En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Trois fois par jour

Quand j’ai commencé à me préoccuper des produits que j’utilisais sur mon corps, j’ai décidé de fabriquer ma propre pâte à dents car après tout, c’est trois fois par jour (parfois 2) qu’on accomplit cette tâche et qu’on ingère fort probablement une certaine quantité de dentifrice et de produits chimiques qui s’y trouvent.

Certaines personnes essaient plusieurs recettes avant de tomber sur la bonne mais moi, j’ai été très chanceuse car la première recette que j’ai essayée était parfaite.   Goût, texture, efficacité.

Durant un an, j’ai donc utilisé exclusivement cette pâte.  J’ai demandé l’avis de ma  dentiste en lui mentionnant les ingrédients qui entraient dans la composition de ma pâte maison et, après m’avoir examinée, elle n’y voyait aucun problème, m’expliquant qu’à un certain âge (le mien genre ! ! !)  le fluor était moins nécessaire.  Or, en discutant avec un autre dentiste, autre son de cloche;  selon lui, comme mes dents connaissent un certain déchaussement (voilà, vous savez tout maintenant !) le fluor s’avère important….  Que faire ?

N’ayant pas envie à ce stade de me lancer dans une étude exhaustive sur la question j’ai choisi d’utiliser une pâte commerciale une fois par jour et de maintenir mon dentifrice maison pour le reste, ce qui à mon avis est un bon compromis.  Mais un jour je devrai me pencher davantage sur la question…

Et qu’en est-il du côté de la brosse à dents, qu’on doit changer environ 4-5 fois l’an pour s’assurer d’un bon travail de brossage? Cela en fait des débris de plastique qui se retrouvent dans les dépotoirs.

Je me suis donc tournée vers une brosse au manche de bambou.  Au terme de sa vie, on coupe le manche pour le déposer dans le bac de matières organiques (compost) et on jette l’extrémité avec les poils qui est non-compostable.  Il existe plusieurs sortes de brosses chez différentes compagnies; des souples, des moins souples, des grosses, des petites, la plupart avec poils synthétiques, d’autres avec des poils de cochon (Et oui ! Celles-là sont 100% compostables.). J’en ai donc essayé quelques-unes (pas les poils de porc… pas rendue là !) avant de trouver celle qui me convenait.  Et maintenant, quand elle n’est plus bonne, je coupe le manche et place le bambou au compost (celui de la ville car le bambou prend  un certain temps à se décomposer, et je n’ai pas envie de retrouver un tas de manches en bambou dans mon potager. Quoi que… si ça repoussait en brosses à dents…. ??? )

Il me reste maintenant la soie dentaire écolo à découvrir, mais comme  je ne l’utilise pas très régulièrement…(ne le dites surtout pas à mon dentiste) je n’ai pas encore fait de tests de ce côté.

 

 

 

 

Être écologique, c’est économique!

On entend souvent dire que de manger des aliments biologiques et d’acheter des produits locaux ou éthiques coûte plus cher et c’est (malheureusement) souvent vrai… Si on s’arrêtait à cela, il pourrait nous sembler qu’être écolo est peu économique voire inaccessible pour certains d’entre nous. Mais il y a plein de petits (et de gros) endroits où être écologique/zéro déchet est bon pour notre portefeuille. C’est dernièrement, lors de l’organisation de la fête de mes enfants, que j’en ai pris pleinement conscience…

Il y a plusieurs années, en pensant me simplifier la vie pour la fête de ma fille, j’avais acheté des nappes de plastique, des «napkins» de Dora, de la vaisselle jetable, etc. Et quand on parle fête d’enfant, il est vraiment facile de tomber dans le piège et d’acheter la totale c’est-à-dire: des guirlandes, des banderoles, des ballons, des flûtes qui font «pouettt» des chapeaux, des affiches, des verres thématiques, des petits jouets souvenirs inutiles qui se brisent en cinq minutes, etc.  Le résultat est: une poubelle bien remplie et une facture bien salée! Depuis que je tends vers le zéro déchet, les fêtes ont bien changé…mais pour le mieux! Une bonne vieille nappe, des serviettes en tissus, ma vaisselle de tous les jours… une brassée de lavage plus tard, tout est prêt à être réutiliser! La même petite pensée me revient toujours : la cuillère de plastique avec laquelle mon enfant a mangé son gâteau de 1 an sera encore là quand son arrière-petit enfant mangera le sien. De quoi faire réfléchir…

