Citoyennes lavalloises en action

Catégorie : Simplicité volontaire ( Page 1 de 5)

Écoanxiété

Je constate beaucoup d’anxiété liée à la problématique environnementale.   Que ce soit l’anxiété de se sentir impuissant devant l’ampleur de la situation ou encore l’anxiété de performance, i.e. avoir toujours l’impression de n’en faire jamais assez.

Lorsque j’ai commencé à me soucier de la cause environnementale, j’ai multiplié les gestes, petits et grands, afin d’en faire toujours plus.   En voici quelques exemples :

  • J’ai vendu ma voiture (nous en avions deux).
  • Nous ne mangeons à peu près plus de viande à la maison (2 ou 3 fois par année pas plus).
  • Nous n’achetons plus d’essuie-tout et utilisons la plupart du temps des mouchoirs en tissu.
  • Nous faisons un potager que nous arrosons avec l’eau accumulée dans notre baril de récupération.
  • J’achetais beaucoup de produits alimentaires en vrac (mais c’était compliqué car il y a des cas d’allergies à la maison, or j’ai dû continuer d’acheter les produits « réguliers » car le vrac n’est vraiment pas une option en cas d’allergies).  J’ai lâché prise et n’achète plus d’aliments en vrac.
  • Par contre nous utilisons des produits d’entretien achetés en vrac.
  • Même chose pour les produits corporels.
  • Je compostais chez moi (à l’époque la ville n’avait pas la collecte de déchets organiques).
  • Nous tentons d’acheter de plus en plus local.
  • Je me suis cousu des sacs réutilisables en tous genres avec de vieux tissus que j’avais.
  • J’achète mes vêtements dans les friperies (mais honnêtement je suis très peu consommatrice de quoi que ce soit).

Ces gestes ne sont qu’une partie de ce que j’ai réalisé et j’avais effectivement l’impression de ne jamais en faire suffisamment.   

Et peu à peu, au fil du temps, à force de rester informée sur le sujet par des documentaires, des conférences, des discussions, des livres, etc., je me suis dit que mes gestes individuels, nos gestes individuels, sont excellents et doivent être maintenus, mais qu’ils ne viendront jamais à bout du problème seuls. 

Il faut s’unir, parler, manifester, agir, rencontrer d’autres citoyens impliqués.  Voilà pourquoi j’ai aussi :

  • Participé à la création d’un organisme de jardins collectifs.
  • Fait partie d’un comité « vert » pour instaurer des pratiques plus écolos dans un organisme près de chez moi.
  • Créé une conférence sur le thème « Vivre plus simplement ».
  • Rencontré deux autres lavalloises engagées et nous avons :
    • Créé la page Facebook En Harmonie avec la terre où nous publions des textes, articles, etc. sur le thème de l’environnement.
    • Créé ce blogue où nous partageons depuis environ 3 ans sur nos expériences respectives.
    • Démarré l’initiative « J’ai du vert à donner » pour échanger ou donner des plantes entre citoyens.
  • Participé à la quasi-totalité des marches pour la planète à Montréal.

Tout cela en continuant mes gestes individuels, mais dans le respect de mes capacités, du temps à ma disposition, de mes moyens financiers et du reste de ma vie, en cessant de me culpabiliser pour ce que je ne fais pas ou pas assez.

Et lorsque je vois les différents paliers de gouvernements dire NON à GNL, aller de l’avant avec la taxe carbone, revoir leurs schémas d’aménagement en mettant un peu plus de l’avant la protection de l’environnement cela me fait du bien et m’amène à penser que cela est le résultat de nos efforts collectifs.   Je crois profondément à la force du nombre.  Et, en ce qui me concerne, cette alliance avec les autres m’aide beaucoup à diminuer mon anxiété.

Une petite goutte d’eau qui tombe sur le sol n’aura que peu d’impact, mais des milliards de gouttes d’eau réunies déplaceront des montagnes.

Noël a besoin d’anges cette année

À cette époque de l’année nous nous dirigeons peu à peu vers la période des festivités de fin d’année.  Un baume sur ces moments un peu plus sombres et frisquets qui nous affectent parfois, particulièrement en cette année hors de l’ordinaire.

