En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Noël a besoin d’anges cette année

À cette époque de l’année nous nous dirigeons peu à peu vers la période des festivités de fin d’année.  Un baume sur ces moments un peu plus sombres et frisquets qui nous affectent parfois, particulièrement en cette année hors de l’ordinaire.

On se prépare à cuisiner de bons petits plats pour ensuite les partager avec la famille et les amis, à échanger des moments de joie, à faire des jeux, à se raconter des blagues et autres anecdotes, à entamer des discussions pour résumer l’année qui se termine, à rigoler avec ceux qu’on aime.

Cette année de pandémie diffère de tous les Noëls qu’on a pu vivre par le passé.   Au moment où j’écris ces lignes, on nous fait entrevoir la possibilité d’un semblant de Noël, plus modeste, moins de gens en moins de jours, et on fait appel au bon jugement de chacun d’entre nous.

Ce sera donc à chacun d’entre nous de déterminer qui on verra? Quand? Où? Combien nous serons? Si nous mangerons ensemble? Si on portera le masque? Autant de questions que nous devrons fort probablement débattre quelque peu avec l’un ou l’autre, puisque nous pensons tous différemment, que notre santé n’est pas la même que celle du voisin et que notre crainte face au virus varie d’un individu à l’autre.

R.E.S.P.E.C.T (comme le dirait si bien Aretha Franklin) sera le mot d’ordre cet année.

Voyons ce Noël 2020 comme une expérience de vie.   Une expérience qui nous est offerte de se connaître mieux soi-même.  Au début de la pandémie en mars et avril on entendait et on lisait souvent le mot « Résilience ».  C’est le moment de mettre en pratique ce concept qui nous appelle à « se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit des circonstances traumatiques. »

Certains d’entre nous sommes privilégiés par rapport à d’autres.
Qu’on pense à:

  • Ceux qui ont perdu un être cher à cause du virus et qui n’ont pu leur tenir la main.
  • Ceux qui ont perdu leur emploi et par conséquent leur revenu.
  • Aux entrepreneurs qui ont dû fermer boutique ou qui craignent de devoir le faire.
  • Ceux qui souffrent de solitude.
  • Tous ceux dont la santé mentale est perturbée par cette période de crise.
  • Aux adultes et/ou aux enfants confinés à la maison avec une personne violente.
  • Tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé sur un pied d’alerte depuis mars.
  • Aux professeur(e)s qui doivent constamment composer avec des changements.
  • Aux étudiants pour qui l’étude à distance est loin d’être optimale.
  • Aux parents en télétravail qui doivent gérer boulot et enfants.
  • Aux grands-parents qui s’ennuient de leurs petits-enfants.

On nous incite fortement à encourager l’achat local cette année et c’est une très bonne chose.   Et pour cette raison j’ai envie de vous proposer d’encourager le « local » en pensant aux individus locaux Ceux moins chanceux, moins nantis, qui peinent à remplir le réfrigérateur.

Plutôt que de vous échiner à trouver le cadeau idéal pour elle, pour lui, pour l’autre, pourquoi ne pas diriger une partie, voire la totalité de votre budget « cadeaux » vers un don à un organisme local de votre choix.
Voici quelques suggestions :

Et mettez vos enfants à contribution, expliquez-leur le pourquoi de votre décision cette année et  la solidarité que cette crise requiert .    Demandez-leur aussi ce qu’ils en pensent.  Les enfants comprennent parfois beaucoup mieux que bien des adultes  et nous surprennent très souvent par leur sagesse.

Je vous souhaite joie, amour et générosité pour ce Noël 2020.

 

 

 

Qu’est-ce qui va nous faire ouvrir les yeux ?

Depuis plusieurs années, notre planète est pillée de ses ressources en tout genre: minerais, forêts, poissons, etc. Pour quelle raison déjà ? Ah oui, notre système économique est basé sur une croissance infinie où dans ce système un arbre mort a plus de valeur financière que vivant, une baleine a plus de valeur monétaire morte que vivante… On détruit notre belle planète, car à court terme on veut faire plus de profits, mais est-ce que c’est viable à long terme ? Dans quel état allons-nous laisser la planète aux générations futures ? Qu’est-ce qui va nous faire ouvrir les yeux ?

Récemment, j’ai vu le document intitulé : Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma) par Jeff Orlowski. Celui-ci aborde le sujet des médias sociaux et des impacts de ceux-ci dans nos vies. Selon un des intervenants, l’arrivée des géants technologiques, tels que Google, Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Pinterest, Snapchat, Tik tok, Linkedin, Reddit, etc amène l’homme à être maintenant directement touché pour la première fois. Nous sommes devenu l’arbre. Est-ce que nous allons maintenant nous ouvrir les yeux ?

