En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Author: Diane Mongeau (page 1 of 2)

Végétarien, végétalien, vegan… ou flexitarien ?

Lorsque j’ai eu mon déclic environnemental,  il y a quelques années, j’ai décidé de manger moins de viande.   En fait, comme c’est moi qui m’occupe de la préparation des repas à la maison, j’ai décidé que nous mangerions moins de viande !

Ma décision était basée sur le fait que l’industrie de la viande (bovine particulièrement) comporte de gros impacts environnementaux.

De toute façon, de la viande on en mange trop et en manger moins ne peut être que bénéfique pour notre santé.   Alors, pourquoi ne pas sauter 1 ou 2 repas de viande par semaine.    C’est bien beau mais, quand on est habitué de cuisiner poulet, porc, bœuf, qu’est-ce qu’on mange si on veut avoir tous les nutriments nécessaires ?

Plusieurs choix s’offrent et internet regorge de recettes mais, pour savoir si on les aime, il faut les essayer bien sûr !

Histoire de vous faciliter les choses voici quelques repas carnivores que nous avons modifiés chez nous :

  • Sauce à spaghetti. Remplacez la viande pas des lentilles rouges (ou du tofu)
  • Pizza maison avec plein de légumes
  • Pâté chinois où on remplace le bœuf par du « sans viande » de la marque de son choix (Yves, Gardein…)
  • Fèves « sans lard »
  • Sauté de légumes avec pois chiches ou tofu mariné pour remplacer la viande
  • Repas pique-nique : un bon potage avec pain croûté, crudités, végé-pâté, hummus, fromage.

Outre ces repas, après avoir essayé plusieurs recettes faciles, en voici quelques-unes qui ont passé le test de mon chum et obtenu un score d’au moins 7/10, c’est-à-dire des recettes que je suis autorisée à refaire !

  • Tofu passe-partout. Je le cuisine, le congèle en format 2 ou 3 portions.  Il peut servir dans des fajitas ou des tacos, dans une recette de champignons portobello farcis.
  • Chili végétarien
  • Hamburgers aux champignons portobello
  • Petits pains fourrés
  • Ribs au tempeh. J’ai fait cette dernière tentative de tempeh tout récemment  car mes premiers essais avec le tempeh avaient été moins que concluants.  Cependant, cette fois, j’ai pris soin de faire bouillir le tempeh 10 minutes avant de préparer la recette, ce qui a fait disparaître le goût de fermentation,  et à notre grande surprise c’était délicieux.  Résultat : 9/10 !
  • Aussi, pour le temps des fêtes, il y a la tourtière au millet (je n’ai pas retrouvé cette recette sur internet mais si vous la voulez, écrivez-moi, je vous l’enverrai.  Cette tourtière est à s’y méprendre !

Nul besoin de devenir végétarien, il s’agit juste de diminuer notre consommation de viande.    D’ailleurs, je ne me dis pas « végétarienne », puisque si vous m’invitez à souper et que vous avez cuisiné de la viande, je vais en manger , mais très peu, car mes papilles n’éprouvent désormais plus un grand plaisir pour cet aliment.         De même, à la maison je peux compter sur les doigts d’une main les fois où j’achète de la viande (poulet seulement) dans une année, et je le fais lorsque je reçois des amis qui ont un penchant marqué pour la viande.  En fin de compte, ici comme ailleurs, j’essaie de garder un équilibre.   J’aime qu’on respecte  les choix alimentaires que je fais et parallèlement je respecte le choix des autres.

Vous avez aussi de bonnes recettes sans viande (et faciles)  à partager, j’aimerais bien vous lire.

 

 

 

 

 

 

 

Une lessive toujours plus verte !

 

 

On le sait, les produits ménagers « courants » sont remplis de produits chimiques mauvais pour l’environnement bien sûr, mais aussi pour notre santé, car on les touche et on les inhale. 

