En harmonie avec la terre

Citoyennes lavalloises en action

Tic tac tic tac !

Ah le temps !! On se plaint constamment qu’on en manque! On court toujours pour essayer d’en avoir plus et finalement, notre vie ressemble à une course effrénée . Si vous le pouviez, aimeriez-vous avoir plus de temps pour votre famille, vos amis, votre conjoint(e) et vos activités?

femme avec une tête en horloge

Étant mère de 2 jeunes enfants et travaillant à temps partiel, je dois dire que je manquais constamment de temps. Mon conjoint et moi courrions pour aller chercher les enfants chez la gardienne, pour cuisiner les repas de la semaine durant la fin de semaine, pour les rendez-vous, l’épicerie,  la vaisselle, le lavage, le pliage, le ménage, alouette !! En bout de ligne, nous manquions de temps (et d’énergie) pour ce qui nous tenait le plus à cœur : nos enfants et notre vie de famille. C’est, entre autres,  pourquoi il y a presque 2 ans j’ai franchi le pas et j’ai arrêté de travailler. Ce fut la meilleure décision de notre vie!

Il a fallu bien sûr que l’on revoit un peu notre budget et nos priorités (besoins réels vs désirs). Comme mon conjoint et moi avons adopté il y a longtemps un mode de vie axé sur la simplicité volontaire, ce ne fut pas trop difficile pour nous. Non, pratiquer la simplicité ne veut pas nécessairement dire être un hippie qui tresse des paniers en osier 😉 ). C’est simplement de découvrir que l’on peut vivre mieux avec moins de biens matériels et que, en consommant moins, on peut alors réduire notre rythme pour vraiment profiter de la vie. On mise alors davantage sur la qualité (plutôt que sur la quantité), sur le partage, l’entraide, etc. Le minimalisme et la simplicité volontaire sont, selon moi, de très bons moyens pour éviter l’endettement,  diminuer le stress et diminuer notre impact écologique. Et surtout, cela me permet d’éviter de regretter plus tard de ne pas avoir vu mes enfants grandir et de ne pas avoir fait les actions qui me tiennent à cœur!

Avoir plus de temps a été bénéfique pour moi dans plusieurs sphères de ma vie. Cela m’a permis de pouvoir faire du bénévolat pour En Harmonie avec la Terre  et auprès de plusieurs organismes (Plantaction, Quartier Vert du Marigot, La voix des parents). J’ai ainsi accompli ce que j’ai toujours désiré : faire ma part pour ma ville, ma communauté et la planète. Je cuisine d’avantage et j’évite ainsi les aliments ultra-transformés et la tonne de déchets qu’ils engendrent!! Je prends aussi le temps de réparer les objets, d’acheter usagé, d’acheter en vrac, de faire un jardin, etc. En bout de ligne, on peut économiser beaucoup lorsqu’on a plus de temps!

C’est des journées comme aujourd’hui, au bord de la piscine avec mes filles, que je me rends encore davantage compte des bienfaits du mode de vie que j’ai choisi.

Et vous, avez-vous envisagé de vous donner plus de temps en diminuant vos heures de travail? Est-ce que la simplicité volontaire fait partie de votre mode de vie?

Réseau québécois de simplicité volontaire : http://simplicitevolontaire.org/

Vive le virage 100 % électrique

Ma Nissan Leaf 100 % électrique

Ma Nissan Leaf et moi

Récemment j’ai fait l’acquisition d’un véhicule 100 % électrique et je suis super contente. Comme c’est agréable de conduire une voiture qui ne fait presque pas de bruits… Il s’agit de mon premier véhicule à vie, car jusqu’à présent, j’utilisais principalement les transports en commun ou j’empruntais la voiture de mon amoureux ou de mes parents. Pour une trentenaire qui habite Laval, c’est plutôt rare de ne jamais avoir eu de voiture. Toutefois, il semblerait que les jeunes attendent de plus en plus longtemps avant d’obtenir leur permis, donc peut-être que la tendance change.

De mon côté, dans quelques mois nous allons avoir un enfant et simultanément mes besoins vont changer. C’est possible de continuer à voyager en transport en commun, mais il faut avouer qu’il est beaucoup plus pratique d’avoir une voiture pour trimballer bébé et tout le tralala.

