée partout dans le monde? N’hésitez pas à nous les partager pour nous inspirer!

 

 

La chasse aux objets jetables se poursuit

Après les napkins, les assiettes en carton, les ustensiles en plastique (Spoon: court vidéo à voir), les pailles, les serviettes hygiéniques, les tampons démaquillants, les sacs en plastique pour les fruits et légumes, les échantillons de toutes sortes et j’en passe… je poursuis ma mission d’éliminer les objets à usage unique de chez moi.

Nous sommes dans une société de consommation qui va à une vitesse effrénée et où ce type d’objets est répandus dans toutes les sphères de la vie (alimentation, soin corporel, vêtements, fêtes, etc.) afin d’économiser «en théorie» temps et argent. Il est clair que l’on économise de l’argent à court terme, mais l’achat en continue du même article jetable fini par faire monter inévitablement la facture et même parfois très rapidement en haut du prix de l’article équivalent conçu pour durer. Bon à part le prix, il y a également le facteur temps. Est-il si rapide que ça d’aller acheter et de jeter des assiettes en plastique après leur utilisation plutôt que de prendre la vaisselle que l’on a déjà et de la laver à la fin ? Je ne crois pas que l’on économise beaucoup de temps. Donc, de mon côté, j’ai décidé de continuer d’investir davantage dans des objets durables sur le long terme, de gagner du temps en dehors des magasins (pas d’achat à répétition d’objets jetables), d’éviter au maximum l’extraction de nouvelles matières premières, de réduire la quantité de déchet et finalement d’être davantage en harmonie avec l’environnement, car c’est, à mon avis, la meilleure solution.

Voici un résumé des derniers pas que j’ai accompli dans plusieurs des catégories de cette chasse au jetable.

Catégorie : Soin corporel

Dans cette catégorie, j’avais déjà entamée une démarche pour fabriquer mes produits au maximum (savon, baume à lèvres, etc) en achetant les ingrédients en vrac afin d’éviter le maximum de déchet. De plus, j’avais déjà remplacé les serviettes hygiéniques jetables par une coupe menstruelle et des tampons démaquillants jetables par leur version lavable. Mon dernier pas à ce jour a été de m’acheter un rasoir électrique afin d’éviter d’acheter constamment des lames de rasoir jetables.

Catégorie : alimentation

Cette catégorie, à elle seule, génère vraiment beaucoup de déchet. Dans celle-ci, j’avais déjà mis en place une stratégie pour éviter au maximum les emballages à usage unique : 1. Acheter le plus souvent les aliments en vrac. Pour y arriver, j’ai un kit zéro déchet pour faire mon épicerie et je vais faire celle-ci aux endroits qui acceptent mes contenants (au Marché 440 pour les fruits, les légumes, les poissons, les viandes et le vrac / à la boulangerie Première Moisson pour les pains, les pâtisseries et les gâteaux). 2. Toujours avoir sous la main les INCONTOURNABLES : un sac réutilisable pour les achats imprévus, une bouteille réutilisable afin de toujours avoir un récipient pour mettre de l’eau et un plat de plastique afin de toujours pouvoir partir avec son plat pour emporter sans emballage jetable. 3. Cuisiner et faire des conserves le plus souvent possible. Se faire à manger nous permet d’acheter les éléments de base en vrac et de faire nous même des éléments transformés. La majorité des emballages se retrouvent dans les portions individuelles pour les lunchs ou les éléments déjà préparés pour nous. Donc, cuisiner nous coûte moins cher et réduit la quantité d’emballage que l’on apporte chez soi.

À part cette stratégie globale, je tente actuellement d’éliminer les sacs Ziploc. J’ai réussi dans plusieurs cas à trouver des solutions de rechange qui restent légères à transporter. Par exemple, une feuille de tissu trempée dans la cire d’abeille pour emballer mon sandwich et un sac en tissu à couche (fabriqué avec du PUL et muni d’une fermeture éclair) pour apporter mes légumes. Toutefois, une utilisation résiste encore : la congélation des aliments, car les sacs Ziploc sont pratiques, hermétiques et ils ne prennent pas de place dans mon congélateur. Je pense toutefois m’équiper prochainement de plats en vitre de différents formats ou à acheter des produits en plastique pour congélateur de marque Tupperware, car leurs produits sont très résistants et garantis à vie. Ainsi, je pourrais éliminer complètement les sacs Ziploc.

