En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Category: Zéro déchet (page 1 of 2)

C’est une écolo qui fait non…non…non…non…

femme qui refuse, dit stop, qui en as assez

Mon processus «zéro déchet» est bien entamé mais, il me reste quelques points sur lequel je dois définitivement travailler. Le premier de ceux-ci :  REFUSER. C’est la base, le premier des 5 ‘’R’’  (Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter (rot). Refuser tous les objets inutiles (lire déchets!) qu’on nous propose et impose partout on l’on va. Depuis que je tente de réduire mes déchets, je dois être prête à anticiper tout ce qu’on va me donner. Et il faut être plus vite que son ombre car les serveurs sont super rapides pour mettre des ustensiles en plastique dans notre assiette. Des fois, je les vois venir de loin, comme les pailles ou les paquets de crayons de cire pour enfants dans les restaurants. Mais, par exemple, lorsque je me suis fait servir ma mayonnaise dans des sachets de plastique dans une salle à manger d’une grande chaîne de restaurant de poulet… c’était difficile à prévoir! Ça a mérité un petit appel au service à la clientèle!

Je crois effectivement que c’est mon devoir de faire connaître aux commerçants mes limites et mes préoccupations par rapport aux déchets. Je crois fortement en la force du nombre. Si chacun de nous signalait ce qui nous semble inapproprié, les choses bougeraient beaucoup plus rapidement. Les vendeurs ont besoin de leurs acheteurs alors il s’adapteraient. C’est d’ailleurs un deuxième point sur lequel travailler: arrêter de me plaindre intérieurement et interpeller plus souvent (et le plus constructivement possible) les commerçants et restaurateurs pour tenter de faire bouger les choses.

Je reste d’ailleurs étonnée (ouin…pas tant que ça…) que tous ces accessoires tel que les sacs, objets promotionnels, échantillons, ustensiles, crayons, pailles soient donnés d’emblée car tout cela à un coût et finit rapidement à la poubelle. Lorsque je travaillais dans un commerce, j’avais déjà amorcé un changement tout simple mais économique pour la compagnie. Au lieu de mettre systématiquement les items des clients dans un sac (comme il était d’usage de le faire il y a une dizaine d’années), je demandais au client s’il en avait besoin. Les gens réfléchissaient puis, très souvent, disaient non. Ce petit changement de mentalité de demander plutôt que de donner systématiquement me sauverait bien des «non», «pas de paille», «pas de crayons, «non»! Je ne parle même pas de l’argent sauvé et des déchets évités…en plus de simplifier la vie à bien des écolos !!

Bref, réduire nos déchets en diminuant notre consommation et en refusant tous ces emballages et objets inutiles est selon moi un bon pas vers un environnement plus sain ! Le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas!

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

Tic tac tic tac !

Ah le temps !! On se plaint constamment qu’on en manque! On court toujours pour essayer d’en avoir plus et finalement, notre vie ressemble à une course effrénée . Si vous le pouviez, aimeriez-vous avoir plus de temps pour votre famille, vos amis, votre conjoint(e) et vos activités?

femme avec une tête en horloge

Étant mère de 2 jeunes enfants et travaillant à temps partiel, je dois dire que je manquais constamment de temps. Mon conjoint et moi courrions pour aller chercher les enfants chez la gardienne, pour cuisiner les repas de la semaine durant la fin de semaine, pour les rendez-vous, l’épicerie,  la vaisselle, le lavage, le pliage, le ménage, alouette !! En bout de ligne, nous manquions de temps (et d’énergie) pour ce qui nous tenait le plus à cœur : nos enfants et notre vie de famille. C’est, entre autres,  pourquoi il y a presque 2 ans j’ai franchi le pas et j’ai arrêté de travailler. Ce fut la meilleure décision de notre vie!

