En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Jetable ou à vie : Transformons nos réflexes de consommation

Personne qui répare un téléphone

Photo by K I L I A N 📷 on Unsplash

Nous consommons TROP et TROP vite… Il est plus que temps que nous transformions nos réflexes de Nord-américains de l’univers du jetable vers des réflexes pas si lointains qu’avaient nos grands-parents ou nos arrières-grands-parents, soit d’acheter durable et de réparer au maximum par tous les moyens possibles et inimaginables. Mais comment y arriver ?

  1. Éliminer tous les produits jetables de chez vous et trouver des alternatives durables.
    Liste d’exemple à transformer :
    – bouteille en plastique jetable > gourde réutilisable
    – rasoir jetable > rasoir électrique
    – mouchoir en papier > mouchoir lavable
    – serviette sanitaire jetable > culotte menstruelle lavable
    – paille en plastique > paille en métal ou en bambou réutilisable ou pas de paille du tout
    – essuie-tout en papier > guenille
    – etc.
  2. Arrêter d’acheter, car il y a des ventes, mais acheter plutôt selon vos besoins réels.
    Attention à vos envies et vos pulsions d’achat occasionnées par la publicité et la pression sociale. Il faut essayer de sortir du modèle du voisin gonflable. Est-ce que l’on a vraiment besoin de tout avoir ? Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande de lire le livre suivant : En as-tu vraiment de besoin ? de Pierre-Yves McSween.  Où est véritablement le bonheur ? Dans tous les objets que l’on possède, soit l’avoir ? ou bien dans l’être que nous sommes ? De mon côté, mon choix est simple : Être. Toutefois, je m’efforce à tous les jours de transformer mes réflexes en ce sens. Les vieux patterns reviennent toujours très vite.
  3. Acheter des objets idéalement avec une garantie à vie. 
    Et oui, ça existe… Connaissez-vous ces deux sites là :
    https://www.produitsdurables.fr/
    https://buymeonce.com/
    Je vous recommande d’aller y faire un tour lorsque vous aurez véritablement besoin d’un nouvel objet. Ainsi, vous payerez potentiellement plus cher pour ce dernier, mais vous aurez fait un achat d’un objet garanti à vie.
  4. Acheter des objets durables fabriqués avec des matériaux nobles et qui sont facilement réparables.
    Les objets qui sont faits de matériaux nobles (bois, métal, etc.) sont plus respectueux pour l’environnement et ils sont souvent plus facilement réparables que les objets en plastique.
    Aussi, essayer de réparer vos objets par vous-même est toujours une bonne idée. Si vous avez besoin d’aide, il  y a toujours youtube et ses multiples vidéos, mais il y a aussi d’autres solutions. Connaissez-vous les réparothons ? Ceux-ci sont de plus en plus populaires. Il s’agit d’événements gratuits de réparation avec des bénévoles passionnés. Par exemple, Insertech organise des réparothons pour les objets informatiques ou électroniques.  Soyez à l’affût de ce type d’événements, car il y en a pour toutes sortes d’objets.
    Mais si vous n’avez toujours pas réussi à réparer l’objet brisé…
  5. Réapprenez à connaître vos petits commerces de quartier qui réparent les chaussures, les bottes, les sacs à dos, les vêtements, les montres, les tentes, les ordinateurs, etc.
    De nos jours, on dirait que l’on a oublié que l’on peut essayer de réparer des objets et que cela n’est peut-être pas si compliqué et qu’il suffit d’essayer. Récemment, j’ai brisé une clef dans l’une de mes serrures. La première chose qui m’est venue à l’esprit est :  zut, je vais devoir acheter une nouvelle serrure… Puis, peut-être que non. Il suffit d’enlever la clef. N’ayant pas l’outil nécessaire, j’ai enlevé la serrure et je suis allée chez un serrurier. En moins d’une minute, la clef avait été enlevée de ma serrure et j’ai simplement réinstallée celle-ci à sa place. C’est parfois beaucoup plus simple que l’on pense.
    Voici un autre exemple, il n’y a pas si longtemps, j’ai décidé de faire réparer mon sac à dos au lieu d’en acheter un neuf. Le tissu dans le bas du sac était endommagé à cause du frottement au bas de mon dos et la fermeture éclair principale était brisée. Pour moins de 20 $, j’ai maintenant un sac à dos neuf avec une grosse fermeture éclair beaucoup plus solide que la précédente et l’arrière de mon sac à dos est maintenant rembourré dans le bas. Mon sac à dos est comme neuf. Je n’ai rien jeté et j’ai encouragé un commerce local.