On se prépare à cuisiner de bons petits plats pour ensuite les partager avec la famille et les amis, à échanger des moments de joie, à faire des jeux, à se raconter des blagues et autres anecdotes, à entamer des discussions pour résumer l’année qui se termine, à rigoler avec ceux qu’on aime.

Cette année de pandémie diffère de tous les Noëls qu’on a pu vivre par le passé.   Au moment où j’écris ces lignes, on nous fait entrevoir la possibilité d’un semblant de Noël, plus modeste, moins de gens en moins de jours, et on fait appel au bon jugement de chacun d’entre nous.

Ce sera donc à chacun d’entre nous de déterminer qui on verra? Quand? Où? Combien nous serons? Si nous mangerons ensemble? Si on portera le masque? Autant de questions que nous devrons fort probablement débattre quelque peu avec l’un ou l’autre, puisque nous pensons tous différemment, que notre santé n’est pas la même que celle du voisin et que notre crainte face au virus varie d’un individu à l’autre.

R.E.S.P.E.C.T (comme le dirait si bien Aretha Franklin) sera le mot d’ordre cet année.

Voyons ce Noël 2020 comme une expérience de vie.   Une expérience qui nous est offerte de se connaître mieux soi-même.  Au début de la pandémie en mars et avril on entendait et on lisait souvent le mot « Résilience ».  C’est le moment de mettre en pratique ce concept qui nous appelle à « se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit des circonstances traumatiques. »

Certains d’entre nous sommes privilégiés par rapport à d’autres.
Qu’on pense à:

  • Ceux qui ont perdu un être cher à cause du virus et qui n’ont pu leur tenir la main.
  • Ceux qui ont perdu leur emploi et par conséquent leur revenu.
  • Aux entrepreneurs qui ont dû fermer boutique ou qui craignent de devoir le faire.
  • Ceux qui souffrent de solitude.
  • Tous ceux dont la santé mentale est perturbée par cette période de crise.
  • Aux adultes et/ou aux enfants confinés à la maison avec une personne violente.
  • Tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé sur un pied d’alerte depuis mars.
  • Aux professeur(e)s qui doivent constamment composer avec des changements.
  • Aux étudiants pour qui l’étude à distance est loin d’être optimale.
  • Aux parents en télétravail qui doivent gérer boulot et enfants.
  • Aux grands-parents qui s’ennuient de leurs petits-enfants.

On nous incite fortement à encourager l’achat local cette année et c’est une très bonne chose.   Et pour cette raison j’ai envie de vous proposer d’encourager le « local » en pensant aux individus locaux Ceux moins chanceux, moins nantis, qui peinent à remplir le réfrigérateur.

Plutôt que de vous échiner à trouver le cadeau idéal pour elle, pour lui, pour l’autre, pourquoi ne pas diriger une partie, voire la totalité de votre budget « cadeaux » vers un don à un organisme local de votre choix.
Voici quelques suggestions :

Et mettez vos enfants à contribution, expliquez-leur le pourquoi de votre décision cette année et  la solidarité que cette crise requiert .    Demandez-leur aussi ce qu’ils en pensent.  Les enfants comprennent parfois beaucoup mieux que bien des adultes  et nous surprennent très souvent par leur sagesse.

Je vous souhaite joie, amour et générosité pour ce Noël 2020.

 

 

 

Une fête d’Halloween sur mesure pour 2020

Photo : Joanna Kosinska

En 2020, le mot clef est immanquablement ADAPTATION. Il faut continuellement s’acclimater à grande vitesse par rapport à tous les changements qui surviennent dans nos vies : apparition du Covid-19, confinement, déconfinement, télé-travail et j’en passe. Nous vivons une année record en terme de bouleversements de nos habitudes de vie. Les réunions de famille, les soupers entre ami(e)s et les fêtes traditionnelles sont également revus et modifiés afin de nous permettre de voir des gens et de célébrer malgré les perturbations continuelles reliées à la première vague et maintenant à la deuxième vague du Covid-19.

