En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Author: Diane Mongeau (page 1 of 2)

L’océan est une infinité de petites gouttes

Je vous parlais dans mon texte de septembre dernier de l’importance de l’implication du citoyen dans les changements que l’on veut voir se produire pour contrer les bouleversements climatiques.

Il n’y a pas une semaine (voire une journée) où les médias quels qu’ils soient, ne nous présentent une initiative citoyenne quelque part au Québec.     Des citoyens qui se mobilisent pour :

  • Diminuer le gaspillage alimentaire
  • Faire arrêter la distribution hebdomadaire de Publisacs
  • Faire cesser l’offre de bouteilles d’eau de plastique
  • Faire cesser l’utilisation de sacs de plastique ou de pailles jetables
  • Débuter des jardins collectifs et/ou communautaires
  • Des jardins à partager (incroyables comestibles)
  • Manifester pour la planète
  • Manifester contre les pipelines, pétrolières, etc.
  • Présenter la DUC (déclaration d’urgence climatique) aux municipalités, organismes, etc.
  • Signer le pacte pour la transition
  • Démarrer une coopérative d’habitation écologique
  • Travailler ensemble vers des écovillages et villes en transition
  • Verdir son école

Plus que jamais, je crois à l’importance de voir les citoyens s’unir, car c’est bien connu que l’union fait la force.

Au-delà de notre petite personne, il y a la communauté.   Et sans la communauté nous ne pourrions survivre très longtemps.    L’être humain est une espèce grégaire, on a besoin des autres.   C’est pourquoi, je crois que le monde actuel a besoin de revenir à certaines valeurs de base comme l’entraide, le respect, le partage, le don de soi et la tolérance sans quoi on court à notre perte (c’est pas mal ce qui se produit actuellement…)

Travailler à un projet commun renforce les liens entre les gens pour rendre les communautés plus fortes, plus autonomes, plus fières aussi.   Revitalisons nos quartiers, encourageons le local, reprenons le contact avec les gens et la nature qui nous entourent.   Il faut se réapproprier nos quartiers, nos villes, nos coins de pays que nous abandonnons trop souvent aux mains de ceux qu’on élit une fois aux 4 ans.

Nos gestes individuels sont importants bien sûr, ils sont la base.    Que ce soit l’application du Zéro Déchet dans notre quotidien, l’adoption d’un mode de vie simplifié, un régime alimentaire végétarien, l’utilisation des transports en commun, la diminution de sa consommation de biens en général, peu importe les gestes,  avant de s’engager avec d’autres dans des projets de société il faut être conséquent avec soi-même et y croire. Mais une fois qu’on y croit, il ne faut pas avoir peur de s’engager.

Chez soi, on décide de la couleur des murs, de l’emplacement des meubles, de la température ambiante, de ce qu’on fait de sa cour arrière ou de son balcon.    Laisseriez-vous des étrangers décider de tout cela ?

Notre quartier c’est tout simplement le prolongement de notre chez-soi,  je crois qu’il est par conséquent très important qu’on s’en occupe de la même façon, en s’unissant à  nos concitoyens.

Achat de vêtements 2018 : moins de 100 $

Il y a un an je vous mentionnais que mon défi «vestimentaire» pour 2018 était d’opter pour les friperies ou pour des vêtements fabriqués localement ou de façon éthique.   Ma rétrospective de 2018 me permet de constater que j’ai relevé le défi.

D’entrée de jeu, je vous avoue que ce défi n’était pas trop difficile pour moi, car je ne suis pas quelqu’un qui achète beaucoup de vêtements, je ne suis pas la mode (ni «à la mode»), je n’accorde que très peu d’importance aux vêtements que je porte et que les autres portent (en autant qu’on en porte !) et surtout «je déteste magasiner».

Les seuls vêtements qui ont fait leur entrée dans ma garde-robe en 2018 provenaient donc :

  • D’activités d’échange de vêtements
  • de 3 ou 4 visites dans des friperies
  • de dons de quelques vêtements par des amies

Cependant comme on ne peut pas être parfait, je me suis tout récemment acheté quelques paires de bas neufs dans un magasin grande surface.   J’avais quand même reprisé quelques vieux bas usés, mais pour certains, le trou était plus grand que le reste du tissu.