Il a fallu bien sûr que l’on revoit un peu notre budget et nos priorités (besoins réels vs désirs). Comme mon conjoint et moi avons adopté il y a longtemps un mode de vie axé sur la simplicité volontaire, ce ne fut pas trop difficile pour nous. Non, pratiquer la simplicité ne veut pas nécessairement dire être un hippie qui tresse des paniers en osier 😉 ). C’est simplement de découvrir que l’on peut vivre mieux avec moins de biens matériels et que, en consommant moins, on peut alors réduire notre rythme pour vraiment profiter de la vie. On mise alors davantage sur la qualité (plutôt que sur la quantité), sur le partage, l’entraide, etc. Le minimalisme et la simplicité volontaire sont, selon moi, de très bons moyens pour éviter l’endettement,  diminuer le stress et diminuer notre impact écologique. Et surtout, cela me permet d’éviter de regretter plus tard de ne pas avoir vu mes enfants grandir et de ne pas avoir fait les actions qui me tiennent à cœur!

Avoir plus de temps a été bénéfique pour moi dans plusieurs sphères de ma vie. Cela m’a permis de pouvoir faire du bénévolat pour En Harmonie avec la Terre  et auprès de plusieurs organismes (Plantaction, Quartier Vert du Marigot, La voix des parents). J’ai ainsi accompli ce que j’ai toujours désiré : faire ma part pour ma ville, ma communauté et la planète. Je cuisine d’avantage et j’évite ainsi les aliments ultra-transformés et la tonne de déchets qu’ils engendrent!! Je prends aussi le temps de réparer les objets, d’acheter usagé, d’acheter en vrac, de faire un jardin, etc. En bout de ligne, on peut économiser beaucoup lorsqu’on a plus de temps!

C’est des journées comme aujourd’hui, au bord de la piscine avec mes filles, que je me rends encore davantage compte des bienfaits du mode de vie que j’ai choisi.

Et vous, avez-vous envisagé de vous donner plus de temps en diminuant vos heures de travail? Est-ce que la simplicité volontaire fait partie de votre mode de vie?

Réseau québécois de simplicité volontaire : http://simplicitevolontaire.org/

Est-ce toujours plus vert chez le voisin ?

Mon texte d’aujourd’hui est un peu différent des précédents.    Plutôt que de vous partager un pan de mon vécu simplicitaire, je me permets le style « éditorial ».  Une fois n’est pas coutume…

Je suis native de Laval et j’ai habité plusieurs quartiers au fil des ans.  Je suis attachée à ce coin de pays.  Pourquoi ?  Je ne saurais le dire exactement.  Pour ceux qui n’y habitent pas, notre île est considérée comme un immense centre d’achats et une banlieue de voisins gonflables.   Pourtant 17% du territoire est zoné agricole et 24% représente des terrains non exploités et étendues d’eau (réf. Statistiques ville Laval 2011).

Mais il m’arrive parfois d’envier Montréal que je considère franchement plus évoluée en terme de protection de l’environnement.   Pour le transport collectif bien sûr, mais également pour ses nombreux écoquartiers et écocentres. Beaucoup de citoyens aussi s’unissent pour mettre sur pied des initiatives écolos telles que des ruelles vertes, des incroyables comestibles, le développement du Bâtiment 7, etc…

De même, du côté nord, on entend aussi parler de plusieurs initiatives;  le Hameau de Prévost, les développements de mini-maisons ici et là, des citoyens qui se mobilisent pour tel ou tel projet commun.   Ou encore à Sherbrooke, Granby, Québec….

Est-ce que je souffre du syndrome de « c’est toujours plus vert chez le voisin ? »  Probablement.    Mais j’ai quand même l’impression parfois qu’à Laval on est sur une autre planète.

Depuis quelques années je rencontre beaucoup de citoyens interpellés par la cause environnementale et certains d’entre eux posent des gestes « verts » à la maison, mais peu se mobilisent pour faire changer les choses dans leur quartier.

Par manque de temps ? Avons-nous moins de temps que les citoyens d’ailleurs parce que nous sommes coincés dans les transports matin et soir pour de longues heures;  parce que nous avons plus de chemin à parcourir pour faire nos emplettes ou déposer et reprendre les enfants à la garderie; parce qu’on doit couper la pelouse, entretenir la piscine, niveler le pavé uni, réparer le cabanon et quoi encore.