Nous sommes des bibittes sociales et le confinement a été dur pour beaucoup d’entre nous. Nous avons eu un certain répit durant l’été, car les règles ont été assouplies. Toutefois, beaucoup de régions sont maintenant passées en zone rouge avec la deuxième vague et il faut augmenter à nouveau notre vigilance. Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de règles claires émises par la santé publique du Québec, mais il est évident que l’Halloween 2020 doit être repensée cette année, donc c’est le moment d’être créatif. Comment célébrer avec vos enfants cette fête amusante pour petits et grands ?

Avant toutes choses, quelle est la tradition  ? Selon Wikipédia : « La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants à l’image des fantômes, des sorcières, des monstres ou des vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : Trick or treat! qui signifie « des bonbons ou un sort ! » La soirée peut également être marquée par des feux de joie, des feux d’artifice, des jeux d’enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d’Halloween, la diffusion de films d’horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse. »

C’est maintenant à votre tour de vous poser cette question  : qu’est-ce qui est important pour vous lors de l’Halloween ? Les costumes ? Les bonbons ? Les films d’horreur ?
Pourquoi ne pas créer une Halloween faite spécialement sur mesure pour vous, mais autrement… Oublions le porte-à-porte et trouvons d’autres idées.

Vous voulez vous costumer et bien pourquoi pas! C’est peut-être l’occasion cette année de confectionner votre costume avec les objets et le matériel que vous avez à la maison. Vous pouvez créer une activité de confection avec vos enfants . Le point de départ : le matériel que vous avez à la maison et les idées de costumes qui vous viennent à l’esprit avec ce dernier.

Vous désirez avoir des bonbons lors de cette soirée ? Et bien deux options s’offrent à vous : 1.Acheter une sélection des bonbons préférés de votre famille. Ainsi, vous êtes certains que vous ne recevrez pas des sortes que vous n’aimez pas du tout. (Ah non ! Je déteste les bonbons durs…) Deuxième option, vous pouvez aussi essayer de tester toutes sortes de recettes pour faire des bonbons maisons. Si jamais ce n’est pas un succès, vos tests pourront alors se transformer selon votre imagination en cervelle de monstre, en dent de vampire ou autres.

Vous aimez les films d’horreur et bien je suis certaine que vous allez réussir à en trouver un ou plusieurs qui vont vous captiver et vous effrayer à vous en donner la chair de poule… Ahh Ah ah !!

Photo : Gerardo Ramirez

Vous aimez passer aux portes… Et bien, ce n’est peut-être pas la meilleure année pour cette activité. Pour l’instant, il n’y a pas de villes au Québec qui ont annulé cette activité, mais c’est une possibilité. Alors, pourquoi ne pas trouver une alternative agréable et différente pour faire découvrir les bonbons aux enfants ? On peut s’inspirer de d’autres fêtes :  piñatachasse aux bonbons (au lieu d’une chasse aux cocos souvent réalisée lors de la fête de Pâques), chasse aux trésors avec un coffre rempli de bonbons, défis du type « One minute to win it » (surtout pour les adolescents), etc.

Les possibilités sont infinies, donc c’est à vous de créer sur mesure votre Halloween 2020. Amusez-vous bien !

 

 

 

Où est-ce que je me situe ?


J’ai pris connaissance récemment du « Baromètre de l’action climatique » sur le site du média unpointcinq.

C’est un document très intéressant qui énumère certains mythes face à la situation climatique actuelle, qui fait état de divers constats dans notre société, qui élabore 5 profils types dans la population, qui parle des freins qui bloquent ou ralentissent les gens et qui propose des avenues pour une meilleure communication.

Je vous invite à en prendre connaissance mais en voici un bref résumé :

Parmi les mythes énoncés celui qui me fait le plus réagir est celui-ci :

« Les changements climatiques sont un problème lointain et intangible, ce qui fait que les gens ne se sentent pas concernés. »

Lointain ?  Pourtant quand il s’agit de prendre l’avion pour se rendre dans un autre pays peu de gens trouvent ça trop loin.       Einstein appelait ça la « relativité » !

Quant aux constats, celui qui m’a le plus étonnée parce qu’on n’aborde jamais ou très rarement cet aspect-là est :

« Agir pour le climat procure une forme de satisfaction morale… mais peu de plaisir. »

En ce qui me concerne cela n’est pas tout à fait vrai, car depuis plus de 4 ans que je me préoccupe de cette situation et que je pose des gestes pour la planète, c’est fou tout ce que j’ai appris et cela m’apporte du plaisir.