Je continuerai sur cette belle lancée cette année et pour vous aider  voici un tableau des différentes friperies situées à Laval.    Il en manque certainement, je compte sur vous pour nous les faire connaître.

Le plus beau cadeau

Je profite de ce dernier texte de l’année pour vous offrir quelques suggestions en cette période de festivités qui approche :

  • N’acceptez que les invitations qui vous font vibrer le plus afin de ne pas surcharger votre période des fêtes.
  • Si vous buvez de l’alcool, allez-y évidemment avec modération et alternez avec des boissons non-alcoolisées. Votre santé ne s’en portera que mieux.
  • Mangez plus lentement et écoutez votre estomac. Ne dépassez pas votre état de satiété.   Même si c’est très bon.  Vous vous reprendrez au prochain repas.
  • Laissez tomber les cadeaux superflus.  Offrez votre sourire et votre coeur à la place.
  • Allez prendre l’air, vous ressourcer en marchant dans les bois. Écoutez le chant des oiseaux.   Admirez la nature.   Nous en faisons partie, mais nous l’oublions parfois.
  • Profitez de cette période pour régler vos différends et faire la paix avec les gens et la vie. La vie passe si vite, c’est dommage d’en gaspiller des parcelles.
  • Ne soyez pas avare de mots qui font du bien. Dites aux gens que vous les aimez, que vous appréciez leur présence et qu’ils sont importants pour vous.
  • Ne soyez pas avare non plus de gestes gentils. Aidez, écoutez ou serrez dans vos bras vos êtres chers.
  • Amusez-vous, jouez et riez avec les gens que vous aimez.
  • En bref, offrez-vous le plus beau cadeau :   la simplicité.

Je termine en vous offrant ma gratitude à vous tous qui nous lisez, qui commentez et partagez avec nous tout au long de l’année.    Restez présents, suivez-nous, n’hésitez pas à vous joindre à nous lors d’événements ou d’activités, nous éprouvons toujours un grand plaisir à vous rencontrer, vous qui partagez nos valeurs.

Végétarien, végétalien, vegan… ou flexitarien ?

Lorsque j’ai eu mon déclic environnemental,  il y a quelques années, j’ai décidé de manger moins de viande.   En fait, comme c’est moi qui m’occupe de la préparation des repas à la maison, j’ai décidé que nous mangerions moins de viande !

Ma décision était basée sur le fait que l’industrie de la viande (bovine particulièrement) comporte de gros impacts environnementaux.

De toute façon, de la viande on en mange trop et en manger moins ne peut être que bénéfique pour notre santé.   Alors, pourquoi ne pas sauter 1 ou 2 repas de viande par semaine.    C’est bien beau mais, quand on est habitué de cuisiner poulet, porc, bœuf, qu’est-ce qu’on mange si on veut avoir tous les nutriments nécessaires ?

Plusieurs choix s’offrent et internet regorge de recettes mais, pour savoir si on les aime, il faut les essayer bien sûr !

Histoire de vous faciliter les choses voici quelques repas carnivores que nous avons modifiés chez nous :

  • Sauce à spaghetti. Remplacez la viande pas des lentilles rouges (ou du tofu)
  • Pizza maison avec plein de légumes
  • Pâté chinois où on remplace le bœuf par du « sans viande » de la marque de son choix (Yves, Gardein…)
  • Fèves « sans lard »
  • Sauté de légumes avec pois chiches ou tofu mariné pour remplacer la viande
  • Repas pique-nique : un bon potage avec pain croûté, crudités, végé-pâté, hummus, fromage.

Outre ces repas, après avoir essayé plusieurs recettes faciles, en voici quelques-unes qui ont passé le test de mon chum et obtenu un score d’au moins 7/10, c’est-à-dire des recettes que je suis autorisée à refaire !

