En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Category: Zéro déchet (page 1 of 3)

5 questions pour économiser!

tirelire en forme de cochonJe dois l’avouer, le temps des fêtes est vraiment un moment propice pour écrire un article sur la surconsommation. Mais cette année, je me suis dit: je vais faire changement et écrire sur autre chose. Mais la réalité m’a rattrapée dans un grand magasin d’objets usagés de Laval (Elle m’aurait surement frappée de plein fouet dans un centre d’achat!). Quand j’ai vu la surabondance de biens dans les allées de bibelots, de décorations, de linge (oh my god!), je me suis posée l’éternelle question: «Avait-on vraiment besoin de ces biens lorsqu’ils ont été achetés?»

De là m’est venu cette petite réflexion… Pourquoi ces objets s’entassent-ils ici maintenant?  Les avait-on achetés parce qu’ils étaient «en spécial» ou parce qu’un enfant se doit de déballer une foule de cadeaux (pas toujours utiles) aux fêtes? Est-ce que cet objet était passé de mode? Celui-ci avait-il été donné en cadeau seulement parce qu’il fallait en donner un? A-t-il été acheté en ne sachant pas trop si cela ferait l’affaire mais que «au pire» on le redonnerait dans un centre de dons pour se donner bonne conscience? Je n’ai rien contre les magasins comme ceux-ci, ils offrent une possibilité  de donner une deuxième vie aux objets et d’éviter l’achat d’items neufs. Je trouve qu’ils sont, par contre, le reflet de notre surconsommation (et de la mienne…). Alors, pour éviter de faire des erreurs dans mes achats et qu’ils aboutissent au final dans un centre de dons 🙁 , j’ai pris la résolution de toujours me poser ces 5 questions avant d’acheter:

Si la réponse à ces questions est non… idéalement, je n’achète pas !

Si j’en ai vraiment besoin, je me demande alors :

Mine de rien, cela permet de départager les «désirs» des besoins véritables. Ça freine notre élan! On a également plus tendance à privilégier la qualité et la durabilité. Si j’avais toujours fait cela, j’aurais plus d’argent dans mes poches, beaucoup moins d’items à donner et de travail à faire pour mon désencombrement!  Pensez-y !

 

Tous à vos fourneaux !

Source : Freepik

Dès le début du mois de décembre, on ressent une accélération du temps vers la période des fêtes et qui dit temps des fêtes dit obligatoirement bouffe. C’est alors le moment de sortir vos recettes et de vous mettre à vos fourneaux. Toutefois, vos recettes sont-elles zéro déchet ou simplicitaires?


Je me suis posée cette question là récemment et je me suis rendue compte que je devais faire le ménage de ce côté là pour cibler les recettes qui suivent mes objectifs de tendre vers le zéro déchet et la simplicité volontaire.

Première étape, j’ai sorti tous mes livres de cuisine et j’ai passé au peigne fin chaque recette pour sélectionner celles qui ont les caractéristiques recherchées:
a. Peu d’ingrédients
b. Ingrédients disponibles sans emballage
c. Recette nécessitant peu ou pas d’appareil culinaire

Deuxièmement, j’ai intégré chacune des recettes sélectionnées dans une application nommée « Mes recettes pro» en les classant également dans une ou plusieurs catégories (ex : une recette peut être classée dans entrées et dans poissons).

Finalement, j’ai donné ou vendu les livres de recettes dont la majorité des recettes ne concordaient pas avec l’approche zéro déchet. Je suis maintenant prête à cuisiner en suivant davantage la philosophie du zéro déchet et de la simplicité. Joyeuse période des fêtes à tous !

 

Végétarien, végétalien, vegan… ou flexitarien ?

Lorsque j’ai eu mon déclic environnemental,  il y a quelques années, j’ai décidé de manger moins de viande.   En fait, comme c’est moi qui m’occupe de la préparation des repas à la maison, j’ai décidé que nous mangerions moins de viande !

Ma décision était basée sur le fait que l’industrie de la viande (bovine particulièrement) comporte de gros impacts environnementaux.