C’est particulièrement vrai dans le cas de la lessive, car nous avons une relation plutôt intime avec nos vêtements, nos draps et nos serviettes.

Donc, depuis quelques années, afin de verdir ma lessive, j’achète mon détergent en vrac à la boutique écologique près de chez moi.   Trois ans que je remplis le même bidon de plastique lorsqu’il est vide.   Trois ans que je n’ai donc pas jeté un bidon vide.   Je suis assez fière de moi !

Mais voilà qu’il y a quelques temps, j’ai vu une recette de « savon » à lessive fait avec de la cendre.    Vous avez bien lu : de la cendre.   Évidemment je me devais de l’essayer.   N’ayant pas de foyer, j’ai demandé à ma belle-sœur de me fournir cet ingrédient de base et, tout récemment, j’ai fait ma toute première recette.

Plusieurs recettes existent sur internet.   Étant adepte de la Simplicité Volontaire 🙂 , j’ai choisi celle qui me paraissait le plus simple, soit celle de Nancy Meigs, La Sourcière, que j’ai suivie à la lettre.

Comme vous l’imaginez bien, j’ai commencé par une brassée de « foncé ».   Comme tout s’est bien passé, je me suis ensuite risquée avec du pâle et du blanc.    Tout d’abord quelle surprise,  rien de taché par la cendre, au contraire tout me semblait très propre et  le blanc était bien blanc.     Bien sûr, ce n’est pas de l’eau de Javel alors pour ce qui est des taches, certaines partent tandis que d’autres ne font que pâlir.

Mais, chez nous, nous sommes 2 adultes et nous ne nous roulons pas très souvent dans la bouette alors, ce nouveau « savon » fait très bien l’affaire et ne nous coûte rien (mais ne le dites pas à ma belle-sœur, elle pourrait décider de me vendre sa cendre !)

Une autre économie de réalisée !

Lève-toi, prend ton grabat et…. va voter !

Je vous parle aujourd’hui de ce qui habite mes pensées depuis un certain temps.   LES ÉLECTIONS.

N’ayez crainte, je ne tomberai pas dans les débats politiques houleux.   Non, je vous partage simplement mon cheminement politique.

Jusqu’à ma 50e année je n’étais pas tellement portée sur la chose.   Cela ne m’intéressait pas, je n’y comprenais pas grand-chose à leurs longues phrases ponctuées de répétitions, je trouvais que les politiciens parlaient pour ne rien dire, qu’ils s’accrochaient parfois dans les fleurs du tapis, qu’ils étaient souvent caméléons pour plaire à tous et qu’ils ne mettaient pas les priorités nécessairement aux bonnes places.    Cependant je me faisais un devoir d’aller voter à chacune des élections, mais vous comprendrez que mon vote allait souvent à celui ou celle qui m’était le plus sympathique ou le moins antipathique, ce qui n’est vraiment pas le but d’une élection.

Mais depuis quelques années, probablement depuis que je suis grandement interpellée par la cause environnementale, je m’attarde un peu plus aux enjeux politiques et m’intéresse davantage au programme de chaque parti.  N’allez quand même pas croire que j’en fais ma lecture de chevet, j’essaie de garder un certain équilibre.

À ce stade de l’évolution de l’humanité, le besoin criant et urgent est celui de tout mettre en œuvre pour sauver la planète qu’on s’acharne à détruire en faveur d’une sempiternelle croissance économique.  Ça fait des décennies que les scientifiques nous le disent.  Et ça fait des décennies que les politiciens continuent de vouloir la croissance.  Mais ce n’est plus un CHOIX, c’est maintenant une NÉCESSITÉ.

Et pour y arriver ça prend des politiciens différents.  Des politiciens qui n’en ont pas que pour la croissance, des politiciens qui auront l’audace et le courage de faire cesser l’hémorragie en appliquant des mesures parfois sévères mais efficaces.     Ça prend des  élus qui ne font pas de la politique une carrière  mais qui choisissent la politique comme moyen d’améliorer le sort des gens.