  • Tofu passe-partout. Je le cuisine, le congèle en format 2 ou 3 portions.  Il peut servir dans des fajitas ou des tacos, dans une recette de champignons portobello farcis.
  • Chili végétarien
  • Hamburgers aux champignons portobello
  • Petits pains fourrés
  • Ribs au tempeh. J’ai fait cette dernière tentative de tempeh tout récemment  car mes premiers essais avec le tempeh avaient été moins que concluants.  Cependant, cette fois, j’ai pris soin de faire bouillir le tempeh 10 minutes avant de préparer la recette, ce qui a fait disparaître le goût de fermentation,  et à notre grande surprise c’était délicieux.  Résultat : 9/10 !
  • Aussi, pour le temps des fêtes, il y a la tourtière au millet (je n’ai pas retrouvé cette recette sur internet mais si vous la voulez, écrivez-moi, je vous l’enverrai.  Cette tourtière est à s’y méprendre !

Nul besoin de devenir végétarien, il s’agit juste de diminuer notre consommation de viande.    D’ailleurs, je ne me dis pas « végétarienne », puisque si vous m’invitez à souper et que vous avez cuisiné de la viande, je vais en manger , mais très peu, car mes papilles n’éprouvent désormais plus un grand plaisir pour cet aliment.         De même, à la maison je peux compter sur les doigts d’une main les fois où j’achète de la viande (poulet seulement) dans une année, et je le fais lorsque je reçois des amis qui ont un penchant marqué pour la viande.  En fin de compte, ici comme ailleurs, j’essaie de garder un équilibre.   J’aime qu’on respecte  les choix alimentaires que je fais et parallèlement je respecte le choix des autres.

Vous avez aussi de bonnes recettes sans viande (et faciles)  à partager, j’aimerais bien vous lire.

 

 

 

 

 

 

 

Une lessive toujours plus verte !

 

 

On le sait, les produits ménagers « courants » sont remplis de produits chimiques mauvais pour l’environnement bien sûr, mais aussi pour notre santé, car on les touche et on les inhale. 

C’est particulièrement vrai dans le cas de la lessive, car nous avons une relation plutôt intime avec nos vêtements, nos draps et nos serviettes.

Donc, depuis quelques années, afin de verdir ma lessive, j’achète mon détergent en vrac à la boutique écologique près de chez moi.   Trois ans que je remplis le même bidon de plastique lorsqu’il est vide.   Trois ans que je n’ai donc pas jeté un bidon vide.   Je suis assez fière de moi !

Mais voilà qu’il y a quelques temps, j’ai vu une recette de « savon » à lessive fait avec de la cendre.    Vous avez bien lu : de la cendre.   Évidemment je me devais de l’essayer.   N’ayant pas de foyer, j’ai demandé à ma belle-sœur de me fournir cet ingrédient de base et, tout récemment, j’ai fait ma toute première recette.

Plusieurs recettes existent sur internet.   Étant adepte de la Simplicité Volontaire 🙂 , j’ai choisi celle qui me paraissait le plus simple, soit celle de Nancy Meigs, La Sourcière, que j’ai suivie à la lettre.

Comme vous l’imaginez bien, j’ai commencé par une brassée de « foncé ».   Comme tout s’est bien passé, je me suis ensuite risquée avec du pâle et du blanc.    Tout d’abord quelle surprise,  rien de taché par la cendre, au contraire tout me semblait très propre et  le blanc était bien blanc.     Bien sûr, ce n’est pas de l’eau de Javel alors pour ce qui est des taches, certaines partent tandis que d’autres ne font que pâlir.

Mais, chez nous, nous sommes 2 adultes et nous ne nous roulons pas très souvent dans la bouette alors, ce nouveau « savon » fait très bien l’affaire et ne nous coûte rien (mais ne le dites pas à ma belle-sœur, elle pourrait décider de me vendre sa cendre !)

Une autre économie de réalisée !

Lève-toi, prend ton grabat et…. va voter !

Je vous parle aujourd’hui de ce qui habite mes pensées depuis un certain temps.   LES ÉLECTIONS.

N’ayez crainte, je ne tomberai pas dans les débats politiques houleux.   Non, je vous partage simplement mon cheminement politique.