Finalement, résistons tous ensemble à l’envie de surconsommer pour le bien de notre portefeuille à long terme ainsi que pour le bien de notre planète aux ressources limitées et déjà surexploitées.

Mes simples souhaits pour 2020


A une certaine époque et durant très longtemps, la religion a eu sur nos vies un très grand pouvoir.  Elle régissait nos choix, nos gestes, nos pensées, nos jours et même nos nuits.   La retenue en tout était de mise.

Le péché, tel « Big Brother », nous guettait au tournant et les peines pour s’en laver abondaient.

Avec le temps, nous avons réussi à nous sortir de sa forte emprise pour la reléguer au chapitre des croyances personnelles, ce qu’elle doit être en réalité. Et c’est très bien ainsi.  Nous avons notre libre arbitre et sommes capables de nos propres choix.

Cependant, il m’apparaît que les êtres que nous sommes avons besoin de nous soumettre à une quelconque puissance.  Parce que bien que la religion ne dicte plus aujourd’hui nos pensées et nos gestes, l’économie (la consommation) a pris sa place.

On peut certainement faire un parallèle entre le pouvoir (voire la domination) qu’avait autrefois l’Église sur le peuple et celui de l’Économie qui aujourd’hui régit nos vies.

De cette économie mondiale est né le plus grand empire n’ayant jamais existé, et son Empereur, Le-Sacro-Saint-Dollar, profitant de la même ubiquité que tout être Suprême fruit de notre imagination, engendre en nous une dévotion telle qu’elle tend parfois à l’asservissement.

Autrefois, on assistait à la messe le dimanche, parfois en semaine, on priait quotidiennement, surtout si le péché nous avait déshonoré et sali.  L’année comptait les vêpres, le carême, les chemins de Croix, la Semaine Sainte, l’Avent, l’Épiphanie, la Pentecôte et quoi encore.  De notre baptême à l’extrême-onction nos vies étaient pavées, de bonnes intentions je ne sais trop, mais de beaucoup de prières et de bondieuseries.

Aujourd’hui, on passe plusieurs heures par semaine au boulot, et pour plusieurs dans un emploi peu réjouissant, surtout si des dettes nous accablent.   L’année compte Noël, la St-Valentin, Pâques, la fête des mères, des pères, les anniversaires et quoi encore.   De notre naissance à notre fin de vie, nos vies sont pavées d’objets de toutes sortes, de dettes, d’obligations financières, d’essoufflement, de dépressions, de pilules.

Similitudes ?  Mes propos semblent gros et seront sûrement perçus comme exagérés par certains.  Cela reste mon opinion, et chacun y a droit je vous le rappelle.

S’il était impossible autrefois de vivre « en dehors » de l’Église, il en va de même aujourd’hui pour la Consommation.   Il est fort difficile de rompre le joug qui nous retient dans ses filets.   Parce que la Consommation est omniprésente.

Il faut une très grande motivation et force de caractère pour arriver à se soustraire de son emprise.    Je crois que comme un bon vieux pendule, nous sommes passés d’une extrême à l’autre.     C’est en remettant un peu de spiritualité dans nos vies, en retrouvant nos valeurs de base (respect, fraternité, solidarité, acceptation, bienveillance…) que nous pourrons aspirer à un certain équilibre.