Mais les politiciens ne peuvent rien accomplir seuls, les citoyens doivent être derrière eux.      Et les citoyens que nous sommes pouvons faire changer les choses en appliquant, entre autre, ceci :

  • D’abord, aller voter le 1er octobre
  • Ensuite, continuer de se faire entendre en s’impliquant à différents niveaux
  • Assister à une séance mensuelle du conseil municipal (Y êtes-vous déjà allé ?)
  • S’impliquer chez Greenpeace, la Fondation David Suzuki, Équiterre, etc.
  • Tendre vers un mode de vie plus simple et plus vert
  • Appliquer la décroissance dans nos vies ainsi que la consommation responsable

Revoyons nos valeurs profondes, ouvrons-nous les yeux et pensons à l’avenir de nos enfants.

Oui, notre vote et nos actions peuvent certainement faire changer les choses !

Un exercice qui fait du bien !

Tout bon conseiller financier vous le dira : il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où va l’argent que nous gagnons.

Mais l’inverse est aussi vrai :   il est bon de s’arrêter à l’occasion pour voir où ne va pas cet argent.

C’est pourquoi, histoire de m’amuser un peu, j’ai fait un petit exercice qui n’a absolument rien de scientifique, sur les produits cosmétiques les plus courants, et que je n’achète pas.

Les quantités indiquées sur ce tableau supposent que je ne posséderais qu’un exemplaire de ces items à la fois.    Et pour ce qui est des prix vous constaterez que je n’y ai pas mis des p’tits pots de crème à 150 $.  J’ai préféré être raisonnable dans mes suppositions  (je vous laisse faire votre propre exercice 🙂  , avec le prix réel des produits que vous consommez).

Évidemment ce tableau est très incomplet.  Je pourrais ajouter par exemple :

  • Les masques pour visage, le crayon contour à lèvres, les gloss, les différents vernis à ongle, les crèmes anti-rides et combien d’autres produits. 200 $ ?
  • De l’eau de toilette. 1 bouteille par année. Je pense que 50 $ n’est pas exagéré.
  • La coiffeuse. Coupe, teinture, frisette, défrisette, rallonges….   Montant très variable selon le nombre de visites mais disons  200 $
  • Si j’ajoute les produits coiffants qu’on possède chez soi (mousse, gel, fixatif, et autres), en supposant un prix moyen de 8 $ la bouteille et 5 contenants par année, soit 40 $
  • Bien sûr il y aura aussi l’esthéticienne pour les soins du visage ainsi que l’épilation de tous nos petits recoins. Je vous laisse le soin d’y mettre un prix.
  • Aussi la manucure pour avoir de beaux ongles aux  doigts et aux orteils. Combien de fois par année ?   A quel coût ?
  • Pensons aussi à la rallonge des cils.
  • Sans parler du chirurgien esthétique ou traitements divers pour se faire « botoxer » ou remonter certaines parties de notre anatomie.

Ces choses ne sont pas faciles à évaluer mais je ne me trompe certainement pas beaucoup si j’ose le montant de 700 à 800 $ taxes et pourboire inclus par année.   En ajoutant ce montant au 421 $ indiqué plus haut j’arrive à la somme de 1 221 $ par année en produits et services cosmétiques divers.  Évidemment tout le monde n’utilise pas tout cela mais….

Finalement, comme je le fais très souvent lorsque j’évalue un bien ou un produit, je transforme ce montant en dollars bruts pour connaitre le nombre d’heures de travail que je dois faire pour me les procurer.   Par exemple : 1 221 $ net à 25 % d’impôt donne 1 628 $ brut.

Ce que j’utilise réellement en cosmétiques dans une année se chiffre à environ 150 $ parce que je ne me suis jamais maquillée (à part, très occasionnellement, un peu de rouge à lèvres).   Pour le reste les seules fois où j’ai tenté de me mettre du fard à joue ou à paupières, je les ai aussitôt ôtés parce que j’avais plutôt l’air d’un clown !