Photo : Sara Kurfeß (Unsplash)

Les médias sociaux ont beaucoup de côtés positifs, mais comme n’importe quoi, ils ont également des points négatifs. Ils ont à leur façon transformé notre système en capitalisme de surveillance. Ces géants technologiques recueillent beaucoup de données, car ils font leurs profits en traquant nos faits et gestes.

Ils enregistrent tout :

  • chaque activité réalisée sur internet;
  • le temps passé pour accomplir une tâche;

et ils interprètent tout pour cibler :

  • nos traits de personnalité;
  • nos humeurs;
  • et plus encore…

Leur objectif est de bâtir des modèles pour prédire nos actions, pour nous manipuler et pour nous rendre accro, dans le but de nous garder attentif le plus longtemps possible sur leur plateforme respective et générer un maximum de profits.

Un élément à ne jamais oublier est que :

« Si vous ne payez pas le produit,
c’est que vous êtes le produit»
.

 

Cela fait réfléchir, vous ne trouvez pas ? Et oui, nous sommes bel et bien la ressource à exploiter. «La technologie exploite les faiblesses humaines et nous vivons dans ce moment. Nous sommes dans une ère d’addiction, de polarisation, de radicalisation, d’indignation et de culte de la personnalité». «Les réseaux sociaux sont une drogue, car l’être humain a ce besoin viscéral d’être en connexion avec ses semblables et cela permet de libérer une dose de dopamine et d’affecter le circuit de récompense dans le cerveau». Comme toutes les drogues, les médias sociaux nous font entrer dans un cercle vicieux où nous sommes toujours en quête de nouvelles notifications pour revivre en continue cette sensation.

« On a créé un monde où être connecté en ligne prévaut sur les autres moyens de communication». On a créé un monde où personne ne sait plus vraiment ce qui est vrai ou ce qui est faux. On a créé un monde virtuel parallèle au monde réel qui nous éloigne des petits bonheurs de la vie et nous rapproche de l’anxiété, de l’instabilité, de la dépression et même du suicide.

Il est grand temps de replonger dans le moment présent de la vie réelle et de faire valoir nos droits en demandant de ne pas être utilisé comme une ressource à exploiter. Maintenant que l’être humain est exploité par notre système économique actuel au même titre qu’un arbre ou qu’une baleine, il ne nous reste plus qu’à ouvrir nos yeux collectivement et à arrêter l’exploitation de toutes les ressources de notre belle planète, car nous faisons tous partie du même écosystème… pour toi, pour moi, pour nous, pour les générations futures et pour la Terre : Agissons maintenant !

*Toutes les citations de ce texte sont des extraits du documentaire Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma).

Une fête d’Halloween sur mesure pour 2020

Photo : Joanna Kosinska

En 2020, le mot clef est immanquablement ADAPTATION. Il faut continuellement s’acclimater à grande vitesse par rapport à tous les changements qui surviennent dans nos vies : apparition du Covid-19, confinement, déconfinement, télé-travail et j’en passe. Nous vivons une année record en terme de bouleversements de nos habitudes de vie. Les réunions de famille, les soupers entre ami(e)s et les fêtes traditionnelles sont également revus et modifiés afin de nous permettre de voir des gens et de célébrer malgré les perturbations continuelles reliées à la première vague et maintenant à la deuxième vague du Covid-19.

Nous sommes des bibittes sociales et le confinement a été dur pour beaucoup d’entre nous. Nous avons eu un certain répit durant l’été, car les règles ont été assouplies. Toutefois, beaucoup de régions sont maintenant passées en zone rouge avec la deuxième vague et il faut augmenter à nouveau notre vigilance. Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de règles claires émises par la santé publique du Québec, mais il est évident que l’Halloween 2020 doit être repensée cette année, donc c’est le moment d’être créatif. Comment célébrer avec vos enfants cette fête amusante pour petits et grands ?

Avant toutes choses, quelle est la tradition  ? Selon Wikipédia : « La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants à l’image des fantômes, des sorcières, des monstres ou des vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : Trick or treat! qui signifie « des bonbons ou un sort ! » La soirée peut également être marquée par des feux de joie, des feux d’artifice, des jeux d’enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d’Halloween, la diffusion de films d’horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse. »

C’est maintenant à votre tour de vous poser cette question  : qu’est-ce qui est important pour vous lors de l’Halloween ? Les costumes ? Les bonbons ? Les films d’horreur ?
Pourquoi ne pas créer une Halloween faite spécialement sur mesure pour vous, mais autrement… Oublions le porte-à-porte et trouvons d’autres idées.

