Citoyennes lavalloises en action

Catégorie : Environnement ( Page 1 de 2)

Écoanxiété

Je constate beaucoup d’anxiété liée à la problématique environnementale.   Que ce soit l’anxiété de se sentir impuissant devant l’ampleur de la situation ou encore l’anxiété de performance, i.e. avoir toujours l’impression de n’en faire jamais assez.

Lorsque j’ai commencé à me soucier de la cause environnementale, j’ai multiplié les gestes, petits et grands, afin d’en faire toujours plus.   En voici quelques exemples :

  • J’ai vendu ma voiture (nous en avions deux).
  • Nous ne mangeons à peu près plus de viande à la maison (2 ou 3 fois par année pas plus).
  • Nous n’achetons plus d’essuie-tout et utilisons la plupart du temps des mouchoirs en tissu.
  • Nous faisons un potager que nous arrosons avec l’eau accumulée dans notre baril de récupération.
  • J’achetais beaucoup de produits alimentaires en vrac (mais c’était compliqué car il y a des cas d’allergies à la maison, or j’ai dû continuer d’acheter les produits « réguliers » car le vrac n’est vraiment pas une option en cas d’allergies).  J’ai lâché prise et n’achète plus d’aliments en vrac.
  • Par contre nous utilisons des produits d’entretien achetés en vrac.
  • Même chose pour les produits corporels.
  • Je compostais chez moi (à l’époque la ville n’avait pas la collecte de déchets organiques).
  • Nous tentons d’acheter de plus en plus local.
  • Je me suis cousu des sacs réutilisables en tous genres avec de vieux tissus que j’avais.
  • J’achète mes vêtements dans les friperies (mais honnêtement je suis très peu consommatrice de quoi que ce soit).

Ces gestes ne sont qu’une partie de ce que j’ai réalisé et j’avais effectivement l’impression de ne jamais en faire suffisamment.   

Et peu à peu, au fil du temps, à force de rester informée sur le sujet par des documentaires, des conférences, des discussions, des livres, etc., je me suis dit que mes gestes individuels, nos gestes individuels, sont excellents et doivent être maintenus, mais qu’ils ne viendront jamais à bout du problème seuls. 

Il faut s’unir, parler, manifester, agir, rencontrer d’autres citoyens impliqués.  Voilà pourquoi j’ai aussi :

  • Participé à la création d’un organisme de jardins collectifs.
  • Fait partie d’un comité « vert » pour instaurer des pratiques plus écolos dans un organisme près de chez moi.
  • Créé une conférence sur le thème « Vivre plus simplement ».
  • Rencontré deux autres lavalloises engagées et nous avons :
    • Créé la page Facebook En Harmonie avec la terre où nous publions des textes, articles, etc. sur le thème de l’environnement.
    • Créé ce blogue où nous partageons depuis environ 3 ans sur nos expériences respectives.
    • Démarré l’initiative « J’ai du vert à donner » pour échanger ou donner des plantes entre citoyens.
  • Participé à la quasi-totalité des marches pour la planète à Montréal.

Tout cela en continuant mes gestes individuels, mais dans le respect de mes capacités, du temps à ma disposition, de mes moyens financiers et du reste de ma vie, en cessant de me culpabiliser pour ce que je ne fais pas ou pas assez.

Et lorsque je vois les différents paliers de gouvernements dire NON à GNL, aller de l’avant avec la taxe carbone, revoir leurs schémas d’aménagement en mettant un peu plus de l’avant la protection de l’environnement cela me fait du bien et m’amène à penser que cela est le résultat de nos efforts collectifs.   Je crois profondément à la force du nombre.  Et, en ce qui me concerne, cette alliance avec les autres m’aide beaucoup à diminuer mon anxiété.

Une petite goutte d’eau qui tombe sur le sol n’aura que peu d’impact, mais des milliards de gouttes d’eau réunies déplaceront des montagnes.