Donc, j’ai longuement réfléchi à mes besoins tout en économisant pour ma voiture et j’ai finalement fait le saut en achetant une Nissan Leaf usagé de 4 ans. Pourquoi usagé ? C’est simple ; tout d’abord pour une question de budget. Une voiture neuve perd déjà une bonne partie de sa valeur après être sortie du concessionnaire et une voiture de quatre ans est encore en très bon état. Toutefois, elle n’a pas l’autonomie des voitures électriques neuves sur le marché, mais c’est parfait pour mes besoins (Nissan Leaf neuve 2018 : autonomie de 240 Km vs Nissan Leaf usagé de 2014 : autonomie d’environ 150 Km).

Deuxièmement, pour une voiture électrique, l’impact le plus marqué au niveau du cycle de vie du produit est lors de sa fabrication. Par conséquent, pourquoi ne pas acheter une voiture d’occasion déjà fabriquée et en bon état pour éviter des impacts environnementaux supplémentaires.

Finalement, j’adore ma voiture électrique pour plusieurs raisons : elle ne consomme pas d’essence, elle est silencieuse et elle accélère de façon remarquable. Au Québec, l’électricité produite est l’une des moins polluantes et moins chère au monde. Il est temps de prendre le virage. Vive les voitures électriques !

 

Est-ce toujours plus vert chez le voisin ?

Mon texte d’aujourd’hui est un peu différent des précédents.    Plutôt que de vous partager un pan de mon vécu simplicitaire, je me permets le style « éditorial ».  Une fois n’est pas coutume…

Je suis native de Laval et j’ai habité plusieurs quartiers au fil des ans.  Je suis attachée à ce coin de pays.  Pourquoi ?  Je ne saurais le dire exactement.  Pour ceux qui n’y habitent pas, notre île est considérée comme un immense centre d’achats et une banlieue de voisins gonflables.   Pourtant 17% du territoire est zoné agricole et 24% représente des terrains non exploités et étendues d’eau (réf. Statistiques ville Laval 2011).

Mais il m’arrive parfois d’envier Montréal que je considère franchement plus évoluée en terme de protection de l’environnement.   Pour le transport collectif bien sûr, mais également pour ses nombreux écoquartiers et écocentres. Beaucoup de citoyens aussi s’unissent pour mettre sur pied des initiatives écolos telles que des ruelles vertes, des incroyables comestibles, le développement du Bâtiment 7, etc…

De même, du côté nord, on entend aussi parler de plusieurs initiatives;  le Hameau de Prévost, les développements de mini-maisons ici et là, des citoyens qui se mobilisent pour tel ou tel projet commun.   Ou encore à Sherbrooke, Granby, Québec….

Est-ce que je souffre du syndrome de « c’est toujours plus vert chez le voisin ? »  Probablement.    Mais j’ai quand même l’impression parfois qu’à Laval on est sur une autre planète.

Depuis quelques années je rencontre beaucoup de citoyens interpellés par la cause environnementale et certains d’entre eux posent des gestes « verts » à la maison, mais peu se mobilisent pour faire changer les choses dans leur quartier.

Par manque de temps ? Avons-nous moins de temps que les citoyens d’ailleurs parce que nous sommes coincés dans les transports matin et soir pour de longues heures;  parce que nous avons plus de chemin à parcourir pour faire nos emplettes ou déposer et reprendre les enfants à la garderie; parce qu’on doit couper la pelouse, entretenir la piscine, niveler le pavé uni, réparer le cabanon et quoi encore.

Par manque d’intérêt ? Je ne crois pas que nous ayons le luxe de ne pas s’y intéresser. C’est de notre survie dont il est question et plus précisément celle de nos enfants.

Enfin, je ne connais pas la réponse, je ne fais que constater.

Mais peut-être suis-je simplement victime d’une crise de désillusion passagère ? Car au fond il y a quand même certaines initiatives citoyennes à Laval. Je pense  à PlantAction, au Quartier Vert du Marigot, au mouvement Pas de Tour dans ma cour, aux Amis du Boisé du Souvenir et plusieurs autres.

Peut-être que cela ne va tout simplement pas assez vite à mon goût.  N’empêche, ça fait du bien d’en parler.  Merci pour vos oreilles (et vos yeux !)