De toute façon, de la viande on en mange trop et en manger moins ne peut être que bénéfique pour notre santé.   Alors, pourquoi ne pas sauter 1 ou 2 repas de viande par semaine.    C’est bien beau mais, quand on est habitué de cuisiner poulet, porc, bœuf, qu’est-ce qu’on mange si on veut avoir tous les nutriments nécessaires ?

Plusieurs choix s’offrent et internet regorge de recettes mais, pour savoir si on les aime, il faut les essayer bien sûr !

Histoire de vous faciliter les choses voici quelques repas carnivores que nous avons modifiés chez nous :

  • Sauce à spaghetti. Remplacez la viande pas des lentilles rouges (ou du tofu)
  • Pizza maison avec plein de légumes
  • Pâté chinois où on remplace le bœuf par du « sans viande » de la marque de son choix (Yves, Gardein…)
  • Fèves « sans lard »
  • Sauté de légumes avec pois chiches ou tofu mariné pour remplacer la viande
  • Repas pique-nique : un bon potage avec pain croûté, crudités, végé-pâté, hummus, fromage.

Outre ces repas, après avoir essayé plusieurs recettes faciles, en voici quelques-unes qui ont passé le test de mon chum et obtenu un score d’au moins 7/10, c’est-à-dire des recettes que je suis autorisée à refaire !

  • Tofu passe-partout. Je le cuisine, le congèle en format 2 ou 3 portions.  Il peut servir dans des fajitas ou des tacos, dans une recette de champignons portobello farcis.
  • Chili végétarien
  • Hamburgers aux champignons portobello
  • Petits pains fourrés
  • Ribs au tempeh. J’ai fait cette dernière tentative de tempeh tout récemment  car mes premiers essais avec le tempeh avaient été moins que concluants.  Cependant, cette fois, j’ai pris soin de faire bouillir le tempeh 10 minutes avant de préparer la recette, ce qui a fait disparaître le goût de fermentation,  et à notre grande surprise c’était délicieux.  Résultat : 9/10 !
  • Aussi, pour le temps des fêtes, il y a la tourtière au millet (je n’ai pas retrouvé cette recette sur internet mais si vous la voulez, écrivez-moi, je vous l’enverrai.  Cette tourtière est à s’y méprendre !

Nul besoin de devenir végétarien, il s’agit juste de diminuer notre consommation de viande.    D’ailleurs, je ne me dis pas « végétarienne », puisque si vous m’invitez à souper et que vous avez cuisiné de la viande, je vais en manger , mais très peu, car mes papilles n’éprouvent désormais plus un grand plaisir pour cet aliment.         De même, à la maison je peux compter sur les doigts d’une main les fois où j’achète de la viande (poulet seulement) dans une année, et je le fais lorsque je reçois des amis qui ont un penchant marqué pour la viande.  En fin de compte, ici comme ailleurs, j’essaie de garder un équilibre.   J’aime qu’on respecte  les choix alimentaires que je fais et parallèlement je respecte le choix des autres.

Vous avez aussi de bonnes recettes sans viande (et faciles)  à partager, j’aimerais bien vous lire.

 

 

 

 

 

 

 

Faites «le plein» de propreté!

Il y a près de 3 ans, j’ai eu un éclair de génie. À ce moment-là, je cherchais des moyens pour diminuer mes déchets (recyclage inclus) quand je me suis dit : «Pourquoi faut-il toujours racheter des nouvelles bouteilles de shampoing, savon à linge, savon à main, etc. Il faudrait que les pharmacies aient des énormes bouteilles de chaque produit et que les clients apportent leurs propres contenants à remplir encore et encore. On a tellement pas besoin d’un nouveau pot à chaque fois!!» Une rapide recherche sur internet m’a appris deux choses: Premièrement, j’ai rien inventé pantoute 🙁 . Deuxièmement, ça s’appelle du «vrac» et il y en a à Laval pas trop loin de chez nous 🙂 . Ce fut un moment de joie intense (les effets de cette découverte peuvent varier d’une personne à l’autre.).