Cet équilibre qui permet de réaliser que le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans une nouvelle voiture, un joli chapeau ou le plus récent cellulaire.  La joie de vivre se trouve dans le sourire d’un enfant, la caresse de l’être aimé, la bonne écoute d’un ami, l’aide qu’on offre et le partage avec autrui.    Le bonheur est dans la simplicité, la simplicité volontaire.

Or en ce début d’année, je vous souhaite beaucoup de chaleur humaine,  un esprit de partage, le respect des uns et des autres, l’entraide dans votre communauté et des jours remplis de petits moments de plénitude.

Noël 2019 : cadeaux DIY

Il vous reste des cadeaux à acheter pour 2019… Après la pyramide des besoins, connaissez-vous la pyramide des cadeaux selon une vision plus écolo :

Source : https://www.lecriduzebre.org/la-pyramide-du-cadeau-ethique-nos-idees-a-paris-8417

Qu’est-ce que vous en dites ?
Ne croyez-vous pas qu’il est essentiel de l’avoir en tête avant de sélectionner les cadeaux que vous voulez offrir. Ainsi, vous aurez potentiellement des cadeaux plus écolos en 2019.

De mon côté, j’ai décidé cette année d’offrir des cadeaux majoritairement faits maison tout en restant le plus minimaliste possible. Il n’y a pas si longtemps, j’avais réussi à instaurer un Noël sans cadeaux dans ma famille, mais avec l’arrivée de la nouvelle génération, il est difficile de contenir l’envie de mamie(s), de papi(s), de tatie(s) et de tonton(s) de gâter les tout petits. Donc, nous avons convenu de nouvelles règles :

  1. Toujours pas de cadeaux pour les adultes
  2. Le moins possible de cadeaux matériels pour les enfants :
    – un cadeau de groupe est à favoriser ou bien
    – un cadeau de seconde main   ou bien
    – un cadeau sous forme de temps (ex : cuisiner des biscuits avec mamie, aller au Planétarium avec papi, faire une sortie au cinéma avec matante, aller voir un match de soccer avec mononcle, etc.)

 

Mais finalement, qu’est-ce j’ai fabriqué ?

Livre de recettes

Depuis que j’ai changé plusieurs de mes habitudes pour tendre davantage vers le zéro déchet, j’ai essayé plusieurs recettes en tout genre pour mes produits corporels, pour les produits ménagers, etc. Donc, j’ai créé pour ma famille un recueil des meilleures recettes pour fabriquer ses produits soi-même.

 

tuque

Aussi, dans mon congé de maternité, j’ai eu la chance de participer à plusieurs activités à la Maison de la famille de Fabreville (YAPP, matinée mamans-bébé, matinée mamans 0-5 ans) et c’est dans l’une d’elles que j’ai appris à faire du crochet (merci Sandie). Par conséquent, j’ai mis mes nouveaux apprentissages en pratique pour confectionner des tuques.

 

Chandelles

Depuis un certain temps, j’avais envie de refaire de nouvelles chandelles avec des petits bouts de vieilles chandelles. Réduire le gaspillage touche une panoplie de domaines, alors pourquoi pas les chandelles. Je me suis bien amusée 🙂

 

Beaucoup d’autres cadeaux peuvent être faits soi-même, voici d’autres idées si l’envie vous prend de suivre la même voie :

C’est le moment de laisser aller votre créativité si vous avez vous aussi envie de faire vous même vos cadeaux de Noël. Bonne création !

 

 

 

Tous ensemble disons NON au…

Black friday : Vendredi fou

Le 29 novembre 2019 :  Le Black Friday ou bien le Vendredi Fou (qui porte très bien son nom !).