Première édition de la Semaine lavalloise du don de plantes

Depuis un moment déjà plusieurs citoyennes et citoyens lavallois, dont moi-même, trouvions qu’il serait intéressant d’avoir un moyen de partager, d’échanger ou de donner à Laval des plantes de toutes sortes afin d’augmenter la verdure tous azimuts à coût nul.

Cette idée a germé dans nos esprits jusqu’à s’enraciner solidement. C’est alors que nous avons décidé de suivre le conseil suivant :

Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde

Gandhi
Semaine lavalloise du don de plantes

Donc, c’est avec grand plaisir qu’En harmonie avec la terre a organisé en partenariat avec Laval en transition la première édition de la Semaine lavalloise du don de plantes qui aura lieu du 24 au 30 mai 2021.

Cette période sera le moment idéal pour donner vos vivaces devenues trop grosses que vous aurez divisées ou bien vos semis que vous avez en trop, car tout a poussé cette année et que votre jardin n’est pas assez grand pour tout planter. Il serait dommage d’engraisser votre bac brun avec de belles plantes comme celles-ci au lieu de les donner à d’autres personnes.

Cette période sera également le moment idéal pour recevoir le don d’un voisin qui a des plants de framboisiers qui se sont multipliés au point de ne plus savoir quoi faire avec ceux-ci ou bien le don d’une voisine qui a des bébés érables à donner, car son arbre mature a décidé de procréer.

La première Semaine lavalloise du don de plantes sera un événement principalement virtuel à cause de la pandémie mondiale actuelle. Les plantes à donner seront affichées en ligne par les citoyens sur le groupe facebook J’ai du vert à donner afin de trouver une personne intéressée. Une fois qu’il y a un « match », le donneur et le receveur peuvent conclure en message privé d’un moment et d’un lieu pour effectuer le don.

Vous avez envie de participer à cette première édition ? C’est le moment de commencer à penser aux plantes (semences, semis, vivaces, plantes potagères, arbustes fruitiers, arbres) que vous pourriez donner ou à celles que vous aimeriez recevoir d’ici le lancement officiel de l’événement.

Citoyennes et citoyens lavallois, partageons en coeur !

Fesses propres, planète (un peu plus) propre

rouleaux de papier de toilette vides

Je n’aurais jamais cru un jour parler de fesses dans un texte mais, ce qui s’est passé en 2020 dans ma vie ne peut définitivement pas passer sous silence.

 

Tout a commencé quelques mois avant la pandémie, je commençais à me dire que le papier de toilette n’était pas tant efficace et que: comment se sentir propre en s’essuyant seulement avec du papier? Si j’ai les mains sales, je ne les essuie pas seulement avec du papier, c’est un non-sens. Je caressais l’idée de m’acheter…un bidet. Puis la pandémie est arrivée, puis la pénurie de papier de toilette…et je n’avais toujours pas acheté mon bidet (foutue procrastination ) !!

J’ai finalement fait le grand saut! Ce fut un pur bonheur ! Cette sensation de propreté est tout simplement fantastique. Sans parler de l’économie réalisée sur le papier de toilette. Notre famille de 4 en utilise facilement 3 fois moins. On pourrait économiser encore plus si nous changions pour du papier de toilette lavable mais…on n’est pas rendu là… Chaque chose en son temps.

Il existe plusieurs modèles sur le marché 1 jet, 2 jets (surtout pour les femmes, pour nettoyer l’avant et l’arrière), eau froide, eau chaude, etc… mais, personnellement, j ai opté pour un modèle simple, ultra mince (Il ne surélève pas le siège. ), 2 jets, eau froide seulement (même à -20 dehors, l’eau n’est pas trop froide), très simple d’installation sur une toilette standard (C’est l’enfer (mais faisable) avec les nouvelles toilettes qui ont toute la tuyauterie cachée derrière.) même pour moi qui n’avais jamais fait de plomberie.