En fin de semaine, j’ai été faire «le plein» de  produits nettoyants, action que j’effectue deux fois par année. J’optimise mes déplacements!  À chaque fois que j’y vais, je trouve que ce mode de consommation est vraiment génial. Tout d’abord, ce sont des produits écologiques et imaginez le nombre de bouteille que j’évite de produire!  Voici mes achats qui sont, en fait, pratiquement les seuls nettoyants ménagers et corporels que j’utilise:

nettoyant en vrac

  • Savon corps – mains – cheveux
  • Crème corporelle
  • Savon à vaisselle
  • Savon à lessive
  • Vinaigre 12% (2x plus concentré)
  • Bicarbonate de soude
  • Nettoyant cuisine/salle de bain

Premièrement,  la chimie et les mélanges complexes, ce n’est pas mon fort. J’aime quand c’est très simple alors je ne fais que la base et pour le reste, c’est le vrac. Avant, j’achetais toutes sortes de nettoyants qui avaient toutes sortes d’applications : fenêtres, planchers, moisissures, vitrocéramique, etc. Tous des produits chimiques, toxiques, dangereux! L’air à l’intérieur de nos maisons est plus pollué que l’air extérieur et nos produits ménagers y contribuent grandement. Alors, maintenant, pour nettoyer la maison, j’utilise majoritairement du  vinaigre (maintenant en  vrac depuis aujourd’hui!), du bicarbonate de soude et, occasionnellement des huiles essentielles. Je pourrais facilement les remplacer par des pelures d’agrumes que je ferais tremper dans le vinaigre pour donner un «parfum».

Le vinaigre est vraiment tout usage, je l’utilise pour:

On pourrait parler longtemps du pouvoir infini du vinaigre (plus de recettes ici). Il y a par contre certaines situations où il est préférable de ne pas l’utiliser comme sur le marbre, avec de l’eau de javel, etc.

Le bicarbonate de soude est aussi un puissant allié pour enlever les taches sur les vêtements, désodoriser le frigidaire, nettoyer les fruits et légumes, récurer la toilette et l’évier, nettoyer le four, blanchir les dents, désherber le jardin, etc. (plus de recettes ici). Avec le vinaigre et le bicarbonate, on peut tout nettoyer et en plus, c’est vendu en vrac donc zéro déchet!

Concernant les produits pour le corps, j’ai tout réduit à un savon mains – corps –cheveux et une crème pour mains/corps. Je vais sous peu me fabriquer un déodorant avec une recette super simple. Il me reste à essayer la pâte à dents en vrac ! Prochain pas vert!

C’est lorsque je suis submergée par une odeur ultra-chimique qui fait pleurer mes yeux dans les allées de l’épicerie et que je vois tous les produits spécialisés que je me rends compte à quel point l’industrie nous créé des besoins et des déchets. Un peu de simplicité dans nos achats nous sauvera bien du temps, de la pollution intérieure, des déchets, de l’argent et créera beaucoup d’espace dans nos armoires !!

Les adresses pour les produits nettoyants en vrac:

Quel est l’état de la situation ?

Nous sommes actuellement aux portes d’un moment charnière où les alertes scientifiques émergent de toute part pour nous mettre en lumière ce point de non-retour côté changement climatique et santé planétaire. Il est plus que temps de mettre les bouchées doubles pour protéger notre environnement à tous, pour nous et tous les enfants de la planète.

Sortons du déni, acceptons de voir la réalité en face et effectuons les actions nécessaires en mettant aux vidanges notre pessimisme épidémique pour faire la place à l’espoir. C’est notre devoir à chacun d’entre nous de montrer l’exemple, même si l’on croit très souvent que nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans l’océan. Arrêtons de nous faire accroire que nous effectuons notre part en recyclant et en compostant. Il est plus que temps d’agir en grand et de prendre le taureau par les cornes. N’attendons pas que les lois changent pour agir, car la machine gouvernementale est lourde et l’on peut aisément s’embourber les pieds dans la bureaucratie. Créons le changement dès maintenant, une personne à la fois et un pas à la fois pour être certain de bien ancrer ceux-ci sur le long terme au niveau de nos habitudes de vie.