J’ai appris à cuisiner des mets végétariens, à préparer mon propre seitan, mon pain, j’ai découvert le tempeh (dont je n’avais même jamais entendu parler).

J’ai lu beaucoup de livres et assisté à plusieurs conférences et mes connaissances sur le sujet ont grandement augmentées (hélas je ne retiens pas tout !).

J’ai participé à des rencontres ou activités (simplicité volontaire, décroissance, marches pour le climat, comité vert, Déclaration d’Urgence Climatique, etc…), me suis impliquée à gauche et à droite dans ma communauté, et tout cela m’a fait rencontrer et connaître de nombreuses personnes qui ont les mêmes préoccupations et valeurs que moi.

J’ai créé une conférence sur le Zéro Déchet que j’ai présentée à une dizaine de reprises et, bien que je sortais de ma zone de confort, je vous assure que cela m’a apporté une grande fierté.

Bien sûr, le fait de choisir de ne pas prendre l’avion pourrait certainement paraître très négatif pour plusieurs.  Je n’affirme pas que je ne le prendrai plus jamais, mais définitivement moins souvent que je l’aurais envisagé auparavant.    Cela irait contre mes principes actuels et je trouve mon plaisir dans des activités autres et avec des gens qui partagent cette façon de penser.

En ce qui concerne les profils énoncés dans le « Baromètre » je vous laisse les parcourir et découvrir auquel vous appartenez.

 Pour ce qui est de freins psychologiques dont on fait mention, on y mentionne que 2 québécois sur 5 :

« .. ne croient pas qu’eux-mêmes ou leurs proches subiront des conséquences négatives directes des changements climatiques sur les plans des loisirs, de l’emploi ou de la situation financière. »

Je trouve ça quand même élevé que 40% des gens pensent comme ça et que de surcroit, si cela ne touche pas leur entourage immédiat, cela ne vaut pas la peine d’agir.

Sans être économiste (j’en suis très loin, croyez-moi) il me semble cependant évident que si « ailleurs » on est touché par les changements climatiques cela affectera leur situation économique et, par une relation de cause à effet, viendra affecter la nôtre.   De même si la qualité de vie devient intolérable « ailleurs » (ce qui est de plus en plus le cas), on aura davantage de gens qui chercheront refuge ici et cela aussi viendra nous affecter.

À la lecture de ce document, j’ai quand même trouvé encourageant de constater que la problématique environnementale touche un grand nombre de québécois.    Reste maintenant à trouver comment arriver à ce qu’un plus grand nombre de gens agissent.

Jetable ou à vie : Transformons nos réflexes de consommation

Personne qui répare un téléphone

Photo by K I L I A N ? on Unsplash

Nous consommons TROP et TROP vite… Il est plus que temps que nous transformions nos réflexes de Nord-américains de l’univers du jetable vers des réflexes pas si lointains qu’avaient nos grands-parents ou nos arrières-grands-parents, soit d’acheter durable et de réparer au maximum par tous les moyens possibles et inimaginables. Mais comment y arriver ?