Parlons avantages :

Écologique : Le bidet diminue drastiquement la quantité de papier de toilette utilisée. Bon, j’entends déjà votre beau-frère vous dire : « Ouin, mais ça prend plus d’eau, c’est pas écologique ton affaire!» Il faut savoir que le jet du bidet utilise 0.5 litre d’eau par minute comparativement à 287 litres d’eau pour la fabrication d’un seul rouleau de papier de toilette. De plus, 27000 arbres sont coupés chaque jour pour la fabrication de papier de toilette. Ça fait réfléchir non?

Propreté :

Comme dirait l’humoriste François Bellefeuille dans son balado 3.7 Planètes :  « c’est prendre une menthe, mais de l’autre côté! » Tout est dit.

Économique :

Le coût du papier de toilette augmentant sans cesse, il est certain que j’ai rentabilisé le coût de mes (2) bidets à environ 70$ chaque.

Désavantage :

Dépendance

Vous risquez rapidement de devenir accro et aurez beaucoup de misère à  séjourner dans un endroit où il n’y en a pas …comme en camping ou a l’hôtel. Il existe des modèles portatifs pour les plus convaincus.

Également, si vous n’en avez pas sur toutes les toilettes de la maison, plus personne ne voudra utiliser la toilette où il n’y a pas de bidet.

Bref, comme dirait mon conjoint, c’est le meilleur ajout qu’on a fait à notre maison en 2020! (Il semble avoir oublié que j’ai changé toutes les marches d’escalier, rénover l’espace de rangement… faut croire que le bidet gagne haut la main! 🙂 ) Et vous, avez-vous fait le saut? Prévoyez-vous le faire?

 

Quels sont nos objectifs écolos pour 2021 ?

La crise que nous vivons depuis près d’un an maintenant aura eu comme élément positif de nous ouvrir les yeux (encore plus grands) sur les conséquences directes de nos modes de vie sur l’état de notre planète.   Or, en ce début d’année pour le moins atypique, nous combinons nos voix pour vous partager non pas nos résolutions, mais plutôt ce que chacune de nous tentera d’accomplir pour contribuer à faire de notre communauté, notre société, un monde meilleur.

Crédit : Nagy Arnold

Magalie :

1_Devenir plus autosuffisante

Comment  y arriver ?

  • Et bien, j’aimerais tout d’abord améliorer la productivité de mon jardin en travaillant davantage en permaculture. Cette année, je souhaite augmenter le nombre de variétés de plants et avoir un plus grand nombre de fleurs de toutes sortes et d’arbustes fruitiers.
  • De plus, j’aimerais faire plus de conserves maisons pour idéalement éviter d’en acheter au courant de l’année à l’épicerie. Donc, cette année, je veux faire des conserves de légumineuses, de soupes, de tomates et de légumes variés (ex. maïs, petits pois, etc.)
  • Aussi, j’aimerais installer un bidet sur chacune de mes toilettes afin de réduire nos besoins en papier de toilette.

2_Tisser de nouveaux liens avec mes voisins

Comment y arriver ?

  • J’aimerais organiser une fête des voisins pour créer une opportunité d’apprendre à connaître les personnes qui habitent sur ma rue et créer une petite communauté tissée serrée.
  • De plus, j’ai le goût de partir un petit comité citoyens afin de créer notre rue de rêves et d’animer un peu plus celle-ci.

 

Diane :

1_Simplifier davantage ma vie

Comment y arriver ?

  • Me départir davantage des biens qui ne me servent plus en les offrant à des gens ou organismes qui en ont besoin.
  • Apprécier encore plus les biens que je possède plutôt que de désirer ce que la publicité fait miroiter comme apportant le bonheur.  Cela inclut d’utiliser ce que je possède pour atteindre un résultat plutôt que de courir me procurer le dernier gadget à la mode; les créateurs regorgent d’idées pour imaginer 1001 nouvelles bébelles  ( bidule pour équeuter les fraises, séparateur d’oeuf, appareils de cuisine variés dont on se sert une fois ou deux et qui s’empoussièrent dans l’armoire. Ça vous dit quelque chose?).
  • Redécouvrir (et apprécier) la lenteur.  Vivre au rythme de la nature;  la fleur ne se dépêche pas de pousser plus vite; la rivière accélère son cours en accord avec les vents ou les intempéries, toujours en harmonie avec les éléments de la nature, jamais contre.