Jusqu’à ma 50e année je n’étais pas tellement portée sur la chose.   Cela ne m’intéressait pas, je n’y comprenais pas grand-chose à leurs longues phrases ponctuées de répétitions, je trouvais que les politiciens parlaient pour ne rien dire, qu’ils s’accrochaient parfois dans les fleurs du tapis, qu’ils étaient souvent caméléons pour plaire à tous et qu’ils ne mettaient pas les priorités nécessairement aux bonnes places.    Cependant je me faisais un devoir d’aller voter à chacune des élections, mais vous comprendrez que mon vote allait souvent à celui ou celle qui m’était le plus sympathique ou le moins antipathique, ce qui n’est vraiment pas le but d’une élection.

Mais depuis quelques années, probablement depuis que je suis grandement interpellée par la cause environnementale, je m’attarde un peu plus aux enjeux politiques et m’intéresse davantage au programme de chaque parti.  N’allez quand même pas croire que j’en fais ma lecture de chevet, j’essaie de garder un certain équilibre.

À ce stade de l’évolution de l’humanité, le besoin criant et urgent est celui de tout mettre en œuvre pour sauver la planète qu’on s’acharne à détruire en faveur d’une sempiternelle croissance économique.  Ça fait des décennies que les scientifiques nous le disent.  Et ça fait des décennies que les politiciens continuent de vouloir la croissance.  Mais ce n’est plus un CHOIX, c’est maintenant une NÉCESSITÉ.

Et pour y arriver ça prend des politiciens différents.  Des politiciens qui n’en ont pas que pour la croissance, des politiciens qui auront l’audace et le courage de faire cesser l’hémorragie en appliquant des mesures parfois sévères mais efficaces.     Ça prend des  élus qui ne font pas de la politique une carrière  mais qui choisissent la politique comme moyen d’améliorer le sort des gens.

Mais les politiciens ne peuvent rien accomplir seuls, les citoyens doivent être derrière eux.      Et les citoyens que nous sommes pouvons faire changer les choses en appliquant, entre autre, ceci :

  • D’abord, aller voter le 1er octobre
  • Ensuite, continuer de se faire entendre en s’impliquant à différents niveaux
  • Assister à une séance mensuelle du conseil municipal (Y êtes-vous déjà allé ?)
  • S’impliquer chez Greenpeace, la Fondation David Suzuki, Équiterre, etc.
  • Tendre vers un mode de vie plus simple et plus vert
  • Appliquer la décroissance dans nos vies ainsi que la consommation responsable

Revoyons nos valeurs profondes, ouvrons-nous les yeux et pensons à l’avenir de nos enfants.

Oui, notre vote et nos actions peuvent certainement faire changer les choses !

Un exercice qui fait du bien !

Tout bon conseiller financier vous le dira : il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où va l’argent que nous gagnons.

Mais l’inverse est aussi vrai :   il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où ne va pas cet argent.

C’est pourquoi, histoire de m’amuser un peu, j’ai fait un petit exercice qui n’a absolument rien de scientifique, sur les produits cosmétiques les plus courants, et que je n’achète pas.

Les quantités indiquées sur ce tableau supposent que je ne posséderais qu’un exemplaire de ces items à la fois.    Et pour ce qui est des prix vous constaterez que je n’y ai pas mis des p’tits pots de crème à 150 $.  J’ai préféré être raisonnable dans mes suppositions  (je vous laisse faire votre propre exercice 🙂  , avec le prix réel des produits que vous consommez).

Évidemment ce tableau est très incomplet.  Je pourrais ajouter par exemple :

  • Les masques pour visage, le crayon contour à lèvres, les gloss, les différents vernis à ongle, les crèmes anti-rides et combien d’autres produits. 200 $ ?
  • De l’eau de toilette. 1 bouteille par année. Je pense que 50 $ n’est pas exagéré.
  • La coiffeuse. Coupe, teinture, frisette, défrisette, rallonges….   Montant très variable selon le nombre de visites mais disons  200 $
  • Si j’ajoute les produits coiffants qu’on possède chez soi (mousse, gel, fixatif, et autres), en supposant un prix moyen de 8 $ la bouteille et 5 contenants par année, soit 40 $
  • Bien sûr il y aura aussi l’esthéticienne pour les soins du visage ainsi que l’épilation de tous nos petits recoins. Je vous laisse le soin d’y mettre un prix.
  • Aussi la manucure pour avoir de beaux ongles aux  doigts et aux orteils. Combien de fois par année ?   A quel coût ?
  • Pensons aussi à la rallonge des cils.
  • Sans parler du chirurgien esthétique ou traitements divers pour se faire « botoxer » ou remonter certaines parties de notre anatomie.