Y’ a d’la joie !

fille excité d'avoir eu son bac de matières organiques de la VilleVous arrive-t-il de ressentir beaucoup trop de bonheur pour quelque chose que votre entourage ne comprend pas nécessairement? C’est ce qui m’est arrivé avec mon bac brun de la Ville. Je devais avoir l’air borderline hystérique lorsque je l’ai vu dans mon entrée un après-midi de mai. Mettons que je l’attendais depuis longtemps! J’aurais préféré l’avoir dès le début de ma «transition verte» mais d’un autre côté, l’attendre m’a permis d’apprendre à faire du compost moi-même, ce qui n’est pas une mauvaise chose à savoir.

Cela fait maintenant plus de deux ans que je fais du compost dans ma cour. Durant la première année, les résultats furent…humm…plutôt douteux! Pas sûre que c’était du compost de grande qualité… En tout cas, l’odeur (que je ne décrirai point) ne me disait vraiment rien de bon. C’est en voyant ces piètres résultats malodorants que j’ai décidé de mieux me renseigner et de diagnostiquer mon problème. Je crois que mon compost souffrait d’une carence en matières riches en carbone et d’un manque flagrant d’amour et de brassage. Il faut effectivement mettre environ 3 part de matières riches en carbone (feuilles mortes, paille, etc) pour 1 part  de matières riches en azote (résidus de cuisine, gazon, etc). Aussi , on doit TOUJOURS recouvrir les matières riches en azote de feuilles mortes sinon, bonjour les mouches et les animaux! De plus, comme les micro-organismes ont besoin d’oxygène et d’eau pour survivre, il faut brasser le compost régulièrement pour l’aérer. Vérifier à ce qu’il soit ni trop humide ni trop sec est également essentiel.

En cette 2e année, je remarque qu’il y a beaucoup moins de bibittes qui volent et qu’il a une odeur franchement plus agréable (On verra, les grosses chaleurs ne sont pas encore arrivées!). Maintenant que je maîtrise mieux l’art du compostage, je vais continuer à composter tout ce que j’ai accumulé. Par contre, je vais probablement utiliser davantage la collecte de matières organiques de la Ville car elle comporte plusieurs avantages comme celui de pouvoir y mettre beaucoup plus de matières telles que la viande, les restants de table, le fromage, les résidus de jardins en grande quantité, etc.

Mon plus grand bonheur? (Ok …c’est peut-être pas le plus grand.) Avoir vu tous les bacs bruns alignés sur le bord de la rue le jour de la première collecte dans notre quartier. Comme les résidus organiques des Lavallois totalisent 44% du total de leurs déchets produits, cela réduit considérablement la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. Sans oublier toutes les émanations de méthane qui sont évitées grâce au compostage. Bref, que l’on utilise le bac brun de la Ville ou que l’on fasse du compost dans notre cour, c’est toujours un bon geste pour notre planète! Avez-vous des trucs pour réussir votre compost maison? Attendez-vous votre bac brun impatiemment ?

 

compost frais

 

Quand productivité rime avec autosuffisance

Une question qui revient souvent : comment maximiser son espace cultivable ? Bon nombre de cultivateurs aguerris et de jardiniers amateurs se penchent fréquemment sur cette question.  Cette fois-ci c’est à mon tour.

Il y a quelques mois, je vous ai présenté un plan ambitieux pour mon jardin 2018 avec plusieurs nouveaux espaces. Toutefois, je n’ai pas réussi, comme prévu, à agrandir mon jardin à temps pour la période de plantation. Par conséquent, j’ai dû maximiser la productivité dans l’espace disponible.

Pour y arriver, j’ai revu mon plan initial pour resserrer l’espace déterminé pour chaque plant en misant sur 5 éléments :

  1. Le compagnonnage :  pour s’assurer d’une complémentarité entre les plants à proximité.
  2. La culture en hauteur : pour tous les plants grimpants afin d’économiser au maximum l’espace cultivable au sol (mur végétal, échelle, treillis, etc.).
  3. L’installation de zones de passage déterminées : pour éviter de piétiner la terre par dessus les plants, car on sous-estime souvent la partie des plants qui est dans la terre, mais les racines sont essentielles pour avoir des plants épanouis qui produisent beaucoup. Il est conseiller de faire un jardin où chaque zone est accessible en étirant notre bras pour ne jamais écraser les précieuses racines sous nos pieds. Pour y arriver, le jardin peut être construit en carré, ou faire un jardin en rangée avec des espaces déterminés de circulation.
  4. L’ajout d’une grande variété de fleurs (cosmos (nouveau), glaïeul (nouveau), rudbeckie (nouveau), capucines et oeillet d’inde) : pour attirer les pollinisateurs qui sont essentiels à la chaîne alimentaire afin d’obtenir une belle production dans mon jardin.
  5. L’augmentation de la diversité : pour tendre vers l’équilibre naturel prôné par les principes de la permaculture (si vous voulez en apprendre sur ce sujet, je vous recommande la formation en ligne suivante : MOOC permaculture)

Voici le plan de mon jardin pour 2018 dans sa version originale et dans sa version modifiée, ainsi d’une photo d’un jardin d’une collaboratrice. Les photos finales de mon jardin suivront prochainement.