Pour éclaircir de mon côté mon plan de match, j’ai décidé de faire un état de situation en date du premier anniversaire du blogue. Mon point de départ est le questionnaire intitulé « Quelle est votre empreinte écologique ? » du site Footprint global network. J’ai obtenu une empreinte de 1,6 planète. Ce n’est pas si pire, mais c’est encore beaucoup trop. Dans mon cas, mes habitudes de vie à transformer le plus rapidement possible sont les suivantes :

  • Manger moins de viande et sélectionner davantage de produits locaux (J’avoue que j’ai un petit penchant carnivore (mon chum encore plus), mais j’adore encore plus les légumes. Je suis persuadée que je peux faire un effort pour réduire ma consommation de viande.)
  • Éviter de prendre l’avion (Je prends surtout l’avion pour aller en vacances. Alors, pourquoi je ne prendrais pas des vacances près de chez moi à l’avenir…)
  • Réduire mes déplacements (surtout entre ma maison et mon travail : pour y arriver, je dois soit changer de travail, déménager ou effectuer plus de télé-travail)

Nous avons tous besoin de motivation pour changer ses habitudes de vie souvent bien ancrées. Quelle est ma motivation suprême ? Pour moi, il s’agit de mon petit garçon, car je souhaite lui offrir le meilleur avenir possible sur cette planète.

Bon, j’ai assez parlé de moi… Mais vous, combien de planète consommez-vous ? Quelles sont vos habitudes de vie à modifier en priorité et quelle est votre motivation suprême ? Par quel pas allez-vous commencer ? Je vous en suggère un… Pourquoi pas aller marcher le 10 novembre prochain  lors de l’événement suivant :

 

Bref, ne tombons pas collectivement dans le précipice de notre propre perte. Pensons à l’extérieur de la boîte…Soyons créatifs, ingénieux et inspirants, pour créer un monde d’espoir pour les générations futures.

 

Une lessive toujours plus verte !

 

 

On le sait, les produits ménagers « courants » sont remplis de produits chimiques mauvais pour l’environnement bien sûr, mais aussi pour notre santé, car on les touche et on les inhale. 

C’est particulièrement vrai dans le cas de la lessive, car nous avons une relation plutôt intime avec nos vêtements, nos draps et nos serviettes.

Donc, depuis quelques années, afin de verdir ma lessive, j’achète mon détergent en vrac à la boutique écologique près de chez moi.   Trois ans que je remplis le même bidon de plastique lorsqu’il est vide.   Trois ans que je n’ai donc pas jeté un bidon vide.   Je suis assez fière de moi !

Mais voilà qu’il y a quelques temps, j’ai vu une recette de « savon » à lessive fait avec de la cendre.    Vous avez bien lu : de la cendre.   Évidemment je me devais de l’essayer.   N’ayant pas de foyer, j’ai demandé à ma belle-sœur de me fournir cet ingrédient de base et, tout récemment, j’ai fait ma toute première recette.

Plusieurs recettes existent sur internet.   Étant adepte de la Simplicité Volontaire 🙂 , j’ai choisi celle qui me paraissait le plus simple, soit celle de Nancy Meigs, La Sourcière, que j’ai suivie à la lettre.

Comme vous l’imaginez bien, j’ai commencé par une brassée de « foncé ».   Comme tout s’est bien passé, je me suis ensuite risquée avec du pâle et du blanc.    Tout d’abord quelle surprise,  rien de taché par la cendre, au contraire tout me semblait très propre et  le blanc était bien blanc.     Bien sûr, ce n’est pas de l’eau de Javel alors pour ce qui est des taches, certaines partent tandis que d’autres ne font que pâlir.