Ce jour cadre bien dans le mois des morts parce que d’un côté il y a :

  • Ceux qui surconsomment (dont nous faisons partie) qui accordent beaucoup d’importance à tous ces objets, et dont souvent la vie ressemble à :
    • travailler parfois de longues heures
    • effectuer un travail qui ne plait pas toujours
    • passer de longues heures dans les bouchons pour s’y rendre
    • s’endetter, car on désire toujours plus
    • courir le reste du temps pour accomplir ses tâches quotidiennes
    • tenter d’avoir une certaine qualité de vie avec nos enfants, conjoints et amis lors du temps qu’il nous reste sans être trop crevés
    • En résumé : des êtres vivants essoufflés et pas toujours très vivants !

 

  • Ceux qui fabriquent ce que nous consommons  et dont la vie ressemble à :
    • travailler de plus longues heures que nous
    • effectuer un travail qui assurément ne plait pas souvent
    • travailler dans des conditions ressemblant assez à de l’esclavage
    • commencer à travailler à bas âge
    • travailler pour des revenus on-ne-peut-plus minables
    • s’éreinter pour juste survivre
    • ne même pas avoir le « luxe » de pouvoir s’endetter
    • ne même pas avoir le « luxe » d’acheter grand-chose
    • En résumé : des êtres vivants exploités et par conséquent pas toujours très vivants.

Personnellement je ne suis jamais allée dans les magasins lors du Vendredi Fou, en fait j’y vais le moins possible tout au long de l’année.  Je refuse que ma vie soit basée sur  la mode ou sur le nouveau bidule techno qui coûte souvent la peau des fesses.    J’ai les mêmes meubles depuis environ 15 ans, j’en prends soin et j’espère les avoir jusqu’à la fin de mes jours.

Ce n’est pas une nouvelle lampe qui va éclairer ma vie, mais le sourire de mes amis,  ni un nouveau fauteuil qui va me conforter, mais le temps que j’y passerai à discuter avec ceux que j’aime.

Soyons tous solidaires et boycottons le Vendredi Fou le 29 novembre prochain… pour commencer.

Maximisons nos récoltes

Avoir un jardin demande un certain investissement personnel principalement en effort et en temps : plantation, désherbage, arrosage, entretien du sol, récolte, etc. Après avoir mis autant de temps et d’énergie, il serait logique de maximiser nos récoltes pour en profiter plus longtemps en cuisinant et en conservant l’ensemble des plants, des légumes et des graines selon les possibilités offertes et nos ambitions (ex : être autosuffisant au niveau des semences) .

Malheureusement, depuis que je fais un jardin, on dirait que je ne me réserve jamais assez de temps pour pouvoir tout utiliser. Je compacte tellement mon horaire, que j’ai de la misère à défaire mon jardin. Donc, croyez-vous que j’ai le temps de faire de la cuisine encore et encore et de faire des conserves en masse…. J’en fais oui, mais pas en masse.  Il m’arrive même de me faire surprendre par le gel et le froid et de perdre une partie de mes récoltes. Bon, il est évident qu’il y a deux facettes à ce problème. Premièrement, je dois alléger mon horaire et arrêter de me laisser emporter par la tendance de notre société qui est d’être toujours occupée à 110 %. Donc, j’ai décidé de me transformer de fourmi à tortue. Ainsi, j’aurai plus de temps pour maximiser mes récoltes et pour profiter de la vie en vivant le moment présent. Si cela vous intéresse, je vous recommande de lire sur l’un ou l’autre des mouvements slow. Par exemple, le slowfood, le slow parenting, le slowlife, etc. Aussi, l’autre facette de cette problématique est en lien avec la planification. Et oui, la clef du succès est souvent en lien avec celle-ci. Comment mieux planifier la période des récoltes ?