Mis à part les fêtes d’enfants, un autre endroit où je sauve des sous est à la pharmacie et à l’épicerie. Premièrement, je n’achète pas de mouchoir. Anciennement, j’utilisais le papier de toilette (qui est souvent aussi doux que les kleenex). Quand j’ai vu ma fille de 2 ans vider un rouleau en moins de deux parce qu’elle veut se moucher «TOUTE SEULE», j’ai découpé un vieux chandail de coton à mon chum pour en faire des mouchoirs en tissu. Une autre dépense de réglée!

Voici en rafale quelques autres économies que je réalise:

  • Mes vieilles guenilles font d’excellent essuie-tout.
  • Les  »ziploc » ont laissé place aux pochettes pour collations en tissu.
  • Les feuilles de cuisson réutilisables (ex :Cookina) remplacent mon papier d’aluminium/parchemin.
  • Ma pellicule d’emballage est remplacée par des Cover blubber et éventuellement par des emballages en tissu avec cire d’abeille (ex: Api-flex).
  • Les pailles sont bannies parce que… je peux très bien vivre sans.
  • Les serviettes hygiéniques sont partiellement remplacées par des serviettes lavables.
  • Des lingettes de bébé sont remplacées par de simples débarbouillettes.
  • Les sacs à ordures noirs sont éliminés car j’ai amplement de place dans un petit sac format «épicerie».

Et je ne parle même pas des économies réalisées en utilisant presque juste du vinaigre et du bicarbonate de soude comme produits nettoyants, en achetant que du linge et des objets usagés, en mangeant moins de viande, etc.

Bref, en réduisant ma consommation et en choisissant des options plus durables, j’économise beaucoup même si des fois, ça ne parait pas toujours sur le coup. Mais, notre portefeuille et la planète en sortent tous deux gagnants!

N’hésitez pas à me partager vos trucs écono et écolo !

Le défi des jeunes pousses

On ne peut pas toujours atteindre nos objectifs du premier coup…

L’année dernière, j’avais décidé de commencer à cultiver, pour ma consommation personnelle, des jeunes pousses de tournesol à la suite d’un cours que j’avais suivi et qui était donné par les Amis du Jardin botanique de Montréal. Je désirais faire un pas de plus vers l’autosuffisance en cultivant des jeunes pousses sur le rebord de ma fenêtre. Toutefois,  la lumière naturelle à l’intérieur de ma maison ne semblait pas assez abondante pour les pousses. Donc, mon premier essai s’est terminé par un échec.

Cette année, j’ai décidé à nouveau de tenter l’expérience, car je me suis maintenant équipée d’une étagère avec des lumières artificielles.  Voici quelques photos de ma nouvelle tentative :

           

Encore cette fois-ci, le résultat n’a pas été très concluant : 3 pousses seulement au niveau de la récolte. Une chance que je ne comptais pas uniquement sur cette source de nourriture pour survivre.

Dans cette deuxième tentative, je n’ai pas assez arrosé les pousses et la majorité des tiges se sont asséchées avant qu’elles soient prêtes pour la récolte. Dommage… mais comme le dit l’expression : jamais 2 sans 3. Donc, je crois fortement que mon troisième essai sera le bon, car j’y suis presque. Tendre vers l’autosuffisance est tout un défi, mais je ne vais pas lâcher pour autant.

Et vous ? Avez-vous fait des pas vers l’autosuffisance ? Quel est votre défi actuel (défi énergétique, défi alimentaire, etc) ?  N’hésitez pas à partager vos expériences.

Sniff sniff !

Lorsque j’ai débuté mes changements à la maison certains ont été très faciles comme par exemple de remplacer les essuie-tout en papier par des guenilles lavables. 

J’ai pris 2 grandes serviettes qui avaient vraisemblablement visité plusieurs plages et qui montraient quelques signes de vieillissement, je les ai simplement coupées en rectangles de la grandeur désirée, et avec ma machine à coudre j’ai cousu le tour de chaque guenille pour éviter l’effilochage.