Vous voulez vous costumer et bien pourquoi pas! C’est peut-être l’occasion cette année de confectionner votre costume avec les objets et le matériel que vous avez à la maison. Vous pouvez créer une activité de confection avec vos enfants . Le point de départ : le matériel que vous avez à la maison et les idées de costumes qui vous viennent à l’esprit avec ce dernier.

Vous désirez avoir des bonbons lors de cette soirée ? Et bien deux options s’offrent à vous : 1.Acheter une sélection des bonbons préférés de votre famille. Ainsi, vous êtes certains que vous ne recevrez pas des sortes que vous n’aimez pas du tout. (Ah non ! Je déteste les bonbons durs…) Deuxième option, vous pouvez aussi essayer de tester toutes sortes de recettes pour faire des bonbons maisons. Si jamais ce n’est pas un succès, vos tests pourront alors se transformer selon votre imagination en cervelle de monstre, en dent de vampire ou autres.

Vous aimez les films d’horreur et bien je suis certaine que vous allez réussir à en trouver un ou plusieurs qui vont vous captiver et vous effrayer à vous en donner la chair de poule… Ahh Ah ah !!

Photo : Gerardo Ramirez

Vous aimez passer aux portes… Et bien, ce n’est peut-être pas la meilleure année pour cette activité. Pour l’instant, il n’y a pas de villes au Québec qui ont annulé cette activité, mais c’est une possibilité. Alors, pourquoi ne pas trouver une alternative agréable et différente pour faire découvrir les bonbons aux enfants ? On peut s’inspirer de d’autres fêtes :  piñatachasse aux bonbons (au lieu d’une chasse aux cocos souvent réalisée lors de la fête de Pâques), chasse aux trésors avec un coffre rempli de bonbons, défis du type « One minute to win it » (surtout pour les adolescents), etc.

Les possibilités sont infinies, donc c’est à vous de créer sur mesure votre Halloween 2020. Amusez-vous bien !

 

 

 

2021 : Collecte automatisée des déchets pour la Ville de Laval et ses impacts

Bac roulant noir pour la collecte automatisée des déchetsLa Ville de Laval vient d’acheter 130 000 bacs noirs de 240 litres pour effectuer une collecte automatisée à partir du mois d’avril 2021. C’est un autre pas en avant vers une automatisation complète des collectes (déchets, recyclage et matières organiques ), car il va rester uniquement une nouvelle collecte pour les éléments encombrants qui sera encore effectuée de façon manuelle.

Ce bac a plusieurs avantages :

  • Il permet une collecte plus rapide;
  • Il nécessite moins de main d’oeuvre;
  • Il est plus sécuritaire pour les travailleurs, car il y a moins de risques d’accidents reliés au poids à soulever ou aux déchets qui revolent;
  • Il augmente la propreté des rues, car c’est un bac fermé.

Ce bac a aussi des inconvénients :

  • Il occasionne une réduction de la main d’oeuvre, donc une perte d’emploi à cause de l’automatisation de la collecte;
  • Son utilisation a pour conséquence l’ajout d’une nouvelle collecte supplémentaire pour tous les déchets qui ne pourront pas entrer dans le nouveau bac noir (éléments encombrants).

Après ce nouveau pas de la Ville de Laval, quel sera le suivant ? Peut-être que la ville changera sa façon de taxer les citoyens pour les inciter à réduire leur quantité de déchets. Il existe plusieurs moyens : charger les déchets au poids, charger les déchets selon le nombre de fois où le bac est mis au bord du chemin, etc.

C’est une perspective de plus en plus envisagée par les municipalités québécoises pour inciter les citoyens à réduire à la source et ainsi réduire le coût important de la gestion des déchets. La Ville de Beaconsfield est une pionnière dans le domaine dans la région du grand Montréal et fait payer ses citoyens selon la quantité de déchets qu’ils produisent depuis 2016 (prix selon la taille du bac et selon le nombre de levée). Les résultats sont impressionnants, car ils ont réduit d’environ le quart de leurs déchets après seulement 6 mois et ils ont obtenu une augmentation de la collecte des résidus verts de 1250 %.

Pour ne pas être pris par surprise, mieux vaut déjà commencer à changer vos habitudes pour réduire vos déchets, mais avant tout, quelle est votre situation actuelle ? Quelle quantité de déchets produisez-vous par année ?

 

Voici quelques suggestions de lecture pour entamer ou poursuivre vos efforts suite à vos constats :

La référence incontournable

Les meilleures références pour les familles

La référence québécoise

Pourquoi faire le ménage dans ses courriels?