2_Me remettre au bénévolat dans ma communauté

Comment y arriver ?

  • Au printemps et à l’été, je vais offrir de mon temps à un organisme de jardins urbains près de chez moi.
  • Savoir que beaucoup de gens ont de la difficulté à se procurer de la nourriture en cette période de pandémie me touche beaucoup.  La solitude de certains me peine également. J’aimerais donc m’impliquer dans un organisme qui vient en aide à des gens moins chanceux que je le suis.

 

Ariane : 

1_Améliorer mes techniques de jardinage et augmenter mes connaissances sur celui-ci

Comment y arriver ?

  • Je m’implique au sein du Collectif Écorécoltes qui a pour mission de faciliter l’accès à une alimentation locale et biologique en créant notamment des jardins urbains. Cette implication me permettra d’acquérir de précieuses connaissances en jardinage.
  • Je vais aussi suivre une formation en ligne pour apprendre à jardiner avec la permaculture .
  • Je mettrai également toutes ces connaissances au profit de mon jardin que je souhaite encore agrandir cette année. Espérons que la productivité sera au rendez-vous!
  • J’expérimente présentement la culture de légumes (salade pour l’instant) et de fines herbes à l’intérieur, sous des lumières pour la culture. C’est tout nouveau, on verra les résultats!

2_Faire davantage de bénévolat pour aider les gens et la planète 

Comment y arriver ?

  • Je vais offrir mon aide à deux  organismes: PlantAction et le Collectif Écorécoltes. Leurs objectifs se rejoignent car tous deux visent à prendre soin de notre planète et du bien-être des gens. Avec PlantAction, notre objectif est de reverdir les rues en plantant des arbres et avec Écorécoltes, notre mission est, en autres, de créer des jardins et d’améliorer l’accès à une alimentation locale.

 

Nous aimerions connaître vos propositions à vous.   Quelle a été votre réflexion, qu’aimeriez-vous accomplir pour un futur meilleur ?

 

Qu’est-ce qui va nous faire ouvrir les yeux ?

Depuis plusieurs années, notre planète est pillée de ses ressources en tout genre: minerais, forêts, poissons, etc. Pour quelle raison déjà ? Ah oui, notre système économique est basé sur une croissance infinie où dans ce système un arbre mort a plus de valeur financière que vivant, une baleine a plus de valeur monétaire morte que vivante… On détruit notre belle planète, car à court terme on veut faire plus de profits, mais est-ce que c’est viable à long terme ? Dans quel état allons-nous laisser la planète aux générations futures ? Qu’est-ce qui va nous faire ouvrir les yeux ?

Récemment, j’ai vu le document intitulé : Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma) par Jeff Orlowski. Celui-ci aborde le sujet des médias sociaux et des impacts de ceux-ci dans nos vies. Selon un des intervenants, l’arrivée des géants technologiques, tels que Google, Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Pinterest, Snapchat, Tik tok, Linkedin, Reddit, etc amène l’homme à être maintenant directement touché pour la première fois. Nous sommes devenu l’arbre. Est-ce que nous allons maintenant nous ouvrir les yeux ?

Photo : Sara Kurfeß (Unsplash)

Les médias sociaux ont beaucoup de côtés positifs, mais comme n’importe quoi, ils ont également des points négatifs. Ils ont à leur façon transformé notre système en capitalisme de surveillance. Ces géants technologiques recueillent beaucoup de données, car ils font leurs profits en traquant nos faits et gestes.