Voilà maintenant tout près de 2 ans que nous n’avons pas acheté d’essuie-tout papier et ça ne nous manque pas du tout.

À peu près à la même époque, et comme je suis affligée d’une rhinite chronique (me mouche à l’année longue… ce doit être héréditaire ma mère est pareille !), j’ai eu la bonne idée de faire de même avec les papiers-mouchoirs.  Je me suis donc acheté des mouchoirs lavables, en coton,  dans une petite boutique près de chez moi.

Je dois avouer que les mouchoirs achetés étaient un peu trop épais et un peu grands, créant une espèce de monticule disgracieux dans ma poche de jeans.   Aussi, au début j’étais peu convaincue et ressentais un certain malaise à les utiliser devant les gens de sorte que, les quelques fois où je les ai utilisés c’était à la maison, mais je ne délaissais toujours pas les mouchoirs en papier.

Mais ici comme ailleurs la technique du « pas à pas » a fait son chemin dans ma tête, et voilà qu’il y quelques semaines, lors d’un épisode de « trip de couture » j’ai trouvé dans mes armoires une taie d’oreiller toute douce et abandonnée par son kit de draps d’origine avec laquelle j’ai eu l’idée de me coudre des mouchoirs.

Ah !  Ils sont parfaits !    Doux et soyeux à souhait, minces et discrets, carreautés comme ceux de mon grand-père.   Je les utilise maintenant quotidiennement à la maison comme à l’extérieur.  Il faut croire que je n’étais pas tout à fait prête lorsque j’ai acheté mes premiers mouchoirs.

Et croyez-le ou non,  mon amoureux est en train d’adopter le mouchoir lui aussi… pas à pas.

Mais attention :   si un épisode de rhume ou de grippe survenait au cours de cette belle saison hivernale il y a des chances que je me tourne vers le papier-mouchoir (pour éviter la contagion d’abord mais aussi parce que je risquerais d’en manquer !)   Cela ne serait que temporaire, bien sûr.

 

Prochain défi: la bouffe!

Personnellement, j’aime bien me donner des défis au 1er janvier ou sinon, donner un thème à mon année. J’ai proclamé 2018 mon année de la nourriture!  Autant la nourriture que je mange que celle que je veux faire pousser que celle qui aura une deuxième vie grâce à mon compost !

Parlons bouffe!

Mon premier défi est de diminuer considérablement ma consommation de viande. (Tout en restant dans les limites de l’acceptable de mon chéri c’est-à-dire, avoir de la viande au menu grosso modo une fois par semaine. Pour un carnivore, c’est déjà tout un pas en avant! Yeah!)

Tout a commencé il y a quelques années lorsque ma perception de la viande s’est mise à changer. Jadis, quand j’avais de la viande dans mon assiette, je la mangeais… that’s it. Puis, à force de m’informer et d’écouter des documentaires (et d’avoir eu à désosser un poulet…😝pas capable), je vois l’animal, celui qui a été élevé et tué dans des conditions souvent horribles. Je pense également aux forêts dévastées, notamment en Amazonie, pour l’élevage bovin ou même au méthane que les vaches produisent simplement durant leur digestion, etc. Bref, je pense beaucoup trop! Ceci explique pourquoi j’ai beaucoup moins envie d’en manger! Bon, maintenant que je réduis ma consommation de viande, je réponds quoi à l’éternel : qu’est-ce qu’on mange pour souper? Heureusement, il y a une alternative durable et responsable: les végétaux (fruits, légumes, légumineuses, noix, graines, céréales entières). N’étant vraiment pas une cuisinière hors paire et ayant un répertoire de recettes végétariennes relativement limité, je dois redécouvrir la cuisine et une multitude de nouveaux aliments. Moi qui ne connaissais pratiquement que la farine de blé 😆, il y en a plein d’autres (révélation 😀)! Je dois trouver une façon d’apprêter ces aliments pour que «ma gang» les aime et en redemande!

D’ailleurs, si vous avez des recettes végétariennes que vous appréciez particulièrement, n’hésitez pas à me les partager!