Catégories : vêtements & bureautique
Je n’ai pas encore effectuée de véritable transformation dans ces deux catégories là. Je vais m’y attarder prochainement.

Donc, durant cette chasse, il est important de toujours avoir en tête le long terme et de se rappeler qu’il est normal qu’un objet durable coûte plus cher à l’achat qu’un objet jetable, mais faites le calcul et vous verrez les économies que vous effectuerez avec les années. Toutefois, n’oubliez pas d’entretenir vos objets, car si vous voulez garder longtemps un objet, il sera important de ne pas négliger son entretien régulier.

Finalement, que la chasse se poursuive afin que la durabilité prenne le dessus face aux objets jetables encore beaucoup trop présents dans nos vies.

 

Trois fois par jour

Quand j’ai commencé à me préoccuper des produits que j’utilisais sur mon corps, j’ai décidé de fabriquer ma propre pâte à dents car après tout, c’est trois fois par jour (parfois 2) qu’on accomplit cette tâche et qu’on ingère fort probablement une certaine quantité de dentifrice et de produits chimiques qui s’y trouvent.

Certaines personnes essaient plusieurs recettes avant de tomber sur la bonne mais moi, j’ai été très chanceuse car la première recette que j’ai essayée était parfaite.   Goût, texture, efficacité.

Durant un an, j’ai donc utilisé exclusivement cette pâte.  J’ai demandé l’avis de ma  dentiste en lui mentionnant les ingrédients qui entraient dans la composition de ma pâte maison et, après m’avoir examinée, elle n’y voyait aucun problème, m’expliquant qu’à un certain âge (le mien genre ! ! !)  le fluor était moins nécessaire.  Or, en discutant avec un autre dentiste, autre son de cloche;  selon lui, comme mes dents connaissent un certain déchaussement (voilà, vous savez tout maintenant !) le fluor s’avère important….  Que faire ?

N’ayant pas envie à ce stade de me lancer dans une étude exhaustive sur la question j’ai choisi d’utiliser une pâte commerciale une fois par jour et de maintenir mon dentifrice maison pour le reste, ce qui à mon avis est un bon compromis.  Mais un jour je devrai me pencher davantage sur la question…

Et qu’en est-il du côté de la brosse à dents, qu’on doit changer environ 4-5 fois l’an pour s’assurer d’un bon travail de brossage? Cela en fait des débris de plastique qui se retrouvent dans les dépotoirs.

Je me suis donc tournée vers une brosse au manche de bambou.  Au terme de sa vie, on coupe le manche pour le déposer dans le bac de matières organiques (compost) et on jette l’extrémité avec les poils qui est non-compostable.  Il existe plusieurs sortes de brosses chez différentes compagnies; des souples, des moins souples, des grosses, des petites, la plupart avec poils synthétiques, d’autres avec des poils de cochon (Et oui ! Celles-là sont 100% compostables.). J’en ai donc essayé quelques-unes (pas les poils de porc… pas rendue là !) avant de trouver celle qui me convenait.  Et maintenant, quand elle n’est plus bonne, je coupe le manche et place le bambou au compost (celui de la ville car le bambou prend  un certain temps à se décomposer, et je n’ai pas envie de retrouver un tas de manches en bambou dans mon potager. Quoi que… si ça repoussait en brosses à dents…. ??? )

Il me reste maintenant la soie dentaire écolo à découvrir, mais comme  je ne l’utilise pas très régulièrement…(ne le dites surtout pas à mon dentiste) je n’ai pas encore fait de tests de ce côté.

 

 

 

 

Être écologique, c’est économique!

On entend souvent dire que de manger des aliments biologiques et d’acheter des produits locaux ou éthiques coûte plus cher et c’est (malheureusement) souvent vrai… Si on s’arrêtait à cela, il pourrait nous sembler qu’être écolo est peu économique voire inaccessible pour certains d’entre nous. Mais il y a plein de petits (et de gros) endroits où être écologique/zéro déchet est bon pour notre portefeuille. C’est dernièrement, lors de l’organisation de la fête de mes enfants, que j’en ai pris pleinement conscience…