Ils enregistrent tout :

  • chaque activité réalisée sur internet;
  • le temps passé pour accomplir une tâche;

et ils interprètent tout pour cibler :

  • nos traits de personnalité;
  • nos humeurs;
  • et plus encore…

Leur objectif est de bâtir des modèles pour prédire nos actions, pour nous manipuler et pour nous rendre accro, dans le but de nous garder attentif le plus longtemps possible sur leur plateforme respective et générer un maximum de profits.

Un élément à ne jamais oublier est que :

« Si vous ne payez pas le produit,
c’est que vous êtes le produit»
.

 

Cela fait réfléchir, vous ne trouvez pas ? Et oui, nous sommes bel et bien la ressource à exploiter. «La technologie exploite les faiblesses humaines et nous vivons dans ce moment. Nous sommes dans une ère d’addiction, de polarisation, de radicalisation, d’indignation et de culte de la personnalité». «Les réseaux sociaux sont une drogue, car l’être humain a ce besoin viscéral d’être en connexion avec ses semblables et cela permet de libérer une dose de dopamine et d’affecter le circuit de récompense dans le cerveau». Comme toutes les drogues, les médias sociaux nous font entrer dans un cercle vicieux où nous sommes toujours en quête de nouvelles notifications pour revivre en continue cette sensation.

« On a créé un monde où être connecté en ligne prévaut sur les autres moyens de communication». On a créé un monde où personne ne sait plus vraiment ce qui est vrai ou ce qui est faux. On a créé un monde virtuel parallèle au monde réel qui nous éloigne des petits bonheurs de la vie et nous rapproche de l’anxiété, de l’instabilité, de la dépression et même du suicide.

Il est grand temps de replonger dans le moment présent de la vie réelle et de faire valoir nos droits en demandant de ne pas être utilisé comme une ressource à exploiter. Maintenant que l’être humain est exploité par notre système économique actuel au même titre qu’un arbre ou qu’une baleine, il ne nous reste plus qu’à ouvrir nos yeux collectivement et à arrêter l’exploitation de toutes les ressources de notre belle planète, car nous faisons tous partie du même écosystème… pour toi, pour moi, pour nous, pour les générations futures et pour la Terre : Agissons maintenant !

*Toutes les citations de ce texte sont des extraits du documentaire Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma).

Une fête d’Halloween sur mesure pour 2020

Photo : Joanna Kosinska

En 2020, le mot clef est immanquablement ADAPTATION. Il faut continuellement s’acclimater à grande vitesse par rapport à tous les changements qui surviennent dans nos vies : apparition du Covid-19, confinement, déconfinement, télé-travail et j’en passe. Nous vivons une année record en terme de bouleversements de nos habitudes de vie. Les réunions de famille, les soupers entre ami(e)s et les fêtes traditionnelles sont également revus et modifiés afin de nous permettre de voir des gens et de célébrer malgré les perturbations continuelles reliées à la première vague et maintenant à la deuxième vague du Covid-19.

Nous sommes des bibittes sociales et le confinement a été dur pour beaucoup d’entre nous. Nous avons eu un certain répit durant l’été, car les règles ont été assouplies. Toutefois, beaucoup de régions sont maintenant passées en zone rouge avec la deuxième vague et il faut augmenter à nouveau notre vigilance. Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de règles claires émises par la santé publique du Québec, mais il est évident que l’Halloween 2020 doit être repensée cette année, donc c’est le moment d’être créatif. Comment célébrer avec vos enfants cette fête amusante pour petits et grands ?

Avant toutes choses, quelle est la tradition  ? Selon Wikipédia : « La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants à l’image des fantômes, des sorcières, des monstres ou des vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : Trick or treat! qui signifie « des bonbons ou un sort ! » La soirée peut également être marquée par des feux de joie, des feux d’artifice, des jeux d’enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d’Halloween, la diffusion de films d’horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse. »

C’est maintenant à votre tour de vous poser cette question  : qu’est-ce qui est important pour vous lors de l’Halloween ? Les costumes ? Les bonbons ? Les films d’horreur ?
Pourquoi ne pas créer une Halloween faite spécialement sur mesure pour vous, mais autrement… Oublions le porte-à-porte et trouvons d’autres idées.