Par manque d’intérêt ? Je ne crois pas que nous ayons le luxe de ne pas s’y intéresser. C’est de notre survie dont il est question et plus précisément celle de nos enfants.

Enfin, je ne connais pas la réponse, je ne fais que constater.

Mais peut-être suis-je simplement victime d’une crise de désillusion passagère ? Car au fond il y a quand même certaines initiatives citoyennes à Laval. Je pense  à PlantAction, au Quartier Vert du Marigot, au mouvement Pas de Tour dans ma cour, aux Amis du Boisé du Souvenir et plusieurs autres.

Peut-être que cela ne va tout simplement pas assez vite à mon goût.  N’empêche, ça fait du bien d’en parler.  Merci pour vos oreilles (et vos yeux !)

Y’ a d’la joie !

fille excité d'avoir eu son bac de matières organiques de la VilleVous arrive-t-il de ressentir beaucoup trop de bonheur pour quelque chose que votre entourage ne comprend pas nécessairement? C’est ce qui m’est arrivé avec mon bac brun de la Ville. Je devais avoir l’air borderline hystérique lorsque je l’ai vu dans mon entrée un après-midi de mai. Mettons que je l’attendais depuis longtemps! J’aurais préféré l’avoir dès le début de ma «transition verte» mais d’un autre côté, l’attendre m’a permis d’apprendre à faire du compost moi-même, ce qui n’est pas une mauvaise chose à savoir.

Cela fait maintenant plus de deux ans que je fais du compost dans ma cour. Durant la première année, les résultats furent…humm…plutôt douteux! Pas sûre que c’était du compost de grande qualité… En tout cas, l’odeur (que je ne décrirai point) ne me disait vraiment rien de bon. C’est en voyant ces piètres résultats malodorants que j’ai décidé de mieux me renseigner et de diagnostiquer mon problème. Je crois que mon compost souffrait d’une carence en matières riches en carbone et d’un manque flagrant d’amour et de brassage. Il faut effectivement mettre environ 3 part de matières riches en carbone (feuilles mortes, paille, etc) pour 1 part  de matières riches en azote (résidus de cuisine, gazon, etc). Aussi , on doit TOUJOURS recouvrir les matières riches en azote de feuilles mortes sinon, bonjour les mouches et les animaux! De plus, comme les micro-organismes ont besoin d’oxygène et d’eau pour survivre, il faut brasser le compost régulièrement pour l’aérer. Vérifier à ce qu’il soit ni trop humide ni trop sec est également essentiel.

En cette 2e année, je remarque qu’il y a beaucoup moins de bibittes qui volent et qu’il a une odeur franchement plus agréable (On verra, les grosses chaleurs ne sont pas encore arrivées!). Maintenant que je maîtrise mieux l’art du compostage, je vais continuer à composter tout ce que j’ai accumulé. Par contre, je vais probablement utiliser davantage la collecte de matières organiques de la Ville car elle comporte plusieurs avantages comme celui de pouvoir y mettre beaucoup plus de matières telles que la viande, les restants de table, le fromage, les résidus de jardins en grande quantité, etc.

Mon plus grand bonheur? (Ok …c’est peut-être pas le plus grand.) Avoir vu tous les bacs bruns alignés sur le bord de la rue le jour de la première collecte dans notre quartier. Comme les résidus organiques des Lavallois totalisent 44% du total de leurs déchets produits, cela réduit considérablement la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. Sans oublier toutes les émanations de méthane qui sont évitées grâce au compostage. Bref, que l’on utilise le bac brun de la Ville ou que l’on fasse du compost dans notre cour, c’est toujours un bon geste pour notre planète! Avez-vous des trucs pour réussir votre compost maison? Attendez-vous votre bac brun impatiemment ?

 

compost frais

 

Abracadabra, déchet disparaît !

Est-ce que j’ai réussi à diminuer mes déchets depuis que j’ai adopté le mode de vie Zéro Déchet ?