  1. Éliminer tous les produits jetables de chez vous et trouver des alternatives durables.
    Liste d’exemple à transformer :
    – bouteille en plastique jetable > gourde réutilisable
    – rasoir jetable > rasoir électrique
    – mouchoir en papier > mouchoir lavable
    – serviette sanitaire jetable > culotte menstruelle lavable
    – paille en plastique > paille en métal ou en bambou réutilisable ou pas de paille du tout
    – essuie-tout en papier > guenille
    – etc.
  2. Arrêter d’acheter, car il y a des ventes, mais acheter plutôt selon vos besoins réels.
    Attention à vos envies et vos pulsions d’achat occasionnées par la publicité et la pression sociale. Il faut essayer de sortir du modèle du voisin gonflable. Est-ce que l’on a vraiment besoin de tout avoir ? Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande de lire le livre suivant : En as-tu vraiment de besoin ? de Pierre-Yves McSween.  Où est véritablement le bonheur ? Dans tous les objets que l’on possède, soit l’avoir ? ou bien dans l’être que nous sommes ? De mon côté, mon choix est simple : Être. Toutefois, je m’efforce à tous les jours de transformer mes réflexes en ce sens. Les vieux patterns reviennent toujours très vite.
  3. Acheter des objets idéalement avec une garantie à vie. 
    Et oui, ça existe… Connaissez-vous ces deux sites là :
    https://www.produitsdurables.fr/
    https://buymeonce.com/
    Je vous recommande d’aller y faire un tour lorsque vous aurez véritablement besoin d’un nouvel objet. Ainsi, vous payerez potentiellement plus cher pour ce dernier, mais vous aurez fait un achat d’un objet garanti à vie.
  4. Acheter des objets durables fabriqués avec des matériaux nobles et qui sont facilement réparables.
    Les objets qui sont faits de matériaux nobles (bois, métal, etc.) sont plus respectueux pour l’environnement et ils sont souvent plus facilement réparables que les objets en plastique.
    Aussi, essayer de réparer vos objets par vous-même est toujours une bonne idée. Si vous avez besoin d’aide, il  y a toujours youtube et ses multiples vidéos, mais il y a aussi d’autres solutions. Connaissez-vous les réparothons ? Ceux-ci sont de plus en plus populaires. Il s’agit d’événements gratuits de réparation avec des bénévoles passionnés. Par exemple, Insertech organise des réparothons pour les objets informatiques ou électroniques.  Soyez à l’affût de ce type d’événements, car il y en a pour toutes sortes d’objets.
    Mais si vous n’avez toujours pas réussi à réparer l’objet brisé…
  5. Réapprenez à connaître vos petits commerces de quartier qui réparent les chaussures, les bottes, les sacs à dos, les vêtements, les montres, les tentes, les ordinateurs, etc.
    De nos jours, on dirait que l’on a oublié que l’on peut essayer de réparer des objets et que cela n’est peut-être pas si compliqué et qu’il suffit d’essayer. Récemment, j’ai brisé une clef dans l’une de mes serrures. La première chose qui m’est venue à l’esprit est :  zut, je vais devoir acheter une nouvelle serrure… Puis, peut-être que non. Il suffit d’enlever la clef. N’ayant pas l’outil nécessaire, j’ai enlevé la serrure et je suis allée chez un serrurier. En moins d’une minute, la clef avait été enlevée de ma serrure et j’ai simplement réinstallée celle-ci à sa place. C’est parfois beaucoup plus simple que l’on pense.
    Voici un autre exemple, il n’y a pas si longtemps, j’ai décidé de faire réparer mon sac à dos au lieu d’en acheter un neuf. Le tissu dans le bas du sac était endommagé à cause du frottement au bas de mon dos et la fermeture éclair principale était brisée. Pour moins de 20 $, j’ai maintenant un sac à dos neuf avec une grosse fermeture éclair beaucoup plus solide que la précédente et l’arrière de mon sac à dos est maintenant rembourré dans le bas. Mon sac à dos est comme neuf. Je n’ai rien jeté et j’ai encouragé un commerce local.

Finalement, résistons tous ensemble à l’envie de surconsommer pour le bien de notre portefeuille à long terme ainsi que pour le bien de notre planète aux ressources limitées et déjà surexploitées.

Mes simples souhaits pour 2020


A une certaine époque et durant très longtemps, la religion a eu sur nos vies un très grand pouvoir.  Elle régissait nos choix, nos gestes, nos pensées, nos jours et même nos nuits.   La retenue en tout était de mise.

Le péché, tel « Big Brother », nous guettait au tournant et les peines pour s’en laver abondaient.

Avec le temps, nous avons réussi à nous sortir de sa forte emprise pour la reléguer au chapitre des croyances personnelles, ce qu’elle doit être en réalité. Et c’est très bien ainsi.  Nous avons notre libre arbitre et sommes capables de nos propres choix.

Cependant, il m’apparaît que les êtres que nous sommes avons besoin de nous soumettre à une quelconque puissance.  Parce que bien que la religion ne dicte plus aujourd’hui nos pensées et nos gestes, l’économie (la consommation) a pris sa place.

On peut certainement faire un parallèle entre le pouvoir (voire la domination) qu’avait autrefois l’Église sur le peuple et celui de l’Économie qui aujourd’hui régit nos vies.