© lya Pavlov

Depuis le début de la pandémie, beaucoup de personnes ont été dans l’obligation de changer leur façon habituelle de communiquer et de travailler. Grâce à la technologie, il est beaucoup plus facile qu’autrefois de rester en contact avec sa famille, ses ami(e)s ou ses collègues, car nous pouvons faire des vidéoconférences, envoyer des courriels aisément et être en télétravail de la maison. Pour pallier à la distance physique, beaucoup plus de courriels qu’habituellement sont transmis. Donc, il est encore plus important de bien gérer sa boîte courriel.

Pourquoi ? Saviez-vous que chaque email stocké a un impact sur les émissions de CO2. Par exemple, l’envoi d’un email de 1 Mo, lu durant 5 minutes, puis stocké durant 1 an émet 19 g de CO2*. Si vous désirez en savoir plus, je vous invite à lire cet article intitulé « Le troisième pays au monde et l’empreinte carbone des courriels » issu du site Ville en vert.

Avez-vous déjà regardé le nombre de courriels qui est stocké dans votre boîte courriel ? Depuis combien de temps sont-ils là déjà ? 1 an, 3 ans, 8 ans, … Le système fonctionne en plus pour que vous puissiez y avoir accès en tout temps : 24h sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par année. Il est peut-être temps de dépoussiérer le Cloud. Qu’est-ce que vous en dites ?

Depuis le mois dernier, j’ai décidé de passer à l’action au niveau de mes courriels personnels et professionnels :

  1. J’ai fermé mes adresses courriels obsolètes. J’en avais beaucoup trop…
  2. J’ai supprimé tous mes messages inutiles ou passés date (Ça ma pris un temps fou sur l’une de mes adresses courriels, car je l’ai depuis très longtemps).
  3. J’ai reclassé les messages à conserver dans des dossiers réactualisés selon ma situation actuelle et mes besoins futurs personnels ou professionnels.
  4. Je me suis désabonnée des infolettres que je ne lis plus pour différentes raisons (plus d’intérêt, manque de temps, etc). Si vous désirez, vous pouvez vous désabonner d’un seul coup à toutes vos infolettres en allant sur le site unroll.me.
  5. J’ai appris à utiliser une méthode de gestion des courriels en classant ceux-ci en trois catégories :
    – Réponse-rapide : répondez-y immédiatement et supprimer-le
    – Réponse-longue : mettez-le dans le dossier à traiter
    – PVI (pour votre information): à classer ou supprimer après lecture

Finalement, malgré que l’accumulation et le bordel électronique soit peu visible à l’oeil nu, il engendre des impacts importants sur les émissions de CO2. Prenez un instant pour essayer de vous imaginer le nombre imposant de vieux courriels avec ou sans pièces jointes que l’ensemble des utilisateurs de la planète laisse traîner sur les serveurs du monde entier. De mon côté, je suis contente d’avoir fait le ménage de mes courriels, mais il me reste un autre défi de taille : maintenir mes nouvelles habitudes et gérer le flot de courriels au fur et à mesure.

De votre côté, avez-vous fait récemment le ménage de vos courriels ? C’est peut-être le moment pour vous aussi de passer à l’action !  😉

 

*  Extrait du livre Tout une année zéro déchet par Chloé Metahri

 

Ma réflexion sur « après »

Du COVID-19 à l’autosuffisance

Depuis le 14 mars dernier, le Premier ministre du Québec a décrété l’état d’urgence sanitaire à cause de l’évolution rapide de la COVID-19. Depuis ce moment, sans que la panique s’installe à outrance dans la province, la peur du manque de nourriture ou d’éléments essentiels, tel que le papier de toilette 😉 , est montée en flèche. C’est à ce moment qu’on peut se questionner sur le système en place : Est-ce que le système actuel est assez fort pour réussir à passer au travers de cette pandémie ? Est-ce qu’il peut arriver un bris du système? Est-ce que la chaîne d’approvisionnement peut être au ralenti ou même s’arrêter ? Et si la réponse à l’une ou l’autre de ces questions était OUI, à quel point êtes-vous dépendant du système ou à l’inverse autosuffisant ?