Il y a plusieurs années, en pensant me simplifier la vie pour la fête de ma fille, j’avais acheté des nappes de plastique, des «napkins» de Dora, de la vaisselle jetable, etc. Et quand on parle fête d’enfant, il est vraiment facile de tomber dans le piège et d’acheter la totale c’est-à-dire: des guirlandes, des banderoles, des ballons, des flûtes qui font «pouettt» des chapeaux, des affiches, des verres thématiques, des petits jouets souvenirs inutiles qui se brisent en cinq minutes, etc.  Le résultat est: une poubelle bien remplie et une facture bien salée! Depuis que je tends vers le zéro déchet, les fêtes ont bien changé…mais pour le mieux! Une bonne vieille nappe, des serviettes en tissus, ma vaisselle de tous les jours… une brassée de lavage plus tard, tout est prêt à être réutiliser! La même petite pensée me revient toujours : la cuillère de plastique avec laquelle mon enfant a mangé son gâteau de 1 an sera encore là quand son arrière-petit enfant mangera le sien. De quoi faire réfléchir…

Mis à part les fêtes d’enfants, un autre endroit où je sauve des sous est à la pharmacie et à l’épicerie. Premièrement, je n’achète pas de mouchoir. Anciennement, j’utilisais le papier de toilette (qui est souvent aussi doux que les kleenex). Quand j’ai vu ma fille de 2 ans vider un rouleau en moins de deux parce qu’elle veut se moucher «TOUTE SEULE», j’ai découpé un vieux chandail de coton à mon chum pour en faire des mouchoirs en tissu. Une autre dépense de réglée!

Voici en rafale quelques autres économies que je réalise:

  • Mes vieilles guenilles font d’excellent essuie-tout.
  • Les »ziploc » ont laissé place aux pochettes pour collations en tissu.
  • Les feuilles de cuisson réutilisables (ex :Cookina) remplacent mon papier d’aluminium/parchemin.
  • Ma pellicule d’emballage est remplacée par des Cover blubber et éventuellement par des emballages en tissu avec cire d’abeille (ex: Api-flex).
  • Les pailles sont bannies parce que… je peux très bien vivre sans.
  • Les serviettes hygiéniques sont partiellement remplacées par des serviettes lavables.
  • Des lingettes de bébé sont remplacées par de simples débarbouillettes.
  • Les sacs à ordures noirs sont éliminés car j’ai amplement de place dans un petit sac format «épicerie».

Et je ne parle même pas des économies réalisées en utilisant presque juste du vinaigre et du bicarbonate de soude comme produits nettoyants, en achetant que du linge et des objets usagés, en mangeant moins de viande, etc.

Bref, en réduisant ma consommation et en choisissant des options plus durables, j’économise beaucoup même si des fois, ça ne parait pas toujours sur le coup. Mais, notre portefeuille et la planète en sortent tous deux gagnants!

N’hésitez pas à me partager vos trucs écono et écolo !

Le défi des jeunes pousses

On ne peut pas toujours atteindre nos objectifs du premier coup…

L’année dernière, j’avais décidé de commencer à cultiver, pour ma consommation personnelle, des jeunes pousses de tournesol à la suite d’un cours que j’avais suivi et qui était donné par les Amis du Jardin botanique de Montréal. Je désirais faire un pas de plus vers l’autosuffisance en cultivant des jeunes pousses sur le rebord de ma fenêtre. Toutefois,  la lumière naturelle à l’intérieur de ma maison ne semblait pas assez abondante pour les pousses. Donc, mon premier essai s’est terminé par un échec.

Cette année, j’ai décidé à nouveau de tenter l’expérience, car je me suis maintenant équipée d’une étagère avec des lumières artificielles.  Voici quelques photos de ma nouvelle tentative :

           

Encore cette fois-ci, le résultat n’a pas été très concluant : 3 pousses seulement au niveau de la récolte. Une chance que je ne comptais pas uniquement sur cette source de nourriture pour survivre.

Dans cette deuxième tentative, je n’ai pas assez arrosé les pousses et la majorité des tiges se sont asséchées avant qu’elles soient prêtes pour la récolte. Dommage… mais comme le dit l’expression : jamais 2 sans 3. Donc, je crois fortement que mon troisième essai sera le bon, car j’y suis presque. Tendre vers l’autosuffisance est tout un défi, mais je ne vais pas lâcher pour autant.

Et vous ? Avez-vous fait des pas vers l’autosuffisance ? Quel est votre défi actuel (défi énergétique, défi alimentaire, etc) ?  N’hésitez pas à partager vos expériences.

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