Je serai bien honnête, je ne vise pas le pot « Mason » par année ni même par mois en déchets.   En fait pour moi cette démarche vise beaucoup une prise de conscience.   Prendre conscience de ma consommation de biens et de comment ces choses sont franchement trop bien emballées.

Au début, c’était un peu infernal parce que chaque fois que j’entrais à l’épicerie ou dans un autre magasin, la seule chose que je regardais était les emballages, leur quantité et leurs matériaux.    Je n’en revenais juste pas.   Et le « boute du boute » c’est les 2-3 (ou pire encore 1 seul) poivrons ou courgettes couchés sur une barquette de styromousse et enveloppés de papier cellophane.   Mais pourquoi ???

Maintenant, je capote un peu moins lorsque je vois ces aberrations  Cependant, je me permets d’en glisser un mot au commerçant tout en optant pour les légumes non emballés (ou pour un autre commerce !), lesquels je place dans mes propres sacs en filet.

Revenons maintenant à mes poubelles.   Ma façon de voir si notre quantité de déchets a baissé est tout bonnement la bonne vieille méthode du calendrier  (très polyvalente cette méthode 🙂 ).    J’ai débuté le calendrier en septembre 2017 et j’y indique la date à laquelle nous sortons notre poubelle et notre bac de recyclage.   Il faut noter que nos déchets organiques (épluchures, restants de table, etc…) sont déposés dans le bac à compost ce qui réduit considérablement le contenu de la poubelle.

Évidemment, pour pouvoir vraiment voir l’évolution, nous ne les sortons que lorsqu’ils sont bien remplis.    Voici le résultat :

Nous sommes 2 adultes à la maison.  Ce que je constate en regardant les dates c’est qu’il nous reste pas mal de travail à faire au niveau du bac de recyclage.     Qu’est ce qui le remplit tant ?   Les emballages bien sûr.

Le défi chez nous c’est qu’on peut très difficilement acheter les aliments en vrac pour cause d’allergies alimentaires sévères.

Ce que j’ai trouvé comme solution c’est de cuisiner un peu plus.  Par exemple je cuisine les biscuits et je fais mon propre bouillon de légumes avec les épluchures de mes légumes bios (avant de les déposer dans le bac de compost).   L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de conserves de tomates parce que j’en avais congelé plusieurs pots de mon potager de l’an dernier.  J’élimine ainsi certains emballages.

Pour ce qui est des rouleaux de papier de toilette vides, j’ai trouvé une garderie qui les prend pour le bricolage.   Mes contenants de yogourts vides sont  réutilisés par la boutique écologique près de chez moi.

Mais il reste encore les litres de lait, les emballages de fromage, les sacs de riz, les emballages de craquelins…

Il y a donc de la place pour l’amélioration !

 

Vive la diversité !

Le printemps est enfin arrivé! La nature se réveille et les pissenlits sur mon gazon aussi… Tout d’abord, il faut dire que mon terrain est vraiment beau….quand il est couvert de neige! Tsé le champ de pissenlits et  de «mauvaises herbes», c’est chez moi!

Année après année, j’ai essayé d’enlever mes pissenlits, mais rien à faire, ils reviennent constamment. Il faut dire que chaque plant peut produire 2000-3000 semences par année… alors le combat est pas mal perdu d’avance. Et comme  je ne désire pas consacrer de temps ni d’argent à cela, cette année, j’ai appris à les aimer et à les accepter.  Mon déclicpissenlit avec abeille qui butine s’est fait quand j’ai appris que les pissenlits sont les premières fleurs que nos abeilles et autres insectes pollinisateurs peuvent butiner après le long (interminable) hiver et qu’ils regorgent de nectar. Comme les infrastructures et l’étalement urbain ont déjà anéanti beaucoup d’espaces verts fleuris, pourquoi ne pas leur donner une petite chance avec ce qui reste?! À l’aide de leurs racines profondes, les pissenlits ramènent des minéraux comme le potassium, le phosphore et le calcium vers la couche superficielle du sol et fertilisent ainsi d’autres plantes (d’autres pissenlits dans mon cas 🙂 ). Quand ils  meurent, cela fait des trous et aère le sol. Il reste juste à les tondre avant qu’ils montent en graines pour limiter le pollen et les voisins pas contents 😛 . Bref, on a appris à les détester mais au fond, c’est beau des pissenlits. Tu peux même te faire du vin avec selon Ricardo! I drink to that!