Vous voulez vous costumer et bien pourquoi pas! C’est peut-être l’occasion cette année de confectionner votre costume avec les objets et le matériel que vous avez à la maison. Vous pouvez créer une activité de confection avec vos enfants . Le point de départ : le matériel que vous avez à la maison et les idées de costumes qui vous viennent à l’esprit avec ce dernier.

Vous désirez avoir des bonbons lors de cette soirée ? Et bien deux options s’offrent à vous : 1.Acheter une sélection des bonbons préférés de votre famille. Ainsi, vous êtes certains que vous ne recevrez pas des sortes que vous n’aimez pas du tout. (Ah non ! Je déteste les bonbons durs…) Deuxième option, vous pouvez aussi essayer de tester toutes sortes de recettes pour faire des bonbons maisons. Si jamais ce n’est pas un succès, vos tests pourront alors se transformer selon votre imagination en cervelle de monstre, en dent de vampire ou autres.

Vous aimez les films d’horreur et bien je suis certaine que vous allez réussir à en trouver un ou plusieurs qui vont vous captiver et vous effrayer à vous en donner la chair de poule… Ahh Ah ah !!

Photo : Gerardo Ramirez

Vous aimez passer aux portes… Et bien, ce n’est peut-être pas la meilleure année pour cette activité. Pour l’instant, il n’y a pas de villes au Québec qui ont annulé cette activité, mais c’est une possibilité. Alors, pourquoi ne pas trouver une alternative agréable et différente pour faire découvrir les bonbons aux enfants ? On peut s’inspirer de d’autres fêtes :  piñatachasse aux bonbons (au lieu d’une chasse aux cocos souvent réalisée lors de la fête de Pâques), chasse aux trésors avec un coffre rempli de bonbons, défis du type « One minute to win it » (surtout pour les adolescents), etc.

Les possibilités sont infinies, donc c’est à vous de créer sur mesure votre Halloween 2020. Amusez-vous bien !

 

 

 

Pourquoi faire le ménage dans ses courriels?

© lya Pavlov

Depuis le début de la pandémie, beaucoup de personnes ont été dans l’obligation de changer leur façon habituelle de communiquer et de travailler. Grâce à la technologie, il est beaucoup plus facile qu’autrefois de rester en contact avec sa famille, ses ami(e)s ou ses collègues, car nous pouvons faire des vidéoconférences, envoyer des courriels aisément et être en télétravail de la maison. Pour pallier à la distance physique, beaucoup plus de courriels qu’habituellement sont transmis. Donc, il est encore plus important de bien gérer sa boîte courriel.

Pourquoi ? Saviez-vous que chaque email stocké a un impact sur les émissions de CO2. Par exemple, l’envoi d’un email de 1 Mo, lu durant 5 minutes, puis stocké durant 1 an émet 19 g de CO2*. Si vous désirez en savoir plus, je vous invite à lire cet article intitulé « Le troisième pays au monde et l’empreinte carbone des courriels » issu du site Ville en vert.

Avez-vous déjà regardé le nombre de courriels qui est stocké dans votre boîte courriel ? Depuis combien de temps sont-ils là déjà ? 1 an, 3 ans, 8 ans, … Le système fonctionne en plus pour que vous puissiez y avoir accès en tout temps : 24h sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par année. Il est peut-être temps de dépoussiérer le Cloud. Qu’est-ce que vous en dites ?