Le deuxième défi que je me suis donné est de revenir à de la vraie nourriture. Tsé celle qui a une liste d’ingrédients compréhensible. Je veux savoir ce que je mange! Trop souvent, notre nourriture est bourrée de sucre, de sel et est ultra-transformée. Cuisiner avec des vrais aliments me permet aussi d’en acheter beaucoup en vrac avec mes propres contenants réutilisables pour ensuite les cuisiner. Cela me permet de faire un pas de plus vers le «zéro déchet», car, par exemple, en faisant mes propres barres tendres, je vais éliminer une quantité phénoménale d’emballages individuels métallisés qui traînent dans mon auto (gracieuseté de chéri 😉).

Bref, je risque de cuisiner pas mal cette année et j’y ai déjà beaucoup de plaisir! En plus d’être bon pour ma santé, manger moins de viande et d’aliments transformés me coûte moins cher! Cela me permet alors d’acheter davantage de fruits et légumes locaux et cultivés sans pesticides (les Fermes Lufa) Et gageons que le livre «Sauver la planète une bouchée à la fois» du Nutritionniste Urbain trônera bientôt sur ma table de chevet!

Et vous, avez-vous des défis pour 2018? Pensez-vous faire des changements au niveau de votre alimentation? Inspirez-moi, Inspirez-nous!

 

N.B.: Si vous décidez de manger moins de viande ou plus du tout, je vous conseille de vous informer et de lire, entre autres, cet article qui traite des carences qui peuvent être entraîner (aux adultes comme aux enfants) par notre alimentation.

 

2018 : changement de cap

Déjà une nouvelle année qui commence… Cette transition incite plusieurs personnes à prendre des résolutions et à faire des changements qu’ils tiendront ou non selon leur volonté et leur motivation profonde.

Dans mon cas, l’année 2018 rime plutôt avec bilan et je dirais même bilan financier (et oui, j’ai décidé de parler d’un des sujets tabous de notre société québécoise : l’argent).

Vers la fin de l’année 2017, j’ai décidé de rencontrer mes conseillers financiers pour faire un changement de cap majeur, car je voulais que mes placements et mes investissements reflètent mes idéologies et mon grand souci de protéger notre planète Terre. Donc, j’ai fait un pas afin que mes idéologies et mes actions soient sur la même longueur d’onde (cette action n’est pas visible, car qui parle de placements ou d’investissements lors des festivités des fêtes en famille ou entres ami(e)s?).

Tel que mentionné par Laure Waridel « Acheter, c’est voter ». Par conséquent, j’ai décidé d’investir mon argent en sélectionnant les options les plus éthiques et les plus respectueuses de l’environnement (toujours selon mon profil d’investisseur), car je tiens à appuyer des entreprises qui partagent mes convictions environnementales. Il y a de plus en plus d’options éthiques qui s’offrent à nous. Il suffit de poser des questions à vos conseillers financiers et de faire quelques recherches. Plusieurs banques et conseillers financiers privés offrent des fonds éthiques qui écartent toute participation aux industries du pétrole, du tabac, de l’armement, etc. Ces fonds vous permettent d’investir votre argent dans des entreprises qui ont de bonnes pratiques de gouvernance, environnementales et sociales. Vous pouvez également acheter des actions de compagnies spécifiques si vous croyez en celles-ci et que le niveau élevé de risque ne vous fait pas peur.

Il existe toutes sortes de produits financiers et l’un d’entres-eux est sûrement en lien avec vos convictions…

Actuellement, vous votez pour quelles entreprises ?
Où investissez-vous votre argent ?
Peut-être que pour vous aussi 2018 sera synonyme de bilan financier ?

Faites un pas vert !
Faites des investissements responsables !

Et bonne année 2018 à tous !

Les fameuses résolutions

Je ne crois pas aux résolutions de début d’année. Je n’y crois pas car mon expérience m’a clairement démontré que ce n’est qu’une infime minorité de celles-ci qui tiennent bon et que de toute façon c’est très mauvais pour mon estime personnelle parce que quand je flanche, je ne suis pas fière de moi.   Voilà pourquoi je n’en prends plus (en fait, je n’en ai pas pris très souvent dans ma vie).