En plus de mes pissenlits déjà bien établis, j’ai décidé d’amener d’autres espèces diversifiées sur ma pelouse.  Premièrement, j’ai agrandi considérablement l’espace que je dédiais aux fleurs (surtout des vivaces et des bulbes pour plus de simplicité!) Après tout, le gazon, ce n’est pas tellement utile comparativement à des fleurs qui attirent les abeilles ou les papillons. Qui sait, peut-être qu’un jour je pourrai également faire pousser des légumes en façade de ma maison! J’ai également semé du trèfle blanc sur des zones de mon terrain d’en avant (peu de piétinement) où il n’y avait pas de gazon. Le trèfle n’a pas besoin d’être tondu fréquemment (2-3 fois par été) et ne nécessite que peu d’arrosage, youppi! Il existe aussi des mélanges de trèfles blancs et graminées qui donnent de très bon résultats.

Un beau gazon verdoyant et uniforme est souvent un symbole de réussite sociale mais aussi de dépenses, d’entretien et souvent de pesticides pouvant être nocifs pour les autres organismes vivants. Au final, la pelouse impeccable n’est pas vraiment bonne pour l’environnement. Favorisons plutôt la biodiversité!

 

 

Le Jour de la Terre

Le 22 avril, ce sera le Jour de la Terre.     Mais doit-on se dire je t’aime à la St-Valentin seulement ?

Au stade où nous en sommes, il vaudrait mieux nous préoccuper de notre planète tous les jours de l’année et à chaque instant.

Dans le fond quand on y regarde de plus près, on agit avec la Terre comme on agit avec la santé de notre corps.    On commence à s’en préoccuper lorsque le médecin nous diagnostique une maladie grave.       Voit-on trop de films de super-héros ?  Comme eux on se sent invincibles.  Rien ne peut nous arriver ou nous atteindre… jusqu’à ce que ça nous atteigne !

Quand même, une chose que je trouve merveilleusement encourageante c’est que  nous avons aussi tendance à être influençables et à imiter ceux qui nous entourent.    À tel point que parfois il suffit qu’un nombre restreint de gens bougent pour faire bouger les autres.    L’effet domino.  Ça, j’aime ça !

C’est pourquoi, dans mon quotidien, je persiste à poser des gestes en lien avec mes valeurs éco-responsables :   diminuer mes déchets, ramasser parfois ceux des autres qui jonchent le trottoir (plogging), refuser la tasse jetable ou la paille qu’on me propose, acheter mes vêtements dans des friperies, diminuer considérablement mes achats, faire un potager, composter mes matières organiques, manger moins de viande, faire une conférence sur le zéro déchet ou la simplicité volontaire lorsqu’on me le demande, prendre mon vélo ou mes jambes pour me rendre quelque part, participer à ce blogue, etc.

En sus de ces nombreux gestes, je continue de m’instruire sur la cause environnementale par des lectures, des films, des conférences auxquelles j’assiste, des cours que je suis, des visites  au centre de tri ou ailleurs.   Je suis également présente le plus souvent possible aux diverses initiatives et activités organisées par En Harmonie avec la Terre ou en partenariat avec d’autres organismes de la région,  ainsi que lors d’événements afin de promouvoir un mode de vie éco-responsable.   Tout cela pour améliorer mes connaissances et pouvoir mieux les partager.

Et j’ai remarqué que peu à peu les gens que je côtoie commencent à imiter certains de mes comportements pour devenir (fort probablement) à leur tour des  exemples à imiter.    Un pas à la fois.

Avez-vous prévu une activité « verte » pour le Jour de la Terre ?    Pourquoi ne pas vous joindre à nous !

À vos marques, prêts… plogguez!