Cet exercice concerne uniquement les produits cosmétiques.    Une prochaine fois je me ferai plaisir en calculant combien d’heures de travail par semaine je peux m’éviter ou plutôt combien d’heures de loisirs de plus je peux me permettre,   en ne succombant pas à l’industrie de la mode qui nous fait miroiter un plus grand bonheur avec cette nouvelle sacoche et petits souliers assortis.   Ce joli petit foulard disponible en 8 couleurs différentes (ça me les prend bien sûr !).  Des bijoux pour toutes les  occasions.  De nouveaux vêtements aux changements de saison parce que le style de l’an passé est hélas « out ».    Surement que mon sourire sera encore plus large après cet autre exercice.

Voilà pourquoi de temps à autre j’aime bien m’arrêter pour voir où ne va pas mon argent et comprendre pourquoi je peux me permettre de travailler moins.

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas toujours facile de faire son épicerie lorsqu’on veut rester en lien avec ses valeurs environnementale et sociale.

Parce que :

  • Tout ce qui s’appelle pesticides et OGM, j’essaie d’éviter.
  • La maltraitance animale, j’essaie d’éviter.
  • Le suremballage, j’essaie d’éviter.
  • Une trop longue distance à parcourir, j’essaie d’éviter.
  • Le gaspillage, j’essaie d’éviter.
  • Et depuis peu, ce qui provient des Etats-Unis, j’essaie d’éviter.

Mais quoi privilégier :

  • Les aliments bio ?
  • Les aliments bio emballés ou non bio non emballés ?
  • L’achat local ?
  • Les fruits et légumes moches et moins chers ?

C’est compliqué, mais il faut bien manger…

Comme je suis quelqu’un qui vise l’équilibre, j’essaie de ne pas devenir extrémiste ou excessive dans mes choix de vie.

Je ne vais pas toujours au même endroit pour faire mon épicerie.  Parfois chez l’épicier du coin et des fois un peu plus loin à l’épicerie biologique (Tau pour ne pas la nommer).  J’ai, dans le passé, été abonnée à des paniers bio (j’ai arrêté pour essayer autre chose).    J’ai aussi passé quelques commandes d’aliments bio auprès de NousRire (que je recommande fortement , mais que j’ai dû arrêter pour cause d’allergies alimentaires sévères, c’était donc trop compliqué).   Dépendamment des saisons il y a mon potager, les kiosques de cultivateur, le marché de quartier ou le marché 440.  Cette année, j’ai hésité à m’abonner au panier  bio des fermiers de famille  parce que j’avais mon potager, mais l’an prochain probablement que j’adhérerai à ceux de la Ferme Jeunes au Travail.

Évidemment, mon portefeuille guidera parfois mes choix.   Par exemple : si un poulet bio coûte 2 fois le prix d’un poulet non-bio, j’opterai pour en manger 2 fois moins souvent, mais du bio.

En résumé, vous aurez compris qu’il n’y  pas de standards chez nous.

Voici donc quelques gestes que nous faisons :

  • Nous mangeons très très rarement de la viande. J’ai déniché plusieurs recettes végétariennes (avec tofu, légumineuses, seitan, tempeh…)  Notre santé s’en porte à merveille !
  • J’achète des légumes ou fruits bio lorsqu’ils sont en spécial. J’ajuste donc mes repas selon ce que j’ai trouvé.  Ça m’a appris une certaine  souplesse dans la vie  🙂 .
  • Je privilégie les légumes ou fruits de saison la plupart du temps. Mais comme chez nous on aime bien les bananes, malgré que ça ne pousse pas ici, on en achète quand même et pas toujours bio et on ne culpabilise pas pour autant.
  • L’été, j’ai mon petit potager avec mes légumes bio (tomates, ail, concombres, haricots, herbes, carottes, cerise de terre, radis,…)    Je dois cependant rivaliser avec un ennemi de taille…
  • J’opte pour acheter le non bio non emballé plutôt que le bio emballé.
  • Je privilégie l’achat local non seulement avec des aliments qui viennent d’ici mais en encourageant les marchands près de chez moi.
  • Et bien sûr je cuisine davantage.