Cependant, j’admets que souvent pour débuter une nouvelle habitude le début d’une année est un moment charnière qui, pour ma part, me situe bien dans le temps et me permet de me rappeler que c’est au début de l’an de grâce mille-neuf-cent-quelque-chose, que j’ai commencé à, que j’ai cessé de ou  que j’ai opté pour… 

Donc, en ce qui concerne mon mode de vie « Simplicité volontaire /Zéro Déchet »,  dès le début de 2018 je mettrai davantage l’accent sur les vêtements car on sait (ou peut-être pas…) que cette industrie est très polluante et vraiment pas éthique. On se rappellera la catastrophe au Bangladesh en  2013.    J’ai visionné le film The true cost récemment et ça m’a fait réfléchir.  Si vous avez la chance de le voir ne le manquez pas.

À la base je ne suis pas une grande consommatrice de vêtements ou d’accessoires de mode et ne l’ai jamais été.  En réalité, je DÉTESTE magasiner au plus haut point. Je préfère aller chez le dentiste, chez le garagiste ou même sortir les vidanges (parce que ça arrive de moins en moins souvent ! ! !). Mais notre culture, et la température, font en sorte qu’il est nécessaire de se vêtir un peu quand même.

Alors, deux choses vers lesquelles je vais tendre à l’avenir sont les friperies et les achats de vêtements fabriqués localement et/ou éthiquement.    C’est certain que dans les friperies il faut fouiller un peu et que ce n’est pas garanti qu’on trouvera quelque chose à tous les coups, mais on fait parfois de belles trouvailles.

Et si je ne trouve pas en friperie, j’irai voir les commerces ou les sites internet qui ont des vêtements écolos et/ou éthiques.    Ces derniers sont généralement plus dispendieux car personne n’a été exploité lors de leur fabrication, mais comme mes achats sont peu nombreux dans une année et que je tends de plus en plus vers une garde-robe minimaliste, leur coût n’est pas nécessairement un obstacle.

Voilà, je me suis commise en le disant haut et fort.   Je vous partagerai mes bons et mes moins bons coups au courant de l’année.

Des fêtes magiques, écologiques et un brin minimalistes !

Depuis 2 ans, je tends vers le minimalisme. J’ai grandement réduit mes possessions, mes vêtements, mes accessoires de cuisine, etc. Bref, tout ce qui traînait chez nous et qui n’avait plus sa place! Résultat: Je cherche moins mes choses (donc je gagne du temps) et je suis capable de fermer  les portes d’armoires. C’est merveilleux!  Montagne de toutous, jouets

Mais, il demeure un obstacle important dans ma quête du minimalisme et de la maison bien rangée, mes ENFANTS ! Comme mon penchant minimaliste est relativement récent, j’ai toutes sortes de jouets, toutous, bébelles accumulés avec le temps et que je peine aujourd’hui à me débarrasser. Mes filles jouent avec tout et trouvent une utilité à tous les jouets, même les plus insignifiants. Dès que je veux en donner un, c’est instantanément devenu leur préféré! J’y vais donc en douceur (ou en cachette!) pour me libérer tranquillement des jouets qui ne sont plus d’actualité.

Un autre problème qui s’ajoute à ma quête de l’essentiel est le temps des fêtes… Ce moment magique où on ne veut pas décevoir ses enfants qui s’attendent à recevoir des cadeaux du Père Noël! Personnellement, c’est un défi. Voici quelques résolutions qui vont m’aider à tranquillement diminuer la quantité de cadeaux reçus.

Cette année, j’ai demandé à leurs oncles/tantes de ne pas leur donner de cadeaux. J’ai également incité les grands-parents à donner du temps! Ce Noël, ce sera une activité magique au centre-ville qu’elles n’oublieront pas de sitôt mais, ça aurait pu être une sortie au restaurant, au cinéma, les inscrire et les accompagner à un cours de danse ou de patin ou bien cuisiner leur dessert préféré avec eux. Les billets de spectacle ou de pièce de théâtre, les passes familiales pour un centre de ski, le zoo, ou un centre d’amusement sont également d’excellentes idées cadeaux. Les enfants adorent passer du temps en notre compagnie alors leur accorder du temps et toute notre attention (exit les cellulaires svp) les rendront très heureux! De toute façon, quand on y pense, nos meilleurs souvenirs sont généralement davantage liés à des activités spéciales, des voyages ou une ambiance magique à Noël qu’à des cadeaux matériels.