Même si «plogging» semble tout droit sorti du vocabulaire d’un ado, il s’agit plutôt d’une nouvelle tendance venue de Suède consistant à ramasser des déchets en joggant! On nettoie l’environnement tout en sollicitant d’autres muscles que ceux utilisés habituellement pour la course (2 pour 1, yes! 😀 ). Alors cette année, c’est décidé, je me lance dans le «plogging» ! Après avoir passée toute l’année dernière à me dire : «Mauzus que les rues sont sales.», je passe à l’action. Avril, avec son Jour de la Terre et la neige qui fond en laissant apparaître des déchets par milliers, me semble tout indiqué pour commencer!

C’est armée de gants de caoutchouc et d’une pince à long manche (version plus relaxe, je suis un peu paresseuse 🙂 ) que je me suis mise à arpenter les rues à la recherche de détritus…et ils ne sont pas trop dur à trouver. Que ce soit des déchets qui s’envolent des poubelles ou les gens qui prennent le sol pour un bac à recyclage devant les boîtes aux lettres communautaires, il y a du travail à faire.  Une fois sur le sol, les déchets vont souvent se retrouver au fil des précipitations dans les bouches d’égouts pour ensuite rejoindre les stations d’épuration. Une fois rendues là-bas, les matières qui auraient pu être recyclées sont maintenant devenues toxiques et inutilisables. Il vaut donc mieux prévenir!

Je me suis également inscrite au programme Terracycle de recyclage de déchets de cigarettes . C’est très simple : je les ramasse puis je leur envoie par la poste (gratuit) afin qu’ils soient transformés en compost (papier, cendre, tabac) et en mobilier extérieur (filtre, emballage plastique). Les mégots sont l’un des déchets les plus répandus dans le monde. Un seul mégot contient plus de 4000 produits chimiques, peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau et prend en moyenne 12 ans à se décomposer. Il n’y a donc pas juste pour nous que la cigarette est néfaste!

Voici un petit aperçu de ma première collecte:

items collectés lors du plogging

La grande gagnante en terme de quantité amassée est la bouteille de plastique suivie de près par la canette d’aluminium. Les verres à café/boissons terminent au 3e rang ex aequo avec les pancartes «stationnement interdit» de la Ville.

J’ai même trouvé un siège d’auto dans les vidanges! Au Québec, M. Fillion de Victoriaville collecte les sièges d’autos usagés pour ensuite les démanteler puis les apporter à un recycleur. Le plastique sert ensuite à fabriquer des planchers et du mobilier urbain. En Harmonie avec la Terre organise d’ailleurs le 9 juin une grande collecte de sièges d’auto usagés. La collecte aura lieu à l’École Paul-Comtois de Laval lors de la Fête des Voisins de Vimont* !

Bref, le plogging va me tenir en forme cette année. Parce que des déchets, il y en a tout le long de l’année, pas juste lors du Jour de la Terre. Idéalement, il faudrait agir à la source en réduisant la quantité de déchets que nous produisons et en les jetant aux endroits appropriés. J’espère que ce sport disparaîtra un jour… en attendant, plogguons !!!

* plus de détails à venir sur la page Facebook d’En harmonie avec la Terre

La chasse aux objets jetables se poursuit

Après les napkins, les assiettes en carton, les ustensiles en plastique (Spoon: court vidéo à voir), les pailles, les serviettes hygiéniques, les tampons démaquillants, les sacs en plastique pour les fruits et légumes, les échantillons de toutes sortes et j’en passe… je poursuis ma mission d’éliminer les objets à usage unique de chez moi.

Nous sommes dans une société de consommation qui va à une vitesse effrénée et où ce type d’objets est répandus dans toutes les sphères de la vie (alimentation, soin corporel, vêtements, fêtes, etc.) afin d’économiser «en théorie» temps et argent. Il est clair que l’on économise de l’argent à court terme, mais l’achat en continue du même article jetable fini par faire monter inévitablement la facture et même parfois très rapidement en haut du prix de l’article équivalent conçu pour durer. Bon à part le prix, il y a également le facteur temps. Est-il si rapide que ça d’aller acheter et de jeter des assiettes en plastique après leur utilisation plutôt que de prendre la vaisselle que l’on a déjà et de la laver à la fin ? Je ne crois pas que l’on économise beaucoup de temps. Donc, de mon côté, j’ai décidé de continuer d’investir davantage dans des objets durables sur le long terme, de gagner du temps en dehors des magasins (pas d’achat à répétition d’objets jetables), d’éviter au maximum l’extraction de nouvelles matières premières, de réduire la quantité de déchet et finalement d’être davantage en harmonie avec l’environnement, car c’est, à mon avis, la meilleure solution.