L’autosuffisance touche beaucoup d’aspects :

  1. Eau
  2. Nourriture (jardin, forêt nourricière, élevage, chasse, cueillette, conservation)
  3. Habitation
  4. Énergie (feu, électricité, géothermie, éolienne, solaire)
  5. Soins (se soigner avec les arbres (sylvothérapie) ou avec les plantes (phytothérapie))
  6. Compétences diverses (construction, réparation, couture, tricot, fabrication de produits corporels ou ménagers, etc.)
  7. Gestion des déchets (compost, toilette sèche)
  8. Et plus encore selon vos besoins spécifiques…

Semis de poivrons

Lorsqu’on l’on parle d’autosuffisance, un des points central est l’autonomie alimentaire. En cette période de quarantaine et d’incertitude liée à la COVID-19, peut-être que plus de québécois voudront faire un jardin cette année afin d’avoir des fruits et des légumes, non seulement des produits d’ici : aliments du Québec, mais de chez eux et produits avec amour.  Selon Madame Laverdière, une horticultrice qui est passée la semaine dernière en entrevue à l’émission de radio de Bernard Drainville, il n’est pas trop tard pour vous partir des semis et pour commencer à planifier votre petit ou votre grand potager.

Est-ce que la ville de Laval va permettre cette année les jardins en façade de maison ?  J’en serais ravie, car je suis en faveur de cette tendance qui s’accroît d’année en année. Je vote pour moins de gazon et plus de potagers en zone urbaine, comme le jardin extraordinaire qu’avait fait un couple de Drummondville.

Comment devenir autosuffisant au niveau de son jardin sans rien acheter d’une année à l’autre ?  Impossible de tout faire la première année. C’est mieux d’y aller un pas à la fois pour ne pas se décourager et apprendre à bien faire chacune des étapes correctement.

  1. Partir ses propres semis
    Je n’ai pas de terreau à semis. Pas grave ! Selon Madame Laverdière, il suffit de faire comme nos grand-mères qui allaient se chercher de la terre à l’entour chez eux et de la mettre sur une plaque à biscuit au four à 250 F durant 1 heure pour la stériliser. On peut partir des semis dans toutes sortes de contenants : des boîtes d’oeuf, des contenants de plastique de tailles variées, etc. Soyez imaginatif 🙂 Idéalement, vos semis sont sous un dôme transparent pour laisser passer la lumière et conserver la chaleur. Où positionner vos semis ? À l’endroit le plus ensoleillé chez vous, soit sur le bord d’une fenêtre ou d’une porte-patio du côté sud. Quoi partir comme semis et à quel moment ? Voici le lien vers le tableau du carnet horticole du Jardin botanique. À vous de voir qu’est-ce que vous voudriez partir selon vos goûts et la période de l’année où nous sommes rendus. Ok, c’est bien beau, mais je n’ai pas de semences… Vous mangez des légumes ou des fruits n’est-ce pas ? Avez-vous déjà vu des graines quelque part ? Dans un poivron ou une tomate par exemple ? Qu’arriverait-il si au lieu de mettre celles-ci au compost, vous en plantiez en terre ?  C’est le moment parfait pour faire vos expériences.
  2. Planter les semis et les semences dans le jardin
    Une fois que vos plants sont de bonnes tailles, il faut penser à les transférer dehors. Attention, pas d’un coup, car ils ne survivront probablement pas.  Il est idéal de leur faire une transition douce entre l’intérieur et l’extérieur, entre être à l’ombre et au soleil et entre être à l’abri du vent et en plein corridor de vent). Quand faire la mise en terre : des plants ou des semences ? Tout dépend du printemps (hâtif ou tardif) et des plants que vous désirez avoir. Normalement, le gros des plantations extérieures se situe à partir du début du mois de mai et va jusqu’à la mi-juin.
  3. Entretenir le jardin (enlever les mauvaises herbes, mettre des tuteurs (au besoin), arroser les plants, etc.)
    Il y a quelques trucs à savoir pour l’entretien du jardin pour ne pas trop dépenser en argent et en temps. Pour éviter d’arracher beaucoup de mauvaises, vous pouvez mettre des allées de gazon coupé. C’est un petit truc simple qui ne coûte rien si vous avez plein de gazon coupé à votre disposition. Sinon, par année, il a certains moments plus cruciaux que d’autres pour le désherbage. Au début de l’été, il est impératif de désherber rapidement, car vos pousses seront parfois enfouies sous les mauvaises herbes et vos légumes n’auront pas la lumière nécessaire pour poursuivre leur croissance. Par la suite,  il suffit de gratter la terre en surface pour arracher les mauvaises et aérer le sol qui s’est tapé avec la pluie de temps en temps. Plus l’été, va avancer et devenir de plus en plus chaud et moins les mauvaises herbes vont être envahissantes. Pour les tuteurs, ce n’est pas nécessaire d’aller en acheter. Il y a sûrement quelque chose que vous possédez déjà qui pourrait faire l’affaire. Pour attacher vos plants aux tuteurs, vous pouvez prendre de vieux bas de nylon percés, de la laine, de vieux vêtements que vous coupés en bande, etc. L’important est d’avoir quelque chose de doux qui n’abîmera pas vos plants. Finalement, pour ce qui est de l’arrosage, vous pouvez pour certain plant, tels que les tomates, mettre des récipients pour récupérer l’eau de pluie.  Par exemple, prenez une bouteille d’eau en plastique et découpez le fond. Placer le goulot de la bouteille au niveau des racines avant d’enterrer le plant et assurez-vous que la base de la bouteille dépasse du niveau de la terre et est assez à la verticale pour récolter l’eau de pluie.
  4. Récolter les semences des plants pour l’année prochaine
    Comment récolter des semences ? Il faut apprendre à connaître chacune des plantes. Certaines plantes donnent des graines à chaque année et pour d’autres, il faut attendre deux ans. C’est tout un art. Certaines semences sont très faciles à récolter. Par exemple, pour avoir des semences de poivron, vous prenez le plus beau et le plus goûteux de la saison et vous prenez ses graines à l’intérieur, vous les laisser sécher dans une assiette à l’air libre. Lorsque celles-ci sont complètement sèches, vous placez les graines dans un contenant hermétique (ex : en métal, en verre) à l’abri de la lumière et dans un endroit sec.  Toutefois, certaines semences demandent beaucoup plus d’étapes, mais il est essentiel d’apprendre celles-ci si vous voulez être en mesure de partir vos plants avec vos propres semences l’année suivante.