Bon, revenons sur Terre, je suis mère à la maison et, selon moi, mes enfants ont besoin de renouveau dans leurs jouets. Je me suis donc tournée vers les articles usagés. On en retrouve facilement dans les bazars, les ventes de garage, les « trocs tes jouets », les friperies, etc. C’est une vraie mine d’or pour les jouets des jeunes enfants (0-4 ans) ainsi que pour les casse-têtes et les jeux de société. Pour les plus vieux, les sites internet d’articles usagés comme Kijiji sont parfaits pour trouver des Légo, des Playmobil ou d’autres jouets particuliers à petit prix. On peut aussi en échanger entre ami(e)s!

Bref, cette année, j’ai dépensé moins pour les cadeaux et j’aurai moins de cadeaux matériels à gérer (lire : ranger, ranger, ranger!). En plus, en diminuant ma consommation et en réutilisant des jouets déjà produits, je prends soin de la planète. C’est que du positif!! Avec l’argent économisé, on pourra se payer une belle sortie familiale et de merveilleux souvenirs…!

 

Un noël en famille sans cadeau matériel

C’est incroyable, mais vrai. Cette année ma famille et moi-même avons décidé d’un commun accord d’abolir les cadeaux matériels de notre fête familiale. Pourquoi ? Pour cibler le plus important, soit fêter en famille en se concentrant sur les plaisirs partagés des festivités sans se stresser pour l’achat des cadeaux et le coût associé.

Savez-vous combien dépense en moyenne un québécois pour la période des fêtes ? Selon un sondage de la banque CIBC, la moyenne des dépenses estimées est de 406 $ lors de l’année 2016. Toutefois, selon un article du blogue Banque crédit, environ 62 % des canadiens n’arrivent pas à respecter leur budget. La pression sociale est forte et la dépense est grande, que nous ayons l’argent ou pas. Noël est devenu avec le temps le royaume des cadeaux et des grandes réceptions, donc de grosses dépenses sont réalisées dans cette période suite à une consommation effrénée dans un court laps de temps. Pourquoi consommons-nous autant déjà ?

Revenons un peu en arrière et regardons l’exemple de ma famille qui a décidé de changer un pas à la fois en trois grandes étapes :

Ma famille adorée

 

1- La routine bien établie
Avant 2010, chaque membre de ma famille dépensait beaucoup d’argent pour acheter minimum un cadeau à chacun pour un total d’une centaine de dollars et plus. Nous dépensions allègrement comme la majorité des familles bien ancrées dans la routine des fêtes.

2- La prise de conscience
Après 2010, nous avons commencé à faire un échange de cadeaux. Donc, nous avions seulement un cadeau à offrir à la personne que nous avions pigée d’une valeur d’environ 50 $ (le coût a varié d’une année à l’autre pour suivre le coût de la vie). À cette période, nous avons  pris conscience que les cadeaux avaient pris trop de place à noël au détriment des moments pour jaser, jouer ou chanter en choeur.

3- L’action
Et maintenant pour l’année 2017… (roulement de tambour) …un gros 0$ sera dépensé en cadeau matériel. Donc, toute notre énergie sera dirigée vers d’autres activités beaucoup plus riche en échanges, en anecdotes, en fous rires et plus encore. Nous pourrons pour la première fois cette année, nous concentrer pleinement sur notre traditionnelle compétition d’entrées, soit une entrée par couple pour former un repas de noël à quatre services.

Finalement, qu’est-ce qui nous rend plus heureux ? Être ou avoir ?
Ma famille a fait son choix.

Ma maison de rêve: d’hier à aujourd’hui…

Mon intérêt pour la simplicité volontaire et l’environnement date de très longtemps. Déjà lorsque j’étais petite, je rêvais de vivre dans une roulotte avec le strict minimum. Je vous partage un « magnifique 🙂 » dessin fait à 11 ans de ma « maison de rêve ».