De cette économie mondiale est né le plus grand empire n’ayant jamais existé, et son Empereur, Le-Sacro-Saint-Dollar, profitant de la même ubiquité que tout être Suprême fruit de notre imagination, engendre en nous une dévotion telle qu’elle tend parfois à l’asservissement.

Autrefois, on assistait à la messe le dimanche, parfois en semaine, on priait quotidiennement, surtout si le péché nous avait déshonoré et sali.  L’année comptait les vêpres, le carême, les chemins de Croix, la Semaine Sainte, l’Avent, l’Épiphanie, la Pentecôte et quoi encore.  De notre baptême à l’extrême-onction nos vies étaient pavées, de bonnes intentions je ne sais trop, mais de beaucoup de prières et de bondieuseries.

Aujourd’hui, on passe plusieurs heures par semaine au boulot, et pour plusieurs dans un emploi peu réjouissant, surtout si des dettes nous accablent.   L’année compte Noël, la St-Valentin, Pâques, la fête des mères, des pères, les anniversaires et quoi encore.   De notre naissance à notre fin de vie, nos vies sont pavées d’objets de toutes sortes, de dettes, d’obligations financières, d’essoufflement, de dépressions, de pilules.

Similitudes ?  Mes propos semblent gros et seront sûrement perçus comme exagérés par certains.  Cela reste mon opinion, et chacun y a droit je vous le rappelle.

S’il était impossible autrefois de vivre « en dehors » de l’Église, il en va de même aujourd’hui pour la Consommation.   Il est fort difficile de rompre le joug qui nous retient dans ses filets.   Parce que la Consommation est omniprésente.

Il faut une très grande motivation et force de caractère pour arriver à se soustraire de son emprise.    Je crois que comme un bon vieux pendule, nous sommes passés d’une extrême à l’autre.     C’est en remettant un peu de spiritualité dans nos vies, en retrouvant nos valeurs de base (respect, fraternité, solidarité, acceptation, bienveillance…) que nous pourrons aspirer à un certain équilibre.

Cet équilibre qui permet de réaliser que le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans une nouvelle voiture, un joli chapeau ou le plus récent cellulaire.  La joie de vivre se trouve dans le sourire d’un enfant, la caresse de l’être aimé, la bonne écoute d’un ami, l’aide qu’on offre et le partage avec autrui.    Le bonheur est dans la simplicité, la simplicité volontaire.

Or en ce début d’année, je vous souhaite beaucoup de chaleur humaine,  un esprit de partage, le respect des uns et des autres, l’entraide dans votre communauté et des jours remplis de petits moments de plénitude.

Noël 2019 : cadeaux DIY

Il vous reste des cadeaux à acheter pour 2019… Après la pyramide des besoins, connaissez-vous la pyramide des cadeaux selon une vision plus écolo :

Source : https://www.lecriduzebre.org/la-pyramide-du-cadeau-ethique-nos-idees-a-paris-8417

Qu’est-ce que vous en dites ?
Ne croyez-vous pas qu’il est essentiel de l’avoir en tête avant de sélectionner les cadeaux que vous voulez offrir. Ainsi, vous aurez potentiellement des cadeaux plus écolos en 2019.

De mon côté, j’ai décidé cette année d’offrir des cadeaux majoritairement faits maison tout en restant le plus minimaliste possible. Il n’y a pas si longtemps, j’avais réussi à instaurer un Noël sans cadeaux dans ma famille, mais avec l’arrivée de la nouvelle génération, il est difficile de contenir l’envie de mamie(s), de papi(s), de tatie(s) et de tonton(s) de gâter les tout petits. Donc, nous avons convenu de nouvelles règles :

  1. Toujours pas de cadeaux pour les adultes
  2. Le moins possible de cadeaux matériels pour les enfants :
    – un cadeau de groupe est à favoriser ou bien
    – un cadeau de seconde main   ou bien
    – un cadeau sous forme de temps (ex : cuisiner des biscuits avec mamie, aller au Planétarium avec papi, faire une sortie au cinéma avec matante, aller voir un match de soccer avec mononcle, etc.)

 

Mais finalement, qu’est-ce j’ai fabriqué ?