Pour moi, il s’agit de rester consciente des choix que je fais et des raisons pour lesquelles je les fais, même si ce n’est pas toujours simple !

Est-ce toujours plus vert chez le voisin ?

Mon texte d’aujourd’hui est un peu différent des précédents.    Plutôt que de vous partager un pan de mon vécu simplicitaire, je me permets le style « éditorial ».  Une fois n’est pas coutume…

Je suis native de Laval et j’ai habité plusieurs quartiers au fil des ans.  Je suis attachée à ce coin de pays.  Pourquoi ?  Je ne saurais le dire exactement.  Pour ceux qui n’y habitent pas, notre île est considérée comme un immense centre d’achats et une banlieue de voisins gonflables.   Pourtant 17% du territoire est zoné agricole et 24% représente des terrains non exploités et étendues d’eau (réf. Statistiques ville Laval 2011).

Mais il m’arrive parfois d’envier Montréal que je considère franchement plus évoluée en terme de protection de l’environnement.   Pour le transport collectif bien sûr, mais également pour ses nombreux écoquartiers et écocentres. Beaucoup de citoyens aussi s’unissent pour mettre sur pied des initiatives écolos telles que des ruelles vertes, des incroyables comestibles, le développement du Bâtiment 7, etc…

De même, du côté nord, on entend aussi parler de plusieurs initiatives;  le Hameau de Prévost, les développements de mini-maisons ici et là, des citoyens qui se mobilisent pour tel ou tel projet commun.   Ou encore à Sherbrooke, Granby, Québec….

Est-ce que je souffre du syndrome de « c’est toujours plus vert chez le voisin ? »  Probablement.    Mais j’ai quand même l’impression parfois qu’à Laval on est sur une autre planète.

Depuis quelques années je rencontre beaucoup de citoyens interpellés par la cause environnementale et certains d’entre eux posent des gestes « verts » à la maison, mais peu se mobilisent pour faire changer les choses dans leur quartier.

Par manque de temps ? Avons-nous moins de temps que les citoyens d’ailleurs parce que nous sommes coincés dans les transports matin et soir pour de longues heures;  parce que nous avons plus de chemin à parcourir pour faire nos emplettes ou déposer et reprendre les enfants à la garderie; parce qu’on doit couper la pelouse, entretenir la piscine, niveler le pavé uni, réparer le cabanon et quoi encore.

Par manque d’intérêt ? Je ne crois pas que nous ayons le luxe de ne pas s’y intéresser. C’est de notre survie dont il est question et plus précisément celle de nos enfants.

Enfin, je ne connais pas la réponse, je ne fais que constater.

Mais peut-être suis-je simplement victime d’une crise de désillusion passagère ? Car au fond il y a quand même certaines initiatives citoyennes à Laval. Je pense  à PlantAction, au Quartier Vert du Marigot, au mouvement Pas de Tour dans ma cour, aux Amis du Boisé du Souvenir et plusieurs autres.

Peut-être que cela ne va tout simplement pas assez vite à mon goût.  N’empêche, ça fait du bien d’en parler.  Merci pour vos oreilles (et vos yeux !)

Abracadabra, déchet disparaît !

Est-ce que j’ai réussi à diminuer mes déchets depuis que j’ai adopté le mode de vie Zéro Déchet ?

Je serai bien honnête, je ne vise pas le pot « Mason » par année ni même par mois en déchets.   En fait pour moi cette démarche vise beaucoup une prise de conscience.   Prendre conscience de ma consommation de biens et de comment ces choses sont franchement trop bien emballées.