Maison de rêve

Déjà, j’avais imaginé un système de récupération de l’eau du lavabo pour l’utilisation des toilettes (le tuyau qui les relie). Étant jeune, je me disais souvent que j’aurais aimé vivre à une époque où on n’avait pas tout cuit dans le bec et où on devait travailler pour construire sa maison, fabriquer ses meubles, faire pousser sa nourriture, etc. Bon, je ne réalisais définitivement pas l’ampleur du travail que cela exigeait, mais c’était un rêve : celui de vivre simplement en harmonie avec la nature!

Bref, des années plus tard, une petite cloche a sonné dans ma tête lorsque j’ai lu le livre « État d’urgence » de Michael Crichton où il est question des changements climatiques. Mais à ce moment-là, on n’en entendait pas encore beaucoup parler. C’est lors de la conférence de Paris de 2015 sur le climat qu’une véritable alarme d’urgence a retenti dans ma tête! La prise de conscience a été « brutale » pour moi. À partir de ce moment, je me suis fixée des objectifs pour vivre davantage en harmonie avec notre belle planète. Ayant des enfants, il était impératif pour moi de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour leur laisser la Terre dans le meilleur état possible. J’ai décrété mon année 2016 : « l’année de la réduction de mes déchets et de mon impact sur la nature ». Avant de pouvoir changer le monde, je devais changer « mon monde ».

Mes objectifs personnels étaient et sont encore aujourd’hui de réduire mes déchets et ma quantité de recyclage (le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, right?!), diminuer ma consommation d’eau, d’électricité et de biens matériels, diminuer ma dépendance à l’automobile ainsi que de favoriser l’économie de proximité et la réutilisation/réparation d’objets. Changer mes habitudes n’est définitivement pas facile, je fais tellement de choses machinalement et ce, depuis tellement longtemps. Donc, je me laisse le temps et je vais pas à pas (afin de ne pas virer complètement folle 🙂 ).

Voici quelques exemples de petits gestes qui, mis ensemble, font une différence pour moi :

-Apposer l’autocollant « pas de publicité » sur mes boîtes aux lettres personnelle et communautaire (EXIT les publicités qui traînent partout et nous créent des faux besoins)

-Diminuer au maximum la consommation de viande de notre famille (mon chum est carnivore = gros défi….mais réussi!)

-Marcher ou prendre le vélo et l’autobus au lieu de l’auto. Vive la poussette double dans la neige, résultat : abdos et cuisses d’enfer! (seulement dans mes rêves pour l’instant… mais ça va venir!)

-Composter les résidus de légumes et de jardin ainsi que les mouchoirs

-Faire un jardin (les enfants adorent aller « faire l’épicerie » dans la cour)

-Acheter des piles rechargeables. (ça passe vite des piles avec des enfants…)

-Acheter nos vêtements et les jouets dans des bazars et des friperies. Vive les économies!

-Fabriquer certains produits ménagers (il suffit d’avoir du vinaigre et du bicarbonate de soude! En plus, les enfants peuvent vous aider à nettoyer!)

-Acheter la nourriture sèche, les produits d’hygiène corporelle et de nettoyage (ex: savon à lessive, à vaisselle, etc) en VRAC (la Brise Verte, Bulk Barn avec des contenants réutilisables)

-Acheter le plus possible bio et/ou local avec les paniers des Fermes Lufa.

-Cuisiner, cuisiner, cuisiner et cuisiner pour éviter le prêt-à-manger (chimique à souhait) et le suremballé

-Avoir en permanence une boîte de dons prête à être remplie! (Étant très bordélique, la réduction de mes possessions a été une révélation pour moi! C’est beaucoup plus facile et plus rapide de faire le ménage lorsque chaque chose est à sa place.)

-Etc.

Pour ne nommer que ceux-ci!

Tous ces petits gestes réduisent mes déchets, mes dépenses (je suis cheap 🙂 ) et surtout, économisent les ressources de notre planète, parce que nous n’avons que celle-ci. Je n’ai définitivement pas encore réussi tous mes objectifs mais déjà, j’adore ce nouveau style de vie qui est plus simple, plus vrai et qui me rend fière.

Et vous, posez-vous des gestes pour protéger notre planète qui vous rendent fiers/fières? Inspirez-moi! Inspirez-nous!

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