Livre de recettes

Depuis que j’ai changé plusieurs de mes habitudes pour tendre davantage vers le zéro déchet, j’ai essayé plusieurs recettes en tout genre pour mes produits corporels, pour les produits ménagers, etc. Donc, j’ai créé pour ma famille un recueil des meilleures recettes pour fabriquer ses produits soi-même.

 

tuque

Aussi, dans mon congé de maternité, j’ai eu la chance de participer à plusieurs activités à la Maison de la famille de Fabreville (YAPP, matinée mamans-bébé, matinée mamans 0-5 ans) et c’est dans l’une d’elles que j’ai appris à faire du crochet (merci Sandie). Par conséquent, j’ai mis mes nouveaux apprentissages en pratique pour confectionner des tuques.

 

Chandelles

Depuis un certain temps, j’avais envie de refaire de nouvelles chandelles avec des petits bouts de vieilles chandelles. Réduire le gaspillage touche une panoplie de domaines, alors pourquoi pas les chandelles. Je me suis bien amusée 🙂

 

Beaucoup d’autres cadeaux peuvent être faits soi-même, voici d’autres idées si l’envie vous prend de suivre la même voie :

C’est le moment de laisser aller votre créativité si vous avez vous aussi envie de faire vous même vos cadeaux de Noël. Bonne création !

 

 

 

Maximisons nos récoltes

Avoir un jardin demande un certain investissement personnel principalement en effort et en temps : plantation, désherbage, arrosage, entretien du sol, récolte, etc. Après avoir mis autant de temps et d’énergie, il serait logique de maximiser nos récoltes pour en profiter plus longtemps en cuisinant et en conservant l’ensemble des plants, des légumes et des graines selon les possibilités offertes et nos ambitions (ex : être autosuffisant au niveau des semences) .

Malheureusement, depuis que je fais un jardin, on dirait que je ne me réserve jamais assez de temps pour pouvoir tout utiliser. Je compacte tellement mon horaire, que j’ai de la misère à défaire mon jardin. Donc, croyez-vous que j’ai le temps de faire de la cuisine encore et encore et de faire des conserves en masse…. J’en fais oui, mais pas en masse.  Il m’arrive même de me faire surprendre par le gel et le froid et de perdre une partie de mes récoltes. Bon, il est évident qu’il y a deux facettes à ce problème. Premièrement, je dois alléger mon horaire et arrêter de me laisser emporter par la tendance de notre société qui est d’être toujours occupée à 110 %. Donc, j’ai décidé de me transformer de fourmi à tortue. Ainsi, j’aurai plus de temps pour maximiser mes récoltes et pour profiter de la vie en vivant le moment présent. Si cela vous intéresse, je vous recommande de lire sur l’un ou l’autre des mouvements slow. Par exemple, le slowfood, le slow parenting, le slowlife, etc. Aussi, l’autre facette de cette problématique est en lien avec la planification. Et oui, la clef du succès est souvent en lien avec celle-ci. Comment mieux planifier la période des récoltes ?

Voici quelques pistes :

  • Cueillir davantage de légumes au fur et à mesure de l’été même si les légumes ne sont pas encore à leur taille maximale afin de ne pas tout avoir à manger ou à conserver à la fin de la période estivale.
  • Utiliser les épluchures et/ou les fanes de légumes pour faire des tartinades, du pesto, du bouillon de légumes, etc.
  • Faire des recettes avec les tomates qui n’ont pas eu le temps de mûrir comme par exemple des soupes, du ketchup, etc.
  • Congeler ou faire sécher des fines herbes (avant le mois d’octobre pour réduire le nombre de tâches à faire lors de la fermeture du jardin).
  • Récolter toutes les graines de fleurs et de légumes nécessaires pour partir les semis pour la prochaine saison dès que les semences sont à point.
  • Faire des conserves étalées sur plusieurs jours dès septembre (meilleure répartition du temps et de l’énergie pour ne pas surcharger les journées lors des dernières récoltes).
  • Utiliser au maximum un produit (ex : une citrouille décorée sans faire de trous pour l’Halloween sera ensuite mise en purée pour faire des tartes, des biscuits ou autres et les graines seront mangées comme collation grillées ou non).