Mais, chez nous, nous sommes 2 adultes et nous ne nous roulons pas très souvent dans la bouette alors, ce nouveau « savon » fait très bien l’affaire et ne nous coûte rien (mais ne le dites pas à ma belle-sœur, elle pourrait décider de me vendre sa cendre !)

Une autre économie de réalisée !

En harmonie avec la Terre a 1 an !

En harmonie avec la terre : 1 anAujourd’hui est un grand jour, car nous célébrons le premier anniversaire du mouvement En harmonie avec la Terre.

Ce mouvement qui a pour mission de sensibiliser le citoyen, principalement lavallois, à une consommation éco-responsable pour une meilleure santé physique, mentale et financière, un meilleur environnement pour les générations à venir et plus de temps pour profiter pleinement de la vie.

Nous souhaitons dire un grand MERCI aux fidèles lecteurs de ce blogue. Continuez de nous transmettre vos commentaires et n’hésitez surtout pas à continuer vos pas verts. Vous avez envie de vous impliquer dans le mouvement sur le long terme ou de façon ponctuelle pour aider lors d’événement spécifique? Il nous fera plaisir de vous faire une place selon vos ambitions et vos disponibilités. Contactez-nous sans tarder !

Un Halloween effrayamment écolo !

L’Halloween, c’est assez difficile à éviter lorsque l’on a des enfants… Les jeunes trippent, ont plein de sucre dans le sang, les parents se font des compétitions de décorations quitte à sacrifier les études du petit dernier, etc.  Par contre, autour de chez moi, il y a pratiquement aucune maison de décorée. Tout le monde va dans les rues abritant des familles disons…plus aisées. C’est un tantinet triste, car on s’éloigne de l’Halloween de mon enfance où on marchait (oui, oui, marcher!) dans les rues proches de sa maison, on allait montrer notre costume aux voisines et on ramassait une quantité de bonbons raisonnable qui ne durait pas jusqu’à l’Halloween d’après… Bref, un peu de simplicité serait de mise ! On pourrait alors revenir aux bricolages d’enfants collés dans les fenêtres au lieu d’avoir une araignée gonflable de 8 pieds sur le balcon. L’Halloween n’est certainement pas une fête très écolo, mais il existe tout de même quelques astuces qui nous permettent de s’en sortir un peu mieux.

Les déguisements :

Premièrement, ça coûte cher, ça dure pas longtemps parce qu’ils grandissent trop vite et en plus, si on l’achète trop d’avance, il y a 90% de chance qu’ils changent d’idée et refusent de le porter. Alors, depuis quelques années, j’en trouve facilement dans les bazars ou sur kijiji à des prix plus qu’acceptables. Cette année, j’en ai emprunté d’une connaissance…après tout, cela ne dure qu’une soirée !! De plus, c’est souvent les déguisements faits maison qui sont les plus originaux et qui surprendront le plus. Parce que se déguiser en bol de céréales, en boîte de «kleenex» ou en bloc Légo, c’est pas mal plus drôle qu’en princesse. Pour une foule d’idées de déguisements à fabriquer soi-même, pinterest est, comme toujours, une source intarissable d’idées.

Les décorations :

mes décorations faites maison

Mes décorations «faites maison»

Comme vous avez pu comprendre, je pense qu’on pourrait aisément revenir à des décorations plus raisonnables et beaucoup plus écologiques. Un «minion» gonflable déguisé en citrouille, c’est peut-être pas nécessaire. Pensons décroissance! L’année dernière, je me suis bricolée avec du vieux bois une araignée ‘’géante’’ et un fantôme. On utilise ce qu’on a sous la main: un vieux drap fait un super fantôme, du vieux linge pour faire un épouvantail ou un mort vivant… le tour est joué! Pour la citrouille, on la découpe seulement 1 ou 2 jours d’avance afin de pouvoir la cuisiner après l’Halloween. On peut aussi éviter de la couper en la déguisant en momie ou en sorcière. En faisant ses décorations soi-même, il est alors facile de faire participer les enfants qui seront vraiment fiers de montrer leurs réalisations à leur famille et amis. Tout le monde est gagnant.

Les bonbons :

Le grand mystère… Étant en transition vers un mode zéro déchet, je sais pertinemment que ma poubelle va être remplie d’emballages de bonbons après l’Halloween 🙁 … Mais bon, je peux toujours essayer de limiter le nombre de déchets que ma distribution de bonbons va générer. Je privilégie alors les friandises emballées dans des boîtes de carton comme les «glossette», «smarties» ou «cigarettes Popeye». On peut aussi acheter en vrac des petits chocolats d’Halloween enveloppés dans un papier d’aluminium. En faisant une grosse boule avec tous les papiers, ils pourront être recyclés. Aussi, je sais à quel point les enfants aiment ouvrir les petits sacs remplis de bonbons. Comme je refuse d’acheter ces sacs, je récupère ceux que mes enfants ramassent dans leurs collectes pour ensuite les réutiliser l’année suivante. C’est toujours mieux que rien ! On peut aussi vider notre pot de petit change et donner des sous !

Pour la planète, il serait effectivement temps de repenser un peu l’esprit de cette fête et de changer nos traditions. Je dois avouer que ce n’est pas facile étant donné tous les bons souvenirs que j’ai de ces soirées. Et vous, avez-vous des trucs pour avoir un Halloween plus écolo ?

 

 

C’est une écolo qui fait non…non…non…non…

femme qui refuse, dit stop, qui en as assez

Mon processus «zéro déchet» est bien entamé mais, il me reste quelques points sur lequel je dois définitivement travailler. Le premier de ceux-ci :  REFUSER. C’est la base, le premier des 5 ‘’R’’  (Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter (rot). Refuser tous les objets inutiles (lire déchets!) qu’on nous propose et impose partout on l’on va. Depuis que je tente de réduire mes déchets, je dois être prête à anticiper tout ce qu’on va me donner. Et il faut être plus vite que son ombre car les serveurs sont super rapides pour mettre des ustensiles en plastique dans notre assiette. Des fois, je les vois venir de loin, comme les pailles ou les paquets de crayons de cire pour enfants dans les restaurants. Mais, par exemple, lorsque je me suis fait servir ma mayonnaise dans des sachets de plastique dans une salle à manger d’une grande chaîne de restaurant de poulet… c’était difficile à prévoir! Ça a mérité un petit appel au service à la clientèle!

Je crois effectivement que c’est mon devoir de faire connaître aux commerçants mes limites et mes préoccupations par rapport aux déchets. Je crois fortement en la force du nombre. Si chacun de nous signalait ce qui nous semble inapproprié, les choses bougeraient beaucoup plus rapidement. Les vendeurs ont besoin de leurs acheteurs alors il s’adapteraient. C’est d’ailleurs un deuxième point sur lequel travailler: arrêter de me plaindre intérieurement et interpeller plus souvent (et le plus constructivement possible) les commerçants et restaurateurs pour tenter de faire bouger les choses.

Je reste d’ailleurs étonnée (ouin…pas tant que ça…) que tous ces accessoires tel que les sacs, objets promotionnels, échantillons, ustensiles, crayons, pailles soient donnés d’emblée car tout cela à un coût et finit rapidement à la poubelle. Lorsque je travaillais dans un commerce, j’avais déjà amorcé un changement tout simple mais économique pour la compagnie. Au lieu de mettre systématiquement les items des clients dans un sac (comme il était d’usage de le faire il y a une dizaine d’années), je demandais au client s’il en avait besoin. Les gens réfléchissaient puis, très souvent, disaient non. Ce petit changement de mentalité de demander plutôt que de donner systématiquement me sauverait bien des «non», «pas de paille», «pas de crayons, «non»! Je ne parle même pas de l’argent sauvé et des déchets évités…en plus de simplifier la vie à bien des écolos !!

Bref, réduire nos déchets en diminuant notre consommation et en refusant tous ces emballages et objets inutiles est selon moi un bon pas vers un environnement plus sain ! Le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas!

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

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