Si vous avez envie de partir un potager, n’hésitez pas à vous lancer, car c’est une aventure enrichissante, relaxante et gratifiante. Peut-être qu’un jour vous pourrez dire que grâce à votre jardin, vous être moins dépend du système au niveau alimentaire. Amusez-vous bien tous les jardiniers 2020 🙂

Où est-ce que je me situe ?


J’ai pris connaissance récemment du « Baromètre de l’action climatique » sur le site du média unpointcinq.

C’est un document très intéressant qui énumère certains mythes face à la situation climatique actuelle, qui fait état de divers constats dans notre société, qui élabore 5 profils types dans la population, qui parle des freins qui bloquent ou ralentissent les gens et qui propose des avenues pour une meilleure communication.

Je vous invite à en prendre connaissance mais en voici un bref résumé :

Parmi les mythes énoncés celui qui me fait le plus réagir est celui-ci :

« Les changements climatiques sont un problème lointain et intangible, ce qui fait que les gens ne se sentent pas concernés. »

Lointain ?  Pourtant quand il s’agit de prendre l’avion pour se rendre dans un autre pays peu de gens trouvent ça trop loin.       Einstein appelait ça la « relativité » !

Quant aux constats, celui qui m’a le plus étonnée parce qu’on n’aborde jamais ou très rarement cet aspect-là est :

« Agir pour le climat procure une forme de satisfaction morale… mais peu de plaisir. »

En ce qui me concerne cela n’est pas tout à fait vrai, car depuis plus de 4 ans que je me préoccupe de cette situation et que je pose des gestes pour la planète, c’est fou tout ce que j’ai appris et cela m’apporte du plaisir.

J’ai appris à cuisiner des mets végétariens, à préparer mon propre seitan, mon pain, j’ai découvert le tempeh (dont je n’avais même jamais entendu parler).

J’ai lu beaucoup de livres et assisté à plusieurs conférences et mes connaissances sur le sujet ont grandement augmentées (hélas je ne retiens pas tout !).

J’ai participé à des rencontres ou activités (simplicité volontaire, décroissance, marches pour le climat, comité vert, Déclaration d’Urgence Climatique, etc…), me suis impliquée à gauche et à droite dans ma communauté, et tout cela m’a fait rencontrer et connaître de nombreuses personnes qui ont les mêmes préoccupations et valeurs que moi.

J’ai créé une conférence sur le Zéro Déchet que j’ai présentée à une dizaine de reprises et, bien que je sortais de ma zone de confort, je vous assure que cela m’a apporté une grande fierté.

Bien sûr, le fait de choisir de ne pas prendre l’avion pourrait certainement paraître très négatif pour plusieurs.  Je n’affirme pas que je ne le prendrai plus jamais, mais définitivement moins souvent que je l’aurais envisagé auparavant.    Cela irait contre mes principes actuels et je trouve mon plaisir dans des activités autres et avec des gens qui partagent cette façon de penser.

En ce qui concerne les profils énoncés dans le « Baromètre » je vous laisse les parcourir et découvrir auquel vous appartenez.

 Pour ce qui est de freins psychologiques dont on fait mention, on y mentionne que 2 québécois sur 5 :

« .. ne croient pas qu’eux-mêmes ou leurs proches subiront des conséquences négatives directes des changements climatiques sur les plans des loisirs, de l’emploi ou de la situation financière. »

Je trouve ça quand même élevé que 40% des gens pensent comme ça et que de surcroit, si cela ne touche pas leur entourage immédiat, cela ne vaut pas la peine d’agir.