Au début, c’était un peu infernal parce que chaque fois que j’entrais à l’épicerie ou dans un autre magasin, la seule chose que je regardais était les emballages, leur quantité et leurs matériaux.    Je n’en revenais juste pas.   Et le « boute du boute » c’est les 2-3 (ou pire encore 1 seul) poivrons ou courgettes couchés sur une barquette de styromousse et enveloppés de papier cellophane.   Mais pourquoi ???

Maintenant, je capote un peu moins lorsque je vois ces aberrations  Cependant, je me permets d’en glisser un mot au commerçant tout en optant pour les légumes non emballés (ou pour un autre commerce !), lesquels je place dans mes propres sacs en filet.

Revenons maintenant à mes poubelles.   Ma façon de voir si notre quantité de déchets a baissé est tout bonnement la bonne vieille méthode du calendrier  (très polyvalente cette méthode 🙂 ).    J’ai débuté le calendrier en septembre 2017 et j’y indique la date à laquelle nous sortons notre poubelle et notre bac de recyclage.   Il faut noter que nos déchets organiques (épluchures, restants de table, etc…) sont déposés dans le bac à compost ce qui réduit considérablement le contenu de la poubelle.

Évidemment, pour pouvoir vraiment voir l’évolution, nous ne les sortons que lorsqu’ils sont bien remplis.    Voici le résultat :

Nous sommes 2 adultes à la maison.  Ce que je constate en regardant les dates c’est qu’il nous reste pas mal de travail à faire au niveau du bac de recyclage.     Qu’est ce qui le remplit tant ?   Les emballages bien sûr.

Le défi chez nous c’est qu’on peut très difficilement acheter les aliments en vrac pour cause d’allergies alimentaires sévères.

Ce que j’ai trouvé comme solution c’est de cuisiner un peu plus.  Par exemple je cuisine les biscuits et je fais mon propre bouillon de légumes avec les épluchures de mes légumes bios (avant de les déposer dans le bac de compost).   L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de conserves de tomates parce que j’en avais congelé plusieurs pots de mon potager de l’an dernier.  J’élimine ainsi certains emballages.

Pour ce qui est des rouleaux de papier de toilette vides, j’ai trouvé une garderie qui les prend pour le bricolage.   Mes contenants de yogourts vides sont  réutilisés par la boutique écologique près de chez moi.

Mais il reste encore les litres de lait, les emballages de fromage, les sacs de riz, les emballages de craquelins…

Il y a donc de la place pour l’amélioration !

 

Le Jour de la Terre

Le 22 avril, ce sera le Jour de la Terre.     Mais doit-on se dire je t’aime à la St-Valentin seulement ?

Au stade où nous en sommes, il vaudrait mieux nous préoccuper de notre planète tous les jours de l’année et à chaque instant.

Dans le fond quand on y regarde de plus près, on agit avec la Terre comme on agit avec la santé de notre corps.    On commence à s’en préoccuper lorsque le médecin nous diagnostique une maladie grave.       Voit-on trop de films de super-héros ?  Comme eux on se sent invincibles.  Rien ne peut nous arriver ou nous atteindre… jusqu’à ce que ça nous atteigne !

Quand même, une chose que je trouve merveilleusement encourageante c’est que  nous avons aussi tendance à être influençables et à imiter ceux qui nous entourent.    À tel point que parfois il suffit qu’un nombre restreint de gens bougent pour faire bouger les autres.    L’effet domino.  Ça, j’aime ça !

C’est pourquoi, dans mon quotidien, je persiste à poser des gestes en lien avec mes valeurs éco-responsables :   diminuer mes déchets, ramasser parfois ceux des autres qui jonchent le trottoir (plogging), refuser la tasse jetable ou la paille qu’on me propose, acheter mes vêtements dans des friperies, diminuer considérablement mes achats, faire un potager, composter mes matières organiques, manger moins de viande, faire une conférence sur le zéro déchet ou la simplicité volontaire lorsqu’on me le demande, prendre mon vélo ou mes jambes pour me rendre quelque part, participer à ce blogue, etc.