Plan de mon jardin 2018 : version 1

Plan de mon jardin 2018 (version 1) : incluant de nombreux agrandissements

 

Plan de mon jardin 2018 : version 2

Plan de mon jardin 2018 (version 2) : sans la majorité des agrandissements

 

Mon jardin 2018 : partie à l’est

 

Mon jardin 2018 : partie au nord

 

Mon jardin 2018 : fines herbes

 

Mon jardin 2018 : section rhubarbe et framboisiers

 

Mon jardin 2018 : ajout d’une autre section framboisiers

 

Mon jardin 2018 : fraises dans des pots suspendus

 

Mon jardin 2018 : bac avec des bébés épinards

 

Élise qui arrose son jardin

Élise qui arrose son jardin : bon exemple de structure pour des cultures en hauteur

 

Finalement, vais-je tendre davantage vers l’autosuffisance alimentaire avec mon jardin 2018 et tous les changements apportés ? Vous en dites quoi ? Et vous, avez-vous fait des pas vers l’autosuffisance alimentaire ? N’hésitez pas à partager votre expérience 🙂

Abracadabra, déchet disparaît !

Est-ce que j’ai réussi à diminuer mes déchets depuis que j’ai adopté le mode de vie Zéro Déchet ?

Je serai bien honnête, je ne vise pas le pot « Mason » par année ni même par mois en déchets.   En fait pour moi cette démarche vise beaucoup une prise de conscience.   Prendre conscience de ma consommation de biens et de comment ces choses sont franchement trop bien emballées.

Au début, c’était un peu infernal parce que chaque fois que j’entrais à l’épicerie ou dans un autre magasin, la seule chose que je regardais était les emballages, leur quantité et leurs matériaux.    Je n’en revenais juste pas.   Et le « boute du boute » c’est les 2-3 (ou pire encore 1 seul) poivrons ou courgettes couchés sur une barquette de styromousse et enveloppés de papier cellophane.   Mais pourquoi ???

Maintenant, je capote un peu moins lorsque je vois ces aberrations  Cependant, je me permets d’en glisser un mot au commerçant tout en optant pour les légumes non emballés (ou pour un autre commerce !), lesquels je place dans mes propres sacs en filet.

Revenons maintenant à mes poubelles.   Ma façon de voir si notre quantité de déchets a baissé est tout bonnement la bonne vieille méthode du calendrier  (très polyvalente cette méthode 🙂 ).    J’ai débuté le calendrier en septembre 2017 et j’y indique la date à laquelle nous sortons notre poubelle et notre bac de recyclage.   Il faut noter que nos déchets organiques (épluchures, restants de table, etc…) sont déposés dans le bac à compost ce qui réduit considérablement le contenu de la poubelle.

Évidemment, pour pouvoir vraiment voir l’évolution, nous ne les sortons que lorsqu’ils sont bien remplis.    Voici le résultat :

Nous sommes 2 adultes à la maison.  Ce que je constate en regardant les dates c’est qu’il nous reste pas mal de travail à faire au niveau du bac de recyclage.     Qu’est ce qui le remplit tant ?   Les emballages bien sûr.

Le défi chez nous c’est qu’on peut très difficilement acheter les aliments en vrac pour cause d’allergies alimentaires sévères.

Ce que j’ai trouvé comme solution c’est de cuisiner un peu plus.  Par exemple je cuisine les biscuits et je fais mon propre bouillon de légumes avec les épluchures de mes légumes bios (avant de les déposer dans le bac de compost).   L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de conserves de tomates parce que j’en avais congelé plusieurs pots de mon potager de l’an dernier.  J’élimine ainsi certains emballages.