Voici quelques pistes :

  • Cueillir davantage de légumes au fur et à mesure de l’été même si les légumes ne sont pas encore à leur taille maximale afin de ne pas tout avoir à manger ou à conserver à la fin de la période estivale.
  • Utiliser les épluchures et/ou les fanes de légumes pour faire des tartinades, du pesto, du bouillon de légumes, etc.
  • Faire des recettes avec les tomates qui n’ont pas eu le temps de mûrir comme par exemple des soupes, du ketchup, etc.
  • Congeler ou faire sécher des fines herbes (avant le mois d’octobre pour réduire le nombre de tâches à faire lors de la fermeture du jardin).
  • Récolter toutes les graines de fleurs et de légumes nécessaires pour partir les semis pour la prochaine saison dès que les semences sont à point.
  • Faire des conserves étalées sur plusieurs jours dès septembre (meilleure répartition du temps et de l’énergie pour ne pas surcharger les journées lors des dernières récoltes).
  • Utiliser au maximum un produit (ex : une citrouille décorée sans faire de trous pour l’Halloween sera ensuite mise en purée pour faire des tartes, des biscuits ou autres et les graines seront mangées comme collation grillées ou non).

Il y a toujours de la place pour l’amélioration. Je vais essayer de mieux planifier mes récoltes l’année prochaine afin d’utiliser au maximum l’ensemble des possibilités offertes par mes différents plants de fruits ou de légumes, car après avoir dépensé autant d’énergie, mieux vaut éviter le gaspillage et maximiser au MAX !

 

 

 

Sortir des sentiers battus


Lorsqu’on parle de la problématique environnementale, et on en parle de plus en plus abondamment, plusieurs pistes de solution sont suggérées (transports en commun, bannir le plastique, manger moins de viande, pratiquer le zéro déchet, etc…).

S’ajoute à cela « diminuer sa consommation ».  Sa consommation en général.   Voilà peut-être, au niveau individuel, un des volets les plus ardus, car cela résonne en nous comme une « PRIVATION ».   On est tellement sollicités quotidiennement, partout où nous sommes et depuis des décennies, par des publicités qui nous font miroiter que là se trouve notre bonheur, qu’on a fini par y croire profondément.

Et c’est là que le bât blesse.   On doit maintenant conditionner notre cerveau différemment, revenir aux valeurs de bases que sont les relations humaines,  faire l’éloge de la lenteur (le lagom, le hygge ) et apprécier le temps qui file sans se soucier de nous.

Parce qu’en plus d’être mauvais pour la planète, la surconsommation a d’autres conséquences comme :

  • Un flagrant manque de temps (parce qu’on travaille beaucoup pour se payer tous ces biens ou ces services)
  • Un endettement croissant (évidemment !)
  • Le stress  bien sûr (et tout ce qui s’ensuit de maladies physiques et mentales)

Il faut être fait fort pour parvenir à se mettre en marge de cette autoroute de surconsommation sur laquelle on roule de plus en plus vite, mais cela est possible.

On doit d’abord décélérer un peu : c’est-à-dire commencer à réfléchir à ses dépenses.   C’est ici que la question « En ai-je vraiment besoin ? » prend tout son sens.

C’est ici aussi que le petit ange et le petit démon dans notre tête se confrontent : « tu dois l’acheter », « mais non, ce n’est pas utile », « mais oui… », « mais non », etc.

Pas facile.   Il faut se parler à soi-même, se rappeler pourquoi on a choisi de décélérer.

On emprunte ensuite la bretelle d’accès vers la voie de service :  c’est sur cette voie que l’on est en mesure de voir les autres rouler à fond de train sur l’autoroute (et qu’on les trouve un peu intenses !) et que parallèlement, on peut commencer à apprécier le paysage.   « Oh ! Je ne me rappelais plus que c’était si beau. »

C’est là qu’on commence à apercevoir ceux qui nous ont précédés sur la voie de service.   Ils semblent plus détendus, plus présents à la vie.

Tout cela titille un peu notre curiosité et à un certain moment….