Sans être économiste (j’en suis très loin, croyez-moi) il me semble cependant évident que si « ailleurs » on est touché par les changements climatiques cela affectera leur situation économique et, par une relation de cause à effet, viendra affecter la nôtre.   De même si la qualité de vie devient intolérable « ailleurs » (ce qui est de plus en plus le cas), on aura davantage de gens qui chercheront refuge ici et cela aussi viendra nous affecter.

À la lecture de ce document, j’ai quand même trouvé encourageant de constater que la problématique environnementale touche un grand nombre de québécois.    Reste maintenant à trouver comment arriver à ce qu’un plus grand nombre de gens agissent.

Jetable ou à vie : Transformons nos réflexes de consommation

Personne qui répare un téléphone

Photo by K I L I A N 📷 on Unsplash

Nous consommons TROP et TROP vite… Il est plus que temps que nous transformions nos réflexes de Nord-américains de l’univers du jetable vers des réflexes pas si lointains qu’avaient nos grands-parents ou nos arrières-grands-parents, soit d’acheter durable et de réparer au maximum par tous les moyens possibles et inimaginables. Mais comment y arriver ?

  1. Éliminer tous les produits jetables de chez vous et trouver des alternatives durables.
    Liste d’exemple à transformer :
    – bouteille en plastique jetable > gourde réutilisable
    – rasoir jetable > rasoir électrique
    – mouchoir en papier > mouchoir lavable
    – serviette sanitaire jetable > culotte menstruelle lavable
    – paille en plastique > paille en métal ou en bambou réutilisable ou pas de paille du tout
    – essuie-tout en papier > guenille
    – etc.
  2. Arrêter d’acheter, car il y a des ventes, mais acheter plutôt selon vos besoins réels.
    Attention à vos envies et vos pulsions d’achat occasionnées par la publicité et la pression sociale. Il faut essayer de sortir du modèle du voisin gonflable. Est-ce que l’on a vraiment besoin de tout avoir ? Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande de lire le livre suivant : En as-tu vraiment de besoin ? de Pierre-Yves McSween.  Où est véritablement le bonheur ? Dans tous les objets que l’on possède, soit l’avoir ? ou bien dans l’être que nous sommes ? De mon côté, mon choix est simple : Être. Toutefois, je m’efforce à tous les jours de transformer mes réflexes en ce sens. Les vieux patterns reviennent toujours très vite.
  3. Acheter des objets idéalement avec une garantie à vie. 
    Et oui, ça existe… Connaissez-vous ces deux sites là :
    https://www.produitsdurables.fr/
    https://buymeonce.com/
    Je vous recommande d’aller y faire un tour lorsque vous aurez véritablement besoin d’un nouvel objet. Ainsi, vous payerez potentiellement plus cher pour ce dernier, mais vous aurez fait un achat d’un objet garanti à vie.
  4. Acheter des objets durables fabriqués avec des matériaux nobles et qui sont facilement réparables.
    Les objets qui sont faits de matériaux nobles (bois, métal, etc.) sont plus respectueux pour l’environnement et ils sont souvent plus facilement réparables que les objets en plastique.
    Aussi, essayer de réparer vos objets par vous-même est toujours une bonne idée. Si vous avez besoin d’aide, il  y a toujours youtube et ses multiples vidéos, mais il y a aussi d’autres solutions. Connaissez-vous les réparothons ? Ceux-ci sont de plus en plus populaires. Il s’agit d’événements gratuits de réparation avec des bénévoles passionnés. Par exemple, Insertech organise des réparothons pour les objets informatiques ou électroniques.  Soyez à l’affût de ce type d’événements, car il y en a pour toutes sortes d’objets.
    Mais si vous n’avez toujours pas réussi à réparer l’objet brisé…
  5. Réapprenez à connaître vos petits commerces de quartier qui réparent les chaussures, les bottes, les sacs à dos, les vêtements, les montres, les tentes, les ordinateurs, etc.
    De nos jours, on dirait que l’on a oublié que l’on peut essayer de réparer des objets et que cela n’est peut-être pas si compliqué et qu’il suffit d’essayer. Récemment, j’ai brisé une clef dans l’une de mes serrures. La première chose qui m’est venue à l’esprit est :  zut, je vais devoir acheter une nouvelle serrure… Puis, peut-être que non. Il suffit d’enlever la clef. N’ayant pas l’outil nécessaire, j’ai enlevé la serrure et je suis allée chez un serrurier. En moins d’une minute, la clef avait été enlevée de ma serrure et j’ai simplement réinstallée celle-ci à sa place. C’est parfois beaucoup plus simple que l’on pense.
    Voici un autre exemple, il n’y a pas si longtemps, j’ai décidé de faire réparer mon sac à dos au lieu d’en acheter un neuf. Le tissu dans le bas du sac était endommagé à cause du frottement au bas de mon dos et la fermeture éclair principale était brisée. Pour moins de 20 $, j’ai maintenant un sac à dos neuf avec une grosse fermeture éclair beaucoup plus solide que la précédente et l’arrière de mon sac à dos est maintenant rembourré dans le bas. Mon sac à dos est comme neuf. Je n’ai rien jeté et j’ai encouragé un commerce local.