Pour ce qui est des rouleaux de papier de toilette vides, j’ai trouvé une garderie qui les prend pour le bricolage.   Mes contenants de yogourts vides sont  réutilisés par la boutique écologique près de chez moi.

Mais il reste encore les litres de lait, les emballages de fromage, les sacs de riz, les emballages de craquelins…

Il y a donc de la place pour l’amélioration !

 

Vive la diversité !

Le printemps est enfin arrivé! La nature se réveille et les pissenlits sur mon gazon aussi… Tout d’abord, il faut dire que mon terrain est vraiment beau….quand il est couvert de neige! Tsé le champ de pissenlits et  de «mauvaises herbes», c’est chez moi!

Année après année, j’ai essayé d’enlever mes pissenlits, mais rien à faire, ils reviennent constamment. Il faut dire que chaque plant peut produire 2000-3000 semences par année… alors le combat est pas mal perdu d’avance. Et comme  je ne désire pas consacrer de temps ni d’argent à cela, cette année, j’ai appris à les aimer et à les accepter.  Mon déclicpissenlit avec abeille qui butine s’est fait quand j’ai appris que les pissenlits sont les premières fleurs que nos abeilles et autres insectes pollinisateurs peuvent butiner après le long (interminable) hiver et qu’ils regorgent de nectar. Comme les infrastructures et l’étalement urbain ont déjà anéanti beaucoup d’espaces verts fleuris, pourquoi ne pas leur donner une petite chance avec ce qui reste?! À l’aide de leurs racines profondes, les pissenlits ramènent des minéraux comme le potassium, le phosphore et le calcium vers la couche superficielle du sol et fertilisent ainsi d’autres plantes (d’autres pissenlits dans mon cas 🙂 ). Quand ils  meurent, cela fait des trous et aère le sol. Il reste juste à les tondre avant qu’ils montent en graines pour limiter le pollen et les voisins pas contents 😛 . Bref, on a appris à les détester mais au fond, c’est beau des pissenlits. Tu peux même te faire du vin avec selon Ricardo! I drink to that!

En plus de mes pissenlits déjà bien établis, j’ai décidé d’amener d’autres espèces diversifiées sur ma pelouse.  Premièrement, j’ai agrandi considérablement l’espace que je dédiais aux fleurs (surtout des vivaces et des bulbes pour plus de simplicité!) Après tout, le gazon, ce n’est pas tellement utile comparativement à des fleurs qui attirent les abeilles ou les papillons. Qui sait, peut-être qu’un jour je pourrai également faire pousser des légumes en façade de ma maison! J’ai également semé du trèfle blanc sur des zones de mon terrain d’en avant (peu de piétinement) où il n’y avait pas de gazon. Le trèfle n’a pas besoin d’être tondu fréquemment (2-3 fois par été) et ne nécessite que peu d’arrosage, youppi! Il existe aussi des mélanges de trèfles blancs et graminées qui donnent de très bon résultats.

Un beau gazon verdoyant et uniforme est souvent un symbole de réussite sociale mais aussi de dépenses, d’entretien et souvent de pesticides pouvant être nocifs pour les autres organismes vivants. Au final, la pelouse impeccable n’est pas vraiment bonne pour l’environnement. Favorisons plutôt la biodiversité!

 

 

Ménage du printemps : focus garde-robe

Avec l’arrivée des belles journées printanières, plusieurs personnes décident de se lancer dans le ménage du printemps et je ne fais pas exception. La cible peut être de taille si vous vous engagez dans un ménage de fond en comble, extérieur comme intérieur, ou plus rapide, si ce dernier est plus ciblé. De mon côté, j’ai décidé de commencer par ma garde-robe, car cette année la famille s’agrandit et par la même occasion, mon tour de taille aussi (et oui je suis enceinte 😉 ). Donc, en focalisant sur le ménage de ma garde-robe, j’avais ainsi l’occasion de faire de la place pour mes vêtements de maternité. Afin d’y arriver, j’ai appliqué la technique Konmari provenant du livre intitulé Le pouvoir étonnant du rangement par Marie Kondo. Voici les grandes étapes de celle-ci :