En sus de ces nombreux gestes, je continue de m’instruire sur la cause environnementale par des lectures, des films, des conférences auxquelles j’assiste, des cours que je suis, des visites  au centre de tri ou ailleurs.   Je suis également présente le plus souvent possible aux diverses initiatives et activités organisées par En Harmonie avec la Terre ou en partenariat avec d’autres organismes de la région,  ainsi que lors d’événements afin de promouvoir un mode de vie éco-responsable.   Tout cela pour améliorer mes connaissances et pouvoir mieux les partager.

Et j’ai remarqué que peu à peu les gens que je côtoie commencent à imiter certains de mes comportements pour devenir (fort probablement) à leur tour des  exemples à imiter.    Un pas à la fois.

Avez-vous prévu une activité « verte » pour le Jour de la Terre ?    Pourquoi ne pas vous joindre à nous !

Ma vie simplifiée

Lorsque j’ai adhéré au mode de vie Simplicité Volontaire il y a plus de 2 ans maintenant, j’ai en fait réalisé que j’avais toujours été un peu «simplicitaire».    Je n’en étais pas consciente, c’est tout.

Je n’ai jamais été une grande «magasineuse» bien que, comme tout le monde, j’aimais bien m’acheter quelques nouveaux morceaux de vêtements aux changements de saisons.

Cependant, outre un prêt-auto (lorsque j’en avais une) et une hypothèque, je n’ai jamais eu d’autre dette.   J’ai toujours acheté lorsque j’avais l’argent.   Et ça ne m’a pas empêché de faire quelques voyages et d’être heureuse.

Que s’est-il donc passé depuis 2 ans dans ma vie?    Ce fut d’abord une grande prise de conscience environnementale et par la suite une prise de conscience par rapport à la vie, à MA vie et à ce que j’ai choisi d’en faire.

Et personnellement, ce que je veux en faire n’est certainement pas de travailler 35 à 40 heures par semaine parce que, croyez-moi elle passe vite cette vie-là.  C’est pourquoi j’ai choisi de réduire mon temps de travail pour disposer de plus de temps pour vaquer à des occupations qui me plaisent vraiment. Par le fait même, j’ai dû réévaluer mes dépenses car: moins de travail = moins de revenus!

Or, chaque fois que je crois avoir besoin de quelque chose, je n’ai plus le réflexe automatique de dire: je dois l’acheter.   Je me demande d’abord si je possède déjà quelque objet qui pourrait faire l’affaire. Sinon, puis-je l’emprunter à mon voisin, ma sœur, une amie?   Si c’est quelque chose que j’utiliserai 1 ou 2 fois par année, puis-je le louer?  Et la dernière question: puis-je l’acheter de seconde main?  Et la plupart du temps, je n’ai pas besoin d’acheter.

Le calcul suivant m’a souvent rendu service, je vous le conseille grandement:

L’achat d’un item qui coûte 100$ plus taxes (15% de plus ça fait une différence!), supposons un sac à main.   Au salaire ou taux horaire que je gagne, combien d’heures devrais-je travailler pour pouvoir l’acheter.    ATTENTION: il faut prendre le salaire net, une fois l’impôt payé.   Suis-je prête à travailler 3, 4, 5 heures uniquement pour me procurer cet item?

Exemple :   Vous gagnez 25 $ de l’heure brut soit environ 18-20 $ net.  Il vous faudra travailler environ 6 heures, soit presque une journée complète pour cet achat et seulement pour cet achat.  Vous n’avez pas encore mangé ni payé votre loyer et tout ce qui vient avec.   Il faut vraiment que cet objet vous apporte un grand bonheur!