On est prêt à emprunter une route secondaire, voire une route de campagne :  et là, on débarque de notre véhicule pour utiliser nos jambes, un peu ankylosées il faut le dire.

On n’est plus habitué à la lenteur et à cette  liberté qui vient avec.   J’avance, je croise des gens, je prends le temps de m’arrêter pour les écouter (aptitude que nous avons beaucoup perdue hélas), leur parler, sans me presser.

Je m’arrête pour écouter mon enfant, jouer et rire avec lui, la tâche que je m’apprêtais à faire peut certainement attendre;  l’enfant que j’ai devant moi, non.  Non parce que cet enfant dans 6 mois ou un an n’existera plus, il sera déjà un autre.

Je prends le temps de m’écouter, moi.  Qui suis-je exactement ?   À part être « ce que je fais pour gagner ma vie » (la vérité c’est que ma vie je l’ai déjà… si j’en profitais au lieu de tenter de la gagner ?)

Apprendre à ralentir veut aussi dire apprendre à bien vivre avec des pages vierges dans son agenda.  Il n’est pas nécessaire d’enfiler les activités et rendez-vous les uns derrière les autres.   Il est facile de se laisser entraîner de nouveau sur l’autoroute, mais laisser de la place aux imprévus, aux rencontres ou aux moments de détente permet de rester sur la route qu’on a choisie.   Dorénavant je choisis le chemin des écoliers !

Bonne route !

 

 

 

Ma nouvelle équipe : Allez les bruns !

Oui !!!! Je fais maintenant partie de l’équipe des bruns de Laval et j’en suis très fière. Allez les bruns ! Allez les bruns !

Depuis maintenant une semaine, notre secteur bénéficie  de la collecte résidentielle des matières organiques. Deux jours seulement après avoir reçu mon bac, il était déjà rempli et prêt à être collecté par la ville. J’avais très hâte de recevoir mon bac brun, car je voulais couper mes vivaces et défaire mon jardin et je n’ai jamais assez d’espace malgré mes deux composteurs stationnaires et ma tour à condos pour mes vers domestiques… hihi mon vermicomposteur ou lombricomposteur.

Composteurs stationnaires

Tour à condos pour vers (vermicompost)

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet automne, tous mes résidus verts seront mis dans l’un ou l’autre des systèmes de compost que j’ai maintenant de disponible.  Aussi, fini les os, les peaux de poissons ou les pelures de patates dans ma poubelle. Ce sont quelques exemples qui n’allaient ni dans mon vermicomposteur, ni dans mon compost dans ma cour, car à l’extérieur, je ne voulais pas attirer les animaux et mes vers ne mangent pas de tout… ils sont très capricieux 😉

Voici une liste d’éléments qui allaient à la poubelle chez nous et qui vont maintenant aller dans le compost :
• coquilles d’oeufs (trop long avant d’être décomposer)
• Noyaux de fruits : avocats, pêches, nectarines, etc (trop long avant d’être décomposer)
• Viandes, poissons, fruits de mer, y compris coquilles, os, carapaces et gras (attire les animaux | trop long avant d’être décomposer)
• Papier et carton souillés par des matières alimentaires (refusés dans le bac de recyclage)

Avec l’arrivée de la collecte résidentielle des matières organiques, je n’aurai plus rien d’humide ou de mouillé dans mes poubelles. Donc, tous mes déchets non recyclables ou non compostables pourront être déposés directement dans ma poubelle. Yé ! Je n’aurai plus besoin de sacs de poubelle. Par conséquent, avec la collecte des matières organiques, je vais réduire ma dépendance au plastique en plus de réduire la taille de mon sac poubelle et même potentiellement réduire le nombre de poubelles chez moi (est-il nécessaire d’avoir une poubelle par pièce ?). C’est génial, vous ne trouvez pas ?