Voici un résumé des derniers pas que j’ai accompli dans plusieurs des catégories de cette chasse au jetable.

Catégorie : Soin corporel

Dans cette catégorie, j’avais déjà entamée une démarche pour fabriquer mes produits au maximum (savon, baume à lèvres, etc) en achetant les ingrédients en vrac afin d’éviter le maximum de déchet. De plus, j’avais déjà remplacé les serviettes hygiéniques jetables par une coupe menstruelle et des tampons démaquillants jetables par leur version lavable. Mon dernier pas à ce jour a été de m’acheter un rasoir électrique afin d’éviter d’acheter constamment des lames de rasoir jetables.

Catégorie : alimentation

Cette catégorie, à elle seule, génère vraiment beaucoup de déchet. Dans celle-ci, j’avais déjà mis en place une stratégie pour éviter au maximum les emballages à usage unique : 1. Acheter le plus souvent les aliments en vrac. Pour y arriver, j’ai un kit zéro déchet pour faire mon épicerie et je vais faire celle-ci aux endroits qui acceptent mes contenants (au Marché 440 pour les fruits, les légumes, les poissons, les viandes et le vrac / à la boulangerie Première Moisson pour les pains, les pâtisseries et les gâteaux). 2. Toujours avoir sous la main les INCONTOURNABLES : un sac réutilisable pour les achats imprévus, une bouteille réutilisable afin de toujours avoir un récipient pour mettre de l’eau et un plat de plastique afin de toujours pouvoir partir avec son plat pour emporter sans emballage jetable. 3. Cuisiner et faire des conserves le plus souvent possible. Se faire à manger nous permet d’acheter les éléments de base en vrac et de faire nous même des éléments transformés. La majorité des emballages se retrouvent dans les portions individuelles pour les lunchs ou les éléments déjà préparés pour nous. Donc, cuisiner nous coûte moins cher et réduit la quantité d’emballage que l’on apporte chez soi.

À part cette stratégie globale, je tente actuellement d’éliminer les sacs Ziploc. J’ai réussi dans plusieurs cas à trouver des solutions de rechange qui restent légères à transporter. Par exemple, une feuille de tissu trempée dans la cire d’abeille pour emballer mon sandwich et un sac en tissu à couche (fabriqué avec du PUL et muni d’une fermeture éclair) pour apporter mes légumes. Toutefois, une utilisation résiste encore : la congélation des aliments, car les sacs Ziploc sont pratiques, hermétiques et ils ne prennent pas de place dans mon congélateur. Je pense toutefois m’équiper prochainement de plats en vitre de différents formats ou à acheter des produits en plastique pour congélateur de marque Tupperware, car leurs produits sont très résistants et garantis à vie. Ainsi, je pourrais éliminer complètement les sacs Ziploc.

Catégories : vêtements & bureautique
Je n’ai pas encore effectuée de véritable transformation dans ces deux catégories là. Je vais m’y attarder prochainement.

Donc, durant cette chasse, il est important de toujours avoir en tête le long terme et de se rappeler qu’il est normal qu’un objet durable coûte plus cher à l’achat qu’un objet jetable, mais faites le calcul et vous verrez les économies que vous effectuerez avec les années. Toutefois, n’oubliez pas d’entretenir vos objets, car si vous voulez garder longtemps un objet, il sera important de ne pas négliger son entretien régulier.

Finalement, que la chasse se poursuive afin que la durabilité prenne le dessus face aux objets jetables encore beaucoup trop présents dans nos vies.

 

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