Aujourd’hui, ça peut paraître cliché, mais c’est quand même la vérité, je préfère «être» qu’ «avoir».   Pour moi ça veut dire faire des choses qui me font du bien, passer du temps avec ceux que j’aime, jouer à des jeux de société, marcher en forêt,  voir un film, une pièce de théâtre et profiter aussi de tous les loisirs gratuits ou peu dispendieux offerts par ma municipalité ou ailleurs (et quand on s’y attarde, on voit qu’il y en a beaucoup).  Parce qu’en terme de loisirs c’est fou ce que les entreprises débordent d’imagination pour nous en proposer toujours plus, et tous plus coûteux les uns que les autres.

Il m’est même arrivé à quelques occasions de refuser d’aller à une sortie qui ne correspondait pas réellement à mes nouvelles valeurs et pour laquelle je n’avais tout simplement pas envie de travailler durant une journée ou plus pour me l’offrir.  J’ai éprouvé à ces moments-là un certain malaise en refusant. Je me sentais jugée, même lorsque les gens ne disaient rien.  En fait, je pense que je me jugeais moi-même.  Ce que je tente de ne plus faire.

J’ai maintenant choisi de prendre ma vie en main et de vivre selon mes valeurs à moi, pas celles que la société veut m’imposer.    Le stress quotidien, la course effrénée (course vers quoi en fait ?), les soucis financiers, tout cela je n’en veux plus, en tout cas le moins possible.

 

Trois fois par jour

Quand j’ai commencé à me préoccuper des produits que j’utilisais sur mon corps, j’ai décidé de fabriquer ma propre pâte à dents car après tout, c’est trois fois par jour (parfois 2) qu’on accomplit cette tâche et qu’on ingère fort probablement une certaine quantité de dentifrice et de produits chimiques qui s’y trouvent.

Certaines personnes essaient plusieurs recettes avant de tomber sur la bonne mais moi, j’ai été très chanceuse car la première recette que j’ai essayée était parfaite.   Goût, texture, efficacité.

Durant un an, j’ai donc utilisé exclusivement cette pâte.  J’ai demandé l’avis de ma  dentiste en lui mentionnant les ingrédients qui entraient dans la composition de ma pâte maison et, après m’avoir examinée, elle n’y voyait aucun problème, m’expliquant qu’à un certain âge (le mien genre ! ! !)  le fluor était moins nécessaire.  Or, en discutant avec un autre dentiste, autre son de cloche;  selon lui, comme mes dents connaissent un certain déchaussement (voilà, vous savez tout maintenant !) le fluor s’avère important….  Que faire ?

N’ayant pas envie à ce stade de me lancer dans une étude exhaustive sur la question j’ai choisi d’utiliser une pâte commerciale une fois par jour et de maintenir mon dentifrice maison pour le reste, ce qui à mon avis est un bon compromis.  Mais un jour je devrai me pencher davantage sur la question…

Et qu’en est-il du côté de la brosse à dents, qu’on doit changer environ 4-5 fois l’an pour s’assurer d’un bon travail de brossage? Cela en fait des débris de plastique qui se retrouvent dans les dépotoirs.

Je me suis donc tournée vers une brosse au manche de bambou.  Au terme de sa vie, on coupe le manche pour le déposer dans le bac de matières organiques (compost) et on jette l’extrémité avec les poils qui est non-compostable.  Il existe plusieurs sortes de brosses chez différentes compagnies; des souples, des moins souples, des grosses, des petites, la plupart avec poils synthétiques, d’autres avec des poils de cochon (Et oui ! Celles-là sont 100% compostables.). J’en ai donc essayé quelques-unes (pas les poils de porc… pas rendue là !) avant de trouver celle qui me convenait.  Et maintenant, quand elle n’est plus bonne, je coupe le manche et place le bambou au compost (celui de la ville car le bambou prend  un certain temps à se décomposer, et je n’ai pas envie de retrouver un tas de manches en bambou dans mon potager. Quoi que… si ça repoussait en brosses à dents…. ??? )

Il me reste maintenant la soie dentaire écolo à découvrir, mais comme  je ne l’utilise pas très régulièrement…(ne le dites surtout pas à mon dentiste) je n’ai pas encore fait de tests de ce côté.

 

 

 

 

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