Faire partie de l’équipe des bruns va me permettre de réduire le nombre de matières organiques qui se ramassent dans les dépotoirs et qui engendrent par la même occasion une quantité importante de méthane (un gaz 21 fois plus actif comme gaz à effet de serre que le gaz carbonique).  Lavalloises et lavallois, c’est le temps de passer à l’action en changeant vous aussi une habitude : embarquez à pieds joints dans l’équipe des bruns et compostons tous ensemble !

Pour en savoir plus sur le compost…

 

 

Êtes-vous «game» ?

Quoi de mieux qu’un bon vieux défi pour réaliser de nouvelles choses et pour amorcer des changements. J’adore ça. Déjà toute petite, il suffisait qu’on me dise «Té même pas game» pour que je me mette en action. Pour prouver que j’étais capable. Capable de faire n’importe quoi. Et je ne suis pas la seule. Il en est de même pour beaucoup de gens sinon, les défis tel que le «Ice Bucket Challenge» (qui consistait à se verser un seau d’eau glacée sur la tête 😱 pour une bonne cause) n’aurait jamais été aussi populaire…

Et si maintenant, on se mettait au défi pour la planète?

Pour passer à l’action tous ensemble  afin de combattre notre sentiment d’impuissance et notre éco-anxiété. Le défi environnemental semble si grand qu’on ne sait pas par où commencer… C’est ce que le mouvement #ungestemaintenant initié par la famille fondatrice de Planette produits écologiques a pour objectif. Chaque mois, une série de défis verts est présentée sur la page web.  Lorsque l’on choisit un défi, on accède alors à une page expliquant pourquoi il serait important que, individuellement et collectivement, nous relevions cet objectif. Oubliez les seaux d’eau sur la tête, il s’agit plutôt, par exemple, de faire le ménage de sa boîte de courriels, d’utiliser une bouteille d’eau réutilisable ou de manger des fruits/légumes locaux. Puis, si on le désire, on peut propager notre engagement sur les réseaux sociaux et inviter des amis ou notre famille à faire de même. On peut aussi se péter les bretelles avec une belle petite photo de nous, tout fier d’avoir relevé notre défi! C’est ti pas beau ça ! Il y a même un programme corporatif pour les gens désirant se lancer des défis au sein de leur entreprise.

On peut également faire un parallèle avec le Pacte de la transition. Plus de 280 000 personnes l’ont signé. Maintenant, l’outil #ungestemaintenant, sous la forme plus pratique des défis mensuels, peut nous aider à tenir notre engagement ou simplement poser davantage de gestes pour notre planète.

Bref, il m’arrive de me dire que mon petit geste comme acheter en vrac ou manger peu de viande a peu d’impact sur la pollution plastique ou les changements climatiques. Mais, je me ramène à l’ordre en me disant que j’agis à ma mesure et que plus nous serons nombreux à le faire, plus l’effet sera grand!

Alors, prêt(e)s à vous lancer des défis ? Êtes-vous game ?

www.ungestemaintenant.ca

 

Osez une nouvelle expérience : L’épicerie nouveau-genre

De jour en jour, on peut voir de nouveaux commerces en lien avec l’alimentation faire leur apparition et plusieurs d’entres eux offrent maintenant une approche différente : achat bio de groupe, achat en vrac, achat en bocaux. Wow ! Plusieurs initiatives qui méritent qu’à notre tour on tente de nouvelles expériences.

De mon côté, j’ai essayé récemment Les fermes Lufa. Mon expérience est très concluante. Les produits sont frais, ils suivent les saisons et ils poussent pas trop loin. En plus, le point de chute le plus près de chez moi me permet d’aller chercher ma commande à pied en prenant une petite marche avec mon garçon dans sa poussette.