Finalement, résistons tous ensemble à l’envie de surconsommer pour le bien de notre portefeuille à long terme ainsi que pour le bien de notre planète aux ressources limitées et déjà surexploitées.

Mes simples souhaits pour 2020


A une certaine époque et durant très longtemps, la religion a eu sur nos vies un très grand pouvoir.  Elle régissait nos choix, nos gestes, nos pensées, nos jours et même nos nuits.   La retenue en tout était de mise.

Le péché, tel « Big Brother », nous guettait au tournant et les peines pour s’en laver abondaient.

Avec le temps, nous avons réussi à nous sortir de sa forte emprise pour la reléguer au chapitre des croyances personnelles, ce qu’elle doit être en réalité. Et c’est très bien ainsi.  Nous avons notre libre arbitre et sommes capables de nos propres choix.

Cependant, il m’apparaît que les êtres que nous sommes avons besoin de nous soumettre à une quelconque puissance.  Parce que bien que la religion ne dicte plus aujourd’hui nos pensées et nos gestes, l’économie (la consommation) a pris sa place.

On peut certainement faire un parallèle entre le pouvoir (voire la domination) qu’avait autrefois l’Église sur le peuple et celui de l’Économie qui aujourd’hui régit nos vies.

De cette économie mondiale est né le plus grand empire n’ayant jamais existé, et son Empereur, Le-Sacro-Saint-Dollar, profitant de la même ubiquité que tout être Suprême fruit de notre imagination, engendre en nous une dévotion telle qu’elle tend parfois à l’asservissement.

Autrefois, on assistait à la messe le dimanche, parfois en semaine, on priait quotidiennement, surtout si le péché nous avait déshonoré et sali.  L’année comptait les vêpres, le carême, les chemins de Croix, la Semaine Sainte, l’Avent, l’Épiphanie, la Pentecôte et quoi encore.  De notre baptême à l’extrême-onction nos vies étaient pavées, de bonnes intentions je ne sais trop, mais de beaucoup de prières et de bondieuseries.

Aujourd’hui, on passe plusieurs heures par semaine au boulot, et pour plusieurs dans un emploi peu réjouissant, surtout si des dettes nous accablent.   L’année compte Noël, la St-Valentin, Pâques, la fête des mères, des pères, les anniversaires et quoi encore.   De notre naissance à notre fin de vie, nos vies sont pavées d’objets de toutes sortes, de dettes, d’obligations financières, d’essoufflement, de dépressions, de pilules.

Similitudes ?  Mes propos semblent gros et seront sûrement perçus comme exagérés par certains.  Cela reste mon opinion, et chacun y a droit je vous le rappelle.

S’il était impossible autrefois de vivre « en dehors » de l’Église, il en va de même aujourd’hui pour la Consommation.   Il est fort difficile de rompre le joug qui nous retient dans ses filets.   Parce que la Consommation est omniprésente.

Il faut une très grande motivation et force de caractère pour arriver à se soustraire de son emprise.    Je crois que comme un bon vieux pendule, nous sommes passés d’une extrême à l’autre.     C’est en remettant un peu de spiritualité dans nos vies, en retrouvant nos valeurs de base (respect, fraternité, solidarité, acceptation, bienveillance…) que nous pourrons aspirer à un certain équilibre.

Cet équilibre qui permet de réaliser que le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans une nouvelle voiture, un joli chapeau ou le plus récent cellulaire.  La joie de vivre se trouve dans le sourire d’un enfant, la caresse de l’être aimé, la bonne écoute d’un ami, l’aide qu’on offre et le partage avec autrui.    Le bonheur est dans la simplicité, la simplicité volontaire.

Or en ce début d’année, je vous souhaite beaucoup de chaleur humaine,  un esprit de partage, le respect des uns et des autres, l’entraide dans votre communauté et des jours remplis de petits moments de plénitude.

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