Depuis le mois dernier, j’ai décidé de passer à l’action au niveau de mes courriels personnels et professionnels :

  1. J’ai fermé mes adresses courriels obsolètes. J’en avais beaucoup trop…
  2. J’ai supprimé tous mes messages inutiles ou passés date (Ça ma pris un temps fou sur l’une de mes adresses courriels, car je l’ai depuis très longtemps).
  3. J’ai reclassé les messages à conserver dans des dossiers réactualisés selon ma situation actuelle et mes besoins futurs personnels ou professionnels.
  4. Je me suis désabonnée des infolettres que je ne lis plus pour différentes raisons (plus d’intérêt, manque de temps, etc). Si vous désirez, vous pouvez vous désabonner d’un seul coup à toutes vos infolettres en allant sur le site unroll.me.
  5. J’ai appris à utiliser une méthode de gestion des courriels en classant ceux-ci en trois catégories :
    – Réponse-rapide : répondez-y immédiatement et supprimer-le
    – Réponse-longue : mettez-le dans le dossier à traiter
    – PVI (pour votre information): à classer ou supprimer après lecture

Finalement, malgré que l’accumulation et le bordel électronique soit peu visible à l’oeil nu, il engendre des impacts importants sur les émissions de CO2. Prenez un instant pour essayer de vous imaginer le nombre imposant de vieux courriels avec ou sans pièces jointes que l’ensemble des utilisateurs de la planète laisse traîner sur les serveurs du monde entier. De mon côté, je suis contente d’avoir fait le ménage de mes courriels, mais il me reste un autre défi de taille : maintenir mes nouvelles habitudes et gérer le flot de courriels au fur et à mesure.

De votre côté, avez-vous fait récemment le ménage de vos courriels ? C’est peut-être le moment pour vous aussi de passer à l’action !  😉

 

*  Extrait du livre Tout une année zéro déchet par Chloé Metahri

 

Où est-ce que je me situe ?


J’ai pris connaissance récemment du « Baromètre de l’action climatique » sur le site du média unpointcinq.

C’est un document très intéressant qui énumère certains mythes face à la situation climatique actuelle, qui fait état de divers constats dans notre société, qui élabore 5 profils types dans la population, qui parle des freins qui bloquent ou ralentissent les gens et qui propose des avenues pour une meilleure communication.

Je vous invite à en prendre connaissance mais en voici un bref résumé :

Parmi les mythes énoncés celui qui me fait le plus réagir est celui-ci :

« Les changements climatiques sont un problème lointain et intangible, ce qui fait que les gens ne se sentent pas concernés. »

Lointain ?  Pourtant quand il s’agit de prendre l’avion pour se rendre dans un autre pays peu de gens trouvent ça trop loin.       Einstein appelait ça la « relativité » !

Quant aux constats, celui qui m’a le plus étonnée parce qu’on n’aborde jamais ou très rarement cet aspect-là est :

« Agir pour le climat procure une forme de satisfaction morale… mais peu de plaisir. »

En ce qui me concerne cela n’est pas tout à fait vrai, car depuis plus de 4 ans que je me préoccupe de cette situation et que je pose des gestes pour la planète, c’est fou tout ce que j’ai appris et cela m’apporte du plaisir.

J’ai appris à cuisiner des mets végétariens, à préparer mon propre seitan, mon pain, j’ai découvert le tempeh (dont je n’avais même jamais entendu parler).

J’ai lu beaucoup de livres et assisté à plusieurs conférences et mes connaissances sur le sujet ont grandement augmentées (hélas je ne retiens pas tout !).

J’ai participé à des rencontres ou activités (simplicité volontaire, décroissance, marches pour le climat, comité vert, Déclaration d’Urgence Climatique, etc…), me suis impliquée à gauche et à droite dans ma communauté, et tout cela m’a fait rencontrer et connaître de nombreuses personnes qui ont les mêmes préoccupations et valeurs que moi.

J’ai créé une conférence sur le Zéro Déchet que j’ai présentée à une dizaine de reprises et, bien que je sortais de ma zone de confort, je vous assure que cela m’a apporté une grande fierté.