  1. Rassembler tous les vêtements, manteaux, accessoires, chaussures et bottes de votre maison ou votre logement au même endroit (pourquoi pas sur votre lit… attention, vous devez rassembler l’ensemble des vêtements, donc même ceux actuellement au lavage ou dans un coin reculé de votre chez-vous (ex : dans le garde-robe d’entrée ou autres)
  2. Classer les vêtements selon les sous-catégories suivantes : hauts (chemisiers, pulls, etc.), bas (pantalons, jupes, etc.), vêtements qui se suspendent (vestes, manteaux, tailleurs, etc.), chaussettes, sous-vêtements, sacs à main, accessoires (écharpes, foulards, ceintures, chapeaux, etc.), vêtements pour des occasions précises (maillots de bains, uniformes, robes de soirées, déguisements, etc.) et chaussures (souliers de courses, bottes, sandales, etc.).
  3. Par sous-catégorie, prendre chacun des morceaux dans vos mains en vous demandant si vous l’aimez vraiment :
    – on porte souvent les mêmes vêtements (ce sont ces vêtements là que nous aimons vraiment);
    – on fait parfois de mauvais achats et il n’est jamais trop tard pour l’accepter (ex :  tissu toujours fripé, laine qui pique, etc.);
    – on reçoit, à l’occasion, des cadeaux qui ne nous correspondent pas tout à fait ; un cadeau a accompli sa mission lorsque vous l’avez reçu et il peut maintenant être transmis à quelqu’un d’autre si vous ne l’utilisez pas.
  4. Donner une place spécifique à chacune de vos catégories dans vos espaces de rangement (commode, garde-robe, etc.)
  5. Positionner vos vêtements pour toujours être en mesure de voir chacun d’entre-eux. Ainsi, vous pourrez toujours faire un choix éclairé des vêtements que vous désirez porter parmi l’ensemble de vos possibilités. Voici la technique de pliage de Marie Kondo pour vous aider dans cette étape :

    De plus, pour vous inspirer et vous donner le goût de faire du rangement vous aussi, n’hésitez pas à aller voir quelques photos inspirantes d’espace bien rangé. Un espace où chaque objet est à sa place nous libère l’esprit. On a l’impression que l’énergie circule librement et cela est apaisant.

Finalement, quand on décide de faire le ménage et de désencombrer sa maison, il est important de commencer par le plus facile. Dans le cas présent, les vêtements sont un excellent point de départ, car ceux-ci sont faciles à trier et à éliminer étant donné que leur valeur de rareté est extrêmement faible. J’ai réussi à éliminer 6 grands sacs de vêtements, de manteaux, d’accessoires (incluant des sacoches), des chaussures et des bottes. Certains sacs ont pris le chemin d’un don pour une friperie, car les objets étaient encore en bon état et d’autres ont pris le chemin d’une entreprise qui récupère le tissu.

Au courant des prochains mois, je vais poursuivre mon ménage du printemps selon la séquence idéale suggérée par Marie Kondo : vêtements (c’est fait), livres, papiers, objets divers et objets à valeur sentimentale.  Ainsi, mes sens vont s’aiguiser au fur-et-à-mesure de l’évolution de mon rangement et à la fin, je devrais être capable de trier les objets à valeur sentimentale rapidement et sans trop de tergiversation.

De votre côté, avez-vous besoin de désencombrer votre lieu de vie et votre esprit par la même occasion ?  C’est maintenant à vous de faire un premier pas 🙂

Le Jour de la Terre

Le 22 avril, ce sera le Jour de la Terre.     Mais doit-on se dire je t’aime à la St-Valentin seulement ?

Au stade où nous en sommes, il vaudrait mieux nous préoccuper de notre planète tous les jours de l’année et à chaque instant.

Dans le fond quand on y regarde de plus près, on agit avec la Terre comme on agit avec la santé de notre corps.    On commence à s’en préoccuper lorsque le médecin nous diagnostique une maladie grave.       Voit-on trop de films de super-héros ?  Comme eux on se sent invincibles.  Rien ne peut nous arriver ou nous atteindre… jusqu’à ce que ça nous atteigne !

Quand même, une chose que je trouve merveilleusement encourageante c’est que  nous avons aussi tendance à être influençables et à imiter ceux qui nous entourent.    À tel point que parfois il suffit qu’un nombre restreint de gens bougent pour faire bouger les autres.    L’effet domino.  Ça, j’aime ça !

C’est pourquoi, dans mon quotidien, je persiste à poser des gestes en lien avec mes valeurs éco-responsables :   diminuer mes déchets, ramasser parfois ceux des autres qui jonchent le trottoir (plogging), refuser la tasse jetable ou la paille qu’on me propose, acheter mes vêtements dans des friperies, diminuer considérablement mes achats, faire un potager, composter mes matières organiques, manger moins de viande, faire une conférence sur le zéro déchet ou la simplicité volontaire lorsqu’on me le demande, prendre mon vélo ou mes jambes pour me rendre quelque part, participer à ce blogue, etc.