Ces choses ne sont pas faciles à évaluer mais je ne me trompe certainement pas beaucoup si j’ose le montant de 700 à 800 $ taxes et pourboire inclus par année.   En ajoutant ce montant au 421 $ indiqué plus haut j’arrive à la somme de 1 221 $ par année en produits et services cosmétiques divers.  Évidemment tout le monde n’utilise pas tout cela mais….

Finalement, comme je le fais très souvent lorsque j’évalue un bien ou un produit, je transforme ce montant en dollars bruts pour connaitre le nombre d’heures de travail que je dois faire pour me les procurer.   Par exemple : 1 221 $ net à 25 % d’impôt donne 1 628 $ brut.

Ce que j’utilise réellement en cosmétiques dans une année se chiffre à environ 150 $ parce que je ne me suis jamais maquillée (à part, très occasionnellement, un peu de rouge à lèvres).   Pour le reste les seules fois où j’ai tenté de me mettre du fard à joue ou à paupières, je les ai aussitôt ôtés parce que j’avais plutôt l’air d’un clown !

Cet exercice concerne uniquement les produits cosmétiques.    Une prochaine fois je me ferai plaisir en calculant combien d’heures de travail par semaine je peux m’éviter ou plutôt combien d’heures de loisirs de plus je peux me permettre,   en ne succombant pas à l’industrie de la mode qui nous fait miroiter un plus grand bonheur avec cette nouvelle sacoche et petits souliers assortis.   Ce joli petit foulard disponible en 8 couleurs différentes (ça me les prend bien sûr !).  Des bijoux pour toutes les  occasions.  De nouveaux vêtements aux changements de saison parce que le style de l’an passé est hélas « out ».    Surement que mon sourire sera encore plus large après cet autre exercice.

Voilà pourquoi de temps à autre j’aime bien m’arrêter pour voir où ne va pas mon argent et comprendre pourquoi je peux me permettre de travailler moins.

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

Est-ce toujours plus vert chez le voisin ?

Mon texte d’aujourd’hui est un peu différent des précédents.    Plutôt que de vous partager un pan de mon vécu simplicitaire, je me permets le style « éditorial ».  Une fois n’est pas coutume…

Je suis native de Laval et j’ai habité plusieurs quartiers au fil des ans.  Je suis attachée à ce coin de pays.  Pourquoi ?  Je ne saurais le dire exactement.  Pour ceux qui n’y habitent pas, notre île est considérée comme un immense centre d’achats et une banlieue de voisins gonflables.   Pourtant 17% du territoire est zoné agricole et 24% représente des terrains non exploités et étendues d’eau (réf. Statistiques ville Laval 2011).

Mais il m’arrive parfois d’envier Montréal que je considère franchement plus évoluée en terme de protection de l’environnement.   Pour le transport collectif bien sûr, mais également pour ses nombreux écoquartiers et écocentres. Beaucoup de citoyens aussi s’unissent pour mettre sur pied des initiatives écolos telles que des ruelles vertes, des incroyables comestibles, le développement du Bâtiment 7, etc…

De même, du côté nord, on entend aussi parler de plusieurs initiatives;  le Hameau de Prévost, les développements de mini-maisons ici et là, des citoyens qui se mobilisent pour tel ou tel projet commun.   Ou encore à Sherbrooke, Granby, Québec….

Est-ce que je souffre du syndrome de « c’est toujours plus vert chez le voisin ? »  Probablement.    Mais j’ai quand même l’impression parfois qu’à Laval on est sur une autre planète.

Depuis quelques années je rencontre beaucoup de citoyens interpellés par la cause environnementale et certains d’entre eux posent des gestes « verts » à la maison, mais peu se mobilisent pour faire changer les choses dans leur quartier.