Bien sûr, le fait de choisir de ne pas prendre l’avion pourrait certainement paraître très négatif pour plusieurs.  Je n’affirme pas que je ne le prendrai plus jamais, mais définitivement moins souvent que je l’aurais envisagé auparavant.    Cela irait contre mes principes actuels et je trouve mon plaisir dans des activités autres et avec des gens qui partagent cette façon de penser.

En ce qui concerne les profils énoncés dans le « Baromètre » je vous laisse les parcourir et découvrir auquel vous appartenez.

 Pour ce qui est de freins psychologiques dont on fait mention, on y mentionne que 2 québécois sur 5 :

« .. ne croient pas qu’eux-mêmes ou leurs proches subiront des conséquences négatives directes des changements climatiques sur les plans des loisirs, de l’emploi ou de la situation financière. »

Je trouve ça quand même élevé que 40% des gens pensent comme ça et que de surcroit, si cela ne touche pas leur entourage immédiat, cela ne vaut pas la peine d’agir.

Sans être économiste (j’en suis très loin, croyez-moi) il me semble cependant évident que si « ailleurs » on est touché par les changements climatiques cela affectera leur situation économique et, par une relation de cause à effet, viendra affecter la nôtre.   De même si la qualité de vie devient intolérable « ailleurs » (ce qui est de plus en plus le cas), on aura davantage de gens qui chercheront refuge ici et cela aussi viendra nous affecter.

À la lecture de ce document, j’ai quand même trouvé encourageant de constater que la problématique environnementale touche un grand nombre de québécois.    Reste maintenant à trouver comment arriver à ce qu’un plus grand nombre de gens agissent.

Tous ensemble disons NON au…

Black friday : Vendredi fou

Le 29 novembre 2019 :  Le Black Friday ou bien le Vendredi Fou (qui porte très bien son nom !).

Ce jour cadre bien dans le mois des morts parce que d’un côté il y a :

  • Ceux qui surconsomment (dont nous faisons partie) qui accordent beaucoup d’importance à tous ces objets, et dont souvent la vie ressemble à :
    • travailler parfois de longues heures
    • effectuer un travail qui ne plait pas toujours
    • passer de longues heures dans les bouchons pour s’y rendre
    • s’endetter, car on désire toujours plus
    • courir le reste du temps pour accomplir ses tâches quotidiennes
    • tenter d’avoir une certaine qualité de vie avec nos enfants, conjoints et amis lors du temps qu’il nous reste sans être trop crevés
    • En résumé : des êtres vivants essoufflés et pas toujours très vivants !

 

  • Ceux qui fabriquent ce que nous consommons  et dont la vie ressemble à :
    • travailler de plus longues heures que nous
    • effectuer un travail qui assurément ne plait pas souvent
    • travailler dans des conditions ressemblant assez à de l’esclavage
    • commencer à travailler à bas âge
    • travailler pour des revenus on-ne-peut-plus minables
    • s’éreinter pour juste survivre
    • ne même pas avoir le « luxe » de pouvoir s’endetter
    • ne même pas avoir le « luxe » d’acheter grand-chose
    • En résumé : des êtres vivants exploités et par conséquent pas toujours très vivants.

Personnellement je ne suis jamais allée dans les magasins lors du Vendredi Fou, en fait j’y vais le moins possible tout au long de l’année.  Je refuse que ma vie soit basée sur  la mode ou sur le nouveau bidule techno qui coûte souvent la peau des fesses.    J’ai les mêmes meubles depuis environ 15 ans, j’en prends soin et j’espère les avoir jusqu’à la fin de mes jours.

Ce n’est pas une nouvelle lampe qui va éclairer ma vie, mais le sourire de mes amis,  ni un nouveau fauteuil qui va me conforter, mais le temps que j’y passerai à discuter avec ceux que j’aime.

Soyons tous solidaires et boycottons le Vendredi Fou le 29 novembre prochain… pour commencer.

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