En sus de ces nombreux gestes, je continue de m’instruire sur la cause environnementale par des lectures, des films, des conférences auxquelles j’assiste, des cours que je suis, des visites  au centre de tri ou ailleurs.   Je suis également présente le plus souvent possible aux diverses initiatives et activités organisées par En Harmonie avec la Terre ou en partenariat avec d’autres organismes de la région,  ainsi que lors d’événements afin de promouvoir un mode de vie éco-responsable.   Tout cela pour améliorer mes connaissances et pouvoir mieux les partager.

Et j’ai remarqué que peu à peu les gens que je côtoie commencent à imiter certains de mes comportements pour devenir (fort probablement) à leur tour des  exemples à imiter.    Un pas à la fois.

Avez-vous prévu une activité « verte » pour le Jour de la Terre ?    Pourquoi ne pas vous joindre à nous !

À vos marques, prêts… plogguez!

Même si «plogging» semble tout droit sorti du vocabulaire d’un ado, il s’agit plutôt d’une nouvelle tendance venue de Suède consistant à ramasser des déchets en joggant! On nettoie l’environnement tout en sollicitant d’autres muscles que ceux utilisés habituellement pour la course (2 pour 1, yes! 😀 ). Alors cette année, c’est décidé, je me lance dans le «plogging» ! Après avoir passée toute l’année dernière à me dire : «Mauzus que les rues sont sales.», je passe à l’action. Avril, avec son Jour de la Terre et la neige qui fond en laissant apparaître des déchets par milliers, me semble tout indiqué pour commencer!

C’est armée de gants de caoutchouc et d’une pince à long manche (version plus relaxe, je suis un peu paresseuse 🙂 ) que je me suis mise à arpenter les rues à la recherche de détritus…et ils ne sont pas trop dur à trouver. Que ce soit des déchets qui s’envolent des poubelles ou les gens qui prennent le sol pour un bac à recyclage devant les boîtes aux lettres communautaires, il y a du travail à faire.  Une fois sur le sol, les déchets vont souvent se retrouver au fil des précipitations dans les bouches d’égouts pour ensuite rejoindre les stations d’épuration. Une fois rendues là-bas, les matières qui auraient pu être recyclées sont maintenant devenues toxiques et inutilisables. Il vaut donc mieux prévenir!

Je me suis également inscrite au programme Terracycle de recyclage de déchets de cigarettes . C’est très simple : je les ramasse puis je leur envoie par la poste (gratuit) afin qu’ils soient transformés en compost (papier, cendre, tabac) et en mobilier extérieur (filtre, emballage plastique). Les mégots sont l’un des déchets les plus répandus dans le monde. Un seul mégot contient plus de 4000 produits chimiques, peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau et prend en moyenne 12 ans à se décomposer. Il n’y a donc pas juste pour nous que la cigarette est néfaste!

Voici un petit aperçu de ma première collecte:

items collectés lors du plogging

La grande gagnante en terme de quantité amassée est la bouteille de plastique suivie de près par la canette d’aluminium. Les verres à café/boissons terminent au 3e rang ex aequo avec les pancartes «stationnement interdit» de la Ville.

J’ai même trouvé un siège d’auto dans les vidanges! Au Québec, M. Fillion de Victoriaville collecte les sièges d’autos usagés pour ensuite les démanteler puis les apporter à un recycleur. Le plastique sert ensuite à fabriquer des planchers et du mobilier urbain. En Harmonie avec la Terre organise d’ailleurs le 9 juin une grande collecte de sièges d’auto usagés. La collecte aura lieu à l’École Paul-Comtois de Laval lors de la Fête des Voisins de Vimont* !

Bref, le plogging va me tenir en forme cette année. Parce que des déchets, il y en a tout le long de l’année, pas juste lors du Jour de la Terre. Idéalement, il faudrait agir à la source en réduisant la quantité de déchets que nous produisons et en les jetant aux endroits appropriés. J’espère que ce sport disparaîtra un jour… en attendant, plogguons !!!

* plus de détails à venir sur la page Facebook d’En harmonie avec la Terre

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