Par manque de temps ? Avons-nous moins de temps que les citoyens d’ailleurs parce que nous sommes coincés dans les transports matin et soir pour de longues heures;  parce que nous avons plus de chemin à parcourir pour faire nos emplettes ou déposer et reprendre les enfants à la garderie; parce qu’on doit couper la pelouse, entretenir la piscine, niveler le pavé uni, réparer le cabanon et quoi encore.

Par manque d’intérêt ? Je ne crois pas que nous ayons le luxe de ne pas s’y intéresser. C’est de notre survie dont il est question et plus précisément celle de nos enfants.

Enfin, je ne connais pas la réponse, je ne fais que constater.

Mais peut-être suis-je simplement victime d’une crise de désillusion passagère ? Car au fond il y a quand même certaines initiatives citoyennes à Laval. Je pense  à PlantAction, au Quartier Vert du Marigot, au mouvement Pas de Tour dans ma cour, aux Amis du Boisé du Souvenir et plusieurs autres.

Peut-être que cela ne va tout simplement pas assez vite à mon goût.  N’empêche, ça fait du bien d’en parler.  Merci pour vos oreilles (et vos yeux !)

Abracadabra, déchet disparaît !

Est-ce que j’ai réussi à diminuer mes déchets depuis que j’ai adopté le mode de vie Zéro Déchet ?

Je serai bien honnête, je ne vise pas le pot « Mason » par année ni même par mois en déchets.   En fait pour moi cette démarche vise beaucoup une prise de conscience.   Prendre conscience de ma consommation de biens et de comment ces choses sont franchement trop bien emballées.

Au début, c’était un peu infernal parce que chaque fois que j’entrais à l’épicerie ou dans un autre magasin, la seule chose que je regardais était les emballages, leur quantité et leurs matériaux.    Je n’en revenais juste pas.   Et le « boute du boute » c’est les 2-3 (ou pire encore 1 seul) poivrons ou courgettes couchés sur une barquette de styromousse et enveloppés de papier cellophane.   Mais pourquoi ???

Maintenant, je capote un peu moins lorsque je vois ces aberrations  Cependant, je me permets d’en glisser un mot au commerçant tout en optant pour les légumes non emballés (ou pour un autre commerce !), lesquels je place dans mes propres sacs en filet.

Revenons maintenant à mes poubelles.   Ma façon de voir si notre quantité de déchets a baissé est tout bonnement la bonne vieille méthode du calendrier  (très polyvalente cette méthode 🙂 ).    J’ai débuté le calendrier en septembre 2017 et j’y indique la date à laquelle nous sortons notre poubelle et notre bac de recyclage.   Il faut noter que nos déchets organiques (épluchures, restants de table, etc…) sont déposés dans le bac à compost ce qui réduit considérablement le contenu de la poubelle.

Évidemment, pour pouvoir vraiment voir l’évolution, nous ne les sortons que lorsqu’ils sont bien remplis.    Voici le résultat :

Nous sommes 2 adultes à la maison.  Ce que je constate en regardant les dates c’est qu’il nous reste pas mal de travail à faire au niveau du bac de recyclage.     Qu’est ce qui le remplit tant ?   Les emballages bien sûr.

Le défi chez nous c’est qu’on peut très difficilement acheter les aliments en vrac pour cause d’allergies alimentaires sévères.

Ce que j’ai trouvé comme solution c’est de cuisiner un peu plus.  Par exemple je cuisine les biscuits et je fais mon propre bouillon de légumes avec les épluchures de mes légumes bios (avant de les déposer dans le bac de compost).   L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de conserves de tomates parce que j’en avais congelé plusieurs pots de mon potager de l’an dernier.  J’élimine ainsi certains emballages.

Pour ce qui est des rouleaux de papier de toilette vides, j’ai trouvé une garderie qui les prend pour le bricolage.   Mes contenants de yogourts vides sont  réutilisés par la boutique écologique près de chez moi.

Mais il reste encore les litres de lait, les emballages de fromage, les sacs de riz, les emballages de craquelins…

Il y a donc de la place pour l’amélioration !

 

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