Promenade en poussette pour aller chercher notre commande Lufa

C’est génial !!! Toutefois, il y a, selon moi, encore trop d’emballage et il arrive parfois que l’heure de la livraison ne soit pas respectée. Comme dans tout, rien n’est parfait, mais la compagnie démontre une grande détermination afin d’améliorer en continu ses produits et ses services 🙂

J’ai également fait une commande avec l’entreprise NousRire qui offre des produits bio à bon prix grâce à des achats regroupés. Toutefois, j’ai eu un empêchement au niveau de la date de la cueillette et une amie à moi est allée chercher ma commande en même temps que la sienne (merci Steffi). Je n’ai pas encore fait l’expérience complète, mais je vais certainement refaire une nouvelle commande pour essayer toutes les étapes de A à Z. À suivre…

Aussi, je ne l’ai pas encore expérimenté, mais certains IGA ont emboîté le pas en ajoutant des sections de vrac dans leur épicerie. De plus, un projet pilote offrant la possibilité aux clients d’utiliser leurs contenants réutilisables propres est également offert dans 10 supermarchés IGA. Un nombre grandissant de consommateurs demandent des changements vers des initiatives plus écologiques et les commerçants commencent tranquillement à prendre le virage.

Changer ses habitudes ce n’est pas facile, surtout quand on parle de notre façon de faire l’épicerie, car on fait celle-ci à chaque semaine, donc cette habitude est très bien ancrée. Toutefois, cela vaut la peine de tenter le coup, car il y a beaucoup de déchets générés dans ce secteur. Si l’on veut tendre vers le zéro déchet, il faut absolument faire des changements du côté des achats alimentaires. Comme je le dis souvent, changeons un pas à la fois.

Finalement, voici plusieurs entreprises à découvrir si ce n’est pas déjà le cas dans la région de Montréal :
BocoBoco
Bulk Barn
Épicerie Loco
Espace organique
Frenco
Les fermes Lufa
Méga vrac
NousRire
Tout le monde tout cru
Vrac en folie
Vrac et bocaux
Vrac sur roues
Zest

– etc.

N’hésitez pas à partager vos trouvailles et vos expériences. Bonne découverte !

La transition, tu connais ?

Connaissez-vous le mouvement ou le réseau des Villes en Transition ?

Ce mouvement est né en Grande-Bretagne dans la petite ville de Totnes et Rob Hopkins en est à l’origine (Manuel de la Transition,  Éditions écosociété).    Plusieurs villes (ou quartiers) ont entamé cette transition dans différents pays.

Il s’agit en fait d’un mouvement apolitique et social qui vise à mettre sur pied des initiatives de transition dans les communautés dans un but de résilience face au pic pétrolier et au dérèglement climatique.

Mais qu’en est-il exactement ?

En bref, il s’agit de gens qui s’impliquent et s’engagent dans leur communauté  en mettant sur pied des initiatives pour faire face aux défis climatiques.

Ces initiatives peuvent être très variées et toucher l’agriculture, le partage de connaissances et l’apprentissage de nouvelles compétences, l’achat local,  la monnaie locale, la plantation d’arbres, la diminution de notre dépendance au pétrole et autres énergies non renouvelables, etc.

Au Québec il y a de ces initiatives à différents endroits :

  • Montréal : Villeray, Verdun
  • Montmagny
  • Laurentides
  • Sherbrooke
  • Rimouski
  • Alma
  • Et sûrement d’autres que j’oublie ou dont je ne suis pas au courant

Et maintenant,  TA DAM ! ! ! !   :    LAVAL

Laval fait partie des plus grandes villes du Québec avec ses quelques 440 000 habitants, mais avant d’être une ville, elle est avant tout composée de 14 quartiers distincts. Des quartiers avec leurs réalités propres et c’est pour cette raison que des initiatives locales doivent voir le jour.

Je vous invite à vous joindre au groupe Facebook de Lavallois(es) pour la Transition pour faire partie de ce beau mouvement citoyen pour un avenir meilleur et à participer à leur activité le 26 juillet prochain pour en savoir plus sur le mouvement de Transition.

Au plaisir de vous y rencontrer !

 

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