Il y a toujours de la place pour l’amélioration. Je vais essayer de mieux planifier mes récoltes l’année prochaine afin d’utiliser au maximum l’ensemble des possibilités offertes par mes différents plants de fruits ou de légumes, car après avoir dépensé autant d’énergie, mieux vaut éviter le gaspillage et maximiser au MAX !

 

 

 

Sortir des sentiers battus


Lorsqu’on parle de la problématique environnementale, et on en parle de plus en plus abondamment, plusieurs pistes de solution sont suggérées (transports en commun, bannir le plastique, manger moins de viande, pratiquer le zéro déchet, etc…).

S’ajoute à cela « diminuer sa consommation ».  Sa consommation en général.   Voilà peut-être, au niveau individuel, un des volets les plus ardus, car cela résonne en nous comme une « PRIVATION ».   On est tellement sollicités quotidiennement, partout où nous sommes et depuis des décennies, par des publicités qui nous font miroiter que là se trouve notre bonheur, qu’on a fini par y croire profondément.

Et c’est là que le bât blesse.   On doit maintenant conditionner notre cerveau différemment, revenir aux valeurs de bases que sont les relations humaines,  faire l’éloge de la lenteur (le lagom, le hygge ) et apprécier le temps qui file sans se soucier de nous.

Parce qu’en plus d’être mauvais pour la planète, la surconsommation a d’autres conséquences comme :

  • Un flagrant manque de temps (parce qu’on travaille beaucoup pour se payer tous ces biens ou ces services)
  • Un endettement croissant (évidemment !)
  • Le stress  bien sûr (et tout ce qui s’ensuit de maladies physiques et mentales)

Il faut être fait fort pour parvenir à se mettre en marge de cette autoroute de surconsommation sur laquelle on roule de plus en plus vite, mais cela est possible.

On doit d’abord décélérer un peu : c’est-à-dire commencer à réfléchir à ses dépenses.   C’est ici que la question « En ai-je vraiment besoin ? » prend tout son sens.

C’est ici aussi que le petit ange et le petit démon dans notre tête se confrontent : « tu dois l’acheter », « mais non, ce n’est pas utile », « mais oui… », « mais non », etc.

Pas facile.   Il faut se parler à soi-même, se rappeler pourquoi on a choisi de décélérer.

On emprunte ensuite la bretelle d’accès vers la voie de service :  c’est sur cette voie que l’on est en mesure de voir les autres rouler à fond de train sur l’autoroute (et qu’on les trouve un peu intenses !) et que parallèlement, on peut commencer à apprécier le paysage.   « Oh ! Je ne me rappelais plus que c’était si beau. »

C’est là qu’on commence à apercevoir ceux qui nous ont précédés sur la voie de service.   Ils semblent plus détendus, plus présents à la vie.

Tout cela titille un peu notre curiosité et à un certain moment….

On est prêt à emprunter une route secondaire, voire une route de campagne :  et là, on débarque de notre véhicule pour utiliser nos jambes, un peu ankylosées il faut le dire.

On n’est plus habitué à la lenteur et à cette  liberté qui vient avec.   J’avance, je croise des gens, je prends le temps de m’arrêter pour les écouter (aptitude que nous avons beaucoup perdue hélas), leur parler, sans me presser.

Je m’arrête pour écouter mon enfant, jouer et rire avec lui, la tâche que je m’apprêtais à faire peut certainement attendre;  l’enfant que j’ai devant moi, non.  Non parce que cet enfant dans 6 mois ou un an n’existera plus, il sera déjà un autre.

Je prends le temps de m’écouter, moi.  Qui suis-je exactement ?   À part être « ce que je fais pour gagner ma vie » (la vérité c’est que ma vie je l’ai déjà… si j’en profitais au lieu de tenter de la gagner ?)

Apprendre à ralentir veut aussi dire apprendre à bien vivre avec des pages vierges dans son agenda.  Il n’est pas nécessaire d’enfiler les activités et rendez-vous les uns derrière les autres.   Il est facile de se laisser entraîner de nouveau sur l’autoroute, mais laisser de la place aux imprévus, aux rencontres ou aux moments de détente permet de rester sur la route qu’on a choisie.   Dorénavant je choisis le chemin des écoliers !

Bonne